Archive pour mars 2008

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SOUVENEZ-VOUS à SAINT JOSEPH
Souvenez-vous,
ô très chaste Epoux de la Vierge Marie,
qu’on n’a jamais entendu dire
que quelqu’un ait invoqué votre protection,
et demandé votre secours,
sans avoir été consolé.
Animé d’une pareille confiance,
je viens à Vous, et je me recommande à Vous,
de toute la ferveur de mon âme.
Ne rejetez pas ma prière,
ô Vous qui êtes appelé Père du Rédempteur,
mais daignez l’accueillir avec bonté.

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Saint Romanos le Mélode (?-vers 560), compositeur d’hymnes
Hymne 40 (trad. SC 128, p. 397s rev.)

Marie Madeleine, envoyée annoncer la résurrection

Celui qui sonde les coeurs et les reins (Ps 7,10), sachant que Marie reconnaîtrait sa voix, appelait son agneau en vrai pasteur (Jn 10,4) disant : « Marie ! » Elle dit aussitôt : « Oui, c’est bien mon bon pasteur qui m’appelle pour me compter désormais avec les quatre-vingt-dix-neuf brebis (Lc 15,4). Je vois derrière lui des légions de saints, des armées de justes… Je sais bien qui il est, celui qui m’appelle ; je l’avais dit, c’est mon Seigneur, c’est celui qui offre aux hommes déchus la résurrection ».

Emportée par la ferveur de l’amour, la jeune femme voulut saisir celui qui remplit toute la création… Mais le Créateur…l’éleva vers le monde divin en disant : « Ne me touche pas ; me prendrais-tu seulement pour un mortel ? Je suis Dieu, ne me touche pas… Lève là-haut tes yeux et regarde le monde céleste ; c’est là que tu dois me chercher. Car je monte vers mon Père, que je n’ai pas quitté. J’ai toujours été en même temps que lui, je partage son trône, je reçois le même honneur, moi qui offre aux hommes déchus la résurrection.

« Que ta langue désormais proclame ces choses et les explique aux fils du Royaume qui attendent que je m’éveille, moi, le Vivant. Va vite, Marie, rassemble mes disciples. J’ai en toi une trompette à la voix puissante ; sonne un chant de paix aux oreilles craintives de mes amis cachés, éveille-les tous comme d’un sommeil, afin qu’ils viennent à ma rencontre. Va dire : ‘ L’époux s’est éveillé, sortant de la tombe. Apôtres, chassez la tristesse mortelle, car il s’est levé, celui qui offre aux hommes déchus la résurrection ’ »…

Marie s’exclame : « Tout d’un coup mon deuil s’est changé en liesse, tout m’est devenu joie et allégresse. Je n’hésite pas à le dire : j’ai reçu la même gloire que Moïse (Ex 33,18s). J’ai vu, oui, j’ai vu, non sur la montagne, mais dans le sépulcre, voilé non par la nuée, mais par un corps, le maître des êtres incorporels et des nuées, leur maître hier, maintenant et à jamais. Il m’a dit : ‘ Marie, hâte-toi ! Comme une colombe portant un rameau d’olivier, va annoncer la bonne nouvelle aux descendants de Noé (Gn 8,11). Dis-leur que la mort est détruite et qu’il est ressuscité, celui qui offre aux hommes déchus la résurrection ’ ».

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, co-patronne de l’Europe
Lettre 129 (trad. cf Bouchet, Lectionnaire, p. 417)

Soyez obéissants jusqu’à la mort, à l’exemple de l’Agneau sans tache qui a obéi à son Père jusqu’à la mort honteuse sur la croix. Songez qu’il est le chemin et la règle que vous devez suivre. Tenez-le toujours présent devant les yeux de votre esprit. Voyez combien il est obéissant, ce Verbe, la Parole de Dieu ! Il ne refuse pas de porter le fardeau des peines dont son Père l’a chargé ; au contraire, il s’élance, animé d’un grand désir. N’est-ce pas ce qu’il manifeste lors de la Cène du Jeudi saint quand il dit : « J’ai désiré d’un grand désir manger cette pâque avec vous avant de mourir » (Lc 22,15) ? Par « manger la pâque », il entend l’accomplissement de la volonté du Père et de son désir. Ne voyant presque plus de temps devant lui (il se voyait déjà à la fin, quand il devait sacrifier son corps pour nous), il exulte, se réjouit et dit avec joie : « J’ai désiré d’un grand désir ». Voilà la pâque dont il parlait, celle qui consistait à se donner lui-même en nourriture, à immoler son propre corps pour obéir au Père.

Jésus avait célébré bien d’autres pâques avec ses disciples, mais jamais celle-ci, ô indicible, douce et brûlante charité ! Tu ne penses ni à tes peines ni à ta mort ignominieuse ; si tu y avais pensé, tu n’aurais pas été si joyeux, tu ne l’aurais pas appelé une pâque. Le Verbe voit que c’est lui-même qui a été choisi, lui-même qui a reçu pour épouse toute notre humanité. On lui a demandé de nous donner son propre sang afin que la volonté de Dieu s’accomplisse en nous, afin que ce soit son sang qui nous sanctifie. Voilà bien la douce pâque qu’accepte cet agneau sans tache (cf Ex 12,5), et c’est avec un grand amour et un grand désir qu’il accomplit la volonté du Père et qu’il observe entièrement son dessein. Quel doux amour indicible !…

C’est pourquoi, mes bien-aimés, je vous prie de ne jamais redouter quoi que ce soit et de mettre toute votre confiance dans le sang du Christ crucifié… Que toute crainte servile soit bannie de votre esprit. Vous direz avec saint Paul…: Par le Christ crucifié, je peux tout, puisqu’il est en moi par désir et par amour, et il me fortifie (cf Ph 4,13;Ga 2,20). Aimez, aimez, aimez ! Par son sang, le doux agneau a fait de votre âme un rocher inébranlable.

source : L’Evangile au Quotidien – STRASBOURG – FRANCE

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Seigneur, je cours toujours après quelque chose… Quand je m’arrête, à bout de souffle, il m’arrive de réfléchir.  En cet instant, je fais halte et c’est pour te dire MERCI!

Oh! Je pourrais me contenter de te dire Merci pour tout, et tu comprendrais.  Mais je veux être plus explicite.

Je te dis MERCI …

pour mon corps qui fonctionne à merveille, pour ma langue si déliée,
pour mes jambes si alertes, pour mes mains si dociles,
pour mes yeux ouverts à tout, pour mes oreilles qui perçoivent tout,
pour mes narines qui décèlent tout, pour mon coeur qui palpite à ce qui est beau,
pour mon âme qui vibre au bien, pour mon intelligence qui cherche le vrai…
pour tout cela, je te dis MERCI.

Bien des fois j’ai crié vers toi parce que… je voulais mon corps plus beau,
je voulais mon coeur plus grand, je voulais mon amour plus noble,
je voulais mon intelligence plus lucide.

Aujourd’hui, je te dis MERCI et je me tais en songeant à tous ceux et celles de mon âge qui ont les facultés diminuées et dont l’usage est restreint.

Je pense à ceux et celles qui jamais… n’entendront le gazouillis de l’oiseau,
ne verront le soleil se lever, ne percevront le parfum d’une fleur,
ne pourront trouver le mot MERCI au bout de leurs lèvres,
ne pourront palper un objet, ne pourront courir après un papillon.

Je n’ai rien fait de plus que l’autre pour jouir de tous mes sens et pourtant tu m’as fait gratuitement le don de toute la richesse que je suis.

Si toutes les personnes « en forme » dans le monde songeaient un brin à cela,
il y aurait une course folle vers toi, Seigneur, pour te dire MERCI!

Pour ceux et celles qui ne prennent pas le temps de te le dire, je te dis MERCI pour les merveilles que nous sommes!

Aide-moi, Seigneur, à être pour tous,
La personne qu’on ne dérange jamais,
Qui reçoit avec bonté,
Qui écoute avec sympathie,
Qui donne avec amour.

Aide-moi, Seigneur, à être pour tous et toutes,
La personne qu’on est toujours certain de rencontrer
Quand on a besoin de parler à quelqu’un.

Aide-moi, Seigneur,
À être cette présence rassurante,
À offrir cette amitié reposante,
À rayonner cette paix joyeuse,
À être recueillie en Toi, pour Toi.

Et pour cela, Seigneur,
Que ta pensée ne me quitte pas,
Que ta vérité habite en moi,
Que ta loi soit mes délices.

Et qu’ainsi, Seigneur,
Dans la simplicité de mon coeur,
Dans le quotidien de ma vie,
Je puisse aider les autres
À te savoir plus proche,
À reconnaître ton amour,
Dans un geste d’accueil
Qu’en ton Nom j’accomplis.  Amen

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Seigneur, ne me laisse pas devenir
victime de l’orgueil, quand je réussis,
ou de la déception quand j’échoue.
Seigneur, apprends-moi qu’être prêt à pardonner
est l’une des plus grandes marques de la force
et que le désir de vengeance
est l’une des manifestations de la faiblesse.
Seigneur, si j’ai blessé mon prochain,
donne-moi la force de m’excuser;
si les gens m’ont fait du tort,
donne-moi le courage du pardon.
Seigneur, si je t’oublie, ne m’oublie pas.

Auteur : Ali el Amin

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La prière peut se bâtir autour de 4 mots :

MERCI : toujours commencer dans la louange, qui ouvre le cœur et nous décentre de nous même, remercier Dieu de ce qu’il nous offre.

PARDON : Dieu nous offre son pardon, alors n’hésitons pas à lui demander si quelque chose ne va pas.

S’IL TE PLAIT : Tout nous vient de Dieu, tenons-nous devant Lui, mains ouvertes, et par la prière faisons notre demande, ce qui compte n’est pas ce que nous demandons mais la manière dont nous le demandons :non comme un dû mais comme une grâce.

JE T’AIME : la prière débute par la louange et revient à la louange. Dire à Dieu « je T’aime » c’est lui signifier notre soif de vivre son amour.

Alors Seigneur, S’IL TE PLAIT, je te demande PARDON pour toutes mes bêtises et j’espère que tu me l’accorderas, et te dit que JE T »AIME, et te dis un grand MERCI pour ton Amour pour moi.

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Seigneur,
Ne laisse pas le monde me happer
Et me détourner de Toi
Vois mon coeur brûlant et brûlé
Qui saigne pour son Roi

Seigneur,
Écoute ma voix qui te murmure
L’espoir et la foi qui m’animent
Et que tombent enfin les murs
De cette indifférence qui me mine

Je viens vers Toi chercher la Paix
Celle qui se fait rare au fond de moi
Trop de tourments et de tempêtes
Assombrissent encore ma joie

Que ton Amour et ton Pardon
Allègent mon fardeau
Et que ma vie soit le don
Qui sublime tous mes maux

Seigneur
Je ne suis que paradoxes et contraires
Mais mon seul avenir est en Toi
Ouvre-moi tout grand tes bras de Père
Que je me perde en Toi

Auteur : Florence Saillen