Archive for décembre, 2007

Mon ami, mon étoile, mon maître


2007
12.16

Le splendide ballet des célestes nuées

Les unes blanches et les autres anthracites

S’éternisait, tourbillonnait et embuait

Un ciel bleu tiré d’une toile de Magritte


Mon regard rivé sur ce décor séraphique

Je vis soudain quelqu’un sourdre comme une source

Comme une étoile au scintillement magnifique

Un esprit circonspect, doux et plein de ressources


Il est venu, il s’est posé sur ma fenêtre

Comme une colombe augurant une nouvelle

Une sublime missive qui fait renaître

Un esprit avide de parcelles de ciel


Il s’est insinué dans ma vie en douceur

Il a parcouru mes pensées et tout mon être

Il est venu planter un sourire enchanteur

Certifiant un bonheur sans pourtant le promettre


Il m’appelle petit soleil, alors que lui

Il est un astre sans pareil, hors du commun

Une étoile discrète illuminant les nuits

Un réconfort immuable aux cent milles mains


Fille des cèdres et d’un orient compliqué

Piètre apprentie à l’école de la patience

J’ai croisé sur mon chemin un homme appliqué

Appliquant de la vie toute sa quintessence


Fils d’une dame en blanc figure de sagesse

Et d’un mystique soufi simple en sa grandeur

Il a mis sur mon parcours en toute finesse

Des préceptes austères emprunts de valeurs


Ces apophtegmes, ce n’est point avec des mots

Qu’ils m’ont été communiqués par mon étoile

Mais avec un sourire surpassant les maux

Une ferme foi, un nef bien portant la toile


Il me dit maintes fois : « Lorsque les jours se tordent,

Mets-toi à côté d’eux, petit soleil, et dors

Le Tout-Puissant en toute sa miséricorde

Veille sur nous, nous aime d’un amour très fort


N’oublie point que la vie est un long chapelet

Fait de misères que le philosophe égrène

En riant, je dois toujours te le rappeler

Le rire est l’exutoire de toutes nos peines »


Louant le Créateur, le Grand, l’Unique, le Père

Invoquant Mahomet, Jésus et Moïse

Trouvant son refuge chez Marie, notre mère

Priant dans une mosquée ou dans une église


« Nous sommes tous, me dit-il, fils d’un même Dieu

Nous possédons tous un corps, un cœur, et une âme

Que nous soyons jeunes ou que nous soyons vieux

Nous sommes les fils et les filles d’Abraham »


Messager de paix dans un univers de bruts

Tel est cet homme robuste au cœur de cristal

Ce pacifiste que l’extrémisme rebute

Cet arabe fier de son Algérie natale


C’est ainsi que j’ai ouvert les yeux sur sa voie

Qui n’est que bonne humeur, qu’alacrité du cœur

C’est sa conception de la vie, sa Tariqa

Sa voie, sa prière, son secret du Bonheur


Le bonheur c’est lorsque le chagrin se repose

Le bonheur c’est accueillir la grâce divine

Le bonheur c’est l’amour de Dieu en overdose

Le bonheur c’est quand le sage et le fou badinent


Mon maître, je le connais sans trop le connaître

Je l’ai rencontré un soir au bord du chemin

C’est mon ami, mon frère qui m’a fait renaître

C’est mon étoile veillant sur mon lendemain

Ecrit le 28/11/2006 à mon ami, mon étoile, mon maître, Karim

Par Marie-Josée R. Tout droit réservé©

Je le poste aujourd’hui à l’occasion de son 2eme anniversaire :-D


La banalisation de la terreur


2007
12.13

Mon peuple mérite la palme d’or

Du détachement d’une nation qui dort

Le pays se meurt, le pays succombe

Des mains maléfiques creusent des tombes

Mon peuple est insensible, détaché

Face à la violence qui s’est lâchée

Qui est devenue le pain quotidien

Devant laquelle il ne ressent plus rien

La banalisation de la terreur

S’ancre dans les esprits et dans les cœurs

Le sang coule comme l’eau d’une source

La mort et la douleur font une course

La crème des Libanais est la cible

Du mal est des crimes les plus horribles

Et la vie continue, et le temps passe

Et les hommes les plus nobles trépassent

Pourquoi la mort doit-elle être précoce

Pourquoi doit-elle être affreuse et féroce

Pourquoi le Libanais est condamné

A subir le triste sort des damnés

Pourquoi le Liban est-il obligé

D’endurer les lourds fardeaux infligés

Par toutes les puissances étrangères

Qui notre souveraineté enterrent

Pourquoi le Liban doit toujours souffrir

Pourquoi doit-il toujours subir le pire

Redonnez-lui la paix au lieu de la prendre

Laissez-le renaître de ses cendres

Par Marie-Josée R. Tout droit réservé©


Echanges poétiques sagement salaces


2007
12.05

Un jour, mon amour,
Non sans un sens d’humour
A voulu m’envoyer une lettre d’amour
Et aux vers de Musset a eu recours
Et me dédia le suivant discours :

Quand je mets a vos pieds un éternel hommage,
Voulez-vous qu’un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d’un coeur
Que pour vous adorer forma le créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n’ose dire.
Avec soin de mes vers lisez les premiers mots,
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

(Alfred de Musset, de la part de mon chéri)
A ces mots-là, je pris ma plume, et décidai de lui répondre de la même manière:

Plutôt que de répéter les vers de Sand
Puisque cette nuit n’est pas une date probable
Mon amour, la réponse que tu demandes
Tu la liras ci-dessous, à la lumière de la précédente fable :

Je pense que ce poème fort séduisant
T’as bien amusé, Ah ce Musset !
Aime-t-il sans doute le jeu des propos plaisants
Beaucoup d’amour et de piquant, tu le sais
Et de volupté émanent de ce message
J’ai pensé t’écrire quelque chose de semblable
Ai-je cependant le droit de copier, est-ce sage ?
Une petite lune serait-elle capable
Folle comme elle l’est d’imiter un soleil ?
Envie de mots doux, envie de grandeur
De plaisirs fous dans le domaine de l’art
Toi, penses-tu que mes vers ont assez de valeur ?
Tu dois te dire, ces mots ne sont pas aussi rares
Me proposerais-tu quelque chose de meilleur ?
Manque plus que les vers de Baudelaire et Ronsard
Mon style serait ainsi de qualité supérieure
Amour et poésie ne seraient plus les fruits du hasard

(Ma réponse)
(Tout droit réservé)

A bon lecteur, salut :-p



Marie-Josée E. Rizkallah | Créez votre badge