Archive for the 'Voyages' Category

 

J’ai enterré un oiseau ce matin

oct 31, 2008 in Coup de cœur, Coup de gueule, Coup de tête, Voyages

Ce matin, un oiseau mort est tombé d’un arbre. Juste devant moi, alors que je marchais.

Pauvre petit oiseau, il avait l’air tellement doux, avec ses petits yeux tout ronds fermés, son corps sur le sol, et son esprit voltigeant dans les airs, pour aller rejoindre un autre monde.

J’ai pris soin d’enterrer son petit corps pour éviter qu’un chat gourmand vienne le défigurer et l’avaler.

Ma pensée va aujourd’hui à ces petits êtres sans défense, aux oiseaux, aux chiens, aux mammifères, qui ont perdu leur belle terre propre et pure à cause d’une espèce dangereuse qui est venue s’emparer de la planete pour remplacer le bois des arbres par des pylônes métalliques, l’herbe verte par du béton, et la douce eau des sources par des eaux sales et polluées.

Va petit oiseau, dans un monde paradisiaque, où tu voleras en toute liberté sans que les humains te salisse ton air, ta terre et ton eau …

Paris vs Beyrouth

oct 29, 2008 in Citations / Quotations, Coup de cœur, Coup de gueule, Voyages

“Paris sera toujours Paris, cossue et banale
Beyrouth sera toujours Beyrouth, mosaïque paradoxale”

“Celui qui a un sang méditerranéen qui coule dans ses veines,
Ne peut le remplacer par l’eau coulante de la Seine …”

Marie-Josée Rizkallah

Mon Vrai Passeport

août 18, 2008 in Actualité, Citations / Quotations, Coup de cœur, Coup de gueule, Coup de tête, Voyages

Nom et Prénom : Les hommes reçoivent à leur naissance un prénom et un nom; ensuite ils les accomplissent, ou bien les contredisent, ou les effacent, ou les modifient. (Stéphane Audeguy)

Date de Naissance : Il nous faut naître deux fois pour vivre un peu, ne serait-ce qu’un peu. Il nous faut naître par la chair et ensuite par l’âme. Les deux naissances sont comme un arrachement. La première jette le corps dans le monde, la seconde balance l’âme jusqu’au ciel. (Christian Bobin)

Lieu de Naissance : Mon pays fait vingt et un centimètres de large, sur vingt-neuf de long: une feuille de papier blanc. (Christian Bobin)

Sexe : Une seule femme quand elle est amoureuse suffit pour remplir le ciel et la terre. (Christian Bobin)

Taille : La croissance de l’esprit est à l’inverse de la croissance de la chair. Le corps grandit en prenant de la taille. L’esprit grandit en perdant de la hauteur. La sainteté renverse les lois de maturité: l’homme y est la fleur, l’enfance y est le fruit. (Christian Bobin)

Couleur des yeux : Il y a une naissance simultanée de nos yeux et du monde, un sentiment de ” première fois ” où ce qui regarde et ce qui est regardé se donnent le jour. (Christian Bobin)

Domicile : Nous n’habitons pas des régions. Nous n’habitons même pas la terre. Le coeur de ceux que nous aimons est notre vraie demeure. (Christian Bobin)

Voila comment doit être mon vrai passeport.

Parce que j’en ai marre de mon nom, de mon pays, de ma date de naissance, de mon domicile, bref, de tout ce qui fait mon apparence et mon appartenance.

J’en ai marre de toutes ces formalités préétablies qui nous cataloguent pour dire qu’on existe, qui déterminent nos voyages, qui élèvent des frontières.

J’en ai marre de cette société pourrie qui creuse par ses propres mains sa tombe.

Je suis une humaine, plus précisément une femme, et j’ai des ailes, qu’on s’acharne à me brûler par les lois, la tradition, la religion, le protocole.

Je suis une femme, aux valeurs plus orientales qu’occidentales, je suis une croyante en Dieu, Celui qui habite dans le cœur, qui adoucit les sentiments et les pensées, Celui qui me dicte la patience, la charité et le pardon, parce qu’Il n’est qu’Amour, et rien que cela.

Je suis un esprit qui vit de par ses pensées et son cœur, et je refuse d’être quelqu’un d’autre. Je me refuse d’avoir un numéro, une carte d’identité. Je suis ce que je suis, et si cela risque de ne pas plaire, ce n’est en aucun cas mon problème.

Le temps d’une prière

mai 19, 2008 in Coup de cœur, Coup de gueule, Coup de tête, Evènements, Religion, Voyages

Passant par une période d’hésitation, d’attente d’une catastrophe et de l’approche d’une fin – à quoi je ne sais pas – j’ai répondu à l’invitation de Pascale d’aller participer à une prière dans l’église de Notre Dame du Secours à Zouk. Ce n’est pas une église où je me rends souvent, j’y ai été une fois avant ce soir, seulement.

Cela m’a fait bizarre de me trouver dans cette église, où, il y a 15 ans de cela à peu près, un massacre commis dit-on par des forces armées chrétiennes, et où une vingtaine de personnes sont mortes suite à l’explosion d’une bombe à l’intérieur de l’église avait eu lieu.

J’y suis allée, sans savoir de quoi il s’agit au juste. Il était 18h00. Nous nous mettons au dernier rang, sur les conseils de Pascale. Au début, la foule des pratiquants commence par réciter le rosaire, les mystères de la Joie. Comme cela faisait un bail que je n’ai pas participé à une prière collective, j’ai uni ma voix à celle de l’assemblée.

Je m’attendais déjà de ne voir que de vieilles dames et quelques préadolescents, mais à ma surprise, l’église était pleine à craquer, de personnes de tous âges, et de différentes catégories de la société libanaise : il y avait même un homme des forces de l’ordre en costume venu prier avec sa femme, et un soldat de l’armée libanaise en uniforme également – ils étaient juste devant moi, voilà pourquoi j’ai pu les remarquer.

A la deuxième dizaine du chapelet, à ma grande surprise, pour ne pas dire choc, ce fut une voix d’une personne handicapée qui priait au micro ; elle prononçait très mal, et je me demandais comment on lui a permis de prendre la parole, parce que ça devait certainement gêner l’assemblée : non que je sois gênée moi-même, mais je trouvais un peu étonnant de donner la parole devant quelque 300 personnes quelqu’un qui balbutie.

J’ai voulu sortir, quelque chose m’avait tapé sur les nerfs sans que je ne le sache ; je supportais mal déjà l’idée qu’il y ait le rosaire avant la messe, ce qui promettait deux heures minimum à l’église, et en plus que cela soit dit au ralenti par une personne qui balbutie, moi qui suis un peu sur mes nerfs dernièrement. Quelque chose me chatouillait les nerfs, quelque chose d’incompréhensible. Pourquoi est-ce que je me sens aussi étrange parmi ces centaines de personnes ? Je ne suis pas agoraphobe, alors pourquoi ? Signalant à Pascale que je vais sortir, elle m’a dit : tu n’es pas obligée de rester, c’est normal que tu quittes.

Je ne sais pas pourquoi, quand elle m’a dit cela, j’ai reçu ses propos comme une gifle. J’écoutais une personne qui n’a pas la facilité de la parole, faire tous les efforts du monde pour prier, alors que moi, qui a tous les sens et les membres intacts, je ne me gêne pas une dizaine de minutes à prier ce Dieu en qui je crois, mais que je prends, ainsi que les grâces qu’Il me donne, pour de l’acquis. Je n’arrive pas à supporter une quinzaine de minutes d’un effort de parole de la part d’une personne qui est mon égale aux yeux de Dieu, mais qui n’a juste pas la possibilité d’utiliser ses membres inférieurs pour marcher, ni sa langue pour prononcer correctement une prière qui vient du fin fond de son cœur innocent, alors que moi, j’ai mis Dieu au 10ème degré dans ma vie, et j’use la faculté de la parole pour râler sur la situation dans laquelle on se trouve et pour critiquer les autres.

J’ai remis mes clés dans mon sac, et je me suis assise de nouveau sur le banc, et je me suis tue, laissant mon cœur parler à Ce qui me dépasse. Une heure de temps est passée sans que je ne le sente. J’étais dans une sorte de coma de la pensée et de la langue, réalisant qu’est-ce que je peux moi-même être handicapée de cœur et de foi. J’ai sentie soudain une soif dont j’avais perdu la sensation il y a plus de 9 ans. Une soif qui ne peut être désaltérée que par un face à face franc avec Dieu, dénudé de tout ce qui peut alourdir la rencontre avec ce qu’il y a de plus éthéré et plus suprême au monde.

Puis survient le moment de la messe. Je vois une ribambelle de jeunes de mon âge se précipiter vers l’autel, dont un violoniste et un organiste. J’ai voulu quitter, craignant un tapage quelconque d’une bande de musiciens qui ne trouve pas une scène qui puisse les accueillir à part l’autel de la paroisse, le genre à faire des gaffes de son inimaginables.

Il est déjà 19h40, et la nuit a déjà recouvert la région de son manteau ténébreux, ce qui m’a encouragé de rentrer chez moi plus tôt. Puis avant même que je ne me décide de partir, toutes les lumières de l’église ont été éteintes, et une obscurité rassurante régna sur l’endroit, avec une seule source de lumière, la croix en haut de l’autel. Et une douce musique, accompagnée de voix presque angéliques, a meublé un silence surprenant émanant d’une foule comptant par centaines. Que de clichés et de préjugés j’avais en tête. J’ai tout d’un coup compris pourquoi il y avait autant de personnes présentes dans ce lieu de prière. Parce qu’il y fait beau prier, il y fait beau ouvrir son cœur pour accueillir la paix et la bénédiction du Christ de la part d’un prêtre qui n’avale pas ses mots pour finir au plus tôt son devoir, mais qui donne envie de rester un peu plus protégée dans les mains du Christ et à l’abri sous le manteau de protection de la Vierge.

Plusieurs images se sont bousculées dans ma tête. J’ai senti qu’il est possible que des centaines de personnes sont capables d’ouvrir leurs cœurs en même temps dans un même endroit à l’Amour de quelque chose ou de quelqu’un, je me suis sentie tellement ridicule voulant échapper à quelques minutes de plus accordées à Dieu. J’ai senti que je courais après des nuages futiles et volatiles, et je m’obstinais à rester sous ces nuées, oubliant que ce ne sont que des cirrus, cumulus, nimbus, ou stratus, agréables à regarder certes, mais qui cache une source de lumière indéniable, qui est la même pour tout le monde.

Les premières personnes qui me sont venues à l’esprit, ce sont mes grands-parents paternels décédés, et j’ai réalisé combien leur présence me manque, et j’ai espéré que leurs âmes reposent paisiblement au ciel. J’ai également pensé à mes parents, à chaque membre de ma famille, à mon amour ainsi que sa famille, à mes amis notamment Pascale et son fiancé, ainsi que Karim, à certaines personnes qui ne sont plus de ce monde et qui ont marqué ma vie, aux grands parents de mon chéri à qui j’ai également prié pour le repos de leurs âmes bien que je ne les ai pas connu, aux martyrs de l’armée libanaise lors des évènements de mai-septembre 2007, aux innocents morts depuis 1975 et jusqu’aux derniers évènements d’il y a quelques jours, et aux personnes handicapées qui se trouvaient dans l’église, que j’ai envié pour leur simplicité de cœur. Et durant tout ce temps, mes yeux baignaient dans de grosses gouttes qui ne tardaient aucunement à dégringoler le long de mes joues, sans même m’en rendre compte. J’ai surtout pensé à ce pays meurtri, ce pays que l’on foule aux pieds. Trop d’images ont traversé mes pensées, mon cœur et mon esprit. J’ai formulé des tréfonds du cœur des prières à l’intention de tous ceux que j’ai cité, et j’ai voulu que ces moments d’union de prière avec une foule qui chante d’une seule voix ne prennent pas de fin. Toujours dans cette obscurité rassurante, à la fin de la messe, le prêtre a pris l’ostensoir et s’est dirigé vers la foule, et a bénis chaque personne présente en posant l’ostensoir sur sa tête. Cela a dû être long certes, mais le temps s’est écoulé comme le flux d’une rivière, et je n’exagère vraiment pas en faisant ce rapprochement. Vers la fin, j’ai voulu immortaliser un ou deux instants de ce que j’ai vécu, et j’ai pris trois photos de l’assemblée, mais à la volée, pensant qu’il est peut-être pas très conseillé d’utiliser un appareil photo. Après ces moments de paix du cœur, il était 21h15 je suis sortie rejoindre ma voiture.

Et là, je suis descendue de mon petit nuage qui m’élevait vers les cieux, et je suis tombée dans la triste réalité qu’est la jungle dans laquelle je me trouve : 6 voitures bloquaient carrément ma voiture, et j’ai dû attendre une vingtaine de minutes pour que la voie puisse être évacuée. Ça a certes étouffé 75% de ce que j’ai ressenti lors de la longue séance de prière, mais bon, je garde quand même une conviction : rien ne vaut des moments de paix au cœur vécus dans cet éclair de vie, et qui nous permettent de nous rapprocher d’avantage du Créateur.

Distance géographique … encore une fois

mai 01, 2008 in Coup de cœur, Coup de gueule, Voyages

Me revoilà devant cet écran, qui a repris son rôle de fenêtre qui s’ouvre vers ton univers, seul moyen audio-visuel pour rester en contact quotidien avec toi.

Retour au triomphe des deux sens, la vision et l’ouïe, pour faire taire le plaisir de sentir ton agréable odeur, de toucher à ta douce peau et de savourer le délicieux goût de tes lèvres.

Je suis un peu à bout de mots, à maux qui boutent. Rien n’a plus de saveur, rien n’est plus suave et doux, et une neutralité plane dans les airs réduisant à néant les effluves des bâtonnets d’encens au musc que je brûle dans la cassolette tibétaine, corrodant les secondes loin de toi, consumant les minutes sans toi, et incinérant les heures sans ta présence.

«L’absence est à l’amour ce qu’est au feu le vent ; Il éteint le petit, il allume le grand »

La flamme de mon amour, cette flamme qui réchauffe, qui éclaire, qui rassure, est constamment en croissance, mais sans atteindre un niveau de chaleur destructive, contrairement à l’absence, dont les flammes incandescentes brûlent, dévorent, charbonnent le cœur.

En somme, rien n’est plus dur que de vivre loin de sa seconde moitié, loin de l’être qu’on aime et qui nous aime. Et j’ai vraiment hâte que le temps passe et d’être à nouveau avec mon amour chéri.

(Photo d’un portrait de Frenchy fait le 04 avril 2008 au crayon à mine 2B. Vous pouvez la voir dans la page Portraits etc. Tout droit réservé)

Poème inachevé

avr 18, 2008 in Coup de cœur, Poèmes, Voyages

Un songe

Alors que les jours et les heures s’allongent

Dans un long sommeil ma paresse me plonge

Ma langueur voluptueuse se prolonge

J’enfourche ma monture et je tiens sa longe

Une fuite

Mon cœur s’évade et je suis à sa poursuite

Sur un alezan cavalant très très vite

Mon cœur se tortille, se détend, s’excite

Puis s’élance dans des flammes qui crépitent

Un monde

Les quatre éléments naturels se confondent

Un feu qui coule, un air flambé par une onde

Une terre antique, magique et féconde

Inondée par un éther, un vent de fronde

Un rêve

Un soir les vagues me larguent sur ta grève

De mon conflit avec la houle elles m’enlèvent

Est-ce la paix ultime ou bien est-ce une trêve

Si c’est un songe, je ne veux qu’il s’achève

Lune, je t’envie ….

jan 22, 2008 in Coup de cœur, Coup de gueule, Poèmes, Publications, Voyages

lune-je-tenvie.jpg

Je lance un cri brûlant des tréfonds de mon âme

D’un cœur ardent assailli par les flammes

Ô Lune, toi qui gouvernes ce vaste monde

Lorsque tout baigne dans des ténèbres profondes

Lune, je t’envie, toi, marquise de la nuit

Tu es plus proche de lui que je ne le suis

Chaque soir tu le vois, chaque soir tu l’entends

Chaque nuit tu l’épies, chaque nuit tu le sens

Je t’envie, Lune, parce qu’il me manque trop

Il est au loin, très loin, et mon cœur est gros

Et toi, à chaque fois que le soleil se noie

Tu l’enlaces avec ta lueur qui chatoie

Lune, toi qui a toujours été une mère

Un de ces soirs, pense en diffusant ta lumière

A me faire plaisir en daignant lui transmettre

Une caresse, un baiser, un mot, une lettre

Qui lui fasse part de mes sens qui s’agitent

Parce que j’ai hâte de le voir au plus vite.

Un retour aux sources, l’espace d’un dimanche

juin 10, 2007 in Coup de cœur, Evènements, Voyages

Sentier_de_douma_3 Alors que des combats sanglants se tenaient sur les arènes de la ville portuaire de Tripoli entre les vaillants militaires de l’armée libanaise et les gredins d’un groupe fondamentaliste, je me trouvais à bord d’une mégane qui s’aventurait sur des sentiers resserrés qui serpentaient le relief montueux du Batroun, succédant aux routes spacieuses maussadement bétonnées et bitumées.

Des perspectives sidérantes s’offraient à mes yeux : plus nous avancions, plus la verdure estompait les bâtisses grisâtres et glacées de la côte. La pierre taillée remplaçait les briques de ciment, les demeures traditionnelles libanaises détrônaient les immeubles fadasses, les gracieuses ruines centenaires des masures de paysans supplantaient aux vilains monceaux urbains en construction.

Plus nous progressions sur ces routes qui semblent sortir tout droit des récits romanesques inondés de nostalgie, un sentiment particulier traversait tout mon être, noyant mon angoisse occasionnée par la situation dantesque du pays dans une mer d’oubli, laissant place à une étrange sensation, pareille à celle ressentie par quelqu’un qui vient d’étancher une soif invétérée. Un retour aux sources, au propre comme au figuré.

Après maints tournants de routes, ponctués par un défilé des modestes logis du nord bordant les sentes exiguës, se dressait majestueusement à mes yeux, au coeur d’un amphithéâtre de terrasses de verdures, un village éponyme d’une reine de Byzance célèbre par sa beauté : Douma.

Deir_el_kamar_douma_2C’était ma première visite à ce coin enchanteur, qui est le village natal de l’homme qui a réussi à conquérir mes sens, mon coeur et mon âme. Les demeures aux allures toscanes aux imposantes pierres de taille et aux toits rouges luisant au soleil, témoignant de la grandeur passée de cette localité m’ont rappelé ma cité natale, la cité des émirs, éponyme de la Lune, Deir el Kamar, qui a su, elle aussi, préserver ce charme à la fois rustique, noble, et authentique.

Que d’émotions ont marqué ce dimanche. La découverte des chênes et des oliviers millénaires historiant ce terroir, du vieux souk centenaire où la famille de mon amour a su protéger le magasin et le café du grand homme que fut le grand père en les transformant en un petit musée, des volumineuses poutres en bois de cèdre maintenant le sol de la demeure ancestrale vieille de trois cents ans d’où émanent une odeur exquise d’encens, des précisions historiques empreintes de nostalgies fournies par les maîtres de céans, des souvenirs d’enfance de celui que j’aime que j’ai eu le plaisir de découvrir, des églises centenaires ajoutant à cette bourgade une note mystique … et la liste est longue.

D’un naturel excessivement sensible aux vieilles pierres muettes qui retracent l’histoire des lieux qu’elles occupent, je serai capable d’écrire un ouvrage en souvenir de cette visite au cours de laquelle j’avai préféré adopter le silence plutôt que de m’égarer dans des discours verbaux prolixes.

Cependant j’ai pu comprendre, l’espace d’un instant, l’espace d’un retour au source, qu’en dépit des versants qui séparent ma cité natale du Chouf de cette localité de l’arrière pays de Batroun, ce charme ubiquiste reliant ces deux domaines, ce cachet simultanément énigmatique, authentique, distingué et intense, existe conjointement dans nos coeurs qui se découvrent et s’harmonisent au fil des jours.

Périple d’une lettre d’amour … From Iran :-s With Love

mar 13, 2007 in Actualité, Coup de cœur, Coup de gueule, Poèmes, Voyages

Carte_amour_iran_1Pour en savoir plus sur ce fait, vous pouvez cliquer sur le lien suivant ;-)

L’expéditeur de cette lettre vous expliquera par des mots plus clairs.

Ici vous êtes sur la version poétique et lunaire ;-)

Confusion d’Arabesques

nov 13, 2006 in Coup de cœur, Livres, Poèmes, Publications, Voyages

A la vue de cette image, je n’ai pu me retenir de la conjuguer à l’un de mes écrits.
Je remercie
Vince pour avoir permis cet échange.


"Confusions d’arabesques" est un poème tiré du chapitre "Passions Versatiles"
in Paroles Eprises. 


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