Liban : Journée de Solidarité avec les Chrétiens en Irak

Prions ensemble pour tous les Chrétiens d’Irak, pour toutes les familles qui résistent, pour ceux qui sont partis et qui sont loin de ceux qu’ils aiment, pour ceux qui ont perdu des êtres chers.
Un vrai croyant, ne peut avoir que Dieu dans son cœur, et ne peux qu’aimer son prochain.
Un vrai musulman qui commence sa prière avec la Basmala, confesse que Dieu, le seul, l’unique, est un Dieu miséricordieux. “Au nom d’Allah le tout miséricordieux”. Je ne pense pas que ce sont les vrais musulmans qui tuent et persécutent les Chrétiens d’Irak.
J’ai participé à la journée à Harissa, j’ai été très touchée, et je me suis sentie directement concernée par cette cause. Je suis soulagée à la vue de cette journée organisée par la télévision libanaise chrétienne, Télé-Lumière et Nour-Sat. Je remercie du fond du cœur ceux qui ont fait que cette journée puisse avoir lieu. La présence d’une délégation du Liban de la Beqaa Ouest, formée d’un Cheikh et d’un Imam m’a profondément marquée. Ils sont venus, ont assisté à la messe, pour dire qu’ils sont là en signe de solidarité avec leurs frères en Irak, parce que Chrétiens et Musulmans sont des frères. (Rien ne les obligeait à venir passer la journée depuis 9h00 jusqu’à 7h30). Sans compter des délégations des différentes communautés religieuses au Liban, et les associations humanitaires et caritatives qui étaient également présentes.
La situation en Irak est catastrophique. Pour tous les Irakiens, pas seulement les Chrétiens. Les Américains ont foutu le bordel pour un rien, pour finir par faire preuve d’impuissance. Mais les autochtones ont payé très cher le prix des gaffes des yankees. L’Irak n’est plus ce qu’il est. C’est un pays de misère, de délinquance, de terrorisme, d’obscurantisme. Bagdad et Mossoul sont un foyer de fanatiques et de gens non civilisés. Les témoignages diffusés durant cette journée de solidarité sont poignants. La violence a atteint son plus haut faite ; viols, tortures, attentats contre des églises et contre des religieux et religieuses, appauvrissement de la population, exode en masse …  Et, comme pour la Palestine, tout le monde s’en fout…
J’en appelle à tous les Libanais, les Chrétiens spécialement, d’être solidaires avec leurs frères et sœurs en Irak, qui nous ont aidés durant la guerre libanaise, et de se rappeler que ce qui se passe actuellement en Irak, aurait pu très bien se passer avec nous, et risquerait de se passer dans le futur, si nous ne nous unissons pas et montrons aux autres qu’ils ne peuvent toucher au corps du Christ, formé par tous les Croyants en son nom. Prions également pour les Chrétiens persécutés en Palestine, en Égypte, au Nigeria, au Pakistan, au Bangladesh, en Inde et dans les 4 coins du monde. Unissons nos voix, nos actions et nos prières pour tous les Irakiens, et pour tous les Chrétiens d’Orient, pour que cet Orient reste toujours un Orient Chrétien. Amen.

P.S. Vous pouvez allumer une bougie symbolique en solidarité avec les Irakiens, en mettant un commentaire ou un témoignage sur le site http://www.iraqsolidarity.com/ , crée spécialement pour cette journée.

13 mars 2010 par ishtar | 1 commentaire »

La corde invisible

cordeinvisibleUn paysan avec 3 de ses ânes se rendait au marché
pour vendre sa récolte.

La ville était loin et il lui faudrait plusieurs
jours pour l’atteindre.

Le premier soir, il s’arrête pour bivouaquer non
loin de la maison d’un vieil hermite.

Au moment d’attacher son dernier âne, il s’aperçoit
qu’il lui manque une corde.

Si je n’attache pas mon âne se dit-il demain, il
se sera sauvé dans la montagne!

Il monte sur son âne après avoir solidement attaché
les 2 autres et prend la direction de la maison
du vieil hermite.

Arrivé, il demande au vieil homme s’il n’aurait pas
une corde à lui donner.

Le vieillard avait depuis longtemps  fait voeux
de pauvreté et n’avait pas la moindre corde,
cependant, il s’adressa au paysan et lui dit:

“Retourne à ton campement et comme chaque jour
fait le geste de passer une corde autour du cou de
ton âne et n’oublie pas de feindre de l’attacher à
un arbre.”

Perdu pour perdu, le paysan fit exactement ce
que lui avait conseillé le vieil homme.

Le lendemain dès qu’il fût réveillé, le premier
regard du paysan fût pour son âne.

Il était toujours là!

Après avoir chargé les 3 baudets, il décide de
se mettre en route, mais là, il eut beau faire,
tirer sur son âne, le pousser, rien n’y fit.

L’âne refusait de bouger.

Désespéré, il retourne voir l’Hermite et lui
raconte sa mésaventure.

“As-tu pensé à enlever la corde?” lui demanda-t-il.

“Mais il n’y a pas de corde!ü” répondit le paysan.

“Pour toi oui mais pour l’âne…”

“Le paysan retourne au campement et d’un ample
mouvement, il mime le geste de retirer la corde.

L’âne le suit sans aucune résistance.

…………………………

Ne nous moquons pas de cet âne. Ne sommes-nous pas,

nous aussi, esclave de nos habitudes, pire, esclave

de nos habiudes mentales?

Demandez-vous quelle corde invisible vous empêche de
progresser…

J’ai reçu cette histoire d’un mail envoyé par un ami. Le mail est signé : Christian Godefroy

14 février 2010 par ishtar | 3 commentaires »

En marée haute … Pensées à ceux qui ne sont plus là

Le moine devant la mer

Le moine devant la mer

Une marée haute. L’eau de la mer me monte jusqu’à la bouche. Ou plutôt jusqu’aux yeux. Cette eau monte pour redescendre jusqu’aux joues, jusqu’au cou, jusqu’aux genoux. Jusqu’au sol, jusqu’au bout. Se mêler avec la terre, pour donner de la boue. Non, de la vase.

Un temps sordide. Une période morbide. Aujourd’hui, la mer qui a longtemps fait couler beaucoup d’encre romantique, sensuel, magique, légendaires, énigmatique, fait verser beaucoup de larmes, parce qu’elle a ôté sans merci des êtres chers à leurs siens. Voilà pourquoi, dans la vase glaireuse de ma tristesse, entrainée par les vagues de mes sens qui se tourmentent et m’oppressent, j’emploie le champ sémantique marin pour exprimer mon chagrin.

Ce dépit, ce cri, je l’écris, et permets aux autres de le lire ici, parce qu’étrangement, en partageant ses malheurs et ses tourments, ils se raréfient, et en partageant son bonheur et ses enchantements, ils s’intensifient.

Ce matin, le goût de cette mer a envahi tout mon être, les flots et un certain manque étaient mes seuls maîtres. Je me suis rappelé ma grand-mère, qui nous a quittés il y a bientôt trois ans, comme si c’était hier. Son souvenir luit toujours dans les tréfonds de mon cœur, par son sourire, sa voix, ses conseils, ses sages décisions et sa blancheur. Son souvenir je ne peux le dissocier de celui de mon grand-père, qui formait avec elle un couple exemplaire. Je les revois tous les deux marchant ensemble, bras dessus bras dessous avec leurs petites mains qui tremblent.

Tout en eux me manque d’une manière déchirante, leur présence réconfortante, leurs voix rassurantes, leur étreinte émouvante, leur foi ardente, leurs paroles ferventes. Curieusement, leur souvenir qui ne m’a quitté même pas un moment, a fait surgir aujourd’hui du fin fond de mon âme, le portrait d’une gentille voisine et d’une amusante petite dame, que je rencontrais souvent chez ma grand-mère, assise, en train de déguster sa tasse de café amer. Cette dame est toujours en vie et s’appelle Renée, c’était une voisine et une proche à mes grands-parents depuis plusieurs années.

Son visage me revient singulièrement aujourd’hui, au volant ce mercredi matin sous la pluie. Les éléments marins ne faisaient alors qu’inonder mon être, à un tel point que le besoin pressant d’ouvrir une fenêtre, pour inspirer un peu d’air urbain pollué, s’est avéré utile pour calmer ma marée haute et la diminuer. J’ai pensé qu’il serait bien de monter dans ma barque et prendre la rame, pour aller un de ses jours rendre visite à cette bonne femme, retrouver en elle quelques petites reliques, une parole, un sourire, un café, une musique, évoquant mes deux êtres chers partis un peu trop tôt à mon goût, parce que vraiment tout en eux me manque, vraiment tout.

Susceptible que je suis, je ne sais pas si j’aurai le courage, d’aller un de ces jours vers ce voisin rivage.

Mais ce dont je suis sûre et certaine, après ce matin noyé par tant de manque et de peine, c’est qu’une personne chérie décédée ne l’es jamais vraiment, parce que son amour et son image luisent en nous éternellement…

©Marie-Josée Rizkallah, 2009

3 février 2010 par ishtar | Aucun commentaire »

A ceux qui critiquent les Libanais suite au crash du Boeing éthiopien

Je suis la première normalement à critiquer mes confrères et à me critiquer moi-même – m’entraînant parfois volontairement ou involontairement dans le courant de la “lebanese way of life” – lorsque quelque chose cloche dans ce pays, notamment lorsque les droits de l’Homme sont mis en question. Je sais très bien également que ma société est d’un racisme flagrant envers les ressortissants asiatiques et/ou africains qui viennent bosser dur dans notre bled et sont la plupart du temps maltraités par nos maîtres et maîtresses de maisons injustes, arrogants et égocentriques. Je suis militante pour la cause de ces pauvres gens à la lumière des préceptes de mon grand oncle P. Selim Rizkallah, fidèle et actif disciple du Petit Pauvre d’Assise, qui depuis des années se donne corps et âme pour la cause des droits des ouvriers étrangers. Donc vraiment pas besoin de me donner des leçons dans ce domaine, je suis capable d’en donner moi-même.

Mais de là à ce que des Américains ou certains Européens nous critiquent parce que les ressortissants éthiopiens n’ont pas été conduits comme les libanais au salon de l’honneur de l’aéroport suite à l’affreuse tragédie qui a touché 90 familles, toutes nationalités confondues …

Permettez-moi de vous rappeler messieurs dames, chers donneurs de leçons, qu’aux Etats-Unis, les Libanais – comme d’autres arabes – passent au scanner quand ils débarquent chez l’oncle sam. Permettez-moi de vous dire aussi, que si cette catastrophe serait survenue dans un autre pays, c’est sûr que les étrangers, notamment s’ils sont du Moyen-Orient, ne seront pas traités au même pied d’égalité que les autochtones. Je vous rappelle également que durant la guerre que les autres faisaient sur notre territoire, nous étions également maltraites dans tous les aéroports. J’avais même une fois été témoin d’une femme et de 3 enfants sur lesquels on avait lâché les chiens policiers parce qu’elle venait du Liban et qu’elle avait un nom de famille louche en tant de guerre, alors que la dame ne faisait que fuir la guerre. Je me rappelle également des citoyens libanais, à CDG, conduits dans une queue à part, différenciés des autres voyageurs – venant de Chypre – interrogeant chaque personne comme si nous étions tous taxés de criminels, alors que la plupart étaient des familles de médecins, de directeurs, de professeurs et d’hommes de lettres, mais parce que leur seul mal était de n’avoir qu’un passeport avec le cèdre dessus. Et j’en passe vraiment.

Mais tout ca pour vous dire messieurs dames, vous qui vous prenez pour des justes corrects, ne critiquez pas les autres avant de vous rappeler vous-mêmes comment vous traitez les Libanais. ALors que d’autres personnes du Moyen-Orient, nos voisins du sud pour être plus précis, sont portés aux nues, parce que ce sont eux uniquement les victimes, alors que nous sommes les terroristes et les barbares. Bref, à tous ceux qui critiquent les Libanais depuis le crash du ETH 409, taisez-vous plutôt et compatissez à leurs peines, au lieu de les montrer du doigts !

Je me suis lâchée en écrivant cet article, je ne me suis même pas relue, parce que j’en ai aussi marre de tous ces prétentieux qui se prennent pour quelqu’un et qui nous critiquent ! Comme certains pseudo-journalistes qui n’ont vu dans ce crash que le décès de l’épouse de l’ambassadeur français, passant l’éponge sur tous les autres, comme si tous les autres ne comptaient pas du tout. Paix à son âme certainement, à Mme l’ambassadrice, mais tous les passagers de ce vol, ainsi que le personnel de l’avion se valent. Bref, Paix à leurs âmes tous, et mes chaleureuses pensées à toutes leurs familles, et merci au site Libnanews qui est un des rares à publier le manifeste des noms de tous les passagers disparus

27 janvier 2010 par ishtar | 4 commentaires »

Au cœur des nuits sans étoiles …

lune nuit

Au cœur des nuits sans étoiles et des jours sans soleil,
Au cœur des foules denses où danse le cafard,
Au cœur des cœurs d’où le cœur est absent,
Au cœur des temps immobiles où demain n’a plus de sens,
Au cœur de nos désespoirs et de nos solitudes,
Mon Dieu tu ne viens pas et pourtant je t’attends.

C’est alors au cœur de nos silences et de nos attentes,
Mon Dieu je t’entends murmurer :
« Je suis au cœur de tes nuits sans étoiles,
Je suis au cœur de temps que tu croies immobiles,
Je suis au fond de ton désespoir et ta solitude.
Et toi mon enfant, viendras-tu ?
De toute éternité, Je t’attends … »

6 janvier 2010 par ishtar | 3 commentaires »

Mes Meilleurs Voeux

Bonne Annee 2010 530p

Cette année, je n’ai pas adressé de cartes de vœux pour Noël, contrairement à mes habitudes – François en a envoyé en notre nom. Mais il est certain que pas mal de mes contacts n’en ont pas reçu, puisqu’ils ne sont pas sur sa liste.

J’avais envie cette année de passer Noël comme le jour le plus ordinaire et le plus banal de l’année. Pourquoi célébrer cette occasion ce jour-là spécialement ?

J’avais décidé de ne pas offrir de cadeaux, de ne pas envoyer de cartes de vœux, ni d’appels, ni de textos – mais de répondre, peut-être, à ceux qui m’adressent leurs vœux.

Je n’avais pas envie de festoyer, d’être rayonnante sur programme ou d’avoir des allures d’enchantement forcé. Je voulais que cette commémoration qui est devenue plus commerciale que symbolique, arrive comme un jour ordinaire de l’année.

Mais une fois le jour de Noël venu, la magie de Noël que je croyais perdue, est revenue, et m’a prise par surprise. J’ai passé un beau Noël en famille, avec ceux que j’aime, et avec la paroisse et les enfants qui ont animé une très belle messe de Noël, qui a réveillé la petite fille en moi, et m’a réconcilié avec ce Noël que je repoussais.

Alors j’ai regretté de ne pas avoir présenté mes meilleurs vœux aux êtres qui font partie de mon cercle et qui ont chacun à leur tour marqué ma vie, d’une façon ou d’une autre.

Voilà pourquoi, à l’aube de 2009, je vous envoie mes meilleurs vœux de bonheur, d’amour, de bonne santé, de paix du cœur, en espérant que la grâce du petit Enfant né dans la nuit du 24 décembre, puisse remplir votre vie chaque nouveau jour que Dieu fait en 2010, pour que cette nouvelle année soit pour vous et ceux que vous aimez sous le signe de l’amour et de la joie.

30 décembre 2009 par ishtar | 2 commentaires »

A la recherche de mots

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Je suis à la recherche de mots qui riment
Je fouille et je fouine dans mes pensées intimes

En quête d’un bon mot ou d’une expression
D’une phrase apte à donner une impression

D’ardeur, de passion, de manque, de chaleur
A traduire mon amour en sa grandeur

A révéler mon désir en commotion
A témoigner de mes sens en émotion

Ils n’existent pas, les mots vifs qui expriment
L’amour fou et intense, ils sont rarissimes

©Marie-Josée Rizkallah, 2009 – Tous droits réservés

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29 décembre 2009 par ishtar | 1 commentaire »

Poème chaotique en Rouge et Noir

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Comme une femme Noire de passion,

Comme une femme Rouge d’émotion,

Blanche comme un cygne, tel du café Brune,

Les pieds sur Terre et la tête à la Lune,

Le cœur dans ses mains, l’amour sur ses lèvres,

L’âme au fond des yeux, et le corps en fièvre,

Entraînée dans une danse andalouse,

Sensuelle, rebelle, libérale et jalouse,

Tendre, enflammée, baroque et rococo

Comme une danseuse  de Flamenco

Dansant insouciante avec toute son âme

Je suis, je vis, j’aime, comme une Femme.

in Paroles Eprises ©Marie-Josée Rizkallah, 2008 – Tous droits réservés

26 décembre 2009 par ishtar | 4 commentaires »

Du temps où mon amour était loin

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J’aimerai bien être ta Reine
Pour que tu deviennes mon Roi
Pour contempler notre domaine
Ensemble du haut d’un beffroi

J’aimerai effacer tes peines
Parsemer de plaisirs ta voie
Anéantir les maux qui viennent
Incommoder ta douce joie

J’aimerai te serrer très fort
Tout contre mon cœur exalté
Et entrevoir percer l’aurore
Après des nuits à tes côtés

J’aimerai oublier le temps
L’espace, et ces grandes distances
J’aimerai réduire à néant
La voie du Liban à la France

J’aimerai te dire : « Je t’aime »
Le susurrer très tendrement
Et finir ce petit poème
Par un « Je t’Aime éperdument »

©Marie-Josée Rizkallah, 2008 – Tous droits réservés

22 décembre 2009 par ishtar | 3 commentaires »

Phrases déphasées

Cheveux-arabesque

Les lettres se tassent

Sur un sol fertile

Des voyelles passent

Agiles, habiles

Des consonnes tracent

D’un geste viril

Des mots qui embrassent

Des lèvres nubiles

Les sujets s’effacent

Se fondent jubilent

Les verbes se massent

Lascifs, volubiles

Les pronoms loquaces

Au gré versatile

Se serrent, s’espacent

Sensations tactiles

Compléments voraces

Adverbes hostiles

Luttent et retracent

Un fol évangile

Les phrases s’entassent

Défilent, s’enfilent

Se mirent de face

Se voient de profil

Chastes en surface

Pudiques, dociles

Au fond très salaces

Charnelles, subtiles

Folâtres, tenaces

Toniques, volatiles

Les phrases se brassent

Pile ou face ou pile

Sur une terrasse

Se dorent, se huilent

Les lettres rêvassent

Les consonnes filent

Des voyelles lasses

Des mots qui s’effilent

Les phrases trépassent

Les mots s’annihilent

L’amour matelasse

D’un soyeux textile

Le fameux palace

Des folles idylles

Le calme remplace

Les propos futiles.

Par Marie-Josée Rizkallah © 2009. Tous droits réservés.

13 décembre 2009 par ishtar | 1 commentaire »