Archive for the 'News and politics' Category

 

Présidentielles Américaines : Obama ou Mc Cain ?

nov 03, 2008 in Actualité, Coup de gueule, Coup de tête, Evènements, News and politics

Bon, je n’entends que cela, dernièrement, à la télé et comme discussion un peu partout.

Mon point de vue ?

Je m’en fiche royalement : de toute façon, les Etats-Unis n’ont rien engendré ni produit de bien ni de bon, donc a quoi bon choisir entre la peste et le choléra ? Le mal est le même, sauf qu’il change de couleur : chocolat ou crème chantilly. C’est comme un dessert dans un resto : sur la carte, il a l’air appétissant, une fois commandé, il a l’air ridicule, a un gout horrible, et on finit par des calories inutiles en plus. :s voila où ça me mène les présidentielles aux Etats-Unis : à la cuisine. D’ailleurs, la politique n’est-ce pas de la cuisine ? On ne peut éviter de se salir les mains pour pouvoir en arriver aux résultats…

La tête dans la Lune, les pieds dans la Mer …

oct 08, 2008 in Actualité, Artistique / Artistic, Citations / Quotations, Coup de cœur, Coup de tête, Evènements, News and politics, Poèmes

… C’est ainsi que je suis, c’est en ces mots que j’arrive à me décrire fidèlement.

La vocation de ce blog a légèrement changé.

Il sera un espace où je posterai, selon mes humeurs, de petites pensées, de moi ou d’autres auteurs, qui révérbèreront un état d’âme, une situation, un sentiment, une impression.

Mes articles et/ou analyses, vous pourrez désormais les lire sur Photo-sniper.com le site que je partage avec mon amour de chéri.

Mes nouveautés artistiques et/ou poétiques seront désormais sur mariejoseerizkallah.com mon site personnel.

Puisque je tourne pour ainsi dire la page de l’espace lunaire version blog, vers un espace où, la tête à la Lune et les pieds dans la Mer - comme je l’ai toujours été - je partagerai avec vous mes pensées, j’en profite pour remercier tous ceux qui ont été de passage sur ce blog et qui continuent de passer, les plus fidèles tout comme les plus récents.

Je vous laisse avec la pensée du jour :

Ce monde, tel qu’il est fait, n’est pas supportable. J’ai donc besoin de la lune, ou du bonheur, ou de l’immortalité, de quelque chose qui soit dément peut-être, mais qui ne soit pas de ce monde.”
Albert Camus


Emotions devant le témoignage des ex-détenus libanais dans les prisons syriennes

juil 30, 2008 in Actualité, Coup de gueule, Coup de tête, News and politics

Des pieds en cotons, une rage au ventre, une boule dans la gorge, des yeux humides, et des oreilles qui ne veulent plus entendre, une tête qui refuse d’imaginer les atrocités que racontent ces hommes, ces Libanais. Ce n’est pas la première fois que je les entends, mais je n’arrive pas à concevoir ce cauchemar qu’ils ont pu subir, en encaissant d’innombrables coups, en endurant d’incommensurables tortures, en supportant mille et un supplices.

Au cours d’une émission télévisée animée par la journaliste May Chidiac et diffusée sur la chaîne locale LBCI, des ex-détenus des prisons syriennes ont rendu compte des durs épreuves qu’ils ont vécu, ou plutôt qui les ont tués mille fois au sein des geôles du régime syrien hantées par le spectre omniprésent de la mort, et des mères, des pères, des sœurs, des frères et des enfants de personnes portés disparues qui se trouvent probablement incarcérés en Syrie ont rendu témoignage de leurs drames quotidiens loin de leurs bien-aimés dont ils ignorent le sort. Si je dis probablement incarcérés, je ne mets en aucun cas en doute le témoignage de ces familles, mais j’espère qu’ils soient toujours captifs de ces prisons en dépit de la géhenne qu’ils doivent supporter pendant les longues et obscures journées, rien que pour pouvoir sortir de ces enfers un jour.

En parlant de cette libération qui se fait trop attendre, j’aimerai hurler aux visages de ces hommes politiques aberrants sans aucune exception, et leur demander comment peuvent-ils dormir le soir lorsqu’ils voient les afflictions de ces mères qui espèrent ne pas rendre l’âme avant de voir leurs fils libérés.

Pourquoi cette apathie, cette désinvolture, cette inapplication, cette insouciance, cette mollesse, et ce mépris face à cette cause humaine par excellence ?

Pourquoi cette cacade, cette couardise, cette lâcheté devant la grande cause de ces hommes injustement traités, et dont le pied vaut toute cette escouade de politicailleurs bons à caqueter, et qui préfèrent endormir la population avec de fausses promesses d’une meilleure vie au pays des cèdres, et qui ne se dérangent aucunement pour secouer la cause de ces héros qui ploient chaque jours sous les mains des sans-cœurs qui s’amusent à les violenter ?

Où sont les hommes, les vrais, les humains ? Où sont ceux qui se disent que leurs fils ou leur frère aurait pu faire partie de ces Libanais portés disparus ? Où est la conscience humaine ?

Ces dirigeants qui nous leurrent, qui nous dupent, qui se foutent de nos gueules, ont-ils un cœur - puisque de toute façon leur conscience et leur honneur ont rendu l’âme depuis qu’ils occupent leurs postes soi-disant publics ?

Réveillez-vous bon sang ! Ayez un atome de dignité et mettez-ce dossier à l’ordre du jour, et rendez justice à ses familles ! Hier encore, je disais que cet homme d’état est peut être meilleur que son collègue, mais aujourd’hui, à la vue de cette émission, à la vue de Ghazi Aad, à la vue de toutes ces mères aux yeux cernés et bouffis pour avoir trop pleuré et au regard dénué de toute lueur de bonheur portant les photos des fruits de leurs entrailles, et après avoir entendu les témoignages des hommes qui ont souffert plus qu’il n’en faut, je ne peux que mépriser tous ceux qui ont le pouvoir de changer quelque chose et qui se moquent de ce dossier.

Je ne peux que m’en vouloir pour ne pas avoir participé ne serait-ce qu’un jour au sit-in des mères, ces héroïnes, qui dorment sous les tentes devant l’Unesco depuis 2005.

Je ne peux que me poser des questions sur mon institution militaires qui a donné des coups avec les crosses de leurs fusils pour empêcher ces détenteurs de cause et de droits de manifester leur indignation en s’approchant du représentant du régime machiavélique qui enténèbre ce sujet brûlant et qui a visité sans gêne aucune le locataire de Baabda.

Je ne peux que me demander pourquoi les Libanais ne s’unissent pas autour de cette cause humanitaire pour permettre aux familles des ces hommes, tout comme celles de ceux qui ont été de retour des prisons ennemies israéliennes ont pu voir leurs enfants revenir vers eux, morts ou vivants, d’être informés du sort de leurs fils, et de leur accorder le droit de les revoir ou de leur offrir une inhumation décente et digne des héros qui le sont.

Au nom de l’humanité, Libanais et amis du Liban, de grâce, faites quelque chose !

1+1=3

juil 10, 2008 in Coup de cœur, Coup de tête, Critique / Analyse, Evènements, Figures Notoires, News and politics, Religion


Les chiffres envahissent nos vies, brouillent nos équations quotidiennes et ne font que se multiplier de jour en jour. Je n’ai jamais aimé les chiffres, à part le 1, le 3, et le 9(qui est 3×3). J’ai envie de parler aujourd’hui pourquoi j’aime bien ces chiffres, et que je n’aime pas le chiffre 2. Mais le texte va certainement paraître complexe, à cause de mon humeur et de mon esprit qui le sont actuellement, et ne va pas avoir la clarté d’une équation mathématique. Mais bon.

La vie c’est toujours deux en quête d’un trois ; pour qu’elle devienne en fin de compte un, ce qui la rend à son état normal et originel, la vie. L’homme a la vie en lui, il est également un deux. Or un homme c’est un seul homme, une entité. Mais il n’est un qu’apparemment, car réellement il est deux. Il est en même temps matière et non matière, corps et esprit, esprit et âme, féminin et masculin, bien et mal, yin et yang, noir et blanc… il a toujours deux extrêmes, deux genres, jamais un. Rien n’est réellement un sur terre. Parce que ce qui est un, c’est la perfection, c’est l’Un, un concept – pour ne pas dire quelqu’un ou quelque chose – ou plutôt une vérité, à laquelle on tend, on aspire, mais qu’on ne peut jamais atteindre, parce que rien n’est parfait ici-bas, car tout a l’apparence d’être un seul un, une entité, or jamais entière. L’Un est entier, donc parfait. Cependant nous ne sommes que des deux, qui une fois associés à un troisième, chose ou personne, se retrouvent et se complètent pour donner en fin de compte trois pour devenir un, pour essayer de suivre la voie de l’Un, ou devenir à l’image de l’un.

Apparemment et logiquement, 1+1=2. Mais c’est le pire des mensonges et des scandales de la logique. Car le premier élément de l’addition est à lui seule égal à deux, mais est apparemment un. Le second, la même explication. Mais le premier voit le second en tant qu’un, et vice versa, donc avec lui, il est trois pour devenir un. Et quand le premier élément n’a pas été placé avec le second élément convenable – car l’erreur est humaine – ça devient une catastrophe. Apparemment ça reste toujours 1+1=2, sous entendu que ça doit donner 1 comme résultat, mais on se trouve face à une catastrophe universelle. Le premier élément reste un deux, et le second élément pareil, et chacun est perçu par l’autre en tant que deux, jamais un, donc jamais parfait, cette équation serait de la sorte : 2+2=4, ou plus logiquement, 2+2=2. Donc rien n’a changé, ni pour l’un, ni pour l’autre. Ce qui équivaut à dire que 1+1 peut avoir deux résultats possibles et équivalents : un ou trois, parce que 1=3, mais jamais égale à deux, parce que deux est le fruit de l’équation 2+2.

Enfin, pour illustrer cette pensée, je vous laisse avec un extrait de la revue El Morchid N°31/23 Novembre 1949, écrit par l’illustre figure soufie, Cheikh Adda Bentounes, qui fait partie de la famille de mon ami et maître spirituel, Karim Bentounes :

« Un jour le Cheïkh Al Alawi fut interrompu dans sa Modhakara par le bruit insolite que faisait un fakir (disciple) en comptant les verres à thé:

- Tais-toi! pourquoi ce bruit? demande le Cheïkh.

- Sidi, je compte les verres et ils ne veulent pas se laisser compter.

- Comment ils ne veulent pas se laisser compter?

- Non, Cheïkh, voila je commence et je dis: un, donc ça va, ensuite, je dis: deux, c’est là que le bruit commence, car le verre me dit: je ne suis pas deux, je suis UN…Je ne m’arrête pas à lui, et je dis à un autre: trois, ah non, s’exclame le troisième: je ne suis pas trois, je suis UN…Je le saute encore, et je passe au quatrième qui me fait la même réflexion…Eh Cheïkh! je ne peux pas compter, ils hurlent tous: je suis UN. Voilà pourquoi tout ce bruit et je ne sais pas combien il y a de verres.

- Mon frère, dit le Cheïkh, si tu me l’avais dit, je serais venu écouter ta Modhakara, elle est plus profonde que la mienne.

Cheïkh Adda BENTOUNES -heures de méditation-

in El Morchid N°31/23 Novembre 1949.

Par Marie-Josée Rizkallah
(également sur Photo-Sniper :) )

P.S. La photo représente un des bouquets que mon amour m’offre très souvent ;)

A Samir Kassir, ce grand homme du Liban

juin 01, 2008 in Actualité, Coup de cœur, Evènements, Figures Notoires, News and politics, Poèmes

Que dire de ce grand homme, que dire
Cet esprit qu’on a cru pouvoir détruire
Les mots, les paroles semblent ridicules
Devant ce cerveau hors pair, cet hercule

Fils d’un Orient compliqué et multiple
A Beyrouth il commence son périple

Armé d’une vaillance indéfectible
Nanti d’une plume unique, invincible

Une plume tranchante comme un glaive
Incarnant nos ambitions et nos rêves

Initiateur de la révolution
Il a lutté contre la corruption

Valeureux défenseur de la justice
Décriant les régimes lourds de vices

Au Liban, en Syrie, en Palestine
Dans ce monde arabe qui le fascine

Un homme des plus brillants de son temps
Historien, journaliste, et militant
Pour la paix, la liberté, et le droit
Ses écrits vibraient comme dix mille voix

Assassiné par des mains criminelles
Croyant ravir ce qui est éternel
Il est parti, mais il est toujours là

Dans nos cœurs, nos pensées, et nos combats

Samir Kassir, cette lueur d’espoir
Flambeau éternel brillant dans le noir

Le seul vrai héros du Moyen-Orient

Avec son visage franc et souriant

Samir Kassir est entré dans l’Histoire
Qu’il narrait chaque jour et chaque soir
Remplaçant son encre par son sang
Martyr du Liban qu’on regrette tant

Tout droit réservé
Marie-Josée Rizkallah

Mon peuple, ce héros …

mar 04, 2008 in Coup de gueule, Coup de tête, News and politics

Mon peuple mérite la palme d’or
De l’indolence du peuple qui dort
Mon peuple alangui sommeille, hiberne
Dans une nation aux drapeaux en berne 

Mon peuple est paresseux, pusillanime
Victime et coupable de tous les crimes
Mon peuple m’horripile, me dégoûte
Sa nonchalance le tue, le déroute. 

Mon peuple, par son ignorance intense
Qui s’empiffre et qui se frotte la panse
Mon peuple qui se nourrit de paroles
Et des discours trompeurs de ses idoles 

Mon peuple, son suivisme m’exaspère
Ces moutons de Panurge, ces pauvres hères
Mon peuple, ce rat de laboratoire
Qu’on manipule et emmène à l’abattoir 

Mon peuple qui refuse de mourir
Qui ne fait rien pour échapper au pire
Mon peuple friand de lamentations
Pleure son sort sans passer à l’action 

Mon peuple, qui frise le ridicule
Qui n’a jamais enfanté un Hercule
Mon peuple, passé maître en sottise
Qui accumule errements et bêtises 

Mon peuple dépeuplé et déplorable
Hypocrite, cupide et pitoyable
Mon peuple, pion sur l’échiquier mondial
Un pantin des puissances régionales 

Mon peuple, est-il synonyme de force
A-t-il de la sève sous son écorce ?
Mon peuple, ressemble-t-il au figuier
Maudit par le Christ et le monde entier ? 

Mon peuple est-il le bon grain ou l’ivraie ?
Est-ce un mirage ou existe-t-il en vrai ?
Mon peuple doit-il être calciné
Pour renaître de ses cendres purifié ? 

Mon peuple, a-t-il encore le droit d’être
Ou est-il destiné à disparaître ?
Mon peuple, je me demande s’il est mien
S’il vaut quelque chose ou s’il ne vaut rien  

Mon peuple, mes semblables, ma nation
En éternel exode, en migration
Mon peuple ou mon ennemi, peu importe
Ce peuple ingrat, que le diable l’emporte

© Marie-Josée 2008

Impressions au seuil d’une guerre froide qui se chauffe

fév 11, 2008 in Actualité, Coup de gueule, Coup de tête, Evènements, News and politics

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La prochaine guerre qui s’annonce, je la crains comme la peste. Je ne sais pas si je crains réellement la peste, parce que cette peur que m’inspire cette maladie n’est pas déclenchée par un facteur naturel, mais plutôt par procuration, grâce aux chefs-d’œuvre de la littérature française et aux produits du septième art américain.

La prochaine guerre, pour utiliser des métaphores issues de mon propre sac, je la crains comme les bombes israéliennes que je ne supportais plus d’entendre en août 2006, comme la terreur que j’ai ressentie en 1989 alors que des malabars me portaient pour me lancer au dessus des flots vers le navire Victory I arrêté à Byblos autrefois phare de la culture, à cause des bombardements excessifs sur le port de Jounieh empêchant l’ombre d’un navire de s’en approcher pour embarquer les Libanais brûlant de fuir une terre calcinée par une guerre utérine.

Voilà en des termes plus fidèles à mon vécu que je fais part de mon appréhension du spectre des combats qui rôde dans nos parages, pour assommer cette fausse colombe de paix qui ne vit que dans notre imagination, tels des faucons guettant leur candide proie chétive. C’est ce à quoi il faut s’attendre dans une nation livrée entre les bâtons d’une majorité et d’une opposition qui font la pluie et le mauvais temps sur un sol avide de beaux jours et qui commence à perdre espoir d’en vivre, s’il ne l’a déjà pas complètement perdu.

Paradoxalement, cette crainte de subir l’avènement d’une guerre est proportionnelle à mon impatience de la voir se déclencher. Tout simplement, parce que j’en ai vraiment assez de voir ce chaos et cette instabilité planant sur mon pays affecter ma propre vie, mon rythme quotidien et mes ambitions ; mon existence devenant le miroir d’une eau trouble et indécise, mon rythme quotidien submergé par les courants chauds tièdes et froids qui circulent dans mes instantanés journaliers constituant la matière grasse des papotages médiatiques et sociaux, et mes ambitions victimes des reports des scrutins dérisoires et de l’ajournement de cette promesse de quiétude et prospérité dont la simple mention chaque début d’année fait la réputation et la fortune des marchands divinatoires à la sauce Hayek et consort.

Auparavant, je n’avais même pas l’atome d’un doute que la situation au pays affectait directement ma propre existence, jusqu’au jour où j’ai vécu pleinement conflit israélo-libanais de 2006, où j’ai senti et perçu beaucoup de colonnes soutenant mon moral et mes croyances s’effondrer comme les moches cubes en bétons désignées couramment par le terme maison.

Pourquoi au juste ? Je ne le sais. Ou plutôt je ne veux pas réaliser que je le sais, parce que je n’arrive pas à contrôler ceci. Ceci, c’est mon attachement démesuré et incompréhensible à ma patrie, qui ne m’a rien donnée et qui n’a fait que me subtiliser mon enfance et ma jeunesse que j’aurai dû vivre d’une manière beaucoup plus insouciante que ce que j’ai vécu effectivement parce que rien ne m’en empêchait de me la couler douce.

Au qui devrais-je en vouloir ? La question est utile et inutile en même temps. A mes parents qui m’ont appris avant mon alphabet à aimer ma contrée ? C’est naturel me diriez-vous. A ma nature qui a tendance à aimer d’une façon excessive qui surpasse sa petite constitution ? Possible, mais je n’y peux rien. A l’inconscient collectif qui fait que chaque citoyen aime son pays ? Définissez-moi déjà qu’est-ce qu’un pays pour esquisser les traits d’une plausible réponse. Me poser de telles questions équivaut à vouloir donner des preuves à l’existence de Dieu, qui doit, s’il existe, se moquer de tous les débats existentiels le concernant, parce qu’il est là quelque part à nous regarder entamer des discussions et querelles byzantines sans qu’elles ne puissent changer le fait qu’il est.

Le problème en fin de compte est bel et bien là. Mon amour pour ce Liban est tel, que l’état piteux dans lequel les autres ont voulu qu’il se trouve, se reflète malgré moi dans ma tête. La solution, ce n’est pas de le quitter. Mais d’apprendre à m’en détacher petit à petit ou brusquement. Peut-être qu’un jour le quitterai-je, ou bien que j’y crèverai jusqu’à mon dernier jour qui viendrait soit naturellement, soit dans un attentat, soit par des balles perdues comme il est à la mode dernièrement ; là n’est pas le problème. Le problème est que n’importe où je devrai poursuivre cette existence, il n’est utile de cesser d’aimer ce Liban jusqu’à la moelle, et de taire, suspendre, étouffer ou tuer cet amour et en faire le deuil, pour pouvoir continuer mon parcours comme citoyenne de ce monde dont la seule préoccupation est sa famille et les être qu’elle aime, en dehors de tout patriotisme, car du peu que j’ai vécu en années et du trop que j’ai dû vivre comme expérience, j’ai compris que dans tout sentiment patriotique existe une guerre, mentale, ou concrète, car le patriotisme n’est qu’une lutte pour affirmer l’existence et l’identité d’une patrie qui n’en est pas encore une, qui endure une gestation douloureuse afin de s’affirmer un jour et anéantir tout chauvinisme meurtrier pour instaurer en dernier ressort le culte et la culture de la paix.

(sans titre)

jan 03, 2008 in Coup de gueule, Coup de tête, News and politics

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Devant une assiette de salade mexicaine aussi appétissante que diététique, au son de mélodies latines avec la voix grave de Compay Segundo rappelant qu’en faisant la fête, les quatre cent coups et en fumant des cigares cubains épicées ou chocolatées – au goût de mon Frenchy – le sort a voulu qu’hier je me trouve en face de quelqu’un à qui je faisais part de mon amour pour le Liban confronté à l’incapacité de manifester mon attachement à ce dernier, et même à l’impossibilité d’appliquer pleinement mes devoirs moraux en tant que citoyenne.

Amour pour le Liban ? Mais quel Liban en fin de compte ? Y-a-t-il un Liban ou des Liban ? Existe-t-il toujours des personnes qui aiment ce pays et qui font quelque chose bénévolement rien que par amour pour la patrie ? Attachement à quoi ? A quelle terre, à quelle histoire, à quelle identité, à quel patrimoine ? Ils sont tellement nombreux que je me demande si ce pays vaut-il vraiment d’en être un, au lieu que d’être un espace internationale où se rencontre une vingtaine de tribus.

Amour, attachement, nationalisme, patriotisme, révolte … que de termes qui donnent la rage au ventre. Mon amour pour le Liban ? Une phrase affublée d’une touche poétique et vide de sens, de symbole, d’action.

La notion du Liban pour la plupart, c’est-à-dire le commun des mortels, est actuellement identique de la notion de Dieu. Ils admettent que tous les deux existent, ils les chantent et les louent lors de cérémonies officielles ou commémorations particulières, ils les maudissent lorsqu’ils ont des problèmes financiers ou relationnels et prennent des résolutions de s’en séparer pour de bon disant qu’ils n’en ont plus rien à foutre, ils les voient chacun d’une façon et fondent partis, courants, religions, sectes et coteries à la noix de cocos dont le seul but est l’établissement d’une république bananière dotée d’un appareil étatique corrompu à tous les échelons, foulant au pied et Dieu et le Liban.

Et ces soit disant Libanais, qui, dans un pays au bord de la dérive pour ne pas dire qu’il n’est pas encore chu, font fi de tout les dangers, vont se sustenter et se désaltérer dans les pubs, les restos et les boîtes de nuits, et faire la fête. Je ne critique pas, j’en fais partie, et ces pensées ont trotté dans mes esprits entre une tortilla et une gorgée de Pineaple Daiquiry. Santé, cheers, chin-chin, salud, salute, saude, ou keskoune !

La banalisation de la terreur

déc 13, 2007 in Actualité, Coup de gueule, Evènements, Figures Notoires, News and politics, Poèmes, Publications

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Mon peuple mérite la palme d’or

Du détachement d’une nation qui dort

Le pays se meurt, le pays succombe

Des mains maléfiques creusent des tombes

Mon peuple est insensible, détaché

Face à la violence qui s’est lâchée

Qui est devenue le pain quotidien

Devant laquelle il ne ressent plus rien

La banalisation de la terreur

S’ancre dans les esprits et dans les cœurs

Le sang coule comme l’eau d’une source

La mort et la douleur font une course

La crème des Libanais est la cible

Du mal est des crimes les plus horribles

Et la vie continue, et le temps passe

Et les hommes les plus nobles trépassent

Pourquoi la mort doit-elle être précoce

Pourquoi doit-elle être affreuse et féroce

Pourquoi le Libanais est condamné

A subir le triste sort des damnés

Pourquoi le Liban est-il obligé

D’endurer les lourds fardeaux infligés

Par toutes les puissances étrangères

Qui notre souveraineté enterrent

Pourquoi le Liban doit toujours souffrir

Pourquoi doit-il toujours subir le pire

Redonnez-lui la paix au lieu de la prendre

Laissez-le renaître de ses cendres

Par Marie-Josée R. Tout droit réservé©

24 novembre : Impressions d’une Libanaise de 11 ans et demi

nov 25, 2007 in Actualité, Artistique / Artistic, Coup de cœur, Coup de gueule, Coup de tête, Evènements, News and politics

Voici un dessin fait par ma petite sœur, une petite citoyenne de 11 ans et demi, qui adore dessiner, et qui a décidé de traduire ses impressions devant la situation complexe par laquelle passe le pays par les lignes et les couleurs, pour dire ce qu’elle a compris du “vide constitutionnel”.

Si vous souhaitez découvrir qui est l’auteur de ce dessin, vous pouvez en cliquant ici

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