Archive for the ‘Méditations’ Category

Le temps qui passe …


2011
08.22

Je me demande sans relâche
Si le temps est une notion
Un concept auquel on s’attache
Un sortilège, une potion (Lire la suite…)


Je tourne autour de mon cœur


2010
04.29

Comme des pétales autour de leur tige
Je tourne autour de mon corps, vole, voltige
Les bras ouverts vers le ciel, volée, vertige
Je gravite autour de mon cœur, quel prodige

Je me délie de tous les fils, je me vide
Tel un verre se libérant de son liquide
Pour accueillir en moi la grâce limpide
Du Dieu miséricordieux, mon seul guide

En apesanteur, je perds tous les repères
J’évolue vers l’éther, m’élève, prospère
Aspirant à voir Allah, mon Dieu, mon Père
Je tourne, décolle, m’évapore, me perds

Tel un derviche, je tourne autour de mon âme
Dieu est là, dans mon cœur d’enfant et de femme
Je deviens une torche blanche qui s’enflamme
Témoin de l’Amour que mon cœur réclame

©Marie-Josée Rizkallah, 2010 – Tous droits réservés


La corde invisible


2010
02.14

cordeinvisibleUn paysan avec 3 de ses ânes se rendait au marché
pour vendre sa récolte.

La ville était loin et il lui faudrait plusieurs
jours pour l’atteindre.

Le premier soir, il s’arrête pour bivouaquer non
loin de la maison d’un vieil hermite.

Au moment d’attacher son dernier âne, il s’aperçoit
qu’il lui manque une corde.

Si je n’attache pas mon âne se dit-il demain, il
se sera sauvé dans la montagne!

Il monte sur son âne après avoir solidement attaché
les 2 autres et prend la direction de la maison
du vieil hermite.

Arrivé, il demande au vieil homme s’il n’aurait pas
une corde à lui donner.

Le vieillard avait depuis longtemps  fait voeux
de pauvreté et n’avait pas la moindre corde,
cependant, il s’adressa au paysan et lui dit:

« Retourne à ton campement et comme chaque jour
fait le geste de passer une corde autour du cou de
ton âne et n’oublie pas de feindre de l’attacher à
un arbre. »

Perdu pour perdu, le paysan fit exactement ce
que lui avait conseillé le vieil homme.

Le lendemain dès qu’il fût réveillé, le premier
regard du paysan fût pour son âne.

Il était toujours là!

Après avoir chargé les 3 baudets, il décide de
se mettre en route, mais là, il eut beau faire,
tirer sur son âne, le pousser, rien n’y fit.

L’âne refusait de bouger.

Désespéré, il retourne voir l’Hermite et lui
raconte sa mésaventure.

« As-tu pensé à enlever la corde? » lui demanda-t-il.

« Mais il n’y a pas de corde!ü » répondit le paysan.

« Pour toi oui mais pour l’âne… »

« Le paysan retourne au campement et d’un ample
mouvement, il mime le geste de retirer la corde.

L’âne le suit sans aucune résistance.

…………………………

Ne nous moquons pas de cet âne. Ne sommes-nous pas,

nous aussi, esclave de nos habitudes, pire, esclave

de nos habiudes mentales?

Demandez-vous quelle corde invisible vous empêche de
progresser…

J’ai reçu cette histoire d’un mail envoyé par un ami. Le mail est signé : Christian Godefroy


Au cœur des nuits sans étoiles …


2010
01.06

lune nuit

Au cœur des nuits sans étoiles et des jours sans soleil,
Au cœur des foules denses où danse le cafard,
Au cœur des cœurs d’où le cœur est absent,
Au cœur des temps immobiles où demain n’a plus de sens,
Au cœur de nos désespoirs et de nos solitudes,
Mon Dieu tu ne viens pas et pourtant je t’attends.

C’est alors au cœur de nos silences et de nos attentes,
Mon Dieu je t’entends murmurer :
« Je suis au cœur de tes nuits sans étoiles,
Je suis au cœur de temps que tu croies immobiles,
Je suis au fond de ton désespoir et ta solitude.
Et toi mon enfant, viendras-tu ?
De toute éternité, Je t’attends … »


France2 déclare Beyrouth, capitale mondiale de la chirurgie esthétique


2009
12.07
Une candidate aux législatives de 2009 refaite jusqu'aux pointes des cheveux

Une candidate aux législatives de 2009 refaite jusqu'aux pointes des cheveux

Le journal de 20h00 sur France 2 ce soir propose un reportage sur la capitale mondiale de la chirurgie esthétique. Avec un brin de suspens, le présentateur a souligné que la capitale mondiale de la chirurgie esthétique n’est ni le Brésil, ni les Etats-Unis, mais bel et bien le Liban, avec une femme sur trois qui passe sous le bistouri.

Eh oui, la capitale mondiale du livre qui a accueilli cette année avec une campagne passive et plate les Jeux de la Francophonie, ne fait pas parler d’elle pour ses activités culturelles, mais c’est la chirurgie esthétique qui vole la vedette à la kyrielle d’évènements enrichissants mais passés sous silence.

La caméra de France 2 a fait sa première escale dans la clinique du Dr Saab, un chirurgien esthétique connu au pays des cèdres. Sa clinique est plutôt désignée au Liban par un Hôpital, et l’on peut apercevoir une imposante affiche blanc sur bleu, sur l’autoroute après Nahr el-Kalb, au Nord de Beyrouth, aussi imposante qu’une pancarte indiquant que Beyrouth est à 10km.

Une jeune libanaise à peine sortie de l’adolescence, portant clairement les marques d’une jeune orientale, non sans charme, débarque dans la clinique pour se refaire le nez « à l’occidentale », selon le reportage – alors qu’elle n’en a pas tellement besoin. Elle voulait également se gonfler les seins parce que son profil est un peu « plat ». Et elle l’aura, grâce aux mains du maître sculpteur, qui sait bien manier sa gouge et ses limes.

Une autre, en sirotant son café et en papotant avec une musulmane on ne peut plus orientale avec ses traits et plus occidentale que les occidentaux avec son foulard noué à la Catherine Deneuve, dit avoir besoin de passer par la chirurgie esthétique pour se trouver un mari, parce qu’il faut « souffrir pour être belle et pour plaire à un homme qui recherche une épouse ». Pathétique.

Et une autre jeune d’à peine 20 ans, vient chez le docteur Nassar pour avoir le même nez que Haifa, alors que sa bouille ne lui ressemble en rien, et que son nez lui va tellement bien à son visage, que le petit nez retroussée agrémentant convenablement le beau minois de la vedette, ne saurait se trouver au milieu de son visage d’un autre type. Sans oublier de citer les prêts bancaires accordés pour se faire remodeler une partie du corps, évalués à quelques milliers de dollars. A entendre cette information, on a tendance plutôt à en rire, mais le reportage affirme qu’il y a déjà eu 4000 prêts à des fins esthétiques et chirurgicales.

Bref, attirer l’attention dans ce pays en allant à l’extrême, on sait le faire. Que ce soit par la chirurgie esthétique, par les manifestations, par notre simplicité compliqués, par nos attentats, par nos martyrs, par nos résistances, etc. La femme libanaise gagne en canons de beauté plastique, mais perd de son charme originel. Haifa est une belle femme, mais allez dire aux Libanaises, femme au foyer, femme d’affaire, fonctionnaire, artiste, enseignante, amante, courtisane, et j’en passe, qu’elles ne pourront pas détrôner ce phénomène médiatique et esthétique au moyen de toutes les chirurgies du monde, aucun neurone ne pourrait répondre présent et comprendre ce fait. Elles pensent que ressembler à cette femme canon qui a réussi une carrière phénoménale, leur permettra de réussir aussi dans la vie, soit en se trouvant un bon parti, soit en trouvant un amant pour satisfaire l’égo et les vives langues des commères, mais surtout pour faire parler d’elle, quelle que soit la situation, parce que le show off, ou le « bling bling » selon le documentaire, c’est le premier commandement pour être Libanais du troisième millénaire.

Beaucoup de questions pointent après la vue de ce reportage. Ces femmes, en fin de compte, changent-elle parce que c’est ce qu’elles le désirent réellement, ou bien finissent-elles par le faire avec l’argent qu’elles n’ont pas pour plaire à cette société qu’elles n’aiment pas, et de laquelle elles désirent se démarquer en ressemblant à la gente féminine du ponant ? Y aura-t-il toujours une beauté naturelle libanaise ou la femme libanaise se réduira-t-elle à ce produit de consommation de l’Ouest, tant recherché par les richards du Golfe ? Où est le naturel authentique de ces femmes ? ou bien sont-elles au fond très factices et éprouvent l’envie de paraître naturelles ayant recours à ce qui est artificiel ? Finit-on par confirmer la grande parole de Chesterton : « Otez le surnaturel, il ne reste plus que ce qui n’est pas naturel. » ?

Par Marie-Josée R.
P.S. A ce sujet, lire également l’article de Frenchy en cliquant ici


La valeur intrinsèque est toujours intacte


2009
06.23

Un conférencier bien connu commence son séminaire en tenant bien haut un billet de 50 Euros. Il demande aux gens :

« Qui aimerait avoir ce billet ? »

Les mains commencent à se lever, alors il dit :

« Je vais donner ce billet de 50 Euros à l’un d’entre vous mais avant laissez-moi faire quelque chose avec. »

Il chiffonne alors le billet avec force et il demande :

« Est-ce que vous voulez toujours ce billet ? »

Les mains continuent à se lever.

« Bon, d’accord, mais que se passera-t-il si je fais cela. »

Il jette le billet froissé par terre et saute à pieds joints dessus, l’écrasant autant que possible et le recouvrant des poussières du plancher. Ensuite il demande :
« Qui veut encore avoir ce billet ? »

Évidemment, les mains continuent de se lever !

« Mes amis, vous venez d’apprendre une leçon… Peu importe ce que je fais avec ce billet, vous le voulez toujours parce que sa valeur n’a pas changé, il vaut toujours 50 Euros. »

« Alors pensez à vous, à votre vie. Plusieurs fois dans votre vie vous serez froissé, rejeté, souillé par les gens ou par les événements. Vous aurez l’impression que vous ne valez plus rien mais en réalité votre valeur n’aura pas changé aux yeux des gens qui vous aiment !

La valeur d’une personne ne tient pas à ce que l’on a fait ou pas, vous pourrez toujours recommencer et atteindre vos objectifs car votre valeur intrinsèque est toujours intacte. »
(texte reçu par mail)



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