J’en ai marre, vraiment marre
De cette vie, ce cauchemar
Où l’on vit parmi les ombres
Où l’on n’est qu’un simple nombre
Au sein d’une grande meute
Qui ne connaît point d’émeute
J’en ai marre, vraiment marre
Des fluets et des faiblards
Tels des moutons de panurge
Ceux qui jamais ne s’insurgent
Qui ne savent qu’acquiescer
Se soumettre, s’abaisser
J’en ai marre, vraiment marre
Des suiveurs et des couards
Qui vivent comme des pions
Des créatures qui ont
Cette foi du charbonnier
Ces vieux bigots moutonniers
J’en ai marre, vraiment marre
De ces porteurs d’encensoirs
De ceux qui couvrent de fleurs
Des emberlificoteurs
Des menteurs et des tartuffes
Qui fourrent partout leurs truffes
J’en ai marre, vraiment marre
De ceux qui ont du pouvoir
Des cocos qui nous gouvernent
Ces vermines qui nous cernent
De ces perfides seigneurs
De ces criminels saigneurs
J’en ai marre, vraiment marre
Des individus barbares
Des vieux quidams insipides
Stupides, avides, cupides
Ces faux héros ridicules
Ces zéros qui capitulent
J’en ai marre, vraiment marre
Des grands prétentieux ignares
De ceux qui bombent le torse
Qui déploient toute leur force
A crier sur tous les toits
Leur sottise et leurs exploits
J’en ai marre, vraiment marre
De ce bruit, ce tintamarre
De tous ces gens qui s’agitent
De ces idiots qui s’excitent
De ces machins qui turbinent
De l’écrasante routine
J’en ai marre, vraiment marre
De ce pays, ce bazar
Des mensonges qu’on nous conte
Des fables qu’on nous raconte
Des bougres soporifiques
Sur la scène politique
J’en ai marre, vraiment marre
Je me sens même bizarre
Je leur donne sans savoir
De l’effet, du poids notoire
Je tais mon stylo bavard
En crayonnant un point noir.
Tous droits réservés Marie-Josée ©2007.