Auteur :
• 20 avril 2010

Lorsqu’à notre insu ou malgré nous , les ordinateurs nous proposent des plaisirs « irrésistibles  » , la problématique débarque .

Jadis, nos cinq sens participaient de la biochimie du plaisir . Le plaisir était alors  transmis au cerveau qui le stockait  sous forme d’images vivantes , car vécues , enrichissant ainsi la mémoire  d’un plaisir lui même déjà vécu .

Cette mémoire pouvait restaurer une part importante de ce plaisir , tellement la biochimie du souvenir était dense et diversifiée . Cinq sens obligent !

Les ordinateurs  proposent tout au plus des images , des sons ,  ou des textes qui  » font plaisir «    . Ces plaisirs ont été partiellement vécus dans la mesure où ils étaient uniquement vus ou entendus .

Deux de nos cinq sens ont été mis à contribution et les trois autres  exclus ,  mis au chômage  par la technique .

Ces plaisirs à la charpente fragile sont stockés dans  le cerveau sous forme   «   d’ image de  l’image  !  «   Ceci est un comble .

Nous vivons ainsi une illusion du plaisir car la mémoire  ne pourra  au mieux que restituer le virtuel   .  Si la mémoire du vécu est  » animée   » , celle  du  vu  et / ou  entendu  est    » anémiée  » ,  car elle n’est que  succession de diapositives figées . Mortes nées . En ce sens elle est cimétière .

Un cimétière dans la tête !

L’informatique apparaît ainsi comme un dangeureux faussaire  qui nous vole notre réél  , en prend possession , en  fait  son otage , demande une rançon , touche la rançon , mais pour , au bout , ne nous restituer qu’un simulacre d’image du réél volé .

Beaucoup de personnes à travers le monde sont des aliénées véritables  de l’écran de leur ordinateur   .

Dans leur tête  , elles ont déjà enterré leur entourage

Dans leur tête, ce vaste cimetière , elles ont enterré le monde  !

Leur vie bouge d’image en image . Actuelle ou passée . Nouvelle ou consommée  . Au fait ce sont des frustrées qui en vérité , attendent sans le savoir un  «   plaisir   » qui ne viendra  jamais ..

Même le virtuel a son Godot  ..

Auteur :
• 16 février 2010

J’ai perdu mes parents il y a cinq ans environ . Mon père  d’abord . Ma mère suivit même pas  deux  ans après . Elle me disait , le plus  dur lorsque j’ai perdu  ton père c’était tout ce  vide et  mon moi qui ne pouvait se faire à sa disparition , alors je m’éprenais souvent à dire  » il faut   que  je lui raconte  ceci  ou cela quand il  rentrera  » …

Je  reconnais que  c’était dur pour cette femme de vivre ce vide malgré sa sagesse qui m’a toujours  interpellé depuis  mon plus jeune âge . Deux  brefs  exemples  pour  étayer  sa personnalité aux dimensions qui m’échappaient : Je devais être dans ma 7è année lorsqu’un jour elle est venue vers moi , me prit mon sac de billes  dont j’étais fier ( j’en gagnais beaucoup  à la récré ) et le balança par la fenêtre  . J’avais  beaucoup pleuré ce jour là  surtout  qu’elle n’avait pas de raison apparente de le faire . Plus tard lorsque je lui ai demandé  ;

-  Mère ,  pourquoi avais tu fais cela ce jour  là  »

- Tu vois , tu n’as pas encore oublié   !

- Et je n’oublierai jamais , car ça a fait beaucoup mal à l’enfant que j’étais .

- Alors saches qu’ il fallait que tu découvres l’existence de la méchanceté gratuite . Autant l’avoir déjà rencontrée . Ainsi tu la reconnaîtras  au premier coup de griffe , une fois  en société .

Un autre aspect de sa dimension c’est une attitude qu’elle eût un jour où de  retour  de France  pour mes vacances  d’été ( je devais être en cinquième année de médecine ), je lui annoncais  triomphalement mon « succès » auprès des nanas . Là aussi sa  réaction fut  un  hochement de tête , tout en désapprobation , pour  me dire :  » Quel égoïste tu fais à te dépenser  ainsi sans compter . Quand tu  auras trouvé  la  femme de ta vie , c’est en homme épuisé que  tu  vas  te  donner à elle . En ce  sens tu la trompes déjà « … 

Mon  père lui , ( beaucoup d’ humour et bonne humeur à toute épreuve) avait  une confiance infaillible  en moi et savait  me lancer des défis  pour me booster  . Je me rappelle que lorsque j’ai echoué à ma première  année de médecine , ma mère ne voulant plus réitérer » l’exploit » , c’est mon père qui me vint à la rescousse et  » imposa » sa confiance en moi …

Voiçi un bref croquis de mes parents … Un cadeau de la vie que j’ai  perdu il y a cinq ans …

Eux  enterrés au Liban …

Moi  en France …

Or je les aimais beaucoup  . Mes soeurs vivant au Liban , avaient la chance de temps à autre de leur  rendre visite  , fleurir leur tombe , leur parler …

Je ne pouvais  leur  rendre  visite et cela me révoltait . Je ne compte pas  en rester là me dis -je . Il n’y a pas de raison de subir la vie , la mort , jusqu’aux moindres de leurs  détails ou de leurs règles . J’ai mon mot à dire . Naître  et mourir ,on nous l’inflige sans préavis . Soit . Je n’irai pas jusquà  dire  que je regrette d’être né . Non . Je ne cracherai pas dans la soupe car j’avoue bien en profiter . J’avoue aussi que la vie m’a gâté , m’a promu à mon tour au grade de parent , mais  ne pas pouvoir rendre visite aux tombes des miens me révoltait .

L’idée m’est venue un jour de la Toussaint . Fête des morts par excellence  en France  . Les  familles visitaient leurs morts . Des  allers et  venues incessants de et vers les cimetières .

Ce jour de la Toussaint a une odeur qui s’adresse  au  fin fond de vos narines subjectives , et au fin fond de vos regards . Tous ces gens qui accomplissent le même rituel et qui  font la même chose  mais qui sont si différents . Des vapeurs d’encens vous secouent les oreilles et vous vous écoutez enfant en train de jouer , les parents pas loin , bavardant ensemble dans une quiétude sans faille . 

En fin de cette journée je pris un beau bouquet de roses rouges  et blanches avec  quelques Lys, le tout symbole d’amour et de pureté  ( les symboles comptent beaucoup pour moi  . On vit sous leur obédiance sans le savoir ) , et je me suis dirigé  vers ce cimetière chrétien . Un véritable jardin de croix  !  D’un pas ferme j’avançais car j’avais décidé  d’adopter des parents sur place !  Une foule de parents remplissait ce cimetière . Attendaient-ils une adoption? j’avais l’embarras du choix . En tout cas j’étais personnellement décidé de remédier un tant soit peu à ma nostalgie . ( Il y a beaucoup d’algie dans « nostalgie « )

Le calme  et la sérénité de l’endroit  vous imposent de tenir en laisse tout le bruit que vous êtes amené à faire  en tant que vivant .

Je devais choisir parmi toutes ces tombes .J’avançais en lisant sur le marbre  » Ci-gît Antoine notre bien aimé père … En dessous gravé  une petite prière . Notre père qui êtes aux cieux …Deux  pères sur la même plaque ça en fait trop . J’avançais …

Je suis soudain tombé ( tomber du coup n’est pas un verbe si anodin ) sur deux tombes jumelles faites pour  Moi ! Tout concordait ! Les âges , les années de disparition et qui plus est avaient les initiales  de mes propres parents ! Ci-gît  Bordenave Hubert  86 ans … Bordenave Françoise 78 ans … je ne pouvais mieux espérer . je les adoptai de suite ! Me voiçi  déjà en position entre les deux tombes , faisant les présentations et je me surpris à serrer dans ma main la pierre de granit pur qui reflétait  le soleil couchant  . Une prière fusait ..en arabe !  Allah transmettra à Dieu .

Cela fait deux ans que j’accomplis avec beaucoup de satisfaction ce rituel . Deux à trois visites dans l’année . L’autre jour je venais à peine de m’asseoir entre les deux tombes et déposé deux petits  bouquets de roses blanches  , d’orchidées , d’anthuriums  toutes symbole de peine d’un proche traduit en deuil fleuri tout en blanc que j’entendis des pas se presser vers  moi et je compris que j’en étais la destination .

Cela devait arriver un jour . Je le savais sans m’y attendre . Un couple se tenait face à moi et me lancèrent un » Bonjour Monsieur » avec la hâte de ceux qui voulaient déjà passer à la suite .

Je suis Mr Bordenave Henri et voiçi ma soeur Sixteen .   Vous êtes ? …

je suis ? … Je priais Dieu à cet instant pour qu’il engage un mini tremblement de terre , ou un tsunami de baignoire ,  ou une tornade pour personne seule non accompagnée .  Pfffff …  Jamais  la terre ne m’a semblé à ce point à l’abrit des catastrophes naturelles .  La Bourgeoisie locale attendait ma réponse .

C’était bizarre comme situation . Cette prise en flagrant délit d’affectionner un inconnu qui plus est .. n’est plus ! Je me suis surpris à leur répondre et à écouter en même temps la réponse du fils adoptif que j’étais !

Je pris ma voix la plus pardonnable et leur dis tout simplement , je suis un citoyen libanais résident en France  , très attaché à mes parents qui ont disparu à  l’âge des vôtres mais qui malheureusement sont enterrés au Liban . Alors voilà j’ai décidé d’adopter des parents sur place … Là je surpris le regard quiescent de Sixteen vers les deux bouquets . Elle semblait approuver  le goût ou le choix ou je ne sais . Cela ma donna de l’entrain et vite je rajoutais qu’il est certain que si je savais qui vous étiez et où vous pouviez être je n’aurai jamais pris cette initiative sans vous en avertir …

C’est Henri qui rompit les silences . Celui du cimetière  , et le sien :

- Nous avons été intrigués par vos bouquets . Depuis le départ . Nous avons cherché à en savoir plus sur vous . Nous avons interrogé  le gardien . Il nous a dit ne pas vous connaître mais il vous a décrit , et bien décrit . Calme , discret  , affectueux , grisonnant , grand , etc … 

Mon regard se balladait entre ces deux personnes , et les tombes de leurs ? nos ? mes ? parents et je leur demandai que s’ils ne voyaient dans mon comportement que non conformisme et atypie , je veux bien disparaître et ne plus jamais revenir .

C’est Sixteen qui prit la parole . Elle qui jusque là ne brillait que par le regard ! Elle prononca la sentence .

- Non ; Non … Vous n’avez pas besoin de disparaître  . Nos  parents étaient très ouverts . Ils aimaient la vie , les gens . Ils étaient très sociables  . Regardant Henri , elle rajouta  » Nous  sommes sûrs  que cela ne les dérange en aucun cas . Vous  pourrez continuer à venir …  »

j’ai affronté tour à tour leurs regards car les mots me manquaient et je prenais déjà congé .

- Je vous remercie Madame . Merci Monsieur . Je vais partir à présent et vous laisser avec vos parents . 

Nous nous sommes serrés les mains , et me voiçi me dirigeant vers la sortie . Le bruit du macadam sous mes pas rendait inaudible leur chuchottement . Je ne sais ce qu’ils pouvaient bien se dire  . Je n’étais pas sûr qu’ils parlaient de moi . Pour eux le  » fait divers  » est passé .  Ils voulaient savoir . Ils ont su . et voilà …

Le bruit de mes pas sur le macadam se dédoubla d’un bruit de pas féminins essayant de me rattraper .

Monsieur ;  Monsieur dirent les pas  … Je fis un tour sur moi et me retrouvai face à face avec Sixteen qui me captiva de son regard et me dit sans hésitation aucune «   Henri et Moi , voulons vous demander si vous accepteriez de devenir notre frère  » …

Catégorie : NOUVELLE | Tags :  | 8 commentaires
Auteur :
• 10 janvier 2010

 -   » La même chose  s’il vous plaît !  »

C’est ce que j’ai dit au garçon de ce bistrot parisien , juste après que l’archéologue mon voisin de table ait fait sa commande .Ce n’est pas  que j’aimais spécialement le « Red Russian  » mais la Russie m’ayant toujours fait  rêver et ne  connaissant pas ce  cocktail et étant seul la tête encore grouillante de ma journée de congrès , j’avais envie de discuter .  Le  type avait un visage ouvert , souriant , abordable  quoi !

Le cocktail fut un mélange de Vodka , et de liqueur de cerises   avec  un zeste d’abricot . ( Si on vous le demande !)

Mon voisin (obligé) de ce bistrot bondé , me regardait  et  souriait  encore plus . Il me fixait ! j’étais  sûr que c’est le  choix du cocktail  qu’il trouvait sympathique . Il m’a vite  adressé la parole , chose  rare à Paris !

J’ignorai que je lui fournissais un alibi autre !

- Vous êtres chirurgien je vois ,  et sortez d’un congrès ! il me tend la main , et me dit s’appeler Augusto . Archéologue Portuguais .

A peine ai-je eu le temps de lui demander comment a -t-il su , qu’il pointait du doigt le badge du congrès encore  épinglé à ma veste !

Vite je le retirais et n’ai pas eu le temps de me justifier , qu’il parlait déjà !

-  Nous  sommes des collègues  en quelque sorte !

-  Ah bon ? !

- Oui  , oui , vous opérez les vivants , j’opère les momies . On fait pareil  vous savez ! Scanners , Echographies,restaurer un os  ou un viscère …

- En effet . Vu  ainsi ! Ca  doit  être  intéressant votre  travail .

Il ne s’est nullement fait prendre à mon éloge gratuite , dédaigneuse , feinte et mensongère !

- Oh cher ami vous  êtes  généreux avec mon métier . Ca se voit que vous n’avez jamais  discuté auparavant  avec un archéologue .

-  Euh  non , mais je  réitère que ce que  vous faîtes doit être  intéressant !

Il n’a pas insisté .

- je vais vous expliquer  dit-il :

Les gens aiment bien notre métier mais nous connaissent mal , ou c’est nous qui ne nous reconnaissons pas en eux !

pfffff  …  Je ne comprenais  rien , et je ne pense pas avoir eu une bonne idée d’être entré dans ce bistrot . 

- Vous êtes né quand  ?  me surprit – il . Le mois , le jour je veux  dire . L’année  on s ‘en fout .

-Euh .. Un 19 janvier .

C’est ça .  Un 19 janvier . Voulez – vous savoir qui est né aussi  comme vous ce jour là , à des années différentes bien sûr .

Amusé je  répondis  au  hazard : « Corneille  » !!

- Ehhh non . Corneille est né un 6 Juin   !  Par contre le 19 janvier , mon cher docteur , Vous naissiez mais Dagobert , le  roi ,  mourait  . Il y eut plus  de naissances que de morts  les 19 janvier me dit il  . François II fils de Catherine De Médicis est né un 19 janvier .  Tout  comme James Watt , ou le Général Lee , Ou  Edgar Poe , ou Cézanne. Le 19 janvier fut le premier raid allemand sur l’Angleterre faisant usage des fameux Zeppelins  . Le  19 Janvier on a découvert la lampe  au néon etc … etc …

Vous savez ces personnes et  évènements ont été répertoriés parceque célèbres . Ils ont pu  accéder au statut suprême dit  » Intérêt archéologique «   Je peux déjà vous dire que je n’ai pas  réussi ma vie  pour la simple raison que je ne présenterai aucun intérêt historique et encore moins archéologique . Résister  à l’érosion du temps n’est pas donné à tout le monde !

Nous manipulons les années par liasses de 1000 . Tenez , un exemple : Ma femme a eu un amant pendant 2 ans . c’est quoi  2 ans pour l’archéologie ? C’est comme si dans vos unités de mesure  , vous  vous retourniez sur une passante dans la rue ! Même pas 6 secondes ! En ce sens nous relativisons tout . Tout …

L’immédiateté  nous ne la voyons pas . Nous la côtoyons sans la voir . Alors vous savez , jeune , vieux , enfant , centenaire , pour nous  c’est pareil . L’humanité est faîte plus de morts que de vivants ! C’est  de Auguste Comte cette phrase . Laissez moi vous dire que votre profession à vous ne fait que porter secours à l’immédiateté .    

 Vaine bataille  ! …

Son discours  était tout simplement effrayant ! Décourageant .

 - Mort , personne ne se souviendra de moi !

( faut dire qu’il m’a  touché lorsqu’il a avoué  qu’il ne présentera aucun intérêt archéologique ! Moi non plus … C’est à croire que c’est ce qui nous préoccupe le plus . Il n’a pas  tort cet archéologue du bistrot d’un jour! )

-  Nous mettons tout en oeuvre pour  que  l’on nous  connaisse , nous  aime , et  nous reconnaisse ! Toute notre vie durant , nous ne faisons que ça !

-  C’est humain lui dis – je  .

- Justement non . C’est le seul trait divin qui existe en nous !  Cela n’a rien d’humain  !

- Comment çela  ?

 -Réfléchissez mon bon restaurateur . Réfléchissez  un peu . Si Dieu n’avait pas créé l’humanité avec tout ce qu’elle a de sordide … ( un moment de silence  puis .. )   Qui aurait su qu’il existât ? …Auprès de qui aurait-il cherché la reconnaissance ?

Je me levais  ,  saluais , adieusais  et le regardant , lui dis : Le   » Red Russian  »  ,  c’est pour  moi  …

Je vous le disais en titre que j’ai discuté avec un archéologue  .  Je ne recommencerai pas ! ..

Catégorie : NOUVELLE, PHILO | Tags :  | 4 commentaires
Auteur :
• 7 janvier 2010

Je suis sorti du Liban géographique  en 1996 et choisi  de vivre dans un pays où il y a moins de confessions .  En France il y a désormais 60 millions d’habitants  chrétiens , musulmans , juifs , et Moi . Il n’y a pas de quoi rompre l’équilibre confessionnel d’une nation aussi solidement établie . ( Avec  ça  elle est  en plein crise d’identité nationale !  Que  doivent  dire les libanais intra muros ! )

J’ai  quitté le Liban en 1996 mais mes pensées sont toujours  au sein même  des préoccupations de mon pays .  Avez- vous remarqué que  les hommes  s’exprimeront toujours en utilisant le terme  » au sein de  » alors  que les femmes  pour  la même notion diront  » au coeur de  » ?!  Je referme  ma parenthèse . Oui ma parenthèse en écriture , c’est ma récré , car rester enfermé  au sein du sujet sans pouvoir souffler 2 minutes  c’est étouffant . Même les films à la télé ont leur récré , pub qui nous ballade un peu hors champ et nous libère de l’emprise  de l’intrigue .

Je disais que je me plais à  lire , suivre , traquer l’actu libanaise et engloutis tous les soirs à cette fin, en téléphobe que je suis , une dizaine d’articles , écrits bien sûr par des libanais de tous bords .

Lisant sans passion , ( ni  vertueuse ni vicieuse  ) Je sais aujourd’hui (en gros)  quoi penser  du Liban sachant que   »Penser  » concernant le  Liban est un mot  très  inflationniste .

Le  Liban ne manque  hélas pas de penseurs .

Le Liban pourrait être  le premier exportateur mondial de penseurs ( Il a même découvert l’Alphabet , en ce sens il est Auteur , Compositeur ! )

Le Liban est malade de ses penseurs .

Pléthore de penseurs . Vivement le régime minceur ..

Je vais vous le dresser moi l’arbre généalogique de la pensée libanaise .

Pour  la  commodité de l’exposé , permettez moi de  le débuter juste après  la descente du bateau .

Le  bateau de Noé .

Noé en bon capitaine de navire , a quitté  son bateau en dernier .

Les animaux se sont répandus à travers la planète .(Ne me faites pas dire ce que j’ai dit svp ! )

La  race  humaine s’est reproduite ,  des pays ont émergé , et  le gêne du corporatisme à forte expression humaine , a fait que l’humanité retrouve  vite ses différences , ses guerres , ses crimes et ses corruptions . ( Noyez  le naturel il revient à la nage ! )

Les tuiles ( au sens propre et figuré) ont commencé avec la Tour de Babel  érigée par les descendants de Noé  .

Retour   au Liban post moderne : La Tour de Babel de nos jours s’appelle le Liban !!  Sauf  qu’elle n’est plus en hauteur mais  toute  en platitude , étendue  en surface .

je ne vais pas  énumérer  la multitude vertigineuse des   façons de  voir le présent , percevoir le passé , et concevoir l’avenir  mais  je ne trahis pas de secret qu’à lire les uns et les autres tous  aussi  implacablement sûrs d’eux  mêmes  , je ne vois  aucune perspective d’avancement ou de clarté .  Tout se passe comme si  les 3 millions de penseurs que compte le Liban se sont mis dans des sables mouvants et au moindre mouvement ( article  écrit  ,  déclaration dite ) ils aggravent leur cas et s’enfoncent  un peu plus .

Plus grave que le dialogue des Sourds , il y a le dialogue des Sûrs .

Imparable celui çi ..

Je me rappelle qu’en classe  de sixième , lorsque la cacophonie envahissait la salle  de  classe ; le  prof tapait du poing sur la table  et criait  » Silence !  »

Nous nous taisions  tous .

Le  Liban  , a  plus que jamais aujourd’hui besoin d’un homme charismatique , multiconfessionnel , non corrompu qui soit aimé , aidé , suivi , cru , et  qui puisse crier   »  SILENCE  ! !  ..   »

Pour que enfin les choses avancent ..

Catégorie : LIBAN  | 2 commentaires
Auteur :
• 6 janvier 2010

Oui , oui , je sais  le mot malproquo n’existe pas et pour  éviter tout quiproquo je confesse que je l’ai inventé mais pas de toutes pièces . J’ai uniquement changé le pare-choc  avant  . Le  » Qui  » n’avait  plus raison d’être  en effet car  je l’avais en face de moi !

Patience vous allez  tout savoir .  Ah ce que vous pouvez  être  impatients parfois !  Pensez  à tout ce que vous auriez fait ou accompli en ces dix minutes  perdues à me lire .

Bref , vous avez du temps à me donner ?  Sympa ! Je prends ..

De quoi je parlais déjà ?  Vous  voyez , à force de me mettre à votre place  et penser à vous , je perds le fil de mes idées . Je peux vous promettre que le jour où la science inventera les idées sans fil je serai le premier à m’y abonner .

Ce malproquo concernait  un fait divers qui m’est arrivé au camping   » La Providence «   sur la côte atlantique  du temps où j’étais étudiant et que je  faisais du camping  .

Devenu Interne des hôpitaux ,  je pouvais  me payer une caravanne d’occasion .

Adieu les tentes , les froids divers , le couchage dans des sacs  , et toujours les mêmes rêves !

J’ai lu à la réception du camping qu’un type vendait sa caravanne  . J’ai  voulu le rencontrer pour  en parler et j’avais déjà en fin négociateur (libanais) préparé mon discours chiffré .

Il était au lavoir avec 6 autres usagers . Il faisait sa vaisselle .

Bonjour  Monsieur lui dis-je

 -  Bonjour !  On se connaît ? 

- Non , non , mais je viens  vous voir  au sujet de  l’annonce  , pour  votre  caravanne  .

Sec , le type répondit  » ben vous voyez bien là je suis  au lavoir pour le moment  .  »

Les 6 personnes présentes ( toutes  en vacances ! )  trouvant  dans notre  échange comme une diversion , balladaient leurs  regards entre  le vendeur et moi  au gré des phrases .

Un sentiment amusé m’envahit  et je  ne sais comment j’ai fait pour  lui  répondre :

 - Justement , de peur  que vous ne l’ayez déjà vendue , je me suis dépêché , et suis venu vous voir au lavoir , pour  vous demander si je peux la voir ..

Devant son air  dépassé j’ai vite  rajouté l’estoquade  » auquel cas si je veux l’avoir je vous donnerai de suite un avoir !

Rire général , et le type de demander

- Excusez moi  vous  voulez  quoi au  juste  ?

Ah ce que j’étais content de semer la confusion dans sa  tête tellement qu’il avait  le regard sec . Au lavoir  en plus !

- Ben je viens de vous le dire  : Voir votre caravanne en vue de l’avoir auquel cas je vous donnerai un avoir

- Un avoir ?

- Ben oui pour la  réserver . c’est pour cela que je suis rapidement venu vous  voir au lavoir .

- Pour  me donner un avoir ?

- Ben non , d’abord pour la voir et ensuite l’avoir  . Si je veux  l’avoir bien sûr

- Vous  voulez  , ou  vous  ne voulez pas  la  voir ?

( On était 7 personnes on est devenu 12 .. d’autres badauds  s’arrêtaient  . Tous en vacances! )

Mais  je  veux l’avoir bien sûr mais pour ce il faut que je puisse d’abord la voir , Vous trouvez pas ?

- euh … La  voir   ,  pour l’avoir ?

- Voiiiiiiiiiiiilà . La      voir   ………  pour  voir si elle me plaît …….. auquel cas ……. je  voudrai  l’avoir …….  et  pour  cela  je  la  retiendrai par  l’ avoir . Je finirai par la voir quand même cette caravanne  non ?

- l’ avoir ? … 

Je  le tenais …

Chère Académie Française .  je  revendique le terme  « malproquo » et je viens d’en fournir un exemple vivant .

Pourrai-je   l’  a v o i r ,  associé à mon nom ? ..

Catégorie : NOUVELLE | Tags :  | 2 commentaires
Auteur :
• 3 janvier 2010

Mon Plus cher Julien

C’est avec étonnement mais sans surprise que j’ai  lu  ta lettre qui m’est parvenue hier . J’avais festoyé toute la nuit et j’avoue que ta  page m’a fait commencer l’année plutôt que prévu ! La réalité , Ta  réalité s’est imposée , difficile de rester dans les vaps de ma nuit  blanche .

je dis sans surprise car  j’avais deviné par ton absence que tu étais hyper présent ailleurs et cela me rendait  aussi content que inquiet pour  toi  l’écorché vif ,  le transparent ,  qui n’a jamais eu le culte du secret ou du non dit ou  même de la discrétion la plus élémentaire .

Ton absence de ma boîte  à lettres ou des coups de fils  était du Julien tout craché .

 » On n’aime plus personne dès qu’on aime  » souviens toi de cette phrase que  tu te plaisais à me répéter quand on était en classe de seconde et  qu’on commencait à nous  éveiller aux  filles . l’amour  était  pour  nous  une langue qu’on parlait  mal et avec  l’horrible accent des débutants !

Mon cher  Ami ,  oui j’étais inquiet pour  toi car  tu  entres  en amour  comme toujours  d’une façon fracassante . Tu  l’as toujours  fait  à la façon d’un fort qui se rend ( Fort .. comprendre  citadelle du moyen âge ; pas  ton caractère  car  tu n’as plus  rien d e fort  à aimer ainsi )  Je  sais  tu vas prendre ceci  pour  une moquerie  mais  je ne peux  m’en empêcher tu le sais , puis c’est pas méchant  !

On dirait que  lorsque  tu  fais  la connaissance d’une femme , c’est comme si cette dernière  t’assiégeait avec  ses qualités , ses dires , les  rêves qu’elle induit  en  toi , sa beauté  même peut  être , sa douceur aussi  et  te  sachant  « pris »  tu essayes de guerroyer  comme tu peux avec  toutes tes envolées  littéraires  et tes joutes  éloquentes , et  l’usage  intensif de métaphores  , autant de leurres  pour  faire diversion  jusqu’à ce que  tu ne puisses plus  , et  que  assoifé , affamé , affaibli , tu tentes  une sortie  hors ta muraille   afin de lever  le  siège   sachant que tu cours  à ta  perte .

L’amour  n’est pas une bataille  Julien !  Tu a s beau  être un chevalier  serviteur , ton existence n’est  pas une  forteresse pour  autant ! J e n’ai eu de  cesse de te  dire   que  comme  tu  trouves à la  femme de tes tourments , beauté , intelligence , qualités …Elle  aussi  trouve  la même chose en toi  si c e n’est plus !

A  tout prendre  elle fût aussi assiégée  que  toi  !!  Seulement  elle a eu la ruse féminine de ne pas le montrer  !

Tu dis  dans ta lettre  que  » tu as besoin qu’on te vive parceque tu reviens de la mort  » ne crois tu pas  que  tu exagères  à peine  ?  Tu es  encore  bel et bien là mais  je  dois  avouer  que  ton récit  cette fois  çi  est  un peu  «   autre »  que  tes  récits  circonstanciés d’avant .   Tu me  donnes envie  c’est vrai  , d’en savoir  plus .

je ne  t’interromperai pas , je ne te jugerai pas sois en certain .. l ‘ai- je  fait  auparavant ?

Racontes  moi  ton histoire  Julien ..

Ton Ami de tous les temps  Kiyann

Catégorie : NOUVELLE | Tags :  | Un commentaire
Auteur :
• 2 janvier 2010

CHER  KIYANN

Une petite page pour te présenter mes voeux les meilleurs  et  te  donner  quelques unes de mes nouvelles .  Un an sans t’écrire , c’est beaucoup je le sais . Tu dois m’en vouloir , je le sais . J’opère plus qu’un retour  vers ton âme amicale , je viens plutôt m’échouer vers  toi , tellement que j’ai de choses à te raconter , alors ne m’interromps  pas stp par tes pensées , car  je  te  vois déjà ricaner , maugréer , que sais  je  ..  Je  n’ai  jamais eu ta force morale alors  me juge  pas  et aide moi à me  ramasser …

Hier à l’instant  même où le monde entier faisait ses adieux à l’année , je faisais les miens à une  femme que  j’ai  connue  justement  en debut de  cette  même  année . Telle  Une  Chrysalide elle prit  son envol et  partit dans une métamorphose inattendue s’éloignant  à  chaque  battement  d’ailes .

Ne  dis  rien mon cher  ami  ,  du moins pas maintenant , ni plus tard d’ailleurs , j’ai juste  besoin qu’on m’écoute qu’on me lise  qu’on me vive car je reviens de la mort  , je reviens d e l’absence , absence depuis  moi  même . je  t’ai laissé  pendant un an ,mais tu  n’es pas le seul  que  j’ai laissé , je me suis  perdu moi  même aussi , alors  tu  vois  ,  là  je suis d e retour ,  et  je sais que tu es la seule personne vers laquelle je pouvais me tourner . 

je  pensais être  tout au long de cette année dans un bain de  mots à la beauté immarcescible , à l’éloquence  non feinte. Je  n’étais que dans un pétrin de rumeur .

Je t’écris car je n’aurai pas pu soutenir ta voix grimpante au téléphone . Etouffant mon souffle par les bruits mugissant du  tien révolté par mon errance .

Je  t’écris  parceque  je  n’ai plus envie de parler  . Envie de  taire les 3 langues que je  pratique , les  empêcher à jamais de sortir au grand air .

Je  viens t’annoncer ma propre disparition .

Je viens te dire ma haine d e l’enfance ,de mon premier jour d’école ,  de  l’alphabet , et de celles  des langues du monde  entier . Jamais au grand jamais on n’aurait du apprendre à lire , à parler , à écrire , parceque  tout  mon cher , mon très cher Kiyann , tout se dit dans le silence d’un regard , et le reste n’est que  malentendus …

Habités par cette vérité  les enfants , tous les enfants du monde ont  pleuré à leur premier jour d’école  .

Je viens chercher ton ironie . Elle fera écho à la mienne à l’instant de mon  enterrement .

Je  pue  Kiyann … je pue plus qu’un tailleur d e pierre plus qu’ un hermite .  Je pue de mon vivant .  Je n’ai rien vu venir . rien , et si tu me promets de ne pas m’interrompre je te  raconterai mon histoire …

Ton ami Julien .

Catégorie : NOUVELLE  | Un commentaire
Auteur :
• 26 décembre 2009

 

Bleu   ;   Pour des souvenirs heureux

Blanc   ;  Pour la naissance d’un sentiment

Gris   ;  Pour des désirs enfouis

Jaune   ;  Pour fuir  l’aumone

Marron   ;  Pour ne plus tourner en rond

Noir  ;  Pour la nuit , les montagnes russes , le   sms d’un soir

Vert   ;  Pour même pas deux hivers

Indigo   ;  Pour s’évader du faux

Violet   ;  Pour un hommage à Lou Andréas Salomé

Rouge  éteint  ;  Pour  une chanson  , un  refrain 

Pour cet arc-en-ciel aux mille éclats , Pour ta voix , Pour  Avec le temps , va tout s’en va ..

Catégorie : Poésie  | 4 commentaires
Auteur :
• 25 décembre 2009

J’aime beaucoup  pour son goût , le jus de carottes fraîches . Quand aux  vitamines , la puissance de la vision nocturne , le regard perçant , l’amabilité , la gentillesse , et j’en passe .. je  m’en  tape  .  Je l’aime pour son goût  et c’est  tout .

Ce matin là , la neige s’est imposée . Je ne pouvais monter  dans ma voiture en feignant de ne pas la voir .  Je  pouvais difficilement  l’ignorer puisque ma voiture était en dessous !  j’ai dû dénuder ma voiture et lui retirer son manteau immaculé tout en respectant sa pudeur mécanique .

De la neige il y en  avait du coup un monticule à mes côtés  ! Monticule dont la  brillance au soleil déjà réapparu , me  priait de lui donner une vie , ou une apparence de vie .

l’idée me vint bien sûr d’ériger un Bonhomme de Neige ! Quoi de plus banal somme toute ? ( Une bonne femme de neige , je n’en ai jamais vu du reste et de toute façon je n’aurai pas su en faire , les accessoires n’étant pas mon fort ! )

Demi tour bref  vers mon frigo car il fallait que je sacrifie ma ration de carottes !  ben oui il fallait créer tous les reliefs du visage  , pris mon écharpe vert foncé que je ne mettais qu’avec le seul pantalon vert que j’avais . Une  pipe remontant à l’époque où je fumais , des lunettes de soleil que j’avais avant mes Ray Ban aviator , et  j’étais  prêt . Je me suis  senti l’âme d’un créatif  à la mode ( j’avoue l’antinomie mais j’ai l’honnêteté de le reconnaître !) .

j’ai rassemblé la neige  , et j’ai eu toutes les peines du monde à l’élever !! c’était jamais bien , jamais assez ! Arrivé au bout de mes peines  je n’ai pas lésiné sur les carottes . Il avait  un visage  tout en carottes ,  mais tendrement humain ! Les yeux , le nez , même les lèvres  joliment taillées par mon petit couteau de poche embarqué (car il faut toujours un couteau pointu pour creuver l’airbag après un déploiement éventuel ! ) La pipe , l’écharpe , les boutons , les deux branches servant de bras tendus . Il ne lui manquait rien . Il était  un peu  difforme  je l’avoue  car  mal élevé vous dis- je

Le lendemain , de retour de ma garde hospitalière quelle ne fût ma surprise en constatant la disparition de   mon Bonhomme de neige , euh .. son départ  je veux  dire ( personne ne l’aurait pris! ). Oui il était  parti  en laissant pêle -mêle , sur  place et dans un désordre total  , son nez , ses yeux , sa bouche ,   »sa  » pipe (puisque  je la lui ai donné ) et mon foulard ( juste prêté ) .Tout était par terre , éparpillé à même le sol , y compris boutons ,  bras et lunettes .

Il était parti sans un merci , sans un au revoir et  surtout sans avoir rien rangé ! En plus , le froid  a dû lui donner  une forte envie de pisser  !

Je vous le disais en intro , il n’y a pas de plus  mal élevé qu’un bonhomme de neige  ..

Catégorie : NOUVELLE | Tags :  | 7 commentaires
Auteur :
• 20 décembre 2009

Il m’arrive de lire les commentaires de mes compatriotes libanais , publiés dans l’ Orient Le Jour et j’ai remarqué que leurs réactions avaient toutes ou presque , leur citation inaugurale prise à un penseur étranger .

J’ai réagi alors , à ma façon ! 

S’EXPRIMER DANS UNE LANGUE  ETRANGERE .
 
L’USAGE D’UNE LANGUE ETRANGERE POUR EXPRIMER NOS IDEES ET NOS EMOTIONS MONTRE A QUEL POINT LE LIBANAIS EST OUVERT AUX CIVILISATIONS ET AUX CULTURES .  C’EST EN EFFET TOUT A SON HONNEUR  , MAIS JE METTRAIS UN BEMOL :
 
  À force d’ouvertures, attention aux courants d’air .
 
 Tout vocabulaire est un contenant et son contenu ne devrait être autre que notre pensée profonde. Écrire en français, c’est soumettre notre contenu à un contenant qui ne reflète pas toujours le fond de notre pensée et de notre émotion qui se retrouvent de ce fait à « double fond » donc travesties et incomplètement exprimées. Le danger de mal nous comprendre se fait ressentir.
 

 Lorsqu’on écrit en notre langue maternelle, on s’adresse à des lecteurs. On se sent dans notre environnement naturel .Manier une langue étrangère m’a toujours effrayé. La langue vous emporte avec une force torrentielle capable de vous faire chavirer à tout moment .

 Lorsqu’on écrit dans une  langue étrangère, on s’adresse à un lecteur devenu « spectateur  » par un artifice, une théâtralité obligatoires qui se surajoutent. Le piège est de rajouter une scène à la scène. Dans une langue étrangère, nous serons toujours dans une voiture d’auto-école donc à double volant et le moniteur reprend parfois les commandes. C’est grave lorsqu’il s’agit de prendre les commandes de notre pensée .

 

  Vous n’êtes pas sans remarquer que les réactions aux articles débutent souvent par une citation. Citation faite à l’origine par un étranger dans une langue étrangère. Le moniteur d’auto-école ! Comme si pour véhiculer notre propre pensée, il n’y avait aucune citation d’aucun penseur de notre culture !
 
 Voilà, somme toute, une réflexion nature que j’ai aimé apporter. Pour vous en  convaincre , lisez le même fait , rapporté à la fois dans « L’Orient le Jour  » et dans « An Nahar » : L’impression n’est pas la même ! ( dans tous les sens du terme ! )
 
 Cela étant, on ne peut que rendre hommage à cette diversité .