Le Liban

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Fatal Islam

Une conférence de presse du dirigeant du Fatah al Islam, Chaker Abssi

Une conférence de presse du dirigeant du Fatah al Islam, Chaker Abssi

On a appris ce samedi que les Services de Renseignement de l’Armée Libanaise ont réussi à éliminer le responsable actuel du Fatah al Islam, Abdoul Rahman Awad, que la justice libanaise avait, un moment, soupçonné d’être impliqué dans l’assassinat du ministre de l’industrie Pierre Gemayel, en novembre 2006 et donc bien avant les évènements de Nahr Bared au Nord Liban.

Un petit flash-back s’impose donc suite à cette information. Continue Reading…

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Condamné à mort parce qu'il est chiite

Une exécution à la peine capitale en Arabie Saoudite

Une exécution à la peine capitale en Arabie Saoudite

Cécile Hennion, correspondante du quotidien Le Monde, nous fait part d’une affaire non médiatisée au Liban, celle de la condamnation à mort d’un ressortissant libanais originaire du Akkar, en Arabie Saoudite. Son tord, celui d’avoir présenté une émission de télévision au Liban, émission de voyance, genre Madame Soleil. Son autre tord, selon l’article, citant le propre frère de la victime,

« C’est parce qu’il s’appelle Ali, pense son frère Mehdi. Il est chiite avec un nom chiite et il avait un visa iranien sur son passeport. » Continue Reading…

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On n'arrête pas le progrès …

Un suppositoire géant de la Nasa

Un suppositoire géant de la Nasa

Dans le genre « on arrête pas le progrès », les terroristes de tout poil tapent fort en inventant le suppositoire explosif. C’est ce qu’on a appris ce soir via le journal de 20h de TF1.

Désormais, après les ceintures d’explosives, obsolètes, une tentative au suppositoire explosif a été faite contre le responsable de la lutte anti-terroriste en Arabie Saoudite, par ailleurs fils du ministre de l’intérieur. Pour rappel, une mystérieuse explosion l’avait visé le mois dernier, sans toutefois qu’on en sache plus. C’est chose désormais faite, Al Qaida l’a raté et l’a dans le cul, au sens propre comme au sens figuré. Continue Reading…

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Benazzir Bhutto Morte, le Pakistan en danger!

La mort de Benazzir Bhutto n’était pas sans rappeler pour les libanais l’histoire récente du Pays des Cèdres.

Ceux comme moi qui ont suivi la chronologie des 2 évènements minutes après minutes ont été surpris par les dépêches ressemblant étrangement à la chronologie du 14 février 2005 et de l’assassinat de l’ancien premier ministre du Liban Rafic Hariri, annonçant tout d’abord que son convoi a été visé par un kamikaze, on apprenait peut de temps après qu’elle a été blessée puis décédée. D’autres similitudes peuvent être observées aussi bien que la situation comme un conflit interne et étranger et les auteurs ne peuvent bien sûr être les mêmes.

Femme de courage, oui certainement Benazzir Bhutto l’était, rien que pour succéder à son père, l’un des pères de l’indépendance du Pakistan mais également pour avoir pris la tête du mouvement démocratique contre les militaires en 1979 et devenir surtout la première femme a être premier ministre d’un pays musulman. De ce point de vue, le Pakistan a devancé même de nombreux pays occidentaux dont la France qui attendit la nomination d’Edith Cresson par François Mitterand. Le Liban qui se considérait à la pointe du progrès n’a pour le moment pas eu que ces dernières années des ministres femmes avec la tante de Ben Talal dans l’ancien gouvernement d’Omar Karamé ou Nayla Moawad.

Femme de courage dans un pays quelque peu encore rustre, il en a fallu pour rester à la tête de ce pays de nombreuses années, pousser vers une modernisation, être quelque peu la mère de la bombe nucléaire pakistanaise en obtenant la construction d’une centrale par la France en 93 me semble-t-il.

N’étant pas un spécialiste du Pakistan, vous aurez compris que je ne jugerais pas les accusations de corruption qui ont été formulées contre elle et provoquées son exil de 8 ans à Dubai avant un retour quelque peu terni déjà par une tentative d’attentat il y a de cela quelques mois.

Ce qu’il y a d’assez extraordinaire maintenant dans l’attentat, c’est qu’en y pensant, tout le monde avait l’intérêt d’éliminer Benazzir Bhutto, que ce soit Mousharraf sortant renforcé aujourd’hui à la tête de l’état paradoxalement, je l’expliquerais pourquoi par la suite, son compagnon d’infortune Nawaz Charrif également renforcé au sein de l’opposition, les islamistes, une femme au pouvoir, pensez donc…

J’avais vu avant de quitter la France dernièrement un documentaire sur la vie de la martyre tel qu’on l’appelle aujourd’hui ou elle se déclarait fière d’être la première dame d’un pays musulman mais que cela avait provoqué de nombreuses tensions et résistances de part et d’autres.

D’un côté, de l’armée à l’époque qui voulait encore jouer un rôle après avoir rendu le pouvoir, ce rôle fut pris par Mousharaf qui a déposé Nawaz Charrif.

De l’autre au sein de la classe politicienne avec notamment la concurrence historique entre les Charrif et les Bhutto, il semble en effet qu’à l’image du Liban, le Pakistan connaisse une classe politique féodale, le fils succède au père et avec la mort de Benazzir Bhutto, peut-être que s’éteindra cette concurrence, cette course pour le pouvoir entre les 2 familles.

Et enfin les islamistes qui pointaient le début de leur existence, soutenu d’une part par les services de renseignements avec l’appui des américains dans leur lutte contre l’ennemi soviétique présent en Afghanistan et ne pouvant supporter l’image d’une femme au pouvoir en Orient.

Des ennemis, Benazzir Bhutto s’en est donc fait au cours d’une carrière politique longue parce que commencée avec la pendaison de son père quand elle n’avait que 29 ans.

Aujourd’hui, Benazzir Bhutto est décédée alors qu’elle devait en toute logique devenir à nouveau premier ministre. Elle avait entamé un rapprochement avec Mousharraf dans ce but alors que le reste de l’opposition, principalement Nawaz Charrif restait opposé à ce rapprochement.

Aujourd’hui Benazzir Bhutto est décédée alors que le Pakistan est menacé d’une certaine déstabilisation islamique avec Al Qaida en tête voulant élargir son combat de l’Afghanistan vers le Pakistan et ainsi menacer le pays qui semble fournir une base d’opération aux USA. Le savoir faire d’Al Qaida et de ses kamikazes a été dernièrement largement exposé depuis la fameuse affaire de la Mosquée Rouge dans les zones tribales proches de la frontière avec l’Afghanistan.

Et finalement aujourd’hui, Benazzir Bhutto est décédée alors que le Pakistan devait en toute logique réintégrer la communauté des Nations quelque peu démocratiques avec des élections prévues le 8 janvier et le boycott de ces élections par le parti de Nawaz Charrif ne pourra que renforcer le général Mousharraf que j’avais aperçu au Centre Ville de Beyrouth en février 2005.

Il ne faut sûrement pas oublier que la Pakistan connaît également d’autres troubles internes et extérieures, d’un côté avec une minorité chiite opposée à la majorité sunnite et de l’autre avec le conflit Kashmiri par exemple et l’Inde.

Que pourrait-il advenir désormais du Pakistan et d’un Pakistan nucléaire…? La question, en effet se pose avec acuité. J’exprime la des idées propres à moi et je pense que le Pakistan passera par une crise assez grave dans laquelle Mousharraf ou plus certainement un autre militaire devra se maintenir coûte que coûte face à une possible révolution non des partis de l’opposition mais des fondamentalistes islamiques contrôlant déjà certaines régions du Pakistan pour essayer un peu comme en Algérie, et on a vu combien la situation y est aujourd’hui fragile et toujours pas rétablie, d’éliminer les réseaux terroristes islamiques par la force.

“Mousharraf ou plus certainement un autre militaire “, j’avais dis, parce que le système politique de Mousharraf a démontré aujourd’hui ses limites, n’a pas réussi à endiguer la vague terroriste contenue à une certaine époque à l’Afghanistan des talibans pourtant complices de ceux-ci en raison de leur lien avec les services de renseignement Pakistanais et libérée par l’invasion américaine de ce pays, le Pakistan étant passé d’une relation amicale avec les Talibans (les seules ambassades talibanes au Monde se trouvait à Islamabad et en Arabie Saoudite, me semble-t-il) à un stade de soutien logistique à l’action américaine contre le régime de Kaboul.

Que cela soit, les islamistes, premiers suspects probables en raison de la méthode utilisée, le pouvoir en place, soucieux de se maintenir, l’opposition à ce même pouvoir ayant peur de se voir éclipser par le retour de Benazzir Bhutto, voir de certaines factions étrangères voulant provoquer une instabilité propice à leur intérêt, l’Inde, les Talibans, les USA, voir l’Iran avec les minorités chiites et la menace plus réelle d’un encerclement par des pays arabes pro-occidentaux, tout le monde avait un intérêt et un mobile pour éliminer Benazzir Bhutto.

On aura donc compris que la déstabilisation du Pakistan sert donc les intérêts de tous sauf aux intérêts de la nation pakistanaise.

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