Je ne sais pas si vous êtes croyants ou pas. Mais je pense sincèrement que même le plus athée parmi les athée, s’il a un grain de bonté dans son cœur, est croyant, peut-être pas en Dieu, mais en l’humanité, ou en quelque chose qui est en voie de disparition mais qui subsiste toujours et qu’on appelle la bonté.
J’écris ce petit texte, étant une personne qui porte en son cœur une certaine affection envers la figure de la Bonté, la Vierge Marie, et que j’ai la fierté de porter le prénom. La Gloire du Liban lui a été donnée, elle qui venait attendre son fils au Sud Liban, lorsqu’il venait avec ses disciples à Sidon et Tyr. Grâce à elle, à sa bienveillance et son intervention, son fils a réalisé le tout premier miracle, en transformant l’eau en vin lors du festin de Cana.
Le hasard – sobriquet que donne la plupart à la Providence – a voulu que la fin des peines des Libanais coïncident la plupart du temps avec un heureux évènement qui concerne la Mère de Dieu. Le retrait syrien a été effectué le 30 avril, un jour avant le début du mois marial. La fameuse guerre de Juillet s’est achevée le 14 août, à la veille de l’Assomption de la Madonne, et le blocus sur le Liban qui s’est maintenu même après la guerre, a pris fin le jour de la Fête de la Nativité de la Vierge Marie. La fin des combats sanglants de Nahr el-Bared a été le 2 septembre, une semaine avant la même commémoration précitée. Demain, 21 novembre, c’est la Présentation de la Vierge Marie, le dimanche prochain c’est le dimanche de l’annonciation, et bientôt le 8 décembre, c’est la Solennité de l’Immaculée Conception.
Cela peut présenter des dates insipides, ou des coïncidences, simplement. Mais celle qui a longtemps protégé le Liban, qui a toujours mis sous son manteau de protection ceux qui croient en elle, Chrétiens comme Musulman, n’a jamais déçu ses enfants. Armée d’une pareille confiance, écartant toutes les analyses politiques possibles et les laissant pour les pharisiens prosaïques qui excellent dans cet art, jetant le sort de ce pauvre Liban toujours exposé aux pires faucons régionaux entre ses mains miraculeuses et magnanimes, je crois qu’elle nous sortira de cette tourmente bientôt, en plaidant pour notre cause devant son fils. Rien ne se fait d’un simple coup de baguette, la route du Golgotha est longue et se traduit en décennies au Liban, mais après les souffrances et la mort, il y a une résurrection certaine, et c’est en cet espoir que nous poursuivons le chemin …
Prions pour le Liban …

Notre Dame qui défaites les nœuds
Sauvez le Liban
Icône de la Vierge de type Hodighitria
Tempéra à la feuille d’or
Mars-Avril 2007
Ecrite par Marie-Josée Rizkallah©
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