Triste
Tel un vieux choriste (Lire la suite…)
Je me demande sans relâcheMon âme baigne dans un monde chaotique
Mon corps se noie dans un univers anarchique
Plus de paroles, plus de vent, plus de musique
J’ai perdu le do
J’ai perdu les mots
Un air sur ma peau
Me traverse,
Me transperce,
Me renverse,
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©Marie-Josée Rizkallah, 2009 – Tous droits réservés

Comme une femme Noire de passion,
Comme une femme Rouge d’émotion,
Blanche comme un cygne, tel du café Brune,
Les pieds sur Terre et la tête à la Lune,
Le cœur dans ses mains, l’amour sur ses lèvres,
L’âme au fond des yeux, et le corps en fièvre,
Entraînée dans une danse andalouse,
Sensuelle, rebelle, libérale et jalouse,
Tendre, enflammée, baroque et rococo
Comme une danseuse de Flamenco
Dansant insouciante avec toute son âme
Je suis, je vis, j’aime, comme une Femme.
in Paroles Eprises ©Marie-Josée Rizkallah, 2008 – Tous droits réservés

Dans un rivage où l’espoir se noie
Dans les yeux des enfants qui larmoient
Je me retrouve le temps d’un sort
Le temps d’un destin qu’on croirait mort
Je me réveille le temps d’une nuit
Je découvre en moi la peur, l’ennui
Et puis je m’endors le temps d’un jour
Où il serait meilleur d’être sourd
Le temps d’une ère, le temps d’un temps
Le temps d’une époque où l’on attend
Un espoir, une lueur, un signe
Un point blanc ou un point à la ligne
Je me perds le temps d’une saison
Je quitte ma chambre, ma maison
Je quitte mon pays originel
Comme un paria, comme un criminel
Je m’éclipse, je baisse les bras
Je déclare forfait mon combat
Le temps d’un sort, le temps d’une vie
J’abandonne à jamais mon pays