Publié par frenchy | Classé dans Liban, justice, media, politique | Publié le 21--2010
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SAS Interdit au Liban, signale Le Figaro, amenant à la réaction rapide de notre collègue de Blog de la Nation Libanaise sur Facebook, réaction ironique, “Vite un groupe pour protester”!!!
Gérard de Villiers semble donc devenir une personne non gratta au Liban, du moins pour ses bouquins, non pas qu’ils soient très intéressants mais pleins de contre-vérité et autres préjugés. Faut-il pour autant les interdire? Nos inspecteurs de la sureté générale, dans leur immense bonté vis-à-vis de la population -mode ironique- ont donc décidé de garder ses livres érotiques bien à l’abri dans leurs casiers.
Une amie, qui travaillait chez un importateur de livres justement, m’a une fois expliquée comment se passait la procédure, en fin de compte d’une routine bureaucratique par excellence, les importateurs doivent fournir à la Sureté Générale des copies des livres avant toute mise sur l e marché, ceux-ci doivent les lire et donner leur avis, ca passe ou ca casse en somme. J’oubliais de préciser que ces livres devaient – si mes souvenirs sont exacts – comporter une couverture blanche et restaient dans les mains des inspecteurs qui eux donc peuvent les lire et les relire à volonté. Il s’agit donc du service le plus éclairé de l’état.

Un show de magie exécuté par l'état libanais
Le Liban reste décidément un pays magique. Rien qu’aujourd’hui, l’état a montré une certaine proportion à ce talent qu’on pourrait croire à la fin inné. Tout d’abord, le Conseil des ministres nous joue le rôle de faiseur de temps, il décide de décaler les élections municipales d’un mois, on doit donc comprendre qu’on rentre dans un espace temps à part, en dehors des délais constitutionnels pourtant bien établis.
Ce n’est pas la seule chose, la Justice se met de la partie avec la libération de 5 islamistes impliqués dans les évènements de Nahr Bared, ces Fées Dajin et non pas ses fedayins sont donc libérés sous caution, il leur reviendra donc de disparaitre comme dans un spectacle de magie eux aussi, dans la nature , une répétition dans les faits de la grande évasion qu’on a connu en 2009, le temps peut être qu’un fonctionnaire du ministère nous fasse un show à la David Copperfield en fin de compte avec leur dossier.

Bachar et Saad à Damas, Photo Dalati et Nohra
la visite officielle du premier ministre Saad Hariri à Damas constitue la dernière étape d’un retour en grâce pour le régime syrien, ne manquant pas de mécontenter un certain nombre de personnes plus extrémistes les unes que les autres au Liban. En effet, l’attaque contre un autobus syrien dans la province libanaise du Akkar, ne peut être interprétéque comme un baroud d’honneur de la part des islamistes bien connus sur place acquitte pourtant on avait promis le pouvoir en Syrie à l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri.
Pourtant, la messe était dite depuis bien longtemps, alors qu’on s’achemine vers une remise en cause de plus en plus évidente par la justice libanaise des mouvements islamistes sunnites dans la déstabilisation du pays des cèdres depuis 2007, le Fatah al Islam, lié à Al Qaida comme prouvé par les services de renseignement de l’armée libanaise étant impliqué dans un certain nombre d’attentats dont ceux de l’ancien député Eido, du caporal de l’armée libanaise Wassim Eid, du Général Francois Hajj, du double attentat visant des bus dans le village chrétien d’Ein Alak et d’un certain nombre d’attentats visant des bus de l’armée libanaise.

Une bonne vielle affiche de cinéma mais la réalité est plus triste
Rififi à la tête de la Bolice, nouvelle véhiculée par la presse libanaise, sur fond de désaccord entre le responsable des Forces de Sécurité Intérieures et de la Police, chacun étant montré du doigt comme partisan d’un camp ou de l’autre camp politique, chose qu’on pouvait croire éliminé par la formation d’un gouvernement d’union nationale.
Il faut savoir qu’au Liban, les FSI -l’équivalent des gendarmes en France- et la Police, chose qu’on ne pensait même plus exister parce que tout simplement disparue des routes, autoroutes et enquêtes en cours, se partagent la même tutelle depuis les années 80, suite à un décret séparant les FSI du ministère de la défense et les confiants au bon soin du ministère de l’intérieur.

Une exécution à la peine capitale en Arabie Saoudite
Cécile Hennion, correspondante du quotidien Le Monde, nous fait part d’une affaire non médiatisée au Liban, celle de la condamnation à mort d’un ressortissant libanais originaire du Akkar, en Arabie Saoudite. Son tord, celui d’avoir présenté une émission de télévision au Liban, émission de voyance, genre Madame Soleil. Son autre tord, selon l’article, citant le propre frère de la victime,
“C’est parce qu’il s’appelle Ali, pense son frère Mehdi. Il est chiite avec un nom chiite et il avait un visa iranien sur son passeport.”
Publié par frenchy | Classé dans Liban, guerre civile, justice | Publié le 18--2009
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La centrale électrique Camille Chamoun, datant des années 1950 et devant normalement bientôt être démantelée ... sauf que le Liban manque d'électricité.
Le cas de l’EDL (Electricité du Liban) est symbolique de la gabegie du secteur public libanais.
Profitable et principale source de revenue de l’Etat libanais jusqu’à la moitié des années 80, cette institution publique est en pleine déliquescence en raison de l’incapacité des différents gouvernements qui se sont succédés depuis les années 90 à la gérer correctement avec tout d’abord la corruption institutionnalisée et l’interaction d’hommes politiques verreux voulant placer leurs hommes.

Gébran Bassil, ancien ministre des télécoms et nouveau ministre de l'énergie et des ressources hydrauliques
Quand tout change ou presque pas. Le Liban a donc un nouveau gouvernement dont on connait les tenants, Saad Hariri, premier ministre, les portefeuilles gouvernementaux sont essentiellement les mêmes, faisant en fait craindre la réédition des problèmes que le Pays des Cèdres a connu ces dernières années.
Passons au concret, prenons par exemple le cas des télécoms. Beaucoup se plaignent de la lenteur des connexions internet, du prix de la bande passante (j’en fais parti) ou encore de la qualité des appels téléphoniques.
Pourtant il n’incombe pas aux derniers tenants du portefeuille des télécoms, la responsabilité de ce relatif échec, en raison de la durée du précédent mandant (9 mois c’est court) mais également des considérations géostratégiques sous-jacents.

La valse diplomatique
Sitôt formé, le gouvernement d’union nationale se démène déjà dans ces problèmes.
Non pas dans les problèmes quotidiens des libanais, problèmes sociaux comme l’appauvrissement de la population, économiques comme la crise dans laquelle se démène l’industrie locale avec la faillite d’industrie comme Unicéramique ou politiques locaux et régionaux comme les menaces israéliennes et la guerre prévue pour le printemps prochain, mais dans les propres contradictions de la majorité parlementaire avec les menaces de retrait des partis phalangistes et voir même au sein du 14 Mars lui-même avec Michel Pharaon qui aurait rejeté sa participation au gouvernement.

La chute du mur de Berlin
Il y a 20 ans, un mur tombait, changeant profondément l’impensable, la disparition de la menace soviétique sur l’Europe et comme vous le devinez, il s’agit du mur de Berlin.
Il y a quelques années de cela, m’étant rendu dans les pays de l’Est et plus précisément du coté de Bialistok, la porte polonaise sur la Biélorussie, on pouvait encore deviner ce qu’était le système mis en place, à coté de l’Européanisation par exemple de Gdank, plus à l’Ouest.
Un récent article publié par Le Figaro pourrait faire voir d’un angle nouveau, la crise gouvernementale que traverse le Liban, avec en toile de fond, l’irritation israélienne.
Le Figaro a en effet publié dans son édition Web, ,un article signé par George Malbrunot, qui nous apprend que le matériel d’interception et d’écoute livré depuis 2006 par la France aux Forces de Sécurité Intérieure a servi au démantèlement des réseaux d’espionnages israéliens.
Inutile de dire que ces livraisons de matériel sensible ont vivement mécontenté Israël. Publiquement, rien n’a transpiré. Mais en coulisses, l’État hébreu a exprimé son courroux aux autorités françaises