De l’adoption du Budget de l’Etat à la Privatisation de l’EDL

On évoque beaucoup des projets de privatisation y compris de l’EDL. Un certain parti politique met même ce facteur comme condition préalable à son vote en faveur du budget de l’Etat. Il convient cependant de savoir que les projets de privatisations précédents achoppaient et étaient même contraire aux intérêts des consommateurs:
En effet, ces projets visaient à faire une privatisation par région de la distribution de courant électrique par des companies uniques et non d’une privatisation « étalée », c’est à dire production et distribution. En d’autres termes, le consommateurs aurait été dans l’obligation d’entretenir une mafia organisée et non désorganisée comme c’est le cas pour celle des générateurs et probablement profitable pour certains intérêts proches de certains partis politiques et d’autre par, le coût principal de l’EDL, à savoir tout simplement l’achat de fuel pour alimenter la production pour un montant de 2 milliards de dollars annuellement, était toujours à la charge de l’Etat.
Les projets de privatisation tels que planifiés jusqu’à présent étaient donc nocifs à l’intérêt public, qu’on se le tienne pour dire.

Emmanuel Macron ou la candidature cachée de François Hollande

Branle-bas de combat présidentiel en France, plusieurs candidats s’affrontent dans un relent d’affaires douteuses. Nous nous intéresserons ici à un candidat en particulier puisque sorti de nulle part, le voila pourtant qui caracolait, il y a encore quelques jours dans les différents médias, évidemment il s’agit d’Emmanuel Macron en faveur duquel, François Bayrou a tout juste annoncé son soutien et même l’alliance de son mouvement, le Modem avec ce dernier.

En réalité, François Bayrou reste cohérent avec lui-même. Après avoir sacrifié la France en soutenant Hollande en 2012, voila qu’il le fait pour les élections de 2017… et il y en a encore qui doutent que Macron, l’auteur du programme économique de François Hollande, n’est pas le candidat caché pour un deuxième mandat de ce dernier…
En fin de compte, ceux qui voteront Macron voteront indirectement pour un renouvellement du mandat de François Hollande.

Beaucoup au Liban même, en dépit des dénégations d’Emmanuel Macron, avaient souligné que sa visite avait reçu un certain soutien des autorités françaises, non seulement l’Ambassade comme cela serait l’usage pour tout candidat (et encore, je souhaiterais bien savoir si l’Ambassadeur de France et son personnel ont tout autant eu d’égard à Marine LePen, tout juste repartie d’ici), mais également de la face cachée, l’ESA ou l’Ecole Supérieure des Affaires et de ses cadres en plus de celui du PDG de l’Association des Banques qui avait organisé un diner – levée de fond – avec des places facturées entre 10 000 à 15 000 euros.

Déjà dans le cadre de l’affaire communément appelée sur Twitter et les autres réseaux sociaux #PénélopeGate, on sentait pointer déjà une certaine odeur en provenance de l’Elysée via ce fameux parquet financier dont les fonctionnaires ne sont autres que ceux-là mis en place par l’ancienne ministre de la Justice Christine Taubira sur un fond de règlement de compte indirect notamment sur la question du fameux mariage pour tous, François Fillon, rappelons-le ayant des valeurs notamment chrétiennes et catholiques très engagées, envisageait de le remettre en cause. Cette mesure est la mesure phare d’un mandat qui s’achève et qui ne laisse par ailleurs pas de grandes réalisations et ne présente en réalité aucun bilan positif, y compris et en particulier sur le programme économique dont Emmanuel Macron a été le designer.

Ce dernier d’ailleurs semble échouer au fameux test que tout homme politique se doit d’accomplir, celui de la flexibilité mais aussi de ne fâcher personne. En ayant admis que le mariage pour tous a divisé la France, ce dernier a fini par mettre contre lui une partie de son propre camp. Aussi face à l’exercice de la question algérienne et concernant la colonisation de ce pays, il a réussi à se mettre à dos, non seulement les Pieds Noirs et leurs descendants mais aussi les Harkis, ces Algériens sacrifiés pour la France. Un homme d’Etat doit également avoir savoir rassembler et non diviser. Pour le moment, Emmanuel Macron semble échouer à cet examen.

Marine Le Pen au Liban, désastre local, succès international

La visite de Marine Le Pen au Liban a été d’une part un désastre local mais également un succès à l’international. Bilan mitigé donc, avec une explication concernant la binationalité chère aux franco-libanais que nous n’aborderons pas ici.

Le coup d’éclat à Deir el Fatwa

Le coup d’éclat lors de sa visite à Deir el Fatwa, plus haute autorité sunnite au Liban a, en effet été l’occasion pour Marine Le Pen de refuser non pas de porter le Niqab (d’ailleurs qui est très rare au Liban) comme elle le prétendait mal un voile, disons le plus simple. Le piège posé par cet exercice de style était pourtant simple: Les autorités sunnites que cela soit au Liban ou ailleurs, ont toujours dénoncé la politique française concernant le port du voile.
La condition de l’incident lors de la rencontre était donc posée malgré les versions et les explications divergentes des 2 parties, d’un côté Marine Le Pen qui indique ne pas avoir obtenu de réponses quant à la possibilité de voir le dignitaire sans être voilé, chose démentie du côté du Mufti Deriane qui indique pourtant avoir répondu à cette question. Marine Le Pen pour sa défense indiquait que même lors de sa visite au Mufti d’Al Azhar considérée par certains comme étant la plus haute autorité sunnite, elle n’était effectivement pas voilée. Cependant, il aurait fallu lui dire que les autorités sunnites libanaises sont plutôt proches de celles, concurrentes, en Arabie Saoudite qu’en Egypte.

La candidate a l’élection présidentielle française de passage au Liban et leurs intérêts communs, bien involontairement, était de figer cet instant, d’une part pour le Mufti de la République pour montrer ou rappeler ses positions concernant le port du voile sur un plan interne et tenter par la médiatisation de l’affaire sur un plan international – ce qu’une certaine presse appelle un coup d’éclat – et d’autre part pour Marine Le Pen, c’était un moment de publicité rappelant à son électorat français ses positions sur la question alors que la France passe par une période de terrorisme islamique sunnite avec des radicaux parfois convertis locaux ou émigrés.

La Question Syrienne

Autre incident concernant la Syrie. Marine Le Pen a rappelé ses positions concernant le dirigeant syrien Bachar el Assad, une position de plus adoptée de manière réaliste par de nombreux pays comme on ne peut que le constater depuis la prise d’Alep: le régime syrien actuel est incontournable quoi qu’on en pense pour résoudre les problématiques d’une part de la guerre civile et d’autre part, pour contenir des menaces posées par ces organisations terroristes qui exportent leurs violences et leurs attentats jusqu’en Europe ou ailleurs. Cette position n’est évidemment pas partagée par certains partis et hommes libanais comme le dirigeant des Forces Libanaises, Samir Geagea.
Ce positionnement paradoxal entre d’un côté certains partis libanais et d’une part la nécessité aujourd’hui absolue pour la communauté internationale de régler le conflit syrien ne fait que raviver également le fossé profond au sein même de la sphère politique libanaise, contrairement aux usages qui veulent plutôt que les personnalités politiques en visite au Pays des Cèdres oeuvrent au rapprochement des différentes positions antagonistes.

Cependant le succès principal de la visite de Marine Le Pen est indéniablement d’avoir réussi à rencontrer un dirigeant chrétien d’un pays arabe et de faire médiatiquement parler d’elle et de débattre autour de son programme concernant le port des signes religieux ostentatoires et de faire connaitre son positionnement politique concernant une question d’actualité internationale, à savoir la Syrie.

Ces 2 objectifs ont été largement remplis lors de son séjour et cela au détriment des libanais eux-même, avec un rappel des conflits religieux entre communautés chrétiennes et musulmanes sur la question du voile comme on peut le constater au travers des réseaux sociaux où la question fait débat et d’autre part le conflit politique majeur, en premier lieu au sein même de la communauté chrétienne, de ces 10 dernières années, à savoir quelle attitude à adopter concernant le régime syrien. Ranimer ces plaies de passé toutes justes pansées avec la réconciliation entre Forces Libanaises et Courant Patriotique Libre, est une grossière erreur en d’autres termes.

Présidentielle Française: La Binationalité en question

Concernant la polémique actuelle sur la question de la double nationalité Franco-Libanaise du programme de la candidate à la Présidence de la République Française, Marine Le Pen, actuellement en déplacement au Liban et qui souhaite la retirer aux Binationaux, il est vrai que la France a accordé trop facilement cette dernière à de nombreuses personnes et non seulement à des libanais mais à d’autres étrangers.

Cependant, on ne corrige pas une erreur en commettant une autre erreur qui est le retrait de cette nationalité aux binationaux dont certains sont plus « français » et fiers d’être français que les Français eux-mêmes.

La nationalité est une chose qu’on mérite et non qu’on reçoit. Le débat doit plutôt se faire sur cette base de services rendus à la France et à son rayonnement dans la région et ailleurs. Certains l’ont également par le sang. Ces paramètres doivent entrer dans le cadre de la nationalité et non le contraire.

Il est inadmissible aujourd’hui de la retirer à ceux qui ont oeuvré pour la France d’une manière ou d’une autre alors que d’autres personnes l’ont reçu sans même participer au maintien de l’influence française – il y en a même qui ne parlent pas français comme on ne peut que le constater en faisant la queue dans les services de l’Ambassade locale et toutefois sont les premiers à demander l’aide parfois financière de la Métropole – que cela soit dans leur pays d’origine comme le Liban ou dans la région.

La France doit considérer déjà un ensemble de paramètres nouveaux dans l’obtention de la nationalité, droit du sang, services rendus à la France, mettre un stop aux aides financières automatiques, arrêter le regroupement familial … voila plutôt quelques pistes à étudier au lieu du retrait bête et stupide de la nationalité aux binationaux.
Le débat doit être ouvert à ce niveau et non ailleurs.

6000 combattants de Daesh et d’Al Nosra originaires du Liban

Plus de 6000 combattants – dont des palestiniens – originaires du Liban auraient rejoint le groupe terroriste de Daesh et de Jabhat al cham (ex al Nosra), révèle un rapport du quotidien libanais arabophone Al Akbhar dans son édition en date de ce vendredi. 1 300 d’entre eux auraient été tués au cours de la guerre civile syrienne et irakienne.

Selon le quotidien, nombreux d’entre eux, âgés dans la trentaine, seraient partis sur les théâtres d’opération par l’Aéroport International de Beyrouth via la Turquie avec comme destination finale, Raqqa, la capitale du groupe Daesh. D’autres via des passages illégaux entre le Liban et la Syrie.

Un certain nombre des palestiniens qui se sont impliqués dans le conflit syrien seraient originaires d’Ein Helwe déjà connu pour héberger un certain nombre d’organisations islamiques radicales opposantes au Président Syrien Bachar el Assad. Ce camps serait d’ailleurs un point de transit important pour les combattants anti-régimes, selon le journal.

Pour rappel, la guerre civile syrienne ou révolution syrienne est un conflit armé en cours depuis 2011en Syrie.  De mars 2011 à septembre 2016, le conflit a fait autour de 400 000 à 500 000 morts d’après les estimations de diverses ONG. Parmi les belligérants, on trouve divers mouvements salafistes et wahabites parmi les rebelles.

Ainsi, l’Armée syrienne libre est le premier mouvement à mener la rébellion, mais il est supplanté en 2013 par des brigades islamistes sunnites, telles que Ahrar al-Cham ou Jaysh al-Islam. Les mouvements rebelles sont soutenus par les pays du Golfe et l’Occident, et particulièrement par l’Arabie saoudite, la Turquie, le Qatar et les États-Unis. Daesh est lui né de la scission entre Al Nosra et ceux qui se nommeront Etat Islamique. Ce dernier entre en guerre contre tous les autres belligérants et devient la cible d’une campagne de frappes aériennes effectuées par une coalition arabo-occidentale menée par les États-Unis.

Le régime syrien bénéficie quant à lui des renforts du Hezbollah Libanais et de brigades islamistes chiites irakiennes et étrangères, ainsi que du soutien militaire de l’Iran et de la Russie.

Par ailleurs, le Liban a accueilli sur son sol plus de 1.5 millions de réfugiés syriens dont un certain nombre d’entre eux serait impliqué dans des opérations terroristes. La localité libanaise d’Arsal, dans la Békaa Est a été notamment brièvement prise par les groupes terroristes Al Nosra et Daesh avant qu’ils ne se retirent dans le maquis, emmenant avec un un certain nombre de militaires libanais et de membre des forces de sécurité. Alors que ceux aux mains d’Al Nosra ont été libérés, on est toujours sans nouvelle des 9 militaires aux mains de l’organisation Daesh.

USA: Le Liban ne figurera pas parmi les pays dont les ressortissants seront interdits de séjour

MISE À JOUR 18h18: les autorités américaines démentent tout projet d’inclusion du Liban dans la liste des pays dont les ressortissants seront interdits de séjour aux USA.

Ce démenti intervient alors que le Département d’Etat américain a annoncé aujourd’hui la suspension du décret présidentiel interdisant l’accès aux USA des ressortissants de 7 pays dont la Syrie, la Libye, le Soudan, le Yémen, l’Iran et la Somalie.

Le Liban devait se trouver parmi les prochains pays dont les ressortissants sont interdits de séjour aux USA, annonce un site proche de Donald Trump citant certaines rumeurs circulant dans la capitale américaine.

Parmi les nouveaux pays également visés, l’Egypte, l’Afghanistan, la Colombie, le Pakistan, le Vénézuela, les Philippines. Ces pays s’ajouteraient donc à la liste déjà adoptée le 27 janvier dernier et comprenant la Syrie, la Libye, le Soudan, le Yémen, l’Iran et la Somalie, interdisant l’entrée de leurs ressortissants sur le sol américain pour une période de 90 jours. Selon certains sources, 60 000 visas auraient ainsi été annulés par le Département d’Etat. D’autres sources évoquent un nombre plus important, 100 000 visas à destination des USA auraient ainsi été remis en cause. Ces mesures ne concernant pas seulement les ressortissants de ces pays mais également les personnes possédant une double nationalité.

Cette décision a provoqué une vive polémique tant sur un plan interne aux USA avec notamment les dénonciations de la mesure tant de la part d’ONG, d’universités et d’entreprises dont de nombreux étudiants et employés se retrouvent coincés à l’étranger. Sur le plan international, les réactions ont étalement été vives.

Cette annonce intervient alors qu’un juge fédéral de Seattle a invalidé l’ordre présidentiel de Donald Trump. L’administration américaine a immédiatement annoncé vouloir déposé un recours à cette décision judiciaire alors que la compagnie aérienne Qatar Airways a annoncé le vol immédiat d’un avion ayant pour passagers des personnes interdites d’entrée aux USA la semaine dernière.

Le nouveau président Donald Trump a indiqué que cet embargo vise à protéger les Etats-Unis de menaces terroristes représentées par l’arrivée de personnes possédant ces nationalités sur le sol américain. Ces mesures ne concernent pas pour l’heure les détenteurs de passeports diplomatiques.