La ville était loin et il lui faudrait plusieurs
Le premier soir, il s’arrête pour bivouaquer non
Au moment d’attacher son dernier âne, il s’aperçoit
Si je n’attache pas mon âne se dit-il demain, il
Il monte sur son âne après avoir solidement attaché
Arrivé, il demande au vieil homme s’il n’aurait pas
Le vieillard avait depuis longtemps fait voeux
“Retourne à ton campement et comme chaque jour
Perdu pour perdu, le paysan fit exactement ce
Le lendemain dès qu’il fût réveillé, le premier
Après avoir chargé les 3 baudets, il décide de
Désespéré, il retourne voir l’Hermite et lui
“Le paysan retourne au campement et d’un ample
Demandez-vous quelle corde invisible vous empêche de
En marée haute … Pensées à ceux qui ne sont plus là

Le moine devant la mer
Une marée haute. L’eau de la mer me monte jusqu’à la bouche. Ou plutôt jusqu’aux yeux. Cette eau monte pour redescendre jusqu’aux joues, jusqu’au cou, jusqu’aux genoux. Jusqu’au sol, jusqu’au bout. Se mêler avec la terre, pour donner de la boue. Non, de la vase.
Un temps sordide. Une période morbide. Aujourd’hui, la mer qui a longtemps fait couler beaucoup d’encre romantique, sensuel, magique, légendaires, énigmatique, fait verser beaucoup de larmes, parce qu’elle a ôté sans merci des êtres chers à leurs siens. Voilà pourquoi, dans la vase glaireuse de ma tristesse, entrainée par les vagues de mes sens qui se tourmentent et m’oppressent, j’emploie le champ sémantique marin pour exprimer mon chagrin.
Ce dépit, ce cri, je l’écris, et permets aux autres de le lire ici, parce qu’étrangement, en partageant ses malheurs et ses tourments, ils se raréfient, et en partageant son bonheur et ses enchantements, ils s’intensifient.
Ce matin, le goût de cette mer a envahi tout mon être, les flots et un certain manque étaient mes seuls maîtres. Je me suis rappelé ma grand-mère, qui nous a quittés il y a bientôt trois ans, comme si c’était hier. Son souvenir luit toujours dans les tréfonds de mon cœur, par son sourire, sa voix, ses conseils, ses sages décisions et sa blancheur. Son souvenir je ne peux le dissocier de celui de mon grand-père, qui formait avec elle un couple exemplaire. Je les revois tous les deux marchant ensemble, bras dessus bras dessous avec leurs petites mains qui tremblent.
Tout en eux me manque d’une manière déchirante, leur présence réconfortante, leurs voix rassurantes, leur étreinte émouvante, leur foi ardente, leurs paroles ferventes. Curieusement, leur souvenir qui ne m’a quitté même pas un moment, a fait surgir aujourd’hui du fin fond de mon âme, le portrait d’une gentille voisine et d’une amusante petite dame, que je rencontrais souvent chez ma grand-mère, assise, en train de déguster sa tasse de café amer. Cette dame est toujours en vie et s’appelle Renée, c’était une voisine et une proche à mes grands-parents depuis plusieurs années.
Son visage me revient singulièrement aujourd’hui, au volant ce mercredi matin sous la pluie. Les éléments marins ne faisaient alors qu’inonder mon être, à un tel point que le besoin pressant d’ouvrir une fenêtre, pour inspirer un peu d’air urbain pollué, s’est avéré utile pour calmer ma marée haute et la diminuer. J’ai pensé qu’il serait bien de monter dans ma barque et prendre la rame, pour aller un de ses jours rendre visite à cette bonne femme, retrouver en elle quelques petites reliques, une parole, un sourire, un café, une musique, évoquant mes deux êtres chers partis un peu trop tôt à mon goût, parce que vraiment tout en eux me manque, vraiment tout.
Susceptible que je suis, je ne sais pas si j’aurai le courage, d’aller un de ces jours vers ce voisin rivage.
Mais ce dont je suis sûre et certaine, après ce matin noyé par tant de manque et de peine, c’est qu’une personne chérie décédée ne l’es jamais vraiment, parce que son amour et son image luisent en nous éternellement…
©Marie-Josée Rizkallah, 2009
3 février 2010 par ishtar | Aucun commentaire »A ceux qui critiquent les Libanais suite au crash du Boeing éthiopien
Je suis la première normalement à critiquer mes confrères et à me critiquer moi-même – m’entraînant parfois volontairement ou involontairement dans le courant de la “lebanese way of life” – lorsque quelque chose cloche dans ce pays, notamment lorsque les droits de l’Homme sont mis en question. Je sais très bien également que ma société est d’un racisme flagrant envers les ressortissants asiatiques et/ou africains qui viennent bosser dur dans notre bled et sont la plupart du temps maltraités par nos maîtres et maîtresses de maisons injustes, arrogants et égocentriques. Je suis militante pour la cause de ces pauvres gens à la lumière des préceptes de mon grand oncle P. Selim Rizkallah, fidèle et actif disciple du Petit Pauvre d’Assise, qui depuis des années se donne corps et âme pour la cause des droits des ouvriers étrangers. Donc vraiment pas besoin de me donner des leçons dans ce domaine, je suis capable d’en donner moi-même.
Mais de là à ce que des Américains ou certains Européens nous critiquent parce que les ressortissants éthiopiens n’ont pas été conduits comme les libanais au salon de l’honneur de l’aéroport suite à l’affreuse tragédie qui a touché 90 familles, toutes nationalités confondues …
Permettez-moi de vous rappeler messieurs dames, chers donneurs de leçons, qu’aux Etats-Unis, les Libanais – comme d’autres arabes – passent au scanner quand ils débarquent chez l’oncle sam. Permettez-moi de vous dire aussi, que si cette catastrophe serait survenue dans un autre pays, c’est sûr que les étrangers, notamment s’ils sont du Moyen-Orient, ne seront pas traités au même pied d’égalité que les autochtones. Je vous rappelle également que durant la guerre que les autres faisaient sur notre territoire, nous étions également maltraites dans tous les aéroports. J’avais même une fois été témoin d’une femme et de 3 enfants sur lesquels on avait lâché les chiens policiers parce qu’elle venait du Liban et qu’elle avait un nom de famille louche en tant de guerre, alors que la dame ne faisait que fuir la guerre. Je me rappelle également des citoyens libanais, à CDG, conduits dans une queue à part, différenciés des autres voyageurs – venant de Chypre – interrogeant chaque personne comme si nous étions tous taxés de criminels, alors que la plupart étaient des familles de médecins, de directeurs, de professeurs et d’hommes de lettres, mais parce que leur seul mal était de n’avoir qu’un passeport avec le cèdre dessus. Et j’en passe vraiment.
Mais tout ca pour vous dire messieurs dames, vous qui vous prenez pour des justes corrects, ne critiquez pas les autres avant de vous rappeler vous-mêmes comment vous traitez les Libanais. ALors que d’autres personnes du Moyen-Orient, nos voisins du sud pour être plus précis, sont portés aux nues, parce que ce sont eux uniquement les victimes, alors que nous sommes les terroristes et les barbares. Bref, à tous ceux qui critiquent les Libanais depuis le crash du ETH 409, taisez-vous plutôt et compatissez à leurs peines, au lieu de les montrer du doigts !
Je me suis lâchée en écrivant cet article, je ne me suis même pas relue, parce que j’en ai aussi marre de tous ces prétentieux qui se prennent pour quelqu’un et qui nous critiquent ! Comme certains pseudo-journalistes qui n’ont vu dans ce crash que le décès de l’épouse de l’ambassadeur français, passant l’éponge sur tous les autres, comme si tous les autres ne comptaient pas du tout. Paix à son âme certainement, à Mme l’ambassadrice, mais tous les passagers de ce vol, ainsi que le personnel de l’avion se valent. Bref, Paix à leurs âmes tous, et mes chaleureuses pensées à toutes leurs familles, et merci au site Libnanews qui est un des rares à publier le manifeste des noms de tous les passagers disparus …
27 janvier 2010 par ishtar | 4 commentaires »Au cœur des nuits sans étoiles …
Au cœur des nuits sans étoiles et des jours sans soleil,
Au cœur des foules denses où danse le cafard,
Au cœur des cœurs d’où le cœur est absent,
Au cœur des temps immobiles où demain n’a plus de sens,
Au cœur de nos désespoirs et de nos solitudes,
Mon Dieu tu ne viens pas et pourtant je t’attends.
C’est alors au cœur de nos silences et de nos attentes,
Mon Dieu je t’entends murmurer :
« Je suis au cœur de tes nuits sans étoiles,
Je suis au cœur de temps que tu croies immobiles,
Je suis au fond de ton désespoir et ta solitude.
Et toi mon enfant, viendras-tu ?
De toute éternité, Je t’attends … »
6 janvier 2010 par ishtar | 3 commentaires »
Mes Meilleurs Voeux

Cette année, je n’ai pas adressé de cartes de vœux pour Noël, contrairement à mes habitudes – François en a envoyé en notre nom. Mais il est certain que pas mal de mes contacts n’en ont pas reçu, puisqu’ils ne sont pas sur sa liste.
J’avais envie cette année de passer Noël comme le jour le plus ordinaire et le plus banal de l’année. Pourquoi célébrer cette occasion ce jour-là spécialement ?
J’avais décidé de ne pas offrir de cadeaux, de ne pas envoyer de cartes de vœux, ni d’appels, ni de textos – mais de répondre, peut-être, à ceux qui m’adressent leurs vœux.
Je n’avais pas envie de festoyer, d’être rayonnante sur programme ou d’avoir des allures d’enchantement forcé. Je voulais que cette commémoration qui est devenue plus commerciale que symbolique, arrive comme un jour ordinaire de l’année.
Mais une fois le jour de Noël venu, la magie de Noël que je croyais perdue, est revenue, et m’a prise par surprise. J’ai passé un beau Noël en famille, avec ceux que j’aime, et avec la paroisse et les enfants qui ont animé une très belle messe de Noël, qui a réveillé la petite fille en moi, et m’a réconcilié avec ce Noël que je repoussais.
Alors j’ai regretté de ne pas avoir présenté mes meilleurs vœux aux êtres qui font partie de mon cercle et qui ont chacun à leur tour marqué ma vie, d’une façon ou d’une autre.
Voilà pourquoi, à l’aube de 2009, je vous envoie mes meilleurs vœux de bonheur, d’amour, de bonne santé, de paix du cœur, en espérant que la grâce du petit Enfant né dans la nuit du 24 décembre, puisse remplir votre vie chaque nouveau jour que Dieu fait en 2010, pour que cette nouvelle année soit pour vous et ceux que vous aimez sous le signe de l’amour et de la joie.
30 décembre 2009 par ishtar | 2 commentaires »A la recherche de mots
Je suis à la recherche de mots qui riment
Je fouille et je fouine dans mes pensées intimes
En quête d’un bon mot ou d’une expression
D’une phrase apte à donner une impression
D’ardeur, de passion, de manque, de chaleur
A traduire mon amour en sa grandeur
A révéler mon désir en commotion
A témoigner de mes sens en émotion
Ils n’existent pas, les mots vifs qui expriment
L’amour fou et intense, ils sont rarissimes
©Marie-Josée Rizkallah, 2009 – Tous droits réservés

Poème chaotique en Rouge et Noir
Comme une femme Noire de passion,
Comme une femme Rouge d’émotion,
Blanche comme un cygne, tel du café Brune,
Les pieds sur Terre et la tête à la Lune,
Le cœur dans ses mains, l’amour sur ses lèvres,
L’âme au fond des yeux, et le corps en fièvre,
Entraînée dans une danse andalouse,
Sensuelle, rebelle, libérale et jalouse,
Tendre, enflammée, baroque et rococo
Comme une danseuse de Flamenco
Dansant insouciante avec toute son âme
Je suis, je vis, j’aime, comme une Femme.
in Paroles Eprises ©Marie-Josée Rizkallah, 2008 – Tous droits réservés
26 décembre 2009 par ishtar | 4 commentaires »Du temps où mon amour était loin

J’aimerai bien être ta Reine
Pour que tu deviennes mon Roi
Pour contempler notre domaine
Ensemble du haut d’un beffroi
J’aimerai effacer tes peines
Parsemer de plaisirs ta voie
Anéantir les maux qui viennent
Incommoder ta douce joie
J’aimerai te serrer très fort
Tout contre mon cœur exalté
Et entrevoir percer l’aurore
Après des nuits à tes côtés
J’aimerai oublier le temps
L’espace, et ces grandes distances
J’aimerai réduire à néant
La voie du Liban à la France
J’aimerai te dire : « Je t’aime »
Le susurrer très tendrement
Et finir ce petit poème
Par un « Je t’Aime éperdument »
©Marie-Josée Rizkallah, 2008 – Tous droits réservés
22 décembre 2009 par ishtar | 3 commentaires »Phrases déphasées

Les lettres se tassent
Sur un sol fertile
Des voyelles passent
Agiles, habiles
Des consonnes tracent
D’un geste viril
Des mots qui embrassent
Des lèvres nubiles
Les sujets s’effacent
Se fondent jubilent
Les verbes se massent
Lascifs, volubiles
Les pronoms loquaces
Au gré versatile
Se serrent, s’espacent
Sensations tactiles
Compléments voraces
Adverbes hostiles
Luttent et retracent
Un fol évangile
Les phrases s’entassent
Défilent, s’enfilent
Se mirent de face
Se voient de profil
Chastes en surface
Pudiques, dociles
Au fond très salaces
Charnelles, subtiles
Folâtres, tenaces
Toniques, volatiles
Les phrases se brassent
Pile ou face ou pile
Sur une terrasse
Se dorent, se huilent
Les lettres rêvassent
Les consonnes filent
Des voyelles lasses
Des mots qui s’effilent
Les phrases trépassent
Les mots s’annihilent
L’amour matelasse
D’un soyeux textile
Le fameux palace
Des folles idylles
Le calme remplace
Les propos futiles.
Par Marie-Josée Rizkallah © 2009. Tous droits réservés.
13 décembre 2009 par ishtar | 1 commentaire »France2 déclare Beyrouth, capitale mondiale de la chirurgie esthétique
Une candidate aux législatives de 2009 refaite jusqu'aux pointes des cheveux
Le journal de 20h00 sur France 2 ce soir propose un reportage sur la capitale mondiale de la chirurgie esthétique. Avec un brin de suspens, le présentateur a souligné que la capitale mondiale de la chirurgie esthétique n’est ni le Brésil, ni les Etats-Unis, mais bel et bien le Liban, avec une femme sur trois qui passe sous le bistouri.
Eh oui, la capitale mondiale du livre qui a accueilli cette année avec une campagne passive et plate les Jeux de la Francophonie, ne fait pas parler d’elle pour ses activités culturelles, mais c’est la chirurgie esthétique qui vole la vedette à la kyrielle d’évènements enrichissants mais passés sous silence.
La caméra de France 2 a fait sa première escale dans la clinique du Dr Saab, un chirurgien esthétique connu au pays des cèdres. Sa clinique est plutôt désignée au Liban par un Hôpital, et l’on peut apercevoir une imposante affiche blanc sur bleu, sur l’autoroute après Nahr el-Kalb, au Nord de Beyrouth, aussi imposante qu’une pancarte indiquant que Beyrouth est à 10km.
Une jeune libanaise à peine sortie de l’adolescence, portant clairement les marques d’une jeune orientale, non sans charme, débarque dans la clinique pour se refaire le nez « à l’occidentale », selon le reportage – alors qu’elle n’en a pas tellement besoin. Elle voulait également se gonfler les seins parce que son profil est un peu « plat ». Et elle l’aura, grâce aux mains du maître sculpteur, qui sait bien manier sa gouge et ses limes.
Une autre, en sirotant son café et en papotant avec une musulmane on ne peut plus orientale avec ses traits et plus occidentale que les occidentaux avec son foulard noué à la Catherine Deneuve, dit avoir besoin de passer par la chirurgie esthétique pour se trouver un mari, parce qu’il faut « souffrir pour être belle et pour plaire à un homme qui recherche une épouse ». Pathétique.
Et une autre jeune d’à peine 20 ans, vient chez le docteur Nassar pour avoir le même nez que Haifa, alors que sa bouille ne lui ressemble en rien, et que son nez lui va tellement bien à son visage, que le petit nez retroussée agrémentant convenablement le beau minois de la vedette, ne saurait se trouver au milieu de son visage d’un autre type. Sans oublier de citer les prêts bancaires accordés pour se faire remodeler une partie du corps, évalués à quelques milliers de dollars. A entendre cette information, on a tendance plutôt à en rire, mais le reportage affirme qu’il y a déjà eu 4000 prêts à des fins esthétiques et chirurgicales.
Bref, attirer l’attention dans ce pays en allant à l’extrême, on sait le faire. Que ce soit par la chirurgie esthétique, par les manifestations, par notre simplicité compliqués, par nos attentats, par nos martyrs, par nos résistances, etc. La femme libanaise gagne en canons de beauté plastique, mais perd de son charme originel. Haifa est une belle femme, mais allez dire aux Libanaises, femme au foyer, femme d’affaire, fonctionnaire, artiste, enseignante, amante, courtisane, et j’en passe, qu’elles ne pourront pas détrôner ce phénomène médiatique et esthétique au moyen de toutes les chirurgies du monde, aucun neurone ne pourrait répondre présent et comprendre ce fait. Elles pensent que ressembler à cette femme canon qui a réussi une carrière phénoménale, leur permettra de réussir aussi dans la vie, soit en se trouvant un bon parti, soit en trouvant un amant pour satisfaire l’égo et les vives langues des commères, mais surtout pour faire parler d’elle, quelle que soit la situation, parce que le show off, ou le « bling bling » selon le documentaire, c’est le premier commandement pour être Libanais du troisième millénaire.
Beaucoup de questions pointent après la vue de ce reportage. Ces femmes, en fin de compte, changent-elle parce que c’est ce qu’elles le désirent réellement, ou bien finissent-elles par le faire avec l’argent qu’elles n’ont pas pour plaire à cette société qu’elles n’aiment pas, et de laquelle elles désirent se démarquer en ressemblant à la gente féminine du ponant ? Y aura-t-il toujours une beauté naturelle libanaise ou la femme libanaise se réduira-t-elle à ce produit de consommation de l’Ouest, tant recherché par les richards du Golfe ? Où est le naturel authentique de ces femmes ? ou bien sont-elles au fond très factices et éprouvent l’envie de paraître naturelles ayant recours à ce qui est artificiel ? Finit-on par confirmer la grande parole de Chesterton : « Otez le surnaturel, il ne reste plus que ce qui n’est pas naturel. » ?
Par Marie-Josée R.
P.S. A ce sujet, lire également l’article de Frenchy en cliquant ici
Un paysan avec 3 de ses ânes se rendait au marché
