Archive for octobre, 2007

Mon tout premier SLAM !


2007
10.28

Voici mon tout premier Slam, écrit il y a un bon bout de temps, j’ai envie de le partager avec vous :

Il est des jours …

Il est des jours où plus rien n’a de couleur

Il est des jours où le musc n’a plus d’odeur

Où l’atmosphère se drape de froideur

Où les mots qu’on dit manquent de profondeur

Il est des jours où l’espace d’un instant

On sent que vraiment plus rien n’est consistant

On ressent un vide, un néant persistant

Un manque d’un bonheur absent et distant

Il est des jours où une rose amarante

Se métamorphose en épine aberrante

Il est des jours où l’eau de mer est mourante

Où l’eau de source n’est plus désaltérante

Il est des jours où on ne ressent plus rien

Où plus rien n’arrive à nous faire du bien

Où le beau temps occasionne un temps de chien

Où les jours nous détroussent de tous nos liens

Il est des jours où le jour n’est plus le jour

Où le soleil brûle, étouffe et reste sourd

Il est des nuits où l’ennui pèse si lourd

Où la lune n’est plus figure d’amour

Il est des jours où du cœur le feu s’évade

Où sa flamme s’amoindrit et se dégrade

Où elle se fourvoie et devient nomade

Perd de vue son âtre ardent et ses arcades

Il est des jours où on se sent épuisé

Où la joie et l’espoir sont amenuisés

Il est des jours où l’on est pulvérisé

Par une mélancolie centralisée

Il est des jours où on n’a plus d’énergie

Où l’affliction consume et assagit

Où la condition devient à l’effigie

D’un supplice anéantissant qui surgit

Il est des jours où j’ai envie de me taire

Où mes rimes et mes mots tombent par terre

Il est des jours où l’existence m’atterre

Où il me tarde en vérité qu’on m’enterre

(Tous droits réservés. Marie-Josée R.)

Auquel Houssam, un ancien collègue de Libnanews, avait répondu par ce qui suit :

Oui ma belle, je comprends cette piteuse déroute,
Mais franchement détends toi, et s’il te plaît écoutes ;
Faut-il vraiment s’acharner coûte que coûte,
Sur ton sort qui brûle et s’enflamme  à Beyrouth ?

Il est vrai que la vie est bien souvent comme la mort,
Mystérieuse et enfouie de tristes remords ;
Mais as-tu déjà songé au bonheur ou à l’aurore ?
Ou même à ce sentiment qui met en émoi ton corps ?

Il est des jours aussi ou le vent durant des heures,
Chantonne, ronfle et crie sa mélodie d’ailleurs…
Les chênes de leurs feuilles se sentent lourds et râleurs…
Ainsi le ciel les libère de leur triste malheur !

Il est des jours ou le jour devient nuit,
Ou la lune cache le soleil et ainsi se réjouit…
Puis la minute qui suit, le monde à nouveau s’alourdit,
Le soleil plus fort et plus beau de l’ombre, resurgit.

Il est vrai ma belle, qu’il y a des jours où l’on n’a plus d’énergie…
Que la vie, nous semble lourde et pauvre en poésie…
Mais as-tu déjà songé à la mort, ainsi qu’à l’oubli ?
Dis-toi que ce manque d’énergie, les morts te l’envient !

Ainsi pour toi, il est des jours ou plus rien n’a de couleurs…
où le musc et le jasmin,  ne dégagent plus d’odeur…
Mais aurait-tu pensé à cet arc-en-ciel vif tel un frimeur,
Qui les premiers jours de printemps nous berce dans le plus grand bonheur ?

Pour finir ma belle, relaxe et inspire un bon coup,
Dis-toi que tout autour tes amis t’aiment beaucoup,
Que sans toi, sans ton sourire, le monde serait fou,
Et pour t’avoir il aurait traversé l’univers jusqu’au bout…

A suivre….. ?


Le retour de la Fille Prodigue


2007
10.16

Cette histoire que je vais vous raconter pourrait être intéressante pour certains, banales pour d’autres, ou même encore insensée ou incroyable. Qu’importe, pour moi l’essentiel c’est qu’elle me tient à cœur, qu’elle semble sortir tout droit d’un film Disney, se terminant par une fin heureuse, chose que je dois surtout à l’homme et l’amour de ma vie, Frenchy, que je ne saurais jamais remercier pour tout ce qu’il a fait pour moi, et je n’en reviens toujours pas.

Je pense que les lecteurs fidèles à mon blog, ainsi qu’à celui du Liban par Frencheagle, savent très bien qu’un petit Spitz allemand femelle portant le nom de Chloé partage allégrement ma vie et celle de ma famille, et qu’un très bel Husky sibérien femelle du nom de Cali vit agréablement avec Frenchy et ses parents.

Le samedi 6 octobre, à 6h30, alors que j’étais devant mon ordi, une petite patte tremblotante m’effleure pour m’alerter qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas du tout rond. Chloé a du manger quelque chose contenant des traces de cyanure ou d’arsenic, vu qu’on avait des travaux à la maison et que les produits traînaient à un certain endroit de la demeure. Affolés, je la pris en compagnie de mon père chez le seul vétérinaire encore ouvert à 18h30 dans la région, et malheureusement le plus charlatan et matérialiste du pays.

Les premiers soins accordés à cette petite boule de poils qui n’arrivaient plus à tenir debout et dont la température a grimpé jusqu’au 42 degrés, il nous a été fortement conseillé de la garder chez lui en surveillance, par peur d’une éventuelle crise cardiaque…

Alors que je me faisais un sang d’encre à son sujet, mon père est rentré lundi, ne voulant plus évoquer le nom de ma chienne à la maison et nous demandant d’oublier son histoire : la première chose qui nous est monté à l’esprit était que ma petite Chloé était morte. Mardi j’apprends qu’elle ne l’était pas, mais que le véto chez qui on l’avait mis avait inventé une maladie contagieuse, nécessitant une biopsie et des tests spéciaux et un traitement long et coûteux (500$ minimum) mon père, par peur pour la santé de la famille, a préféré confier ma petite chienne à une animalerie où ils s’en occuperaient et la donneraient à une famille qui voudrait l’adopter … Il s’est avéré qu’une semaine avant cet incident, ma mère et la fille qui travaille chez nous ont eu une sorte d’allergie cutanée, et le médecin de la famille, sous les pressions de ma tante (qui n’aime pas les chiens) a diagnostiqué une allergie aux selles d’un chien malade :-s

Bref, mon père ne voulant pas m’indiquer le lieu où se trouve internée ma petite chérie parce que conscient que j’allais la rechercher, Frenchy et moi, ainsi que mon amie Pascale, nous nous sommes lancées dans une aventure, mission spéciale à la recherche de Chloé. Etant au courant de part ma mère que Chloé se trouverait chez un véto vers Antélias, nous avons parcouru en long et en large tous les vétos et les animaleries de Sin el Fil, à Mansourié, à Zalka, Jal el Dib, Antélias, Naccache, Rabieh, Jounieh, Kaslik, recherchant en vain Chloé.

La malchance a voulu que nous tombions sur une animalerie qui avait reçu la veille une chienne blanche, de la même race que la mienne, et qui l’avait relâchée en pleine ville, parmi les voitures et tous les dangers que peut présenter un tel endroit. Pris de peur, nous longions les ruelles d’Antélias, où plusieurs témoins avaient attesté avoir vu cette « belle » chienne traîner dans les rues. Ne voulant plus entrer dans les pénibles détails ô combien nombreux ! de cette journée où nous avons été témoins de la gentillesse de quelques rares personnes ainsi que d’ouvriers irakiens qui sont partis à la recherche avec nous, et témoins du dédain et de l’ironie de plusieurs qui riaient de nous, qui sommes à la recherche d’une chienne.

Les recherches se sont poursuivies jusqu’au samedi, sans que mes parents ne le sachent, jour où mon père m’a fait part de l’endroit où se trouve Chloé, à Safra, à l’autre bout de l’endroit où on avait entrepris nos recherches) qui attendait une dame pour venir la prendre lundi. Promettant à mon père de ne pas y aller pour lui laisser la chance d’avoir une nouvelle famille d’accueil, j’ai dû me faire une raison, et prier pour que ce petit sac à puce blanc se trouve un toit chaleureux.

Finalement, je n’ai pu résister. Sans rentrer dans les détails de mes retrouvailles avec Chloé puisqu’il existe une version officielle et une version officieuse (il faut des fois un avoir recours à un petit tour, pour une bonne action), j’ai pu retrouver samedi ma petite peluche. Elle avait fait une grève de la faim, refusant toute nourriture, pensant être abandonnée par ses maîtres, toute maigrelette, la mine tristounette à faire craquer même ceux qui prétendent ne pas aimer les chiens. Après une consultation et des tests obligés à l’issue de tous ces aléas, chez son vétérinaire habituel Animal House, M. Fawzo Nicolas et son fils Elias que je tiens à remercier, surtout leur assistante Vicky qui a vraiment fait de son mieux pour nous aider à retrouver ma chienne, Chloé, fraîche et pimpante, et surtout en très bonne santé, a fait une escale chez les parents de Frenchy que je tiens également à remercier pour leurs précieux conseils et leur compréhension, et surtout pour toute l’affection dont ils ont témoigné à la petite sœur de Cali.

Enfin, Chloé est de retour à la maison, et tout le monde en est content, surtout ma mère et ma sœur, et même mon père qui avait voulu éloigner Chloé par peur pour la santé des membres de sa famille, lui qui consacre normalement une dizaine de minutes par jour à faire jouer cette petite chipie. Je le remercie également de ne pas l’avoir laissé sur la route ou bien chez des gens indignes de confiances, comme ce qu’on fait les maîtres du petit chien blanc qu’on a recherché, pensant être Chloé. Je n’oublierai pas non plus de remercier Frenchy encore une fois, et lui dire qu’il est Adorable, dans tous les sens que peut avoir cet adjectif, et que je l’Aime Plus Que Tout.

Enfin, je laisse la parole à la grande sœur de Chloé, son altesse Cali, qui a certainement un mot à dire dans tout ça …



Marie-Josée E. Rizkallah | Créez votre badge