Archive for the 'Evènements' Category

 

Deux ans d’Amour

nov 11, 2008 in Actualité, Coup de cœur, Evènements, Poèmes

Deux tours complets autour du Soleil

Deux années de plaisir et de merveilles

Sept cent trente jours, petit parcours

Sept cent trente jours de joie, d’amour

Je ne songe pas à m’attarder

A rêver, contempler, regarder

A écrire rimes et poèmes

Pour te dire combien je t’aime

Je vais être brève et me suffire

De ces quelques mots pour te transcrire

Mes sentiments réels et intenses

Animant toute notre existence

Je me contente de ces quatrains

Nets, clairs, précis, exacts, succincts

Pour nous adresser des vœux sincères

Et nous dire : Joyeux Anniversaire

©Marie-Josée Rizkallah

Présidentielles Américaines : Obama ou Mc Cain ?

nov 03, 2008 in Actualité, Coup de gueule, Coup de tête, Evènements, News and politics

Bon, je n’entends que cela, dernièrement, à la télé et comme discussion un peu partout.

Mon point de vue ?

Je m’en fiche royalement : de toute façon, les Etats-Unis n’ont rien engendré ni produit de bien ni de bon, donc a quoi bon choisir entre la peste et le choléra ? Le mal est le même, sauf qu’il change de couleur : chocolat ou crème chantilly. C’est comme un dessert dans un resto : sur la carte, il a l’air appétissant, une fois commandé, il a l’air ridicule, a un gout horrible, et on finit par des calories inutiles en plus. :s voila où ça me mène les présidentielles aux Etats-Unis : à la cuisine. D’ailleurs, la politique n’est-ce pas de la cuisine ? On ne peut éviter de se salir les mains pour pouvoir en arriver aux résultats…

La tête dans la Lune, les pieds dans la Mer …

oct 08, 2008 in Actualité, Artistique / Artistic, Citations / Quotations, Coup de cœur, Coup de tête, Evènements, News and politics, Poèmes

… C’est ainsi que je suis, c’est en ces mots que j’arrive à me décrire fidèlement.

La vocation de ce blog a légèrement changé.

Il sera un espace où je posterai, selon mes humeurs, de petites pensées, de moi ou d’autres auteurs, qui révérbèreront un état d’âme, une situation, un sentiment, une impression.

Mes articles et/ou analyses, vous pourrez désormais les lire sur Photo-sniper.com le site que je partage avec mon amour de chéri.

Mes nouveautés artistiques et/ou poétiques seront désormais sur mariejoseerizkallah.com mon site personnel.

Puisque je tourne pour ainsi dire la page de l’espace lunaire version blog, vers un espace où, la tête à la Lune et les pieds dans la Mer - comme je l’ai toujours été - je partagerai avec vous mes pensées, j’en profite pour remercier tous ceux qui ont été de passage sur ce blog et qui continuent de passer, les plus fidèles tout comme les plus récents.

Je vous laisse avec la pensée du jour :

Ce monde, tel qu’il est fait, n’est pas supportable. J’ai donc besoin de la lune, ou du bonheur, ou de l’immortalité, de quelque chose qui soit dément peut-être, mais qui ne soit pas de ce monde.”
Albert Camus


Invitation à la signature de mon livre “Paroles Eprises”

août 22, 2008 in Actualité, Artistique / Artistic, Evènements, Livres, Poèmes, Publications

Invitation

Comme chaque année, fidèle à sa tradition, la Cité des émirs lance son programme estival de l’été avec une variété de concerts, shows et spectacles qui raviront grands et petits.

Du 31 août au 5 septembre : « Souk des livres ».

Des auteurs originaires de Deir el-Kamar se retrouveront au Centre Culturel Français de 17h00 à 20h00, pour faire découvrir le patrimoine littéraire de la Cité des émirs.

Le jour de l’inauguration, Marie-Josée sera présente au CCF de Deir el-Kamar où elle signera son troisième recueil de poèmes qu’elle dédie à sa cité natale du Chouf, fait en collaboration avec le photographe français Gaëtan Vergne.

Nous comptons sur votre présence.

Pour plus de détails sur l’ouvrage, vous pouvez cliquer ici

1+1=3

juil 10, 2008 in Coup de cœur, Coup de tête, Critique / Analyse, Evènements, Figures Notoires, News and politics, Religion


Les chiffres envahissent nos vies, brouillent nos équations quotidiennes et ne font que se multiplier de jour en jour. Je n’ai jamais aimé les chiffres, à part le 1, le 3, et le 9(qui est 3×3). J’ai envie de parler aujourd’hui pourquoi j’aime bien ces chiffres, et que je n’aime pas le chiffre 2. Mais le texte va certainement paraître complexe, à cause de mon humeur et de mon esprit qui le sont actuellement, et ne va pas avoir la clarté d’une équation mathématique. Mais bon.

La vie c’est toujours deux en quête d’un trois ; pour qu’elle devienne en fin de compte un, ce qui la rend à son état normal et originel, la vie. L’homme a la vie en lui, il est également un deux. Or un homme c’est un seul homme, une entité. Mais il n’est un qu’apparemment, car réellement il est deux. Il est en même temps matière et non matière, corps et esprit, esprit et âme, féminin et masculin, bien et mal, yin et yang, noir et blanc… il a toujours deux extrêmes, deux genres, jamais un. Rien n’est réellement un sur terre. Parce que ce qui est un, c’est la perfection, c’est l’Un, un concept – pour ne pas dire quelqu’un ou quelque chose – ou plutôt une vérité, à laquelle on tend, on aspire, mais qu’on ne peut jamais atteindre, parce que rien n’est parfait ici-bas, car tout a l’apparence d’être un seul un, une entité, or jamais entière. L’Un est entier, donc parfait. Cependant nous ne sommes que des deux, qui une fois associés à un troisième, chose ou personne, se retrouvent et se complètent pour donner en fin de compte trois pour devenir un, pour essayer de suivre la voie de l’Un, ou devenir à l’image de l’un.

Apparemment et logiquement, 1+1=2. Mais c’est le pire des mensonges et des scandales de la logique. Car le premier élément de l’addition est à lui seule égal à deux, mais est apparemment un. Le second, la même explication. Mais le premier voit le second en tant qu’un, et vice versa, donc avec lui, il est trois pour devenir un. Et quand le premier élément n’a pas été placé avec le second élément convenable – car l’erreur est humaine – ça devient une catastrophe. Apparemment ça reste toujours 1+1=2, sous entendu que ça doit donner 1 comme résultat, mais on se trouve face à une catastrophe universelle. Le premier élément reste un deux, et le second élément pareil, et chacun est perçu par l’autre en tant que deux, jamais un, donc jamais parfait, cette équation serait de la sorte : 2+2=4, ou plus logiquement, 2+2=2. Donc rien n’a changé, ni pour l’un, ni pour l’autre. Ce qui équivaut à dire que 1+1 peut avoir deux résultats possibles et équivalents : un ou trois, parce que 1=3, mais jamais égale à deux, parce que deux est le fruit de l’équation 2+2.

Enfin, pour illustrer cette pensée, je vous laisse avec un extrait de la revue El Morchid N°31/23 Novembre 1949, écrit par l’illustre figure soufie, Cheikh Adda Bentounes, qui fait partie de la famille de mon ami et maître spirituel, Karim Bentounes :

« Un jour le Cheïkh Al Alawi fut interrompu dans sa Modhakara par le bruit insolite que faisait un fakir (disciple) en comptant les verres à thé:

- Tais-toi! pourquoi ce bruit? demande le Cheïkh.

- Sidi, je compte les verres et ils ne veulent pas se laisser compter.

- Comment ils ne veulent pas se laisser compter?

- Non, Cheïkh, voila je commence et je dis: un, donc ça va, ensuite, je dis: deux, c’est là que le bruit commence, car le verre me dit: je ne suis pas deux, je suis UN…Je ne m’arrête pas à lui, et je dis à un autre: trois, ah non, s’exclame le troisième: je ne suis pas trois, je suis UN…Je le saute encore, et je passe au quatrième qui me fait la même réflexion…Eh Cheïkh! je ne peux pas compter, ils hurlent tous: je suis UN. Voilà pourquoi tout ce bruit et je ne sais pas combien il y a de verres.

- Mon frère, dit le Cheïkh, si tu me l’avais dit, je serais venu écouter ta Modhakara, elle est plus profonde que la mienne.

Cheïkh Adda BENTOUNES -heures de méditation-

in El Morchid N°31/23 Novembre 1949.

Par Marie-Josée Rizkallah
(également sur Photo-Sniper :) )

P.S. La photo représente un des bouquets que mon amour m’offre très souvent ;)

Au Père Jacques, capucin du Liban

juin 21, 2008 in Actualité, Citations / Quotations, Coup de cœur, Evènements, Figures Notoires

« Notre pays signifie la terre de nos pères, l’air qu’ils ont respiré, le ciel vers lequel ils élevèrent les yeux, les idéaux selon lesquels ils vécurent, la foi dont ils ont fait profession, qu’ils ont défendue et pour laquelle ils sont parfois morts. Comment pouvons-nous contribuer à l’aimer ? »

Voici les paroles de quelqu’un qui a aimé le Liban, qui a aimé chaque personne portant le Liban dans son cœur et dans son sang, et qui a tout fait pour le prouver.

Ce quelqu’un, va être béatifié ce dimanche 22 juin. Ce quelqu’un, n’a peut-être pas besoin d’être déclaré bienheureux ou vénérable : sa vie a été marquée par l’amour, la foi, le service, la miséricorde et la charité.

Il a aimé ceux qu’on n’aime pas, ceux qui nous effraient, ceux qu’on rejette, bref, les mal-aimés : les clochards, les malades, les opprimés.

Ce quelqu’un, compte beaucoup pour les auteurs de ces deux blogs. Le père de Frenchy , chirurgien orthopédiste travaillant dans un des hôpitaux fondés par le bienheureux, à la demande de la congrégation des sœurs Franciscaines de la Croix, avait procédé à la reconstitution du corps du père Jacques dans les années 80. Quelques jours après, sur le pont de Nahr el-Kaleb, un obus touche sa voiture, et fait 17 morts. Le médecin est déclaré mort à la radio, ainsi que 17 autres personnes. Mais, celui qui a touché au corps d’un saint, a été sauvé par un miracle, avec de très légères blessures, alors que les gens qui passaient, ont trépassé à l’instant.

Du côté d’Ishtar, le père Jacques était un ami très proche de la famille du père de son grand-père à Deir el-Kamar, chez qui il venait souvent. Le frère de son grand-père, Père Salim Rizkallah, prêtre capucin, est celui qui s’est occupé du dossier de la béatification, qui a écrit plus de 5 ouvrages sur la vie du Père Jacques. Les histoires du Père Jacques ont longtemps bercés son enfance, par les membres de sa famille qui l’ont côtoyé, et lui ont transmis jour après jour, la spiritualité franciscaine. Sans oublier que son père, travaille depuis une trentaine d’années au sein des institutions établies par Abouna Yaacoub, en tant que directeur financier de 2 établissements et conseiller financier de la congrégation des sœurs.

Voilà pourquoi, pour Frenchy comme pour Ishtar, ce capucin libanais a un sentiment particulier au fond de leur cœur, et tiennent à lui rendre hommage par le biais de ce billet en s’adressant à lui par les mots suivants :

« Père Jacques, d’une voix unanime, nous te demandons de guider tous les Libanais à contribuer à l’amour de leur pays, nous t’implorons de protéger le Liban, et de bénir la terre de nos pères, nos familles respectives, notre amour, ainsi que nos amis que nous aimons bien. » Frenchy et Ishtar

A Samir Kassir, ce grand homme du Liban

juin 01, 2008 in Actualité, Coup de cœur, Evènements, Figures Notoires, News and politics, Poèmes

Que dire de ce grand homme, que dire
Cet esprit qu’on a cru pouvoir détruire
Les mots, les paroles semblent ridicules
Devant ce cerveau hors pair, cet hercule

Fils d’un Orient compliqué et multiple
A Beyrouth il commence son périple

Armé d’une vaillance indéfectible
Nanti d’une plume unique, invincible

Une plume tranchante comme un glaive
Incarnant nos ambitions et nos rêves

Initiateur de la révolution
Il a lutté contre la corruption

Valeureux défenseur de la justice
Décriant les régimes lourds de vices

Au Liban, en Syrie, en Palestine
Dans ce monde arabe qui le fascine

Un homme des plus brillants de son temps
Historien, journaliste, et militant
Pour la paix, la liberté, et le droit
Ses écrits vibraient comme dix mille voix

Assassiné par des mains criminelles
Croyant ravir ce qui est éternel
Il est parti, mais il est toujours là

Dans nos cœurs, nos pensées, et nos combats

Samir Kassir, cette lueur d’espoir
Flambeau éternel brillant dans le noir

Le seul vrai héros du Moyen-Orient

Avec son visage franc et souriant

Samir Kassir est entré dans l’Histoire
Qu’il narrait chaque jour et chaque soir
Remplaçant son encre par son sang
Martyr du Liban qu’on regrette tant

Tout droit réservé
Marie-Josée Rizkallah

Le temps d’une prière

mai 19, 2008 in Coup de cœur, Coup de gueule, Coup de tête, Evènements, Religion, Voyages

Passant par une période d’hésitation, d’attente d’une catastrophe et de l’approche d’une fin – à quoi je ne sais pas – j’ai répondu à l’invitation de Pascale d’aller participer à une prière dans l’église de Notre Dame du Secours à Zouk. Ce n’est pas une église où je me rends souvent, j’y ai été une fois avant ce soir, seulement.

Cela m’a fait bizarre de me trouver dans cette église, où, il y a 15 ans de cela à peu près, un massacre commis dit-on par des forces armées chrétiennes, et où une vingtaine de personnes sont mortes suite à l’explosion d’une bombe à l’intérieur de l’église avait eu lieu.

J’y suis allée, sans savoir de quoi il s’agit au juste. Il était 18h00. Nous nous mettons au dernier rang, sur les conseils de Pascale. Au début, la foule des pratiquants commence par réciter le rosaire, les mystères de la Joie. Comme cela faisait un bail que je n’ai pas participé à une prière collective, j’ai uni ma voix à celle de l’assemblée.

Je m’attendais déjà de ne voir que de vieilles dames et quelques préadolescents, mais à ma surprise, l’église était pleine à craquer, de personnes de tous âges, et de différentes catégories de la société libanaise : il y avait même un homme des forces de l’ordre en costume venu prier avec sa femme, et un soldat de l’armée libanaise en uniforme également – ils étaient juste devant moi, voilà pourquoi j’ai pu les remarquer.

A la deuxième dizaine du chapelet, à ma grande surprise, pour ne pas dire choc, ce fut une voix d’une personne handicapée qui priait au micro ; elle prononçait très mal, et je me demandais comment on lui a permis de prendre la parole, parce que ça devait certainement gêner l’assemblée : non que je sois gênée moi-même, mais je trouvais un peu étonnant de donner la parole devant quelque 300 personnes quelqu’un qui balbutie.

J’ai voulu sortir, quelque chose m’avait tapé sur les nerfs sans que je ne le sache ; je supportais mal déjà l’idée qu’il y ait le rosaire avant la messe, ce qui promettait deux heures minimum à l’église, et en plus que cela soit dit au ralenti par une personne qui balbutie, moi qui suis un peu sur mes nerfs dernièrement. Quelque chose me chatouillait les nerfs, quelque chose d’incompréhensible. Pourquoi est-ce que je me sens aussi étrange parmi ces centaines de personnes ? Je ne suis pas agoraphobe, alors pourquoi ? Signalant à Pascale que je vais sortir, elle m’a dit : tu n’es pas obligée de rester, c’est normal que tu quittes.

Je ne sais pas pourquoi, quand elle m’a dit cela, j’ai reçu ses propos comme une gifle. J’écoutais une personne qui n’a pas la facilité de la parole, faire tous les efforts du monde pour prier, alors que moi, qui a tous les sens et les membres intacts, je ne me gêne pas une dizaine de minutes à prier ce Dieu en qui je crois, mais que je prends, ainsi que les grâces qu’Il me donne, pour de l’acquis. Je n’arrive pas à supporter une quinzaine de minutes d’un effort de parole de la part d’une personne qui est mon égale aux yeux de Dieu, mais qui n’a juste pas la possibilité d’utiliser ses membres inférieurs pour marcher, ni sa langue pour prononcer correctement une prière qui vient du fin fond de son cœur innocent, alors que moi, j’ai mis Dieu au 10ème degré dans ma vie, et j’use la faculté de la parole pour râler sur la situation dans laquelle on se trouve et pour critiquer les autres.

J’ai remis mes clés dans mon sac, et je me suis assise de nouveau sur le banc, et je me suis tue, laissant mon cœur parler à Ce qui me dépasse. Une heure de temps est passée sans que je ne le sente. J’étais dans une sorte de coma de la pensée et de la langue, réalisant qu’est-ce que je peux moi-même être handicapée de cœur et de foi. J’ai sentie soudain une soif dont j’avais perdu la sensation il y a plus de 9 ans. Une soif qui ne peut être désaltérée que par un face à face franc avec Dieu, dénudé de tout ce qui peut alourdir la rencontre avec ce qu’il y a de plus éthéré et plus suprême au monde.

Puis survient le moment de la messe. Je vois une ribambelle de jeunes de mon âge se précipiter vers l’autel, dont un violoniste et un organiste. J’ai voulu quitter, craignant un tapage quelconque d’une bande de musiciens qui ne trouve pas une scène qui puisse les accueillir à part l’autel de la paroisse, le genre à faire des gaffes de son inimaginables.

Il est déjà 19h40, et la nuit a déjà recouvert la région de son manteau ténébreux, ce qui m’a encouragé de rentrer chez moi plus tôt. Puis avant même que je ne me décide de partir, toutes les lumières de l’église ont été éteintes, et une obscurité rassurante régna sur l’endroit, avec une seule source de lumière, la croix en haut de l’autel. Et une douce musique, accompagnée de voix presque angéliques, a meublé un silence surprenant émanant d’une foule comptant par centaines. Que de clichés et de préjugés j’avais en tête. J’ai tout d’un coup compris pourquoi il y avait autant de personnes présentes dans ce lieu de prière. Parce qu’il y fait beau prier, il y fait beau ouvrir son cœur pour accueillir la paix et la bénédiction du Christ de la part d’un prêtre qui n’avale pas ses mots pour finir au plus tôt son devoir, mais qui donne envie de rester un peu plus protégée dans les mains du Christ et à l’abri sous le manteau de protection de la Vierge.

Plusieurs images se sont bousculées dans ma tête. J’ai senti qu’il est possible que des centaines de personnes sont capables d’ouvrir leurs cœurs en même temps dans un même endroit à l’Amour de quelque chose ou de quelqu’un, je me suis sentie tellement ridicule voulant échapper à quelques minutes de plus accordées à Dieu. J’ai senti que je courais après des nuages futiles et volatiles, et je m’obstinais à rester sous ces nuées, oubliant que ce ne sont que des cirrus, cumulus, nimbus, ou stratus, agréables à regarder certes, mais qui cache une source de lumière indéniable, qui est la même pour tout le monde.

Les premières personnes qui me sont venues à l’esprit, ce sont mes grands-parents paternels décédés, et j’ai réalisé combien leur présence me manque, et j’ai espéré que leurs âmes reposent paisiblement au ciel. J’ai également pensé à mes parents, à chaque membre de ma famille, à mon amour ainsi que sa famille, à mes amis notamment Pascale et son fiancé, ainsi que Karim, à certaines personnes qui ne sont plus de ce monde et qui ont marqué ma vie, aux grands parents de mon chéri à qui j’ai également prié pour le repos de leurs âmes bien que je ne les ai pas connu, aux martyrs de l’armée libanaise lors des évènements de mai-septembre 2007, aux innocents morts depuis 1975 et jusqu’aux derniers évènements d’il y a quelques jours, et aux personnes handicapées qui se trouvaient dans l’église, que j’ai envié pour leur simplicité de cœur. Et durant tout ce temps, mes yeux baignaient dans de grosses gouttes qui ne tardaient aucunement à dégringoler le long de mes joues, sans même m’en rendre compte. J’ai surtout pensé à ce pays meurtri, ce pays que l’on foule aux pieds. Trop d’images ont traversé mes pensées, mon cœur et mon esprit. J’ai formulé des tréfonds du cœur des prières à l’intention de tous ceux que j’ai cité, et j’ai voulu que ces moments d’union de prière avec une foule qui chante d’une seule voix ne prennent pas de fin. Toujours dans cette obscurité rassurante, à la fin de la messe, le prêtre a pris l’ostensoir et s’est dirigé vers la foule, et a bénis chaque personne présente en posant l’ostensoir sur sa tête. Cela a dû être long certes, mais le temps s’est écoulé comme le flux d’une rivière, et je n’exagère vraiment pas en faisant ce rapprochement. Vers la fin, j’ai voulu immortaliser un ou deux instants de ce que j’ai vécu, et j’ai pris trois photos de l’assemblée, mais à la volée, pensant qu’il est peut-être pas très conseillé d’utiliser un appareil photo. Après ces moments de paix du cœur, il était 21h15 je suis sortie rejoindre ma voiture.

Et là, je suis descendue de mon petit nuage qui m’élevait vers les cieux, et je suis tombée dans la triste réalité qu’est la jungle dans laquelle je me trouve : 6 voitures bloquaient carrément ma voiture, et j’ai dû attendre une vingtaine de minutes pour que la voie puisse être évacuée. Ça a certes étouffé 75% de ce que j’ai ressenti lors de la longue séance de prière, mais bon, je garde quand même une conviction : rien ne vaut des moments de paix au cœur vécus dans cet éclair de vie, et qui nous permettent de nous rapprocher d’avantage du Créateur.

Impressions au seuil d’une guerre froide qui se chauffe

fév 11, 2008 in Actualité, Coup de gueule, Coup de tête, Evènements, News and politics

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La prochaine guerre qui s’annonce, je la crains comme la peste. Je ne sais pas si je crains réellement la peste, parce que cette peur que m’inspire cette maladie n’est pas déclenchée par un facteur naturel, mais plutôt par procuration, grâce aux chefs-d’œuvre de la littérature française et aux produits du septième art américain.

La prochaine guerre, pour utiliser des métaphores issues de mon propre sac, je la crains comme les bombes israéliennes que je ne supportais plus d’entendre en août 2006, comme la terreur que j’ai ressentie en 1989 alors que des malabars me portaient pour me lancer au dessus des flots vers le navire Victory I arrêté à Byblos autrefois phare de la culture, à cause des bombardements excessifs sur le port de Jounieh empêchant l’ombre d’un navire de s’en approcher pour embarquer les Libanais brûlant de fuir une terre calcinée par une guerre utérine.

Voilà en des termes plus fidèles à mon vécu que je fais part de mon appréhension du spectre des combats qui rôde dans nos parages, pour assommer cette fausse colombe de paix qui ne vit que dans notre imagination, tels des faucons guettant leur candide proie chétive. C’est ce à quoi il faut s’attendre dans une nation livrée entre les bâtons d’une majorité et d’une opposition qui font la pluie et le mauvais temps sur un sol avide de beaux jours et qui commence à perdre espoir d’en vivre, s’il ne l’a déjà pas complètement perdu.

Paradoxalement, cette crainte de subir l’avènement d’une guerre est proportionnelle à mon impatience de la voir se déclencher. Tout simplement, parce que j’en ai vraiment assez de voir ce chaos et cette instabilité planant sur mon pays affecter ma propre vie, mon rythme quotidien et mes ambitions ; mon existence devenant le miroir d’une eau trouble et indécise, mon rythme quotidien submergé par les courants chauds tièdes et froids qui circulent dans mes instantanés journaliers constituant la matière grasse des papotages médiatiques et sociaux, et mes ambitions victimes des reports des scrutins dérisoires et de l’ajournement de cette promesse de quiétude et prospérité dont la simple mention chaque début d’année fait la réputation et la fortune des marchands divinatoires à la sauce Hayek et consort.

Auparavant, je n’avais même pas l’atome d’un doute que la situation au pays affectait directement ma propre existence, jusqu’au jour où j’ai vécu pleinement conflit israélo-libanais de 2006, où j’ai senti et perçu beaucoup de colonnes soutenant mon moral et mes croyances s’effondrer comme les moches cubes en bétons désignées couramment par le terme maison.

Pourquoi au juste ? Je ne le sais. Ou plutôt je ne veux pas réaliser que je le sais, parce que je n’arrive pas à contrôler ceci. Ceci, c’est mon attachement démesuré et incompréhensible à ma patrie, qui ne m’a rien donnée et qui n’a fait que me subtiliser mon enfance et ma jeunesse que j’aurai dû vivre d’une manière beaucoup plus insouciante que ce que j’ai vécu effectivement parce que rien ne m’en empêchait de me la couler douce.

Au qui devrais-je en vouloir ? La question est utile et inutile en même temps. A mes parents qui m’ont appris avant mon alphabet à aimer ma contrée ? C’est naturel me diriez-vous. A ma nature qui a tendance à aimer d’une façon excessive qui surpasse sa petite constitution ? Possible, mais je n’y peux rien. A l’inconscient collectif qui fait que chaque citoyen aime son pays ? Définissez-moi déjà qu’est-ce qu’un pays pour esquisser les traits d’une plausible réponse. Me poser de telles questions équivaut à vouloir donner des preuves à l’existence de Dieu, qui doit, s’il existe, se moquer de tous les débats existentiels le concernant, parce qu’il est là quelque part à nous regarder entamer des discussions et querelles byzantines sans qu’elles ne puissent changer le fait qu’il est.

Le problème en fin de compte est bel et bien là. Mon amour pour ce Liban est tel, que l’état piteux dans lequel les autres ont voulu qu’il se trouve, se reflète malgré moi dans ma tête. La solution, ce n’est pas de le quitter. Mais d’apprendre à m’en détacher petit à petit ou brusquement. Peut-être qu’un jour le quitterai-je, ou bien que j’y crèverai jusqu’à mon dernier jour qui viendrait soit naturellement, soit dans un attentat, soit par des balles perdues comme il est à la mode dernièrement ; là n’est pas le problème. Le problème est que n’importe où je devrai poursuivre cette existence, il n’est utile de cesser d’aimer ce Liban jusqu’à la moelle, et de taire, suspendre, étouffer ou tuer cet amour et en faire le deuil, pour pouvoir continuer mon parcours comme citoyenne de ce monde dont la seule préoccupation est sa famille et les être qu’elle aime, en dehors de tout patriotisme, car du peu que j’ai vécu en années et du trop que j’ai dû vivre comme expérience, j’ai compris que dans tout sentiment patriotique existe une guerre, mentale, ou concrète, car le patriotisme n’est qu’une lutte pour affirmer l’existence et l’identité d’une patrie qui n’en est pas encore une, qui endure une gestation douloureuse afin de s’affirmer un jour et anéantir tout chauvinisme meurtrier pour instaurer en dernier ressort le culte et la culture de la paix.

Joyeux Anniversaire Mon Amour

fév 09, 2008 in Coup de cœur, Evènements, Figures Notoires, Poèmes, Publications

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Ma main vacille dans l`incertitude
Tremble par crainte de mots imparfaits
De paroles manquant d’exactitude
De termes imprécis ou bien mal faits

Trouver le bon mot pour te souhaiter
En ce beau jour qui sort de l’ordinaire
Tous mes vœux d’amour, de joie, de gaieté
Pour un excellent anniversaire

A celui qui a pu décrocher
La meilleure place dans mon cœur
A mon prince à qui je suis attachée
A mon amour qui fait tout mon bonheur

Si je pouvais t’offrir une myriade
De belles étoiles scintillantes
Chantant à l’unisson une balade
Une extase de lumière luisante

Si je pouvais t’offrir une kyrielle
De très belles journées intarissables
Etoffées de calme, de ritournelles
De sources de bonheur inépuisables

Mais je réalise que je ne peux
T’offrir qu’un seul présent précieux et rare
Ce cadeau est mon cœur très amoureux
Accompagné de baisers par milliards

Je peux encore écrire mais je préfère
M’arrêter là, et clore ce poème
Encore une fois, Heureux Anniversaire
A mon amour que j’adore et que j’aime

© Marie-Josée 2008 à François