Voici mon tout premier Slam, écrit il y a un bon bout de temps, j’ai envie de le partager avec vous :
Il est des jours …
Il est des jours où plus rien n’a de couleur
Il est des jours où le musc n’a plus d’odeur
Où l’atmosphère se drape de froideur
Où les mots qu’on dit manquent de profondeur
Il est des jours où l’espace d’un instant
On sent que vraiment plus rien n’est consistant
On ressent un vide, un néant persistant
Un manque d’un bonheur absent et distant
Il est des jours où une rose amarante
Se métamorphose en épine aberrante
Il est des jours où l’eau de mer est mourante
Où l’eau de source n’est plus désaltérante
Il est des jours où on ne ressent plus rien
Où plus rien n’arrive à nous faire du bien
Où le beau temps occasionne un temps de chien
Où les jours nous détroussent de tous nos liens
Il est des jours où le jour n’est plus le jour
Où le soleil brûle, étouffe et reste sourd
Il est des nuits où l’ennui pèse si lourd
Où la lune n’est plus figure d’amour
Il est des jours où du cœur le feu s’évade
Où sa flamme s’amoindrit et se dégrade
Où elle se fourvoie et devient nomade
Perd de vue son âtre ardent et ses arcades
Il est des jours où on se sent épuisé
Où la joie et l’espoir sont amenuisés
Il est des jours où l’on est pulvérisé
Par une mélancolie centralisée
Il est des jours où on n’a plus d’énergie
Où l’affliction consume et assagit
Où la condition devient à l’effigie
D’un supplice anéantissant qui surgit
Il est des jours où j’ai envie de me taire
Où mes rimes et mes mots tombent par terre
Il est des jours où l’existence m’atterre
Où il me tarde en vérité qu’on m’enterre
(Tous droits réservés. Marie-Josée R.)
Auquel Houssam, un ancien collègue de Libnanews, avait répondu par ce qui suit :
Oui ma belle, je comprends cette piteuse déroute,
Mais franchement détends toi, et s’il te plaît écoutes ;
Faut-il vraiment s’acharner coûte que coûte,
Sur ton sort qui brûle et s’enflamme à Beyrouth ?
Il est vrai que la vie est bien souvent comme la mort,
Mystérieuse et enfouie de tristes remords ;
Mais as-tu déjà songé au bonheur ou à l’aurore ?
Ou même à ce sentiment qui met en émoi ton corps ?
Il est des jours aussi ou le vent durant des heures,
Chantonne, ronfle et crie sa mélodie d’ailleurs…
Les chênes de leurs feuilles se sentent lourds et râleurs…
Ainsi le ciel les libère de leur triste malheur !
Il est des jours ou le jour devient nuit,
Ou la lune cache le soleil et ainsi se réjouit…
Puis la minute qui suit, le monde à nouveau s’alourdit,
Le soleil plus fort et plus beau de l’ombre, resurgit.
Il est vrai ma belle, qu’il y a des jours où l’on n’a plus d’énergie…
Que la vie, nous semble lourde et pauvre en poésie…
Mais as-tu déjà songé à la mort, ainsi qu’à l’oubli ?
Dis-toi que ce manque d’énergie, les morts te l’envient !
Ainsi pour toi, il est des jours ou plus rien n’a de couleurs…
où le musc et le jasmin, ne dégagent plus d’odeur…
Mais aurait-tu pensé à cet arc-en-ciel vif tel un frimeur,
Qui les premiers jours de printemps nous berce dans le plus grand bonheur ?
Pour finir ma belle, relaxe et inspire un bon coup,
Dis-toi que tout autour tes amis t’aiment beaucoup,
Que sans toi, sans ton sourire, le monde serait fou,
Et pour t’avoir il aurait traversé l’univers jusqu’au bout…
A suivre….. ?