Archive for the ‘Non classé’ Category

Distance géographique … encore une fois


2008
05.01

Me revoilà devant cet écran, qui a repris son rôle de fenêtre qui s’ouvre vers ton univers, seul moyen audio-visuel pour rester en contact quotidien avec toi.

Retour au triomphe des deux sens, la vision et l’ouïe, pour faire taire le plaisir de sentir ton agréable odeur, de toucher à ta douce peau et de savourer le délicieux goût de tes lèvres.

Je suis un peu à bout de mots, à maux qui boutent. Rien n’a plus de saveur, rien n’est plus suave et doux, et une neutralité plane dans les airs réduisant à néant les effluves des bâtonnets d’encens au musc que je brûle dans la cassolette tibétaine, corrodant les secondes loin de toi, consumant les minutes sans toi, et incinérant les heures sans ta présence.

«L’absence est à l’amour ce qu’est au feu le vent ; Il éteint le petit, il allume le grand »

La flamme de mon amour, cette flamme qui réchauffe, qui éclaire, qui rassure, est constamment en croissance, mais sans atteindre un niveau de chaleur destructive, contrairement à l’absence, dont les flammes incandescentes brûlent, dévorent, charbonnent le cœur.

En somme, rien n’est plus dur que de vivre loin de sa seconde moitié, loin de l’être qu’on aime et qui nous aime. Et j’ai vraiment hâte que le temps passe et d’être à nouveau avec mon amour chéri.

(Photo d’un portrait de Frenchy fait le 04 avril 2008 au crayon à mine 2B. Vous pouvez la voir dans la page Portraits etc. Tout droit réservé)


Nouveaux Rajouts dans la page Portraits


2008
03.29

Chers visiteurs et visiteuses de mon petit coin de Lune,

Je tiens à vous informer que j’ai rajouté de nouvelles images dans la page Portraits etc et je vous invite à y jeter un petit coup d’œil. Ces portraits ont été faits dans la période s’étalant entre l’année 2001 et 2006.

Malheureusement, le temps faisant défaut dernièrement, je n’arrive plus à consacrer tout mon temps à la peinture comme je le faisais auparavant, cependant je reçois toujours des commandes de tableaux et d’icônes, et mon activité n’a aucunement pas cessée, la peinture et la poésie étant pour moi similaires à la lumière du jour et à la vue de la Lune le soir.

Tout comme vous pouvez toujours visiter la page Arts Sacrés ou vous retrouverez une sélection des icônes et des images saintes que j’ai déjà peintes.

Vos commentaires seront certainement les bienvenus.

Pour vous renseigner sur les œuvres présentées sur ce site ou pour toute commande, vous pouvez me l’indiquer dans la section commentaire ou bien m’envoyer un courriel à l’adresse suivante : mariejosee194atgmail.com (remplacer le at par @)

Merci, et je vous souhaite une agréable navigation dans mon espace lunaire.


Une petite marque de tendresse de la petite Angela qui porte bien son nom


2008
03.28

Quoi de plus agréable que de commencer sa journée en recevant une lettre écrite par une adorable petite fille de 8 ans, ma cousine, qu’elle a soigneusement agrémentée pour me l’offrir :-D : je vous laisse avec ce petit papier qui m’a fait plaisir aujourd’hui :-)


Ballet nocturne de mots d’amour


2008
03.18

Une constellation de paroles luisaient

Dans un ciel où elles dansaient et s’épuisaient

Une constellation de mots indécryptables*

Une enfilade d’images interminables

Peuplaient mon empyrée et encerclaient ma lune

Pirouettaient, tournoyaient, bondissaient une à une

Je ne saurais point transcrire précisément

Ce que cette troupe veut dire exactement

Une nuit par hasard, j’ai pu la découvrir

Dans mon éther qu’elle s’amusait à couvrir

Et c’est d’ailleurs pour cette raison que j’écris

Ce cortège de vocables qui ne décrit

Scrupuleusement en aucun cas le message

Que tente de délivrer ce grand équipage

Je me résous enfin à clore ce poème

Constatant que ces mots voulaient te dire : Je t’aime

* indécryptables : mot non existant dans le dico parait-il, mais que j’ai bien voulu utiliser parce qu’il m’a semblé et a sonné meilleur qu’indéchiffrable …


Mon peuple, ce héros …


2008
03.04

Mon peuple mérite la palme d’or
De l’indolence du peuple qui dort
Mon peuple alangui sommeille, hiberne
Dans une nation aux drapeaux en berne

Mon peuple est paresseux, pusillanime
Victime et coupable de tous les crimes
Mon peuple m’horripile, me dégoûte
Sa nonchalance le tue, le déroute.

Mon peuple, par son ignorance intense
Qui s’empiffre et qui se frotte la panse
Mon peuple qui se nourrit de paroles
Et des discours trompeurs de ses idoles

Mon peuple, son suivisme m’exaspère
Ces moutons de Panurge, ces pauvres hères
Mon peuple, ce rat de laboratoire
Qu’on manipule et emmène à l’abattoir

Mon peuple qui refuse de mourir
Qui ne fait rien pour échapper au pire
Mon peuple friand de lamentations
Pleure son sort sans passer à l’action

Mon peuple, qui frise le ridicule
Qui n’a jamais enfanté un Hercule
Mon peuple, passé maître en sottise
Qui accumule errements et bêtises

Mon peuple dépeuplé et déplorable
Hypocrite, cupide et pitoyable
Mon peuple, pion sur l’échiquier mondial
Un pantin des puissances régionales

Mon peuple, est-il synonyme de force
A-t-il de la sève sous son écorce ?
Mon peuple, ressemble-t-il au figuier
Maudit par le Christ et le monde entier ?

Mon peuple est-il le bon grain ou l’ivraie ?
Est-ce un mirage ou existe-t-il en vrai ?
Mon peuple doit-il être calciné
Pour renaître de ses cendres purifié ?

Mon peuple, a-t-il encore le droit d’être
Ou est-il destiné à disparaître ?
Mon peuple, je me demande s’il est mien
S’il vaut quelque chose ou s’il ne vaut rien

Mon peuple, mes semblables, ma nation
En éternel exode, en migration
Mon peuple ou mon ennemi, peu importe
Ce peuple ingrat, que le diable l’emporte

© Marie-Josée 2008


A ma grand-mère que j’aime


2008
02.16

Durant toute la nuit je n’ai pu fermer l’œil

Hantée par l’image des adieux et d’un cercueil

Mon seul refuge était ma prière et ma feuille

Qui accueillaient mes tristes vers empreints de deuil

Tel ce  tremblement qui a hier secoué

Brusquement notre contrée au sort bafoué

Ta mort nous a surpris, comme un coup de fouet

Décès imprévu, mais tel était ton souhait

Le prologue de ta vie a été bien court

Mettant un terme à ton si discret parcours

Tu étais la source d’affection et d’amour

Intarissable au fil des ans et des jours

En matière de don, tu étais exemplaire

Tu n’as jamais dit un mot qui pouvait déplaire

La seule chose qui valait pour toi sur terre

C’est d’être aux petits soins de tes enfants si chers

Grand-mère, qu’est-ce que tu veux que je te dise

Me voici à tes obsèques dans une église

Je prie Jésus, Marie, et St François d’Assise

Pour te conduire au ciel, à ta terre promise

A ma grand-mère que j’aime
Suzanne Rizkallah, Paix à ton âme
Le 15 février 2008


Impressions au seuil d’une guerre froide qui se chauffe


2008
02.11

La prochaine guerre qui s’annonce, je la crains comme la peste. Je ne sais pas si je crains réellement la peste, parce que cette peur que m’inspire cette maladie n’est pas déclenchée par un facteur naturel, mais plutôt par procuration, grâce aux chefs-d’œuvre de la littérature française et aux produits du septième art américain.

La prochaine guerre, pour utiliser des métaphores issues de mon propre sac, je la crains comme les bombes israéliennes que je ne supportais plus d’entendre en août 2006, comme la terreur que j’ai ressentie en 1989 alors que des malabars me portaient pour me lancer au dessus des flots vers le navire Victory I arrêté à Byblos autrefois phare de la culture, à cause des bombardements excessifs sur le port de Jounieh empêchant l’ombre d’un navire de s’en approcher pour embarquer les Libanais brûlant de fuir une terre calcinée par une guerre utérine.

Voilà en des termes plus fidèles à mon vécu que je fais part de mon appréhension du spectre des combats qui rôde dans nos parages, pour assommer cette fausse colombe de paix qui ne vit que dans notre imagination, tels des faucons guettant leur candide proie chétive. C’est ce à quoi il faut s’attendre dans une nation livrée entre les bâtons d’une majorité et d’une opposition qui font la pluie et le mauvais temps sur un sol avide de beaux jours et qui commence à perdre espoir d’en vivre, s’il ne l’a déjà pas complètement perdu.

Paradoxalement, cette crainte de subir l’avènement d’une guerre est proportionnelle à mon impatience de la voir se déclencher. Tout simplement, parce que j’en ai vraiment assez de voir ce chaos et cette instabilité planant sur mon pays affecter ma propre vie, mon rythme quotidien et mes ambitions ; mon existence devenant le miroir d’une eau trouble et indécise, mon rythme quotidien submergé par les courants chauds tièdes et froids qui circulent dans mes instantanés journaliers constituant la matière grasse des papotages médiatiques et sociaux, et mes ambitions victimes des reports des scrutins dérisoires et de l’ajournement de cette promesse de quiétude et prospérité dont la simple mention chaque début d’année fait la réputation et la fortune des marchands divinatoires à la sauce Hayek et consort.

Auparavant, je n’avais même pas l’atome d’un doute que la situation au pays affectait directement ma propre existence, jusqu’au jour où j’ai vécu pleinement conflit israélo-libanais de 2006, où j’ai senti et perçu beaucoup de colonnes soutenant mon moral et mes croyances s’effondrer comme les moches cubes en bétons désignées couramment par le terme maison.

Pourquoi au juste ? Je ne le sais. Ou plutôt je ne veux pas réaliser que je le sais, parce que je n’arrive pas à contrôler ceci. Ceci, c’est mon attachement démesuré et incompréhensible à ma patrie, qui ne m’a rien donnée et qui n’a fait que me subtiliser mon enfance et ma jeunesse que j’aurai dû vivre d’une manière beaucoup plus insouciante que ce que j’ai vécu effectivement parce que rien ne m’en empêchait de me la couler douce.

Au qui devrais-je en vouloir ? La question est utile et inutile en même temps. A mes parents qui m’ont appris avant mon alphabet à aimer ma contrée ? C’est naturel me diriez-vous. A ma nature qui a tendance à aimer d’une façon excessive qui surpasse sa petite constitution ? Possible, mais je n’y peux rien. A l’inconscient collectif qui fait que chaque citoyen aime son pays ? Définissez-moi déjà qu’est-ce qu’un pays pour esquisser les traits d’une plausible réponse. Me poser de telles questions équivaut à vouloir donner des preuves à l’existence de Dieu, qui doit, s’il existe, se moquer de tous les débats existentiels le concernant, parce qu’il est là quelque part à nous regarder entamer des discussions et querelles byzantines sans qu’elles ne puissent changer le fait qu’il est.

Le problème en fin de compte est bel et bien là. Mon amour pour ce Liban est tel, que l’état piteux dans lequel les autres ont voulu qu’il se trouve, se reflète malgré moi dans ma tête. La solution, ce n’est pas de le quitter. Mais d’apprendre à m’en détacher petit à petit ou brusquement. Peut-être qu’un jour le quitterai-je, ou bien que j’y crèverai jusqu’à mon dernier jour qui viendrait soit naturellement, soit dans un attentat, soit par des balles perdues comme il est à la mode dernièrement ; là n’est pas le problème. Le problème est que n’importe où je devrai poursuivre cette existence, il n’est utile de cesser d’aimer ce Liban jusqu’à la moelle, et de taire, suspendre, étouffer ou tuer cet amour et en faire le deuil, pour pouvoir continuer mon parcours comme citoyenne de ce monde dont la seule préoccupation est sa famille et les être qu’elle aime, en dehors de tout patriotisme, car du peu que j’ai vécu en années et du trop que j’ai dû vivre comme expérience, j’ai compris que dans tout sentiment patriotique existe une guerre, mentale, ou concrète, car le patriotisme n’est qu’une lutte pour affirmer l’existence et l’identité d’une patrie qui n’en est pas encore une, qui endure une gestation douloureuse afin de s’affirmer un jour et anéantir tout chauvinisme meurtrier pour instaurer en dernier ressort le culte et la culture de la paix.


Joyeux Anniversaire Mon Amour


2008
02.09

Ma main vacille dans l`incertitude
Tremble par crainte de mots imparfaits
De paroles manquant d’exactitude
De termes imprécis ou bien mal faits

Trouver le bon mot pour te souhaiter
En ce beau jour qui sort de l’ordinaire
Tous mes vœux d’amour, de joie, de gaieté
Pour un excellent anniversaire

A celui qui a pu décrocher
La meilleure place dans mon cœur
A mon prince à qui je suis attachée
A mon amour qui fait tout mon bonheur

Si je pouvais t’offrir une myriade
De belles étoiles scintillantes
Chantant à l’unisson une balade
Une extase de lumière luisante

Si je pouvais t’offrir une kyrielle
De très belles journées intarissables
Etoffées de calme, de ritournelles
De sources de bonheur inépuisables

Mais je réalise que je ne peux
T’offrir qu’un seul présent précieux et rare
Ce cadeau est mon cœur très amoureux
Accompagné de baisers par milliards

Je peux encore écrire mais je préfère
M’arrêter là, et clore ce poème
Encore une fois, Heureux Anniversaire
A mon amour que j’adore et que j’aime

© Marie-Josée 2008 à François


Une nuit de brume


2008
02.07
Une nuit de brume
Où souffle la brise
Sur une ivre grume
Je me suis assise
La mer qui écume
Me semble si grise
L’iode parfume
Cette terre exquise
Des pensées embrument
Ma tête indécise
J’ai cru que ma plume
Pierrot l’avait prise
Au clair d’une lune
Une lune hâve
Cireuse comme une
De ces mines slaves
Ce soir dame lune
Me défie, m’entrave
M’abat, m’importune
Fait couler sa lave
Une lave prune
Qui brûle et délave
Me transforme en une
Pathétique esclave
Je suis incapable
D’écrire un seul mot
Mon bic sur ma table
Fait un grand dodo
Ma plume introuvable
Est avec Pierrot
Mon spleen déplorable
M’accable de maux
Mes papiers minables
S’envolent très haut
Je n’ai qu’une fable
Celle du corbeau
Cette fable narre
La mésaventure
D’un oiseau bizarre
Pauvre créature !
A cause d’un renard
De grande envergure
D’un geste hagard
Perd sa nourriture
Or moi de ma part
Je perds d’un coup dur
Dans un grand trou noir
Ma littérature

© Marie-Josée 2008


L’alchimie des mots


2008
02.03

Je ne trouve pas un mot adéquat
Sans demander ni combien ni pourquoi
Un mot exact, pertinent et superbe
Une phrase sûre ou un juste verbe
Un verbe authentique, doux, vif et fort
Au cachet pur et au parfait accord
A corps défendus, à corps étendus
A corps et à cris, et à corps perdus
A corps retrouvés, à corps confondus
A cœurs unis et à cœurs détendus

Déconcertante est l’alchimie des mots
Consonnes, voyelles, à demi-mots
Comment les pensées se transforment-elles
En des paroles belles, immortelles
Comment un verbe peut-il exprimer
Des sentiments abstraits et animés
Mon amour, mon cœur, ma raison de vivre
Je ne trouve aucun recueil ou beau livre
Je ne trouve pas le bon mot en -aime
Pour te dire différemment “je t’aime”

© Marie-Josée 2008



Marie-Josée E. Rizkallah | Créez votre badge