L’image du Mercredi: un arrêt sur le Monastère d’Annaya vu depuis Jaj

Il existe souvent des panoramas inoubliables et qu’on découvre au gré de voyages, de randonnées, seul ou accompagné.

Ici avec cette photo prise à partir des cèdres de Jaj, on aperçoit au loin le Monastère d’Annaya ou repose aujourd’hui le fameux moine-ermite libanais St Charbel Makhlouf, un lieu qui attire tout autant chrétiens que musulmans priant que ce dernier intercède en leur faveur. Il est depuis même devenu Patron du Liban.

Nous avons souhaité aborder ainsi ce mercredi en hommage aux victimes des attentats qui ont visé la localité de Qaa dans la Békaa. St Charbel, patron du Liban mais également vénéré tant par les Chrétiens que les Musulmans prie pour le salut de ses derniers et protègera les autres.

Nous reviendrons prochainement sur ces lieux.

L’image du Samedi: La statue de la place des Martyrs

Place mythique de Beyrouth, la Place des Martyrs ou Place des Canons comporte un groupe de statues devenu un Symbole des martyrs du Liban.

Commandée dès 1955, la première pierre du nouveau Monument sera posée cette année-là par le Président de la République d’alors, Camille Chamoun, au centre de la place en remplacement de la structure précédente qui avait été endommagée et qui se trouve aujourd’hui dans les jardins du Musée Sursock. Finalement, la conception de l’oeuvre reviendra au sculpteur italien Marino Mazzacurati sera mandaté en 1957 et inaugurée en 1960 sous le mandat de Fouad Chéhad. Il sera également l’auteur de la statue de Riad el Solh, placée quant à elle à la place homonyme.

La statue comportera un groupe de 3 hommes au pied d’une femme représentant la liberté portant l’oriflamme et montrant le chemin.

La dimension symbolique de la statue de la Place des Canons a été confirmée durant la Guerre Civile ou les différentes statues ont été prises pour cible par des snipers. Un des 3 hommes y perdra d’ailleurs même le bras. Dès lors, non seulement elle devait représenter les martyrs exécutés par les Ottomans en 1915 et 1916 mais beaucoup de martyrs de ce conflit plus récent s’y reconnaitront. Le lien entre le passé et le présent est alors paru comme évidement.

Un large débat a eu lieu au sortir de la guerre. Fallait-il remplacer ce monument, le restaurer à l’identique ou le restaurer tout en laissant ces blessures infligées par le conflit fratricide de 1975 à 1990. Au final, c’est cette 3ème option pourtant évidente qui sera choisie. Elle sera alors confiée au Sculpteur libanais Issam Khairallah, qui la réparera à l’USEK, pour ensuite être replacée Place des Martyrs en 2004. Elle redeviendra le symbole de Beyrouth et des différentes manifestations qui ont émaillé la capitale et le Liban depuis lors.

L’image du Mercredi: Deir el Qamar

Ce mercredi, on vous emmène à Deir el Qamar.  Située à 38 km au Sud de Beyrouth et à 900 mètres d’altitude, Deir el Qamar ou le couvent de la Lune fut la capitale du Mont Liban lors du règne de l’Emir druze Fakhr el Dine au début du XVIIème siècle.

A l’origine, le lieu d’un temple romain dont l’emplacement se trouverait sous l’église actuelle de Saidet el Talle, la localité, classée comme zone protégée depuis 1945, est une des rares au Liban à avoir conservé un aspect typique local, avec des ruelles et des maisons typiques en pierre.

Deir el Qamar conserve donc son patrimoine comme nul autre pareil avec notamment sa place principale, ses ruelles étroites et les surprises qu’on peut y trouver. Un ancien lavoir en aval de sa source par exemple. De nombreux sites d’intérêt s’y retrouvent donc. Une localité à voir, des ruelles à s’y perdre mais surtout à ne pas manquer.

Liban: Les Pesticides dans la ligne de mire du Ministre de la Santé

Après avoir visé les restaurants, les hôpitaux et les produits pharmaceutiques, le Ministre de la Santé Waël Abou Faour a décidé de s’impliquer dans le dossier des produits agricoles après avoir constaté la découverte de 45 produits cancéreux au Liban.

Au cours d’une conférence de presse conjointe avec le Ministre de l’Agriculture Akram Chehayeb, le Ministre de la Santé a indiqué que les pesticides non agrées en Europe ou aux Etats-Unis seront désormais interdits d’entrée au Liban. « Les affaires sont moins importantes que la santé de la population », estime-t-il, indiquant désormais que les produits entrés au Liban, qu’ils aient été autorisés ou non, verront désormais leur provenance tracée.

Accusant ces pesticides de causer des déformations congénitales ainsi que d’être responsables de la hausse du cas de cancers au Liban, Abou Faour a indiqué que tout produit y contrevenant sera retiré du marché. Il a poursuivi, notant que les fonctionnaires des ministères de la Santé et de leur homologues du Ministère de l’Agriculture surveillaient plusieurs produits de consommation, dont le blé et les viandes animales afin de s’assurer de leur conformité par rapport aux normes de santé. Le Liban connaitrait ainsi l’une des plus forte augmentation des cas de cancers au Monde. 250 personnes sur 10 000 seraient ainsi atteints contre une moyenne mondiale de 185 personnes sur 10 000, a tenu de préciser le Ministre.

Selon une étude effectuée dans le cadre de cette enquête, il a été retrouvé dans ces produits 45 pesticides agricoles dangereux puisque pouvant induire un cancers, utilisés au Liban, auxquels le corps humain et notamment les femmes enceintes seraient sensibles

Le Ministre de l’Agriculture, Akram Cheyaheb a de son coté indiqué que son ministère fera tout son possible afin de préserver l’agriculture libanaise. Il a également révélé avoir formé un comité de suivi des produits agricoles locaux afin de s’assurer de la sécurité des consommateurs.

Des pratiques agricoles étaient déjà mises en cause dès 2009

Un scandale similaire avait déjà touché le Liban en 2009 avec la révélation par le Ministre de l’environnement de l’époque Antoine Karam, de 40% des fruits et légumes commercialisés qui seraient impropres à la consommation en raison de forts taux de pesticides. 40 % des fraises, 32 % des oranges, 30 % des tomates, 49 % des concombres, 14 % des citrons, 33 % des prunes et 100 % des courgettes contiendraient des résidus de pesticides, nocifs en théorie et donc impropres à la consommation, avait-il révélé à l’époque.

L’image du Mercredi: les vielles demeures de Beyrouth

Espèce en voie de disparition, les belles demeures de Beyrouth font de la résistance, bon gré mal gré, sous la menace des ombres des grattes-ciels qui les remplacent petit-à-petit.

Les multiples projets immobiliers ont eu raison de la plupart d’entre-elles. Une résiste, cachée dans son écrin…

Cette demeure est une d’entre elles. Située derrière le Collège Patriarcal Melkite de Beyrouth, on y retrouve le côté romantique voir lyrique de son propriétaire décédé dans la grotte artificielle située à son entrée.

Certaines personnes militent aujourd’hui pour que cette demeure dont le cachet et les particularités sont inégalables soient sauvegardées et transformées en Musée.

Où aller à la place cette année? un état des lieux des plages libanaises

Où aller et ou ne pas aller, la question reste cruciale alors que l’état des plages laisse à désirer notamment suite à la crise environnementale que le Liban connait depuis un an. Un état des lieux pour bronzer en toute sécurité.

La crise des ordures avec les déchets organiques et les sacs d’ordures n’est qu’une face visible, le sommet de l’iceberg, de l’échec des autorités à assainir la situation alors que ces derniers se préparent à mettre en place, suite à la fermeture de la déchèterie de Naameh, 2 décharges au niveau du littoral dont la localisation reste polémique, une étant située au niveau de Costa Brava au Sud de la Capitale Beyrouth et proximité immédiate de l’Aéroport et l’autre au Nord de la capitale, au niveau de Bourj Hammoud.

Depuis de nombreuses années, de multiples études démontrent que la situation des 220 km de littoral est différent d’un endroit à un autre, avec d’un côté une pollution également due à l’absence de réseau d’égout ou encore une origine chimique.

Une étude financée par les autorités italiennes et effectuée par le NATIONAL CENTRE FOR MARINE SCIENCES basé à Batroun a analysé les polluants des différentes plages libanaises. Résultat consternant pour certaines destinations touristiques locales comme la plage publique de Ramlet el Baida au Sud de Beyrouth ou encore la Baie de Jounieh lourdement polluée par les égouts, cela d’ailleurs en l’absence de stations d’épuration des eaux, et les différentes bactéries fécales induisant de nombreux risques mais également quelques bonnes surprises au niveau de Byblos ou de Batroun qui s’en sortent plutôt bien en dépit du sens des courants.

Par ailleurs, c’est sans surprise qu’on retrouve les plus belles plages au Sud du Liban et notamment à Naqoura… en raison de l’absence d’une urbanisation intensive d’une part et des sens des courants.

Liban: Augmentation du nombre de réfugiés syriens scolarisés, indique l’ONU

Selon un rapport publié par le Haut Commissariat des Nations Unis pour les Réfugiés, le nombre d’enfants réfugiés syriens a augmenté de 152% au cours de ses 3 dernières années.

Ce même rapport intitulé, HCR: retour à l’école, indique que 157 000 enfants d’origine syrienne, sur 478  000 enfants enregistrés comme réfugiés, seraient actuellement inscrits au sein des établissements public libanais contre 62 000 en 2013. Cette hausse serait liée aux campagnes mises en place par le gouvernement libanais et les organisations internationales sur place.

Pour rappel, le Ministère de l’Education avait accepté dès 2012 d’accueillir au sein des écoles publiques, les enfants de réfugiés syriens. Plus de USD 215 millions auraient ainsi été mis à disposition par l’ONU pour ce programme éducatif en 2015 contre 98 millions en 2014. 238 écoles publiques participent par ailleurs à ce programme.

Alors que les frais de scolarité d’un montant total de 60 USD par enfant s’appliquent normalement à tous en plus de l’achat obligatoire des livres et des fournitures scolaires , depuis 2014, ceux-ci sont couverts par le programme « Retour à l’Ecole » par les Nations Unis, par les pays partenaires dont la France et le Grande Bretagne et d’autres organisations donatrices.

Cette information intervient alors que le Liban accueille actuellement plus de 1,1 millions de réfugiés depuis le début de la guerre civile syrienne en 2011, sur fond de déclarations de responsables internationaux dont ceux de l’ONU demandant l’implantation des réfugiés sur leurs sols. Les autorités libanaises ont depuis fait part de leur refus total d’un tel projet au Liban.

Consulter le rapport (en anglais) à ce lien. 

 

 

Le Liban interdit l’importation de fruits et légumes syriens

Le Ministre de l’Agriculture, Akram Chehayeb a publié aujourd’hui aujourd’hui un décret interdisant l’entrée des fruits et légumes d’origine syriennes au Liban.

Cette mesure vise à protéger les producteurs locaux face à l’afflux de produits syriens durant le mois du Ramadan, indique le quotidien As Safir dans les colonnes de son édition de ce jeudi 9 juin. Le Ministre estime également que le Liban pourrait prendre des mesures de représailles en cas de de réaction négative à Damas, rappelant que le Liban et notamment l’Aéroport International de Beyrouth est aujourd’hui un lieu de transit indispensable aux produits syriens.

Akram Chehayeb indique également que cette mesure est motivée après que certains pays du Golfe et Arabes aient décidé d’interdire la vente de produits agricoles libanais. Il s’agit donc d’écouler la production sur les marchés locaux.

Les autorités syriennes ont fait savoir à leurs homologues libanais que cette décision ne restera pas sans conséquence sur les relations entre les 2 états. L’Ambassadeur de Syrie au Liban, Ali Abdul Karim Ali a également appelé le Ministre de l’Agriculture a retirer ce décret pour le bien des intérêts bilatéraux entre le Liban et la Syrie.

Les banques libanaises clôturent des comptes du Hezbollah

Les banques libanaises ont débuté l’application de la loi américaine contre le Hezbollah avec la cloture d’un certain nombre de comptes d’associations et d’institutions accusées d’être liées au mouvement chiite.

Parmi les cibles de ces mesures prises en raison de l’adoption du « Hezbollah International Financing Prevention Act of 2015 » (HIFPA 2015), voté en décembre par le Congrès américain. des écoles ou des hôpitaux comme l’Hôpital St George, indique le quotidien Al Akhbar. Plus de 100 comptes auraient été ainsi  officiellement visés, a indiqué le Gouverneur de la Banque Centrale, Riad Salamé qui s’était engagé en faveur de l’application de ces mesures, estimant qu’il n’y a aucune autre alternative, en raison de l’utilisation par le Pays des Cèdres d’un système d’échange de fonds passant par les Etats-Unis.

Cette décision avait entrainé une polémique entre les autorités bancaires libanaises et le Hezbollah, suite à la fermeture de comptes liés à des députés du mouvement chiite.

Fin mai, le secrétaire adjoint en charge des questions de financement du terrorisme au Trésor américain, Daniel Glaser, avait estimé, lors de son passage à Beyrouth, que cette loi américaine, qui cependant est applicable d’un point de vue mondial, concernait 99 personnes (ou institutions) figurant sur la « liste noire » décrétée par Washington. A une question concernant les ministres et députés du Mouvement Chiite pourtant protégés par l’immunité offerte par leur mandat au Liban, il a également indiqué ne faire aucune distinction entre membres du Hezbollah.

Le gouverneur de la BDL, Riad Salamé a cependant précisé dans une interview accordée à la chaine américaine CNBC, que l’application de ces sanctions passe par une décision prise par la Commission d’enquête spéciale mise en place à cet effet, cette autorité indépendante étant « la seule habilitée à accéder aux comptes créditeurs et débiteurs, sans que lui soit opposé le secret bancaire ». Il s’agit celui-lui de préserver l’économie libanaise puisque les établissements bancaires internationaux sont dans l’obligation d’appliquer ces mesures, faute de quoi elles seraient soumises à des sanctions. Toutefois, Riad Salamé s’est déclaré vouloir rassurer la communauté chiite et son accès au système bancaire local.

Le Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah s’était montré rassurant de son coté, indiquant que le mouvement chiite ne possédait aucun compte bancaire.

L’image du Mercredi: La place de l’Etoile à Beyrouth

On entend souvent parler de la Place de l’Etoile mais peu connaissent son origine. Ces lieux ont été créés du temps du mandat Français lors du percement des différentes rues de l’ancien Beyrouth dans les années 1920 et la restructuration des infrastructures du Centre-ville et la destruction totale des anciens souks. Il s’agit aujourd’hui d’un des derniers vestiges avec son prolongement plus-bas, de ce à quoi ressemblait la capitale libanaise avant le programme malheureux de reconstruction entrepris par SOLIDERE.

A l’origine prévue avec 7 branches, alors que des troubles apparaissaient suite aux propositions du gouverneur français Poncet, et cela afin de calmer les esprits, les 2 cathédrales St Elie des Grecs Catholiques et St Georges des Grecs Orthodoxes seront au final conservées. La place ne comptera donc que 5 branches.

La Cathédrale St Elie, construite en 1829 fut rénovée dès 2006 et réouverte en 2010 au public. La Cathédrale Orthodoxe de St Georges est elle plus ancienne puisque construite en 1749. Un musée a été depuis ouvert dans son sous-sol, permettant de découvrir les vestiges de 3 autres églises dont une datée de 551 et détruite par le fameux tremblement de terre.

En son centre, se trouve une horloge, don de la municipalité de la famille Abed alors revenue du Mexique au début du XXème siècle.

Enfin, le bâtiment du Parlement Libanais se trouve vers la partie Ouest de la place. Achevé en 1934, toujours sous le mandat, il a été conçu par, Mardiros Altounian, également l’auteur de la fameuse Horloge.