L’image du Mercredi: Le Rainbow Warrior de passage au Liban

Le fameux navire Rainbow Warrior de l’organisation internationale Greenpeace était de passage pour la première fois au Liban afin de sensibiliser la population aux avantages de l’utilisation de l’énergie solaire.

Le 27 août s’est tenue à bord du navire qui avait accosté au Port de Beyrouth une conférence sur le thème du « Soleil qui nous unit » afin de souligner le potentiel important du Moyen-Orient à l’occasion de la COP 22 qui se tiendra au Maroc. Il s’agira pour l’équipe du Rainbow Warrior de collecter les messages de soutien à l’utilisation de cette énergie lors des négociations qui s’ouvriront alors en novembre 2016.

Selon les responsables de l’ONG, il s’agit également de démontrer l’utilisation possible de l’énergie solaire comme énergie alternative permettant un développement durable et sécurisé. Ainsi, le Pays des Cèdres bénéficierait ainsi annuellement de 300 jours de soleil, permettant de mettre en place un mixe énergétique efficace face aux énergies fossiles.

Au Liban, le Rainbow Warrior a ainsi permis à 12 jeunes d’origine libanaises, mais également palestiniennes ou syriennes de construire et d’installer des panneaux solaires, cela afin de service d’exemple démontrant la facilité de l’emploi et l’accessibilité possible à tous de l’énergie solaire.

La tournée se poursuivra avec, après le Liban, la Turquie et s’achèvera a Maroc à l’occasion de l’ouverture des négociations de la COP22.

Il y a dix ans : Un arc en ciel politique très pâle

Orange contre bleu, jaune contre blanc, vert, et cependant le paysage politique semble rester assez pâle.

Si l’on n’est pas avec les uns, automatiquement on est considéré d’être parmi les autres, l’extrémisme n’a plus de sens, les tensions « chromatiques » pour ne pas dire communautaires ne font qu’augmenter, les simples citoyens encore indépendants d’esprit, critiquant les uns se font agresser et accuser de sympathiser pour les autres.  On ne dialogue plus.

On essaye d’épater la galerie mais on ne semble ne pas pouvoir discuter, on pense choisir un parti pris sans connaissance de cause.

La société libanaise se veut diverse, cosmopolite mais elle reste bien pâle, nous n’avons plus de cercle chromatique où il est possible de marier les couleurs, chacune semblant en fait se détester. On se « pacse » un peu, orange et jaune, bleu avec blanc maculé de sang, vert avec l’espoir damasquin, mais tel un mariage arrangé à défaut de mariage avec la société civile, ces pacses sont intéressés, et finiront tôt ou tard, non pas en lune de miel, mais en divorce pas vraiment à l’amiable.

Ils veulent tous s’accaparer les principales couleurs, en essayant de les reprendre à leur compte, sans toutefois comprendre les nuances… celle de l’autre rouge, l’autre blanc et l’autre vert, celles du drapeau du Liban.

Rouge comme le sang des martyrs qui se sont sacrifiés pour le Liban et non pour leur intérêts personnels des leaders endimanchés, et qu’ils mettent tous aujourd’hui en avant qu’ils soient blanc, orange, bleu, jaune;

Blanc, la couleur de la pureté, alors qu’ils se sont tous corrompus à un moment ou un autre, ou ont justement le sang des vrais patriotes sur les mains.

Vert, couleur du cèdre, mais aussi couleur de l’espérance alors qu’ils ont tous contribué à annihiler l’espérance du peuple :

A force de mélanger toutes les couleurs, on obtient le noir du désespoir.

Le Burkini, une invention libanaise rappelle le Monde

Alors qu’une polémique a éclaté en France suite à de nombreux incidents ayant pour origine le port par des femmes appartenant à la communauté musulmane du fameux burkini, le quotidien le Monde, dans son blog Les Décodeurs, accuse une ressortissante libanaise habitant l’Australie d’être à l’origine de son invention.

L’habit, indique le Blog dans un de ces récents billets, serait attribué à la styliste Aheda Zanetti:

Cette dernière raconte en avoir eu l’idée en 2004 à Sydney, en regardant sa nièce jouer au netball (une variante à sept du basket). Selon elle, la jeune fille peinait avec son long hijab (un voile simple sur le haut du corps) et son survêtement. « J’ai fait des recherches et je n’ai pas trouvé de tenues convenables pour les femmes sportives et pudiques », raconte-t-elle au Monde.

Elle aurait alors décidé de déposer le design de ses produits et de déposer en 2006 les marques Burkini et Burqini en 2006. Son entreprise connait depuis une croissance fulgurante avec la vente de 500 000 tenues depuis une douzaines d’années et un taux de croissance de 40 % pour cette année 2016. Elle a été depuis suivie dans sa démarche commerciale par des grandes enseignes dont Marks & Spencer.

Le Burkini est à l’origine de nouvelles polémiques en France. Une association marseillaise avait demandé la privatisation d’un parc d’attraction local, invitant les femmes à venir en burkini. Un incident a également eu lieu le 13 août 2016 en Corse, entre touristes, villageois et résidants de la communauté musulmane locale. Selon les informations préliminaires, les touristes avaient alors pris des photos de femmes en burkini et avaient été pris à parti par des personnes d’origine maghrébines. La population locale s’était alors rendu sur les lieux pour les défendre. Depuis, certaines communes dont celles de Cannes en Métropole ou de Sisco en Corse ont pris des arrêtés municipaux interdisant le port du burkini sur les plages sur la base d’un argument de risque de troubles à l’ordre public. Validé par un tribunal administratif, ces arrêtés font cependant encore l’objet de procédures pour les invalider.

11792041_10155780773795705_5673978897164542642_oPetit rappel: Le burkini se compose de deux pièces. La partie supérieure prend la forme d’une chemise surmontée d’un foulard (visage découvert) qui redescend jusqu’à mi-cuisse et jusqu’aux poignets pour les manches. Un pantalon ensuite qui ne moule pas les formes de la nageuse et retombe jusqu’aux chevilles.

Aheda Zanetti se défend de toute polémique, indiquant qu’il ne s’agit cependant pas d’une burqa en dépit d’un nom proche puisque laissant le visage découvert.

Enfin, il est utile de noter que, loin de cette polémique, au Liban, bikini ici coexiste avec les tchadors sur les plages des régions communautairement mixtes. Nul burkini à l’horizon!!!

(photographie: Une plage au Sud Liban, ici nul burkini à l’horizon. Crédit photo: François el Bacha, tous droits réservés) 

L’image du Mercredi : l’Hippodrome Romain de Tyr

L’Hippodrome Romain de Tyr, l’un des mieux conservés au Monde, était à l’origine situé extramuros de la ville du Sud Liban.

Tyr-7923Par son entrée située au Nord, il bordait la fameuse voie romaine surmontée par un aqueduc. A noter la présence également à proximité de la fameuse nécropole de Tyr de l’époque Romaine et byzantine.

D’une longueur de 470 mètres et d’une largeur de 125 mètres, l’hippodrome, mis à jour par l’éminent archéologue Maurice Chéhab, occupe une surface totale de 54 000 mètres carrés pour une capacité de 36 000 personnes. Alors que l’essentiel de sa structure a disparu, il demeure quelques tribunes dont on peut découvrir les salles voutées et les gradins qui dominaient les pistes. Au milieu de sa structure, très bien conservé, la Spina et un obélisque malheureusement décapité. La Spina comptait également des statues aujourd’hui disparues et ses 2 extrémistes étaient marquées par une borne appelée Méta, autour duquel les chars devaient procédés à un virage serré.

Les courses de chevaux se déroulaient à l’époque du matin au soir. L’objectif de ces épreuves de chars était d’effectuer un trajet en général de 7,5 km ou tous les coups étaient permis entre équipages. Ainsi, à de nombreuses reprises, on pouvait voir des chars se faire renverser, voir même un cocher s’en prendre à un de ses adversaires.

Cet hippodrome qui est également l’un des plus grands de l’époque, reste inachevé probablement en raison de difficultés financières de l’Empire Romain au début de l’ère chrétienne. Il existerait quelques inscriptions sur des mosaïques et des colonnes malheureusement peu visibles et non documentées. D’autres inscriptions indiquaient des emplacements réservés aux notables ou à des groupes sur les gradins. Elles auraient depuis disparues, certaines sources faisant état de vols de pièces historiques lors du conflit civil de 1975 à 1990 et des différentes invasions qui ont eu lieu à cette époque.

Ray Bassil, une chance de médaille olympique pour le Liban

Ray Bassil pourrait remporter une médaille aux Jeux Olympiques de Rio, annonce CNN dans un reportage diffusé ce vendredi 5 août.

Agée de 27 ans, elle serait même la favorite de l’épreuve féminine de tirs au Pigeons, note le média américain, et cela en dépit du manque de soutien des autorités libanaises et du peu d’infrastructure offertes. Financée grâce à des initiatives privées en plus de son salaire, l’athlète aurait ainsi pu rassembler les 135 000 dollars nécessaires afin de pouvoir obtenir les équipements spécifiques nécessaire aux compétitions, de se qualifier et de se rendre aux jeux olympiques.

http://edition.cnn.com/video/api/embed.html#/video/world/2016/08/05/lebanon-trap-shooter-olympics-sdg-orig.cnn

Ray Bassil qui aurait débuté sa carrière sportive il y a 14 ans, serait ainsi la première chance de médaille féminine mais également la première professionnelle du tir sportif au Liban à atteindre ce stade de la compétition. Elle succède ainsi à son père Jack Bassil, ancien tireur sportif professionnel du Pays des Cèdres qui est également son entraineur habituelle.

Il s’agira pour elle, de sa deuxième participation aux Jeux Olympiques, après ceux de Londres en 2012 ou elle a terminé au 18ème rang.

La compétition aura lieu ce dimanche 7 août.

Les chiens interdits de promenade dans Beyrouth

La Municipalité de Beyrouth aurait proposé au Gouverneur de la Capitale l’adoption d’une mesure d’interdiction aux chiens de pouvoir être promener dans les espaces publics de Beyrouth, apprend-on ce matin.

Le chef de la Municipalité de Beyrouth, Jamal Itani aurait transmis au gouverneur de la ville Ziad Chehib, cette proposition d’interdiction pour la place Sassine à Ashrafieh, le parc de Horch Tabet et la Corniche, ce mercredi. Il revient au gouverneur de Beyrouth d’approuver ou de refuser cette nouvelle mesure.

Parmi les autres mesures d’interdictions proposées par la Municipalité de la Capitale, le fait de fumer le narguilé sur la voie publique ou encore la circulation et le stationnement des 2 roues sur les voies pédestres et cela sur la totalité de la ville.

Selon le Conseil Municipal, ces mesures ne sont pas, pour l’heure, effectives. Il conviendrait d’abord de mettre en place les mesures d’information quant à l’entrée en vigueur de ces propositions et également à déterminer les sanctions infligées par la police municipale aux contrevenants, sanctions qui pourraient aller d’une mise en garde verbale ou aux contraventions voir à des peines de prison en cas de récidive.

L’image du Mercredi: La dernière frontière

Nous vous emmenons du Nord Liban au Sud Liban, de l’Ouest à l’Est, pour vous faire découvrir le Pays des Cèdres. Et ce mercredi, nous avons choisi de vous emmener à cette « dernière frontière » au Sud du Liban.

Ligne litigieuse, en 1922, les frontières libanaises avec la Palestine remonteront vers le haut via l’accord Poncet-Newcombe. Cependant, déjà en 1932, la plaine de Houla sera accordée aux britanniques sans l’accord des autorités libanaises de l’époque. Depuis 1948 et les différents conflits entre Israël et le Liban dont, notamment le dernier en date qui a conduit à la fondation de Libnanews.com, cette ligne de démarcation est désormais appelée Ligne Bleu en raison de la présence de la FINUL.

La ligne bleue est donc une ligne tracée le 7 juin 2000 par l’ONU sur base de la ligne de démarcation mise en place lors de la convention de l’armistice de 1949, suite retrait israélien du Liban le 25 mai 2000. Cette ligne symbolise la fin de l’occupation israélienne des différentes régions libanaises, depuis Juin 1982 et confirme donc le retrait, vis-à-vis de la communauté internationale des forces de Tsahal. 

Sur cette photographie, nous pouvons voir le dernier poste de l’Armée Libanaise à gauche dont on ne peut que saluer le courage et sa présence notamment suite à sa fête du 1er août et également le dernier poste de la FINUL en blanc. L’antenne et les grillages qu’on peut également apercevoir eux, sont en territoire israéliens.

Il convient encore une fois de signaler que cette ligne bleu ne constitue pas la frontière définitive mais n’est qu’une ligne de démarcation entre le Liban et Israël, 2 pays toujours en guerre. À côté des frontières terrestres qui ne sont pas établies comme on vient de le constater, la polémique touche également le partage des zones maritimes entre les 2 pays. C’est toujours au niveau de Naqoura que nous pouvons voir une série de bouées se prolongeant sur 2 à 3 kilomètres en mer qui séparent les zones économiques libanaises et israéliennes.