Triste
Tel un vieux choriste (Lire la suite…)
Que de poètes, que de plumes, que de chantres
De leurs ouvrages, ont fait de toi le centre
Tour à tour, portée aux nues par les troubadours
Tu te transmuais sans trêves au fil des jours
De Sin à Ishtar, Magna Dea de l’Orient
A l’amant levantin au charme luxuriant
Vanté et chanté, Ataba ou Mijana
Lune mariale, Hilal, ou d’Inanna
Mais toi que je chante, Lune transcendante
Tu es hors du commun, élevée, éminente
Tu te dévoiles chaque soir dans la cité
Des sommités, toute en gloire et solennité
Deir El Kamar, éponyme de cette Lune
Dont je veux louer les grâces et les fortunes
De toi s’exhalent des effluves de magnitude
De magnificence et de douce quiétude (Lire la suite…)
Comme une femme Noire de passion,
Comme une femme Rouge d’émotion,
Blanche comme un cygne, tel du café Brune,
Les pieds sur Terre et la tête à la Lune,
Le cœur dans ses mains, l’amour sur ses lèvres,
L’âme au fond des yeux, et le corps en fièvre,
Entraînée dans une danse andalouse,
Sensuelle, rebelle, libérale et jalouse,
Tendre, enflammée, baroque et rococo
Comme une danseuse de Flamenco
Dansant insouciante avec toute son âme
Je suis, je vis, j’aime, comme une Femme.
in Paroles Eprises ©Marie-Josée Rizkallah, 2008 – Tous droits réservés

J’aimerai bien être ta Reine
Pour que tu deviennes mon Roi
Pour contempler notre domaine
Ensemble du haut d’un beffroi
J’aimerai effacer tes peines
Parsemer de plaisirs ta voie
Anéantir les maux qui viennent
Incommoder ta douce joie
J’aimerai te serrer très fort
Tout contre mon cœur exalté
Et entrevoir percer l’aurore
Après des nuits à tes côtés
J’aimerai oublier le temps
L’espace, et ces grandes distances
J’aimerai réduire à néant
La voie du Liban à la France
J’aimerai te dire : « Je t’aime »
Le susurrer très tendrement
Et finir ce petit poème
Par un « Je t’Aime éperdument »
©Marie-Josée Rizkallah, 2008 – Tous droits réservés

Dans un rivage où l’espoir se noie
Dans les yeux des enfants qui larmoient
Je me retrouve le temps d’un sort
Le temps d’un destin qu’on croirait mort
Je me réveille le temps d’une nuit
Je découvre en moi la peur, l’ennui
Et puis je m’endors le temps d’un jour
Où il serait meilleur d’être sourd
Le temps d’une ère, le temps d’un temps
Le temps d’une époque où l’on attend
Un espoir, une lueur, un signe
Un point blanc ou un point à la ligne
Je me perds le temps d’une saison
Je quitte ma chambre, ma maison
Je quitte mon pays originel
Comme un paria, comme un criminel
Je m’éclipse, je baisse les bras
Je déclare forfait mon combat
Le temps d’un sort, le temps d’une vie
J’abandonne à jamais mon pays