Les maisons traditionnelles libanaises

Notre image du Mercredi nous emmène aujourd’hui découvrir une sorte de carte d’Epinal, les fameux maisons traditionnelles libanaises aux tuiles rouges de Marseille, aux fameux trois arcs centraux et qu’on pourrait qualifier de « bourgeoises ».

Cubique, composée de plusieurs pièces agencées autour d’une grande salle centrale, en réalité lui-même un salon appelé Dar, qui comporte une triple arcade vitrée, ce type de domicile date généralement de la fin du XIXème siècle ou du début du XXème siècle. Les pierres généralement utilisées sont de provenance locale, pierre sablonneuse à Beyrouth, pierre noire d’origine volcanique dans le Akkar, pierre calcaire ailleurs.

Bourgeoise, les propriétaires de ces demeures les ont parfois décorés de différentes peintures murales ou de boiseries, alors que les fameuses arcades vitrées comportent des modules aux couleurs plus vives.

Sur les côtés, on trouve généralement des chambres ou la cuisine et la salle à manger.

De nombreux villages s’enorgueillissent de posséder des panoramas avec ce type de maisons encore en bon état. Ils deviennent alors des destinations touristiques de premier plan, comme Douma dans le caza de Batroun au Nord Liban ou Deir el Kamar, dans le Chouf, au Sud de la Capitale.

Liban: Vers la mise en place d’une nouvelle politique de transport

Le Président de la Commission Parlementaire en charge des Travaux Publics, le député Mohammed Qabbani a révélé la semaine dernière un plan de route visant à la mise en place de nouvelles infrastructures.

Selon le communiqué publié, cette nouvelle politique vise à dévorer les infrastructures des transports publics suite à l’adoption d’un nouveau code de la route. Il s’agit donc, toujours selon le communiqué, d’une nouvelle étape dans la sécurisation de ces transports en coopération avec la Banque Mondiale et les administrations concernées, le Ministère de l’Intérieur, les Forces de Sécurité Intérieures qui se verrait renforcée par la mise en place d’une unité spécialisée et la Municipalité de Beyrouth.

Parmi les nouvelles mesures annoncées, la mise en place d’un système de transport et de transit rapide par autobus, le BRT. Ce dernier sera mis en place dans les 3 ans qui viennent pour un coût estimé de 200 millions de dollars, une somme déjà inscrite au budget des services concernés.

D’autres mesures concerneront les transports privés. Un renforcement de la législation concernant les véhicules des Taxis serait ainsi à l’ordre du jour puisque de nombreux taxis possèderaient de fausses licences. Il leur sera désormais nécessaire d’obtenir des papiers d’enregistrement et une licence légale.

Une série d’amélioration des infrastructures existantes est également à l’ordre du jour, dont l’élargissement des routes, la mise en place de trottoirs.

Cette annonce intervient alors que les autorités libanaises ont finalement adopté la mise en place de la très attendue amélioration des infrastructures routières au Nord de la Capitale Libanaise, Beyrouth, jusqu’à Jounieh. Alors que le plan initial avait été discuté en 2006, il avait été ensuite gelé en attendant la mise en disposition de fonds destinés aux nécessaires expropriations. Le Gouvernement a depuis libéré 40 millions de dollars, le reste des fonds destinés aux travaux seront également fournis par la Banque Mondiale.

L’image du Mercredi: Les Mosaïques de Qabr Hiram, un des trésors du Louvre

Considérées comme étant un des trésors du Louvre depuis 1862, les mosaïques de Qabr Hiram provient en fait du village de Hanawaï, situé sur la route qui mène de Tyr à Qana au Sud du Liban.

Schéma des mosaïques, cliquer pour agrandir

Schéma des mosaïques, cliquer pour agrandir

Composées d’un ensemble exemplaire de plusieurs mosaïques proche-orientales antiques, cette composition paléo-chrétienne en provenance d’une petite église byzantine consacrée à St Christophe, saint légendaire qui serait décédé vers 250 ap. J.-C. en Lycie, avait été découverte par Ernest Renan en 1860, lors de sa fameuse Mission en Phénicie. Ses pierres sont composées de marbres, pâtes de verre et de calcaires coupés en cubes.

En date du VIème siècle après Jésus-Christ, considérée comme remarquable en raison de la finesse des figures, elle représente sur plus de 120 mètres carrés, différentes scènes campagnardes de l’époque: scènes de vies quotidiennes , de travaux des champs ou d’animaux domestiques ou sauvages. Elle comporte également sur un des côtés des figures d’anges. Cette disposition rappelle par ces personnifications les différents mois, saisons et vents. Dieu est célébré à travers ses créations dans un ensemble qui parait désordonné mais en réalité logique.

Ayant fait l’objet d’une restauration récente qui a nécessité plus d’une dizaine d’années d’efforts, elle se trouve aujourd’hui dans une nouvelle aile inaugurée en septembre 2012 et consacrée au bassin oriental de la Méditerranée au Musée du Louvre. Elle a ainsi pu reprendre sa configuration initiale, celle de l’aménagement de l’église divisée en trois nefs.

Liban: Poussée démographique fulgurante des réfugiés syriens et difficultés économiques

Selon un rapport publié en novembre 2014 par Médecins Sans Frontières (MSF), 27% des femmes issues des réfugiés syriens présents au Liban sont soit enceintes, soit ont donné naissances au cours des 12 derniers mois. Le rapport précise que les deux tiers de ces naissances ne sont pas planifiées.

Petit rappel, pour une population de 4,7 millions d’habitants, le Liban compte 1,5 millions de réfugiés, soit le ratio le plus important au Monde si on inclus également la présence de plus de 400 000 réfugiés palestiniens. Un calcul vite fait indique donc que le Liban dénombrerait près de 200 000 naissances d’enfants issus des familles de réfugiés syriens annuellement.

En 2015, les auteurs d’une étude publiée estimaient que la présence et l’aide internationale aux réfugiés syriens aurait permis d’augmenter de 1%, le PIB du Pays des Cèdres. Cependant, cette augmentation se ferait de la population locale et les effets de l’aide internationale se sont depuis inversés avec la diminution des fonds disponibles aux foyers de réfugiés.

De nombreux secteurs économiques ont été touchés par la crise syrienne, comme le secteur bancaire ou le secteur touristique affecté par l’absence flagrante cette année des touristes arabes qui constituaient jusqu’à présent la principale clientèle. La montée des touristes occidentaux n’a été que partielle puisque de nombreuses entrées comptabilisées à l’Aéroport International de Beyrouth étaient en fait des ressortissants libanais porteurs d’un passeport étranger. Ainsi le taux de croissance du secteur touristique a été faible et son apport au PIB a été pour autant réduit affectant ainsi les rentrées fiscales des autorités libanaises

Face à ses difficultés économiques sectorielles, de nombreux patrons ont choisi de remplacer leurs employés locaux par des réfugiés d’origine syrienne aux rémunérations moindres. Pour beaucoup ainsi, la présence de ces réfugiés devient un fardeau. Ainsi les réfugiés syriens sont accusés d’avoir fait perdre leur emploi aux Libanais, en raison d’un salaire deux fois moins élevés mais également l’absence d’obligation – en dépit des régulations locales – à contribuer aux prestations sociales. Le Ministre du Travail Sejaan Azzi, avait ainsi précisé que le taux du chômage avait atteint un taux de 25%, le 8 avril dernier, mettant en cause la présence de ces derniers.

A cela, s’ajoutent également les pressions économiques provoquées par la présence de ces foyers de réfugiés. La production électrique, déjà déficitaire, est ainsi mise encore plus sous pression, le coût des loyers ou des produits de première nécessité augmentent également.

Dans la rue, 71% des enfants sont déjà d’origine syrienne
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Une étude effectuée par le Bureau International du Travail (BIT) et publiée en février 2016 avait révélé que 71% des enfants des rues étaient d’origine syrienne. 61% de ces enfants sur le nombre total étaient également arrivés au Liban durant la période du conflit civil syrien, soit à partir de 2011.

Un avion libanais sur le tarmac de l’aéroport Ben Gourion en Israël

Le site israélien Times of Israël a indiqué dans un article en date du 31 août qu’un avion libanais de la compagnie charter Wings of Lebanon a aperçu sur le tarmac de l’aéroport Ben Gourion.

Chose étonnante pour 2 pays techniquement toujours en guerre depuis 1948, cette visite impromptue a générée, selon le site Ynet, de nombreuses rumeurs dont celles de la visite secrète de hauts responsables du Pays des Cèdres.

Ces rumeurs ont cependant été rapidement démenties sur place: l’avion, un des 3 Boeing 737 portant les couleurs de Wings of Lebanon, n’était présent sur le sol israélien que pour un vol régulier pour le compte d’une compagnie Turque – Tailwind Airlines – qui en est le propriétaire réel. L’avion est d’ailleurs enregistré sous les couleurs turques. Opérant normalement un vol régulier entre Antalya et Tel Aviv, elle aurait alors replacé pour une raison inconnue, l’avion normalement destiné à cette ligne pour l’aéronef portant les livrées de Wings of Lebanon et en révision auprès de ses services.

Pour l’heure, Tailwind Airlines n’a pas indiqué les raisons qui l’ont poussé à utiliser l’avion normalement loué à Wings of Lebanon pour ce vol largement remarqué sur place. Le Boeing 737 devrait être prochianement à nouveau opéré par la compagnie charter libanaise sauf imprévu ou autre problème légal.

Photo: page Facebook de Ynet)