Dialogue: discussion entre 2 ou plusieurs personnes, synonyme, débat, conversation, échange, entretien.
Sauf qu’au Liban, on tient du dialogue une version, celui du dialogue de sourd, c’est-à-dire un dialogue ou on tarde à s’entendre, s’écouter, cela serait déjà pas mal. Est cela une preuve de ne pas vouloir dialoguer, on commence à le penser.
Hier a donc eu lieu notre 4ème session du dialogue national. Ont été réitérés les résultats des dialogues précédents, c’est-à-dire pas grand-chose de concret en fin de compte.
On annonce vouloir désarmer les camps palestiniens, à l’extérieur s’il vous plait, il faut le préciser, à l’intérieur, les armes sont sacrées, comme cela nos hôtes pourront continuer à s’entretuer dans leur quartiers mal famé d’Ein Helwé par exemple. On se félicite de ne rien pouvoir avoir pu faire pour Gaza, on se félicite également parce que contrairement à l’accoutumé, la situation n’a pas dégénéré au Sud-Liban comme tant redouté.
Il faut formuler une stratégie de défense nationale… mais face à quel adversaire ? La plus grande mal entente est bien là, entre les tenants des lames damasquènes ou ceux de la terre sainte imbibée du sang noir des meurtres. Chacun a son ennemi, vaille que vaille et surtout que tout défaille. Le commerce des sales mots commencent, les insultes diffusent leur poison, entre Docteur Mendelé de la mort, le serpent qui change de bord, l’ancien beau à la chevelure grisonnante, le mafioso de services continuant à asservir ses gens, et les petits seigneurs des coins perdus.
Quand le dialogue ne marche pas, on crée une diversion, un point d’accord qualifié con-sensuel, comme si on veut de nouveau danser le tango avec son partenaire précédent, mais la passion elle n’existe plus.
Le dialogue devient à ce moment la de velours, fort capitonné pour éviter les crises de folies à l’exemple d’un 6 février ou d’un 7 mai.
Même si les faits sont la, on ment alors à propos des autres, on rapporte telles des rumeurs malveillantes qu’il aurait prononcé des mots à faire hérisser les poils des plus religieux d’entre nous. On se lève, on tourmente la population, prise de peur que les cauchemars recommencent, ces cauchemars qu’on agite pour des raisons bien électoralistes, comme si, ces personnes ont peur des résultats pour leur strapontins devenus pour certains héréditaires, le père succédant au fils, attentat oblige.
Le dialogue, grand mot pour peu de choses en fin de compte. On peut douter des résultats d’un dialogue quand d’un autre coté, ceux qui ne sont pas d’accord sont automatiquement catalogués comme adversaires qu’il faut abattre par tous les moyens mêmes les plus vils.