Au Père Jacques, capucin du Liban

« Notre pays signifie la terre de nos pères, l’air qu’ils ont respiré, le ciel vers lequel ils élevèrent les yeux, les idéaux selon lesquels ils vécurent, la foi dont ils ont fait profession, qu’ils ont défendue et pour laquelle ils sont parfois morts. Comment pouvons-nous contribuer à l’aimer ? »
Voici les paroles de quelqu’un qui a aimé le Liban, qui a aimé chaque personne portant le Liban dans son cœur et dans son sang, et qui a tout fait pour le prouver.
Ce quelqu’un, va être béatifié ce dimanche 22 juin. Ce quelqu’un, n’a peut-être pas besoin d’être déclaré bienheureux ou vénérable : sa vie a été marquée par l’amour, la foi, le service, la miséricorde et la charité.
Il a aimé ceux qu’on n’aime pas, ceux qui nous effraient, ceux qu’on rejette, bref, les mal-aimés : les clochards, les malades, les opprimés.
Ce quelqu’un, compte beaucoup pour les auteurs de ces deux blogs. Le père de Frenchy , chirurgien orthopédiste travaillant dans un des hôpitaux fondés par le bienheureux, à la demande de la congrégation des sœurs Franciscaines de la Croix, avait procédé à la reconstitution du corps du père Jacques dans les années 80. Quelques jours après, sur le pont de Nahr el-Kaleb, un obus touche sa voiture, et fait 17 morts. Le médecin est déclaré mort à la radio, ainsi que 17 autres personnes. Mais, celui qui a touché au corps d’un saint, a été sauvé par un miracle, avec de très légères blessures, alors que les gens qui passaient, ont trépassé à l’instant.
Du côté d’Ishtar, le père Jacques était un ami très proche de la famille du père de son grand-père à Deir el-Kamar, chez qui il venait souvent. Le frère de son grand-père, Père Salim Rizkallah, prêtre capucin, est celui qui s’est occupé du dossier de la béatification, qui a écrit plus de 5 ouvrages sur la vie du Père Jacques. Les histoires du Père Jacques ont longtemps bercés son enfance, par les membres de sa famille qui l’ont côtoyé, et lui ont transmis jour après jour, la spiritualité franciscaine. Sans oublier que son père, travaille depuis une trentaine d’années au sein des institutions établies par Abouna Yaacoub, en tant que directeur financier de 2 établissements et conseiller financier de la congrégation des sœurs.
Voilà pourquoi, pour Frenchy comme pour Ishtar, ce capucin libanais a un sentiment particulier au fond de leur cœur, et tiennent à lui rendre hommage par le biais de ce billet en s’adressant à lui par les mots suivants :
« Père Jacques, d’une voix unanime, nous te demandons de guider tous les Libanais à contribuer à l’amour de leur pays, nous t’implorons de protéger le Liban, et de bénir la terre de nos pères, nos familles respectives, notre amour, ainsi que nos amis que nous aimons bien. » Frenchy et Ishtar
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