Archive for juillet, 2007

 

A tous ceux qui corrompent

juil 26, 2007 in Coup de gueule, Coup de tête, Livres, Poèmes

Poème dédié à tous les politiciens libanais :

Il est temps de faire taire ce livre

De le remettre sur son étagère

Cet ouvrage n’a plus le droit de vivre

Ni de ruiner la vie de ses confrères

 

 

Son heure est venue, on est tous d’accord

L’odeur des premières pluies de septembre

Vient annoncer l’approche de sa mort

Un prélude au gel fatal de décembre

 

 

Cet ouvrage aux apparences trompeuses

Sa lecture a été inéluctable

Au début elle a été délicieuse

Mais s’est ensuite révélée détestable

 

 

Son art de bien jongler avec les mots

De corrompre pour atteindre ses fins

Est la seule source de tous les maux

Qui altère et blesse un cœur humain

 

 

Poème tiré du chapitre « Dans ce monde qui s’abat » du recueil « Un regard sur une vie »

A mon grand-père que j’aime

juil 20, 2007 in Coup de cœur, Evènements, Poèmes, Publications

 

 

Ce poème a été écrit un 20 juillet à minuit. Au cours de cette même soirée, j’avais appris la mort de mon grand-père paternel que j’aime beaucoup. Il est mort le jour de la fête de St Elie, le saint patron de mon père qui porte ce nom. Un hommage à quelqu’un qui veille sur moi de là-haut…

 

 

Comme un épi de blé dans un grand champ de ronces

En la belle saison qu’un bourgeon blanc annonce

Comme un cèdre majestueux, l’allure fière

Dans les forêts du Barouk parmi tous ses frères

Fidèle représentant de sa terre natale

Dans le béton et le bruit de la capitale

Tel fut cet homme, noble de cœur et d’esprit

Ce bonhomme que la camarde nous a pris


Chaque jour des gens naissent, d’autres trépassent

Des corps s’éteignent, des âmes laissent des traces

Cet homme fait partie de ceux qui ont quitté

Gravant en nous une image de qualité


Le front haut devant les pierres de Beiteddine

Courbé devant Notre Dame de la colline

Adoptant le silence d’or de Saint Joseph

Parcourant sa vie comme on traverse une nef

Arrivant au bout du chemin devant l’autel

Livrant son âme entre les mains de l’Eternel

Tel fut ce fils, cet époux, ce père et ce grand-père

Nanti de sagesse et de bonté exemplaire

En souvenir de cet homme qui a marqué

Tous les esprits qui dans sa vie ont débarqué

A celui qui a bâtit son toit sur le roc

A ce vieil homme sur sa canne à la voix rauque

A son cœur, sa probité, sa simplicité

A son âme qui repose en tranquillité

A ce juste, ce pieux, je dédie ce poème

D’une petite fille à son grand-père qu’elle aime …

 

(Poème tiré du chapitre “Poussière d’Etoiles” de mon recueil “Paroles Eprises”.

Photo de Gaëtan Vergne. Tous droits réservés.)

De la Fidélité

juil 07, 2007 in Actualité, Coup de gueule, Coup de tête, Critique / Analyse, News and politics

En guise de post inaugurant mon déménagement à cette nouvelle adresse, ma plume m’a communiqué son manque d’envie d’écrire en cette chaleur qui inflige un sentiment de paresse au cœur et à l’âme.

En parlant météo, il est vrai que la chaleur prévaut, saison et tensions politiques obligent. Paradoxalement, un courant de guerre froide plane sur le pays, avec les hostilités de Nahr el-Bared (ou le Fleuve Froid), un temps à ne pas mettre un chien dehors.

Alors au lieu de fourrer le chien à parler politique, dans un pays où les chefs des meutes se regardent en chien de faïence, guettant le moment où l’un d’entre eux soit comme un chien dans l’eau bénite, je vais parler d’un sujet qui me tienne à cœur.

Faire partie de ce pays, c’est se sentir comme un chien dans un jeu de quilles qui jappe après la lune…

C’est vivre dans une société où les individus sont comme chiens et loups qui tirent leurs chiens par la queue. Je conclue en notant qu’il est grand temps que ces gens-là sachent devenir des chiens de Jean Nivelle, plutôt que de faire les chiens forts à la porte de leurs maîtres - à savoir les chefs des meutes.

Dans tous les cas, il ne faut jamais oublier que quand on couche avec les chiens, on se lève avec les puces…

En espérant, chers compatriotes, que ceci vous mette la puce à l’oreille, pour éviter qu’une crise ou un conflit n’arrive en bouledogue …

Je ne noie pas mon chien en disant qu’il a la rage, je suis tout simplement réaliste, et j’en déduis la chose suivante :

Plus je découvre la réalité de mon pays et la vision politique des gens de céans, plus je m’attache à …

Cali et Chloé !

Expertes en fidélité et bon sens, ce qui ne me permet pas d’attribuer à ces nullités de politichiens la qualité de Chiens,

 

Parce qu’ils peuvent tout avoir du chien sauf sa qualité essentielle :

La Loyauté