Un conférencier bien connu commence son séminaire en tenant bien haut un billet de 50 Euros. Il demande aux gens :
“Qui aimerait avoir ce billet ?”
Les mains commencent à se lever, alors il dit :
“Je vais donner ce billet de 50 Euros à l’un d’entre vous mais avant laissez-moi faire quelque chose avec.”
Il chiffonne alors le billet avec force et il demande :
“Est-ce que vous voulez toujours ce billet ?”
Les mains continuent à se lever.
“Bon, d’accord, mais que se passera-t-il si je fais cela.”
Il jette le billet froissé par terre et saute à pieds joints dessus, l’écrasant autant que possible et le recouvrant des poussières du plancher. Ensuite il demande :
“Qui veut encore avoir ce billet ?”
Évidemment, les mains continuent de se lever !
“Mes amis, vous venez d’apprendre une leçon… Peu importe ce que je fais avec ce billet, vous le voulez toujours parce que sa valeur n’a pas changé, il vaut toujours 50 Euros.”
“Alors pensez à vous, à votre vie. Plusieurs fois dans votre vie vous serez froissé, rejeté, souillé par les gens ou par les événements. Vous aurez l’impression que vous ne valez plus rien mais en réalité votre valeur n’aura pas changé aux yeux des gens qui vous aiment !
La valeur d’une personne ne tient pas à ce que l’on a fait ou pas, vous pourrez toujours recommencer et atteindre vos objectifs car votre valeur intrinsèque est toujours intacte.”
(texte reçu par mail)
Le Liban est submergé dans un océan deBATAILLES POLITIQUES. DesCONFERENCIERSpassés maîtres dans l’art de la DIPLOMATIE, des MENTEURS qui ne savent que CALOMNIER. Des CONSERVATEURS, des HYPOCRITES, qui peupleront le parlement, ces petits-paons-du-parlement qui gonfleront leurs comptes en banques, qui seront un jour MINISTRE, ou président s’ils ont la “gratification” d’être maronites. Que le meilleur gagne ! Et que le moins meilleur se fonde en FELICITATIONS.
Petit lexique à l’usage du lecteur, pour mieux comprendre mon texte explicatif de notre situation au Liban :
Bataille n. Manière de défaire avec les dents un nœud politique qui ne veut pas céder avec la langue.
Calomnierv. Attribuer malicieusement à quelqu’un les actions vicieuses que l’on n’a pas eu la tentation ou l’opportunité de commettre soi-même.
Conférenciern. Homme qui met sa main dans sa poche, sa langue dans votre oreille et sa foi dans votre patience.
Conservateur n. Politicien qui affectionne les maux existants, qu’il ne faut pas confondre avec le Libéral qui souhaite les remplacer par d’autres.
Diplomatien. L’art patriotique de mentir pour son pays.
Félicitationsn.p. Politesse de la jalousie.
Hypocriten. Personne qui, professant des vertus qu’il ne respecte pas, rend évident l’avantage de sembler être ce qu’il dédaigne.
Menteur n. Personne qui pratique l’expression de la vérité avec une conscience assez lâche.
Ministre n. Personne qui agit avec un grand pouvoir et une faible responsabilité.
Politique n. Lutte d’intérêts déguisée en débat de grands principes. Conduite d’affaires publiques pour un avantage privé.
Définitions tirées du Dictionnaire du Diable, d’Ambroise BIERCE.
J’ai reçu il y a quelques jours un mail circulant sur la toile, expliquant l’origine du mot Marhaba, qu’on entend souvent au Liban pour saluer.
De nature normalement curieuse, je me rappelle avoir voulu savoir dans mon enfance que veut dire ce mot, mais sans trouver de réponse. Ne sachant pas si ma trouvaille aujourd’hui est juste, mais j’ai pensé la partager sur ce blog :
Marhaba est d’origine araméenne, que les premiers chrétiens utilisaient pour se saluer.
Mar ou Mor veut dire Dieu en araméen, et haba veut dire Amour.
Ce qui veut dire que lorsqu’on dit Marhaba, on est en train de répéter en quelques sortes une parole évangélique et de dire à son interlocuteur que « Dieu est Amour ».
Un souhait aux Libanais dans cette période pré-électorale : en vous saluant, rappelez-vous du sens de ce mot, et pensez aux vertus de l’amour de l’autre, de la tolérance et de la paix, avant de continuer votre tirade ou votre discussion pour éviter de proférer de sales mot contrairement à ce beau salut que nous nous échangeons quotidiennement sans connaître son vrai sens.
Il y a deux ans jour pour jour, vingt-sept soldats de l’Armée libanaise ont été étranglés dans leur sommeil, par des membres d’une organisation terroriste directement liée à Al-Qaïda désignée par le nom de Fatah Al-Islam.
Vingt-sept soldats assassinés par des extrémistes retranchés depuis un certain temps dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared à proximité de la cité portuaire de Tripoli au Nord Liban. Des islamistes radicaux qui germaient tels des champignons dans un camp qui a gagné en superficie et en démographie au fil des ans.
La menace d’un empire fondamentaliste guettait cette ville depuis quelques années. Un article paru dans la revue hebdomadaire libanaise Magazine, mettait en garde contre l’apparition d’un émirat islamiste à Tripoli, et de l’élection d’un émir chargé de diriger la section Liban du réseau terroriste (cf. « Un émir pour Al-Qaida originaire de Tripoli ? » in l’Hebdo Magazine, 10 novembre 2006, p. 12).
Quelques mois plus tard, un article de David Morgan, publié par l’agence de presse Reuters, parle d’aides financières privées pourvues par de richards arabes à des miliciens sunnites au Liban afin de semer la zizanie entre Sunnites et Chiites libanais (cf. MORGAN David, « Gulf Arabs boost aid to Sunni militants in Lebanon », inReuters, 20 Mars 2007). Et il s’est avéré par la suite que la majorité des membres de ce groupuscule étaient des ressortissants saoudiens et palestiniens, ainsi que des syriens, des libanais, des jordaniens, des yéménites, et des irakiens, qui ont combattu les Américains en Irak. Bilan de ces opérations qui ont duré pendant plus de quatre mois : décès de plus de 170 soldats martyrs, tombés au champ d’honneur. 170 martyrs pleurés par leurs familles et par leurs collègues qui ont bataillé auprès d’eux mais qui ont eu la chance de survivre à ces combats fâcheux.
Les soldats libanais ont fait preuve de courage sans limite et de volonté spectaculaire. Avec un arsenal digne d’être exposé dans le musée militaire en raison de sa vétusté, et avec le génie des ingénieurs militaires qui ont doté les Hawker Hunter, hélicoptères « antiques », de missiles afin de poursuivre le combat contre les terroristes, les soldats ont mené une bataille dure et pénible, qu’ils ont payé cher par leur sang valeureux. Ils ont, pour la première fois, foulé à leurs pieds ces fameux accords du Caire qui empêchaient la grande muette libanaise de pénétrer les camps de réfugiés palestiniens, ces accords tabous qui ont été abrogés en 1987, information quasi inconnu par le grand publique. L’Armée libanais, qui avait besoin d’un appui militaire internationale, s’était vu offrir par les Américains des Hummers au lieu de munitions ou d’avions de chasse – chose que refusent catégoriquement nos voisins frontaliers.
Après l’épisode odieux de Nahr Bared, et avec la destruction complète du camp, la reconstruction du camp, pour la plupart des Libanais, n’était pas tellement acceptable. Comment construire du solide à des étrangers, ces mêmes étrangers qui partageaient leur quotidien avec les assassins des soldats libanais, et permettre que le sang de nos soldats soient foulé au pied par ces gens-là. C’est une honte. Et pour les Libanais, et pour les Palestiniens. La construction du camp a été chose facile : de l’argent en provenance de pays arabes a coulé à flot pour la reconstruction du camp. En mai 2009, un article du site officiel de l’ONU a indiqué que l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) a reçu un don de 25 millions de dollars de l’Arabie saoudite pour la reconstruction du camp de Nahr el-Bared au du nord du Liban, don qualifié « d’une des plus importantes contributions jamais reçues par l’UNWRA » (cf. « L’UNRWA reçoit 25 millions de dollars pour un projet au nord du Liban », in Centre d’actualité de l’ONU, 5 mai 2009). L’article indique que la reconstruction du camp coûtera dans les 328 millions de dollars sur trois ans, somme qui aurait pu alimenter l’institution militaire libanaise. Il aurait été certainement meilleur de répartir ces familles dans les autres camps au Liban, et ne jamais permettre la reconstruction de ce camp, et le garder détruit, pour qu’il serve de leçon et que les combats qui y ont eu lieu ne soient plus jamais répétés.
A qui la faute ? A tout le monde. Aux Libanais en premier lieu, aux politiciens libanais, puis à tous ceux qui soutiennent les groupuscules terroristes. L’équipement de l’Armée du Liban est une urgence, parce que les camps palestiniens sont des bombes à retardement. La deuxième urgence est de désarmer ces individus à l’intérieur et à l’extérieur du camp, pour empêcher que la présence de ces gens – à qui les Libanais offrent une terre d’accueil « provisoire » en attendant leur retour en Palestine – ne crée d’autres catastrophes qui coûtera la vie à des dizaines de militaires valeureux, à des civils, ou à des hommes honnêtes et fidèles à leur patrie, comme le général François Hajj.
Enfin, à l’occasion du deuxième anniversaire du début des hostilités à Nahr el-Bared, espérons que le gouvernement puisse être assez conscient de la valeur du martyr de ces 170 hommes, et leur rende un hommage en donnant aux noms des rues et des quartiers du camp reconstruits les noms des martyrs de l’Armée libanaise, pour apprendre une bonne leçon à tous ceux qui ont, ne serait-ce qu’un instant, accepté la présence de terroristes au sein de leurs camps. Au 170 martyrs de l’Armée, paix à vos braves âmes.
Beyrouth, le 19 mai – Elle a porté sa croix pendant vingt-quatre ans, depuis cet odieux jours où elle n’a plus revu ses deux enfants. Elle a traîné cette croix, elle l’a arrosé de ces pleurs, elle l’a entouré par un chagrin immense. Vingt-quatre ans après, elle a fini par s’habituer à ce lourd fardeau qu’elle coltinait, tellement qu’elle ne demandait qu’à faire le deuil de ses enfants. Ses enfants portés disparus en 1985, elle ne savait plus ce qu’ils étaient devenus. Elle savait qu’ils étaient dans une prison syrienne, qu’ils y vivaient ou qu’ils y ont vécu un enfer sur terre. Enfer qu’elle partageait avec eux, sans pour autant être physiquement près d’eux. Elle clamait haut et fort son droit de savoir si Christine et Richard sont toujours de ce monde. De l’espoir, elle n’en avait pratiquement plus, après toutes ces années, mais refusait de ne pas y croire. Une mère ne peut pas se faire à l’idée que les fruits de ses entrailles ont été pris par la camarde, à moins qu’elle puisse percevoir ceci. La vie de Christine et de Richard, tout comme leur mort, étaient abstraites, virtuelles, pour elle et pour les autres. Depuis la disparition de ces êtres chers, Odette a vécu sa vie dans une ambiance de deuil, sans pour autant le faire, ce deuil.
Cependant, elle n’était pas seule. Elle partageait sa croix avec les mères qui, comme elles, ont perdu au moins un enfant, dans une modeste tente dressée devant le somptueux siège de l’Escwa. Militante, courageuse, tendre, affectueuse, infatigable, aimable, c’est ainsi qu’on pouvait la décrire. « Nous restons ici, nous n’allons pas bouger d’un pouce tant que nous n’avons pas connu le sort de nos enfants » disait-elle. Elle ne le disait pas, elle l’appliquait. De jour comme de nuit, elle demeurait dans cette tante avec les mères, à jouer aux cartes, à faire du tricot ou du crochet, à boire leur café chaleureusement préparé, à répondre aux questions des journalistes, à raconter son histoire aux personnes qui venaient chez elle. Et en dépit de l’incommensurable douleur, Odette gardait un sourire qui illuminait son visage sillonné par des rides qui racontaient son affliction et ses larmes.
Du peu que je l’ai connu, son image et son histoire sont restées dans ma tête et dans les tréfonds de mon cœur. Je l’ai connue grâce à Nayla, un jour d’octobre. Avant d’arriver chez Odette, Nayla m’avait fait l’honneur d’écouter sa version de « Mourir d’aimer », avec sa douce voix émouvante qui caresse les sens et le cœur de celui qui l’entend. Je l’ai revu une deuxième fois, Odette, mais c’était la dernière fois…malheureusement. Le destin a voulu qu’elle finisse par mourir…d’avoir tant aimé, d’avoir tant pleuré. Mais sa triste destinée, ce n’est pas lentement qu’elle a glissé vers elle, mais par un accident de voiture, imprévu, fatal. Elle a laissé le monde et ses problèmes, après s’être enfoncée à cause des gens haineux dans une nuit qui a duré 24 ans. Elle a mené son combat en redressant la tête, en dépit de toutes les issues qui lui étaient condamnées. Ses enfants ont disparu, mais elle n’a pas voulu fermer le livre, elle a tout fait pour qu’elle les retrouve pour revivre, elle a tenté de renverser toutes les données, mais, elle a fini par mourir brusquement. Et de notre côté, nous n’avons pu que l’aimer.
A l’occasion de notre trentième mois ensemble, je me demande ce que je peux t’écrire, ou que dois-je te dire.
Il se trouve des choses que je voudrai dire, que je n’ose pas dire.
Des choses qui ont été déjà dites par d’autres à d’autres, et qui pourrait se dire, à condition d’oser, d’essayer, à condition de les dire.
Des choses que je voudrai te dire sans avoir à les dire, parce que c’est déjà peut être trop de dire, parce que c’est ne rien dire pour ainsi dire que de dire cela, parce que c’est encore peut-être au delà de tout dire.
Enfin, c’est presque cela que je voulais te dire, à condition d’oser le dire …..
« Quel calvaire de comprendre une personne qui se plaît dans l’art de jongler avec les mots » : tu dois te dire sûrement cela.
En tout cas, tout ce que je viens de DIRE dans ce petit billet n’est que ce que je ressens jusque-là, et en toute sincérité.
Pour la fête du travail, j’ai trouvé cette citation sur Libnanews, et je pense qu’elle est superbe. Alors je l’adopte et je la poste. (C’est tellement vrai …)
“Il existe deux types de travail :
- le premier consiste à déplacer une certaine quantité de matière se trouvant à la surface de la terre, ou dans le sol même ;
- le second, à dire à quelqu’un d’autre de le faire.
Le premier type de travail est désagréable et mal payé ; le second est agréable et très bien payé.
Le second type de travail peut s’étendre de façon illimitée : il y a non seulement ceux qui donnent des ordres, mais aussi ceux qui donnent des conseils sur le genre d’ordres à donner.
Normalement, deux sortes de conseils sont donnés simultanément par deux groupes organisés : c’est ce qu’on appelle la politique.
Il n’est pas nécessaire pour accomplir ce type de travail de posséder des connaissances dans le domaine où l’on dispense des conseils : ce qu’il faut par contre, c’est maîtriser l’art de persuader par la parole et par l’écrit, c’est-à-dire l’art de la publicité.”
Bertrand Russell, Éloge de l’oisiveté.
Il y a deux ans, des connards de fondamentalistes sunnites terrorites égorgent 27 soldats de l’Armée libanaise, puis provoquent, en trois mois, la morte de 170 militaires.
Ensuite, des attentats à la con visent les bus transportant des soldats appelés au devoir ou bien de retour chez eux pour rejoindre leurs familles.
Puis des terroristes tuent cruellement le général François Hage.
Aujourd’hui, des tarés de famille tribale chiites ôtent la vie à quatre valeureux soldats, pour avoir arrêtés des barons de la drogue.
Et il y a quelques années, des chrétiens crétins ont assommés des centaines de militaires.
Et demain, je ne sais quel taré de je ne sais quel tribu sectaire va sur un coup de tête sortir son arsenal et se défouler sur ces valeureux hommes qui ont sacrifié leur vie pour nous défendre.
Pourquoi ?
Parce que dans cette République bananière qui se croit être une démocratie alors qu’elle est pire qu’une jungle, toutes les autorités sont valables sauf celle de l’état.
Parce que tous les partis sans aucune exception ont un appui, puisqu’ils sont tous en fin de compte des réseaux mafieux inébranlable, alors que tout ce qui est noble et qui a de la valeur et des principes, et suit le droit chemin, est la cible et la victime de tous ces meurtriers qui se foutent de notre gueule en brandissant faussement l’étendard libanais, alors que leur seul dieu est un billet vert du pays de l’oncle Sam.
Y en a marre qu’on touche à l’Armée libanaise, y en a vraiment marre. Il faudrait en fin de compte qu’ils prennent le pouvoir absolu pour mettre un peu d’ordre dans ce bled qui est la figure de l’anarchie et de la corruption par excellence, qu’un régime militaire ne pourrait en être que le seul salut.
J’ai voulu écrire un texte à l’occasion du 13 avril, mais sans m’en rendre compte, c’était des vers que j’écrivais, alors voila ce que ça a enfin donné :
Un simple hommage aux martyrs qu’on a oubliés
Aux victimes de guerre, handicapés et mutilés
Qui n’ont toujours pas de quoi se payer
Un traitement décent, primordial et approprié
Un hommage aux centaines de petits orphelins
Laissés seuls sans soutiens au bord du chemin
Un hommage aux veuves pleurant leur conjoint
Qui ont perdu un amour et gagné tant de chagrin
Un hommage aux Libanais qui ont quitté
Qui n’ont plus voulu ce pays habiter
Qui ont fui les canons, la mort, le danger
La pauvreté et la violence qui les dérangeaient
Un hommage à tous ceux qu’on oublie
A tous ceux qui ont raté leurs vies
A ceux qui la déprime les a envahi
A ceux qui ont perdu foi, espoir et envie
13 avril, triste date, triste souvenir 13 avril qu’on voudrait sans doute abolir
13 avri, date qu’il faut pourtant retenir
Pour qu’elle ne puisse plus jamais se reproduire