
Ce poème a été écrit un 20 juillet à minuit. Au cours de cette même soirée, j’avais appris la mort de mon grand-père paternel que j’aime beaucoup. Il est mort le jour de la fête de St Elie, le saint patron de mon père qui porte ce nom. Un hommage à quelqu’un qui veille sur moi de là-haut…
Comme un épi de blé dans un grand champ de ronces
En la belle saison qu’un bourgeon blanc annonce
Comme un cèdre majestueux, l’allure fière
Dans les forêts du Barouk parmi tous ses frères
Fidèle représentant de sa terre natale
Dans le béton et le bruit de la capitale
Tel fut cet homme, noble de cœur et d’esprit
Ce bonhomme que la camarde nous a pris
Chaque jour des gens naissent, d’autres trépassent
Des corps s’éteignent, des âmes laissent des traces
Cet homme fait partie de ceux qui ont quitté
Gravant en nous une image de qualité
Le front haut devant les pierres de Beiteddine
Courbé devant Notre Dame de la colline
Adoptant le silence d’or de Saint Joseph
Parcourant sa vie comme on traverse une nef
Arrivant au bout du chemin devant l’autel
Livrant son âme entre les mains de l’Eternel
Tel fut ce fils, cet époux, ce père et ce grand-père
Nanti de sagesse et de bonté exemplaire
En souvenir de cet homme qui a marqué
Tous les esprits qui dans sa vie ont débarqué
A celui qui a bâtit son toit sur le roc
A ce vieil homme sur sa canne à la voix rauque
A son cœur, sa probité, sa simplicité
A son âme qui repose en tranquillité
A ce juste, ce pieux, je dédie ce poème
D’une petite fille à son grand-père qu’elle aime …
(Poème tiré du chapitre “Poussière d’Etoiles” de mon recueil “Paroles Eprises”.
Photo de Gaëtan Vergne. Tous droits réservés.)