Posts Tagged ‘Beyrouth’

Debout sur le vieux quai de Beyrouth


2012
07.01

Debout sur le vieux quai de Beyrouth
Avec mes convictions et mes doutes
Je ne retrouvais pas mon vieux phare (Lire la suite…)


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Lettre ouverte pour la protection du patrimoine au Liban


2012
03.10

Vue de la mer depuis le palais Debbas – Saida. © Marie-Josée Rizkallah

J’ai écris cette lettre le 8 mars, pour inciter l’opinion publique à la sauvegarde du patrimoine libanais menacée plus que jamais par le développement immobilier. Je l’ai mise également entre les mains de la LCCPP (Ligue des Cités Cananéennes, Phéniciennes et Puniques) présidée par Mme Maha Chalabi, qui y rajoutera un compte-rendu de leur dernière rencontre.

« A tous les Libanaises et Libanais,
A tous les amoureuses et amoureux du Liban

Face à l’échec des efforts de protection et de conservation du patrimoine historique et culturel au Liban, et devant les menaces de destruction et de détérioration qui continuent à peser sur ces richesses nationales, nous lançons un cri à tous les Libanais afin de les exhorter à une prise de conscience pour la sauvegarde du patrimoine libanais.

Actuellement, les espaces maritimes antiques tout le long de la côte libanaise sont en proie à un danger de défiguration et de démolition, notamment l’installation portuaire phénicienne de Minet el-Hosn à Beyrouth, le port phénicien de Tyr, le vieux port de Byblos et le port de Tripoli.

Par ailleurs, le développement immobilier à Beyrouth continue d’engendrer des conséquences néfastes sur les sites archéologiques antiques de la capitale dont plus de 90% n’existent malheureusement plus. Par surcroît, la menace du tracé de l’autoroute du sud passant par 26 sites archéologiques guignant la cité portuaire de Tyr, entraînerait le déclassement de la ville de la liste du patrimoine mondial. Le tout couronné par un détachement flagrant de l’opinion publique ployant sous le poids de souci existentiels et rongée par un défaitisme insensé.

Le joug de la reconstruction et de la fièvre immobilière, accompagnées par un manque d’urbanisme et de planification des lieux, ont abouti à une situation chaotique alarmante, provoquant la disparition progressive des sites archéologiques au profit de l’architecture moderne dédaignant le concept d’intégration de ces sites aux projets immobiliers qui ajouterait une plus-value à ce dernier.

Ces dangers effarants sont une preuve évidente de l’incompatibilité du développement avec la notion de conservation du patrimoine, ainsi que de l’impuissance de l’État face à la disparition graduelle des marqueurs historiques du pays.

C’est pourquoi nous nous adressons à chaque citoyen libanais, aux étudiants, aux intellectuels, aux ouvriers, aux fonctionnaires, aux archéologues, aux artistes, aux familles, aux élus locaux et nationaux, et notamment aux médias, dont l’influence est conséquente sur l’opinion publique, à assumer leurs responsabilité et à jouer un rôle clé pour la préservation de leurs trésors historiques et culturels. Il y va du devoir de chacun, selon ses capacités, d’informer et de sensibiliser la société civile libanaise dans toutes ses composantes, pour la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine.

Nous faisons également appel aux autorités libanaises, à leur tête le Président de la République, le Premier Ministre, le Gouvernement libanais, spécialement le Ministère de la Culture, le Ministère des Travaux publics, et le Ministère du Tourisme, ainsi que le Conseil du Développement et de la Reconstruction (CDR) à effectuer les démarches nécessaires pour assurer la protection des sites archéologiques.

Il est utile de prendre en considération que le fait de défendre farouchement son patrimoine ne diverge absolument pas avec la notion de développement. La Culture, dont le patrimoine fait partie, est une ressource notable du développement durable sur le plan économique, social et environnemental, et constitue une composante de l’essor humain, permettant d’assurer la croissance économique au Liban. »

Marie-Josée Rizkallah  ©  2012


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Chronique d’un désastre libanais presque quotidien


2012
01.18

Crédits photos : ANI

Au cœur de ces circonstances dramatiques et précaires dans lesquels nous marinons, au fin fond de ce marécage de dépravation et de décadence, l’indifférence de nos concitoyens face à l’ampleur du désastre de Fassouh est consternante. Indifférence, oui, parce que crier sa rage sur la toile, écrire de beaux éditos révoltant dans la presse,  afficher des mines d’enterrements occasionnelles, et reprendre le train-train de la vie quotidienne une semaine après comme si de rien n’était, ne peut être décrit que par l’indifférence… (Lire la suite…)


Destruction du théâtre de Beyrouth ou Beyrouth théâtre des destructions ?


2011
12.18

Couverture du livre de Hanane Hajj-Ali affichant l'enseigne du Théâtre de Beyrouth.

Après le très regretté Théâtre Ingea de Tripoli, le glas sonnera bientôt pour le Théâtre de Beyrouth, à Ein el-Mreisseh. Des décennies de mémoires, d’accomplissements, de spectacles, d’émotions, d’applaudissements, vont être rasées, pour laisser la place à un projet immobilier. Les circonstances actuelles au pays des cèdres veulent que les théâtres soient détruits, parce qu’ils ne servent plus à rien. Les Tartuffes et  les Scapins courent les rues, plus la peine d’avoir des planches où ils se reproduisent. (Lire la suite…)


Liban : 11 avril 2005 – 11 avril 2011, Et elles attendent toujours …


2011
04.11

©Marie-Josée Rizkallah, 2010 – Tous droits réservés

Savez-vous que cela fait 6 ans que les mères, femmes et sœurs des Libanais portés disparus font un sit-in devant l’Escwa au centre-ville de Beyrouth ?

« Vraiment ? Elles sont toujours là ? » ; « Ah oui c’est vrai … pauvres femmes » ; « les pauvres, elles auront encore à attendre longtemps » ; « elles croient vraiment que leurs fils reviendront un jour ? » ; « Qu’est-ce qu’on peut y faire … » etc.

Ce sont les réactions types de la plupart des Libanais qui tout simplement s’en foutent. Parce qu’ils oublient et qu’ils ont la mémoire courte, vraiment très courte. (Lire la suite…)



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