La crise entre Hariri et Rifi s’envenime, le député Robert Fadel démissionne

Coup de tonnerre à Tripoli, suite à la victoire de la liste aux élections municipales patronnée par le ministre de la Justice Démissionnaire, Ashraf Rifi,obtenant 18 sièges face aux listes dites des premiers ministres Saad Hariri et Najib Mikati, également soutenue par Faycal Karamé qui n’obtiennent que 6 sièges au sein du Conseil Municipal. Cette dernière était également soutenue par une large coalition allant des Frères Musulmans au Parti Arabe Démocratique proche de la communauté allaouite.

Pour la première fois de son histoire récente, Tripoli se retrouve ainsi avec un Conseil Municipal sans aucun représentant des minorités y résidant.

Suite à la publication des résultats, le représentant des Frères Musulmans Ihab Nafeaa a indiquer démissionner ce mardi. « Les accords et les alliances formées lors des élections municipales de Tripoli n’ont pas abouti aux espérances de beaucoup dans la ville », a-t-il indiqué dans un communiqué, estimant qu’un dirigeant se doit d’être responsable. Les Frères Musulmans poursuit-il, n’ont pas réussi à concrétiser les espérances des habitants de la ville de Tripoli, en conséquence de quoi, il estime que son devoir est de démissionner.

Le député Robert Fadel démissionne

Le député orthodoxe Robert Fadel proche du Courant du 14 Mars a également annoncé sa démission en raison de l’absence de membres des communautés allaouites et chrétiennes au sein de la nouvelle majorité municipale.

Réitérant son attachement au pluralisme, la coexistence entre les différentes communautés libanaises, le député démissionnaire a rappelé son soutien au Courant du Futur et dénoncé les attaques visant l’ancien premier ministre Saad Hariri et « la modération ».

Ashraf Rifi, désavoué par Saad Hariri lui même – la crise entre les 2 hommes serait allée au point ou l’ancien Premier Ministre aurait déclaré que seule sa voix compte suite à la sortie du Ministre de la Justice qui a claqué la porte du Conseil des Ministres le 11 février 2016- , désormais isolé dans son propre camp, a utilisé les élections municipales à Tripoli, pour tenter de rebondir et placer ses pions en musclant opportunément son discours le lendemain de la polémique concernant l’annulation de la donation saoudienne avec un double objectif:

  • Consolider son fief de Tripoli où les discours politiques extrémistes ont toujours eu plus d’échos notamment au niveau des accusations visant le Hezbollah,
  • Consolider son positionnement politique face au silence de Samir Jisr, qui est vu comme étant un premier ministrable possible originaire de Tripoli comme lui, 
  • contenter l’Arabie Saoudite en attaquant l’axe iranien chiite conformément à la politique actuelle du Royaume, alors que Saad Hariri, suite à la perte du prêt de 3 millards destiné à l’Armée Libanaise semble désormais avoir moins d’influence à la cour, comme en témoignent les difficultés actuelles de Saudi Oger.

Ashraf Rifi a donc possiblement réussi son pari sur la scène locale mais a oublié désormais que sur un plan national, il est amplement perdant en ayant oublié que tout premier ministrable doit être également ouvert aux autres minorités. C’est dans cette optique là que désormais il axe son discours politique au lendemain de sa victoire mais l’exemple malheureux de Tripoli, capitale du Nord Liban, sans que les minorités aient un mot à dire, augure de frictions importantes à venir tant au niveau politique au sein même de la communauté sunnite qu’au niveau inter-communautaire.

Il était une fois, l’indépendance du Liban: Béchara el Khoury

Bechara_elkhouryBéchara el Khoury, Premier Président du Liban après son indépendance, laissera une empreinte jusqu’à aujourd’hui, notamment avec la mise en oeuvre du fameux pacte national, accord verbal conclu avec son colistier Riad el Solh et qui régit les équilibres des pouvoirs entre les différentes communautés libanaises.


L’Adversaire d’Emile Eddé

Né en 1890, ayant d’abord été scolarisé auprès des Jésuites de l’Université St Joseph, Béchara el Khoury poursuivra ses études à Paris de 1909 à 1912 avant d’entrer à l’étude d’Emile Eddé qui deviendra son plus grand adversaire sur la scène politique de l’Etat du Grand Liban sous mandat français et qui sera tout juste fondé dans les années. Il se réfugiera en Egypte durant la Première Guerre Mondiale et reviendra au Liban le 21 avril 1919 pour devenir l’associer au sein de ce cabinet d’avocats.

Membre du Conseil représentatif de Juillet 1925 avec Emile Eddé, les 2 hommes commenceront par s’affronter à plusieurs reprises. Béchara el Khoury s’opposera d’abord aux tentatives de réformes du gouvernement d’Emile Eddé dans les années 20. Emile Eddé, alors candidat est battu par la liste concurrente soutenue par le banquier Henri Pharaon, lui même apparenté à l’épouse de Béchara Khoury, Laure Chiha.

Devenu magistrat, sous le mandat de Charles Debbas, Béchara el Khoury sera nommé Ministre de l’Intérieur du gouvernement d’Auguste Adib en 1926 avant de devenir le Premier Ministre des  gouvernements du 5 mai 1927 au 10 août 1928 et du 9 mai au 11 octobre 1929.

Durant son mandat de Ministre de l’Intérieur, il adoptera l’Hymne National du Liban composé par Rachid Nakhlé. Devenu Premier Ministre, il oeuvrera en faveur de réformes administratives, notamment avec la réduction du nombre de fonctionnaires dont la charge est l’une des plus lourdes en rapport avec les pays environnants. Il sera désigné début à l’issue des élections de 1929 puis en 1934.

Béchara El Khoury sera ensuite une première fois candidat à la Présidence de la République en 1932, lors de la suspension de la Constitution Libanaise par le Haut Commissaire Français Henri Ponsot suite à la probable victoire d’un Musulman Mohammad el Jisr soutenu par Emile Eddé à cette élection. Il intègrera dès lors l’opposition avec le Parti Al Destour qu’il a créé.

Candidat en 1936 à l’élection présidentielle, il échouera avec 10 voix en sa faveur contre 15 face à Emile Eddé, le poussant encore plus vers une alliance avec les personnalités sunnites d’alors dont Riad el Solh, devenu un de ses amis à partir de 1932. Les 2 hommes estiment que la survie du Liban dépend de l’entente Islamo-Chrétienne qui est contraire aux intérêts de la puissance mandataire française. Cette convergence d’intérêt entre les 2 hommes se matérialisera notamment par le communiqué conjoint du 23 novembre 1936 dans lequel des personnalités différentes appelleront la rue musulmane au calme suite à l’adoption de l’accord Franco-Libanais stipulant l’indépendance du Liban dans les 3 ans à venir et refusant une possible annexion du Pays des Cèdres par la Syrie comme le désirait jusqu’alors la communauté sunnite. Ils oeuvreront ensuite à la formulation du Pacte National dès 1938.

Sans obtenir à nouveau un poste aux responsabilités gouvernementales, Béchara el Khoury sera à nouveau nommé député le 24 octobre 1937 lors des dernières élections précédents le début de la 2ème Guerre Mondiale.

L’Homme de l’indépendance du Liban

Déjà éprouvé par la Première Guerre Mondiale, la population libanaise craint alors qu’une nouvelle famine ne s’installe alors que les prix des principales matières premières flambent et que les stocks de nourriture s’amenuisent. Des troubles touchent alors Beyrouth et les principales villes du Pays. Ferdinand Dentz poussera alors Emile Eddé à la démission et le remplacera par Alfred Naccache

9 avril 1941: Alfred Naccache devient Chef de l’Etat en remplacement du Président de la République Emile Eddé démissionnaire depuis le 4 avril.

8 juin 1941: Les troupes de la France Libre soutenues par les troupes britanniques prennent le contrôle du Liban en réaction à l’utilisation par l’Allemagne d’infrastructures militaires en Syrie et au Liban contre les britanniques basés en Irak. Le Général Catroux aboli le Mandat et proclame l’Indépendance du Liban avant d’être désigné Délégué Général de la France Libre au Levat le 26 juin.

12 Juillet 1941: Le Général Ferdinand Dentz accepte le cessez-le-feu et signera 2 jours après l’armistice.

26 novembre 1941: Alfred Naccache, précédemment chef de l’Etat est proclamé Président de la République.

Le 25 décembre 1941, le Patriarche Arida, devant les délégations de l’ensemble des communautés libanaises appelle à l’indépendance totale du Liban. Le Général Catroux refuse, estimant prématuré cette indépendance tant que dure la IIème Guerre Mondiale. En août 1942, le Général de Gaulle alors en déplacement au Liban dénonce les ingérences étrangères et estime impossible la tenue d’élection législatives tant que durera le conflit.

Le Général Catroux, Béchara el Khoury et Riad el Solh

Le Général Catroux, Béchara el Khoury et Riad el Solh

Le 24 janvier 1943, le Général Catroux rétablie la Constitution Libanaise, nomme Ayoub Tabet nouveau président de la République  et décide de l’organisation d’élections législatives dans les 3 prochains mois. Il sera ensuite remplacé par Jean Helleu. Ce dernier démettra Ayoub Tabet pour le remplacer par Petro Trad.

Dès septembre 1943, est envisagée la candidature de Béchara El Khoury à la Présidence de la République Libanaise, avec le soutien du Général britannique Spears. Cela sera chose faite: le nouveau parlement alors élu, élira à son tour Béchara Khoury Président de la République Libanaise, le 21 septembre 1943.

Le 8 novembre 1943, la Constitution Libanaise est amendée à l’unanimité, les députés Emile Eddé et Amine e Saad s’étant précédemment retirés, avec la suppression des 5 articles relatifs aux droits de la Puissance Mandataire et la modification de 5 autres y faisant référence. Le Langue Arabe est également reconnue comme étant la seule langue officielle.

Le 11 novembre 1943, il est arrêté et envoyé au château de Rachaya avec Camille Chamoun, Riyad es-Solh et des membres du gouvernement. Ils seront transférés à la citadelle de Rachaya. Toujours le 11 novembre, 7 parlementaires (Maroun Kanaan, député du Liban Sud; Henri Pharaon, député de la Béqaa; Saadi Mounia, député du Liban Nord; Mohamad al-Fadi, député du Liban Sud; Saeb Salam, député de Beyrouth; Rachid Beydoun, député du Liban Sud; Sabri Hamadé, président de la Chambre et Khalil Takieddine, secrétaire général du Parlement) s’introduisent dans le parlement en dépit d’un blocus des Forces de l’Ordre et adoptent le drapeau Libanais.

Sa libération le 22 novembre 1943, suite à un ultimatum britannique, deviendra le jour de l’indépendance du Liban.

Le 20 décembre 1943, seront remis les administrations et les services d’intérêts communs. Le Président de la République Béchara Khoury, soucieux de marquer la fin du Mandat Français créera les ministères des Affaires Etrangères et de la Défense et fera adhérer le Pays des Cèdres à la Ligue Arabe en octobre 1944 comme membre fondateur.

Voir notre dossier: La Chronologie de l’Indépendance du Liban

Un Mandat marqué par les affaires et la censure contre la Presse

Devenu président du 11 novembre 1943 jusqu’au 18 septembre 1952, il sera poussé à la démission après avoir envisagé de faire prolonger son mandat. .

Béchara el Khoury décèdera le 1er janvier 1964 à 73 ans, laissant derrière lui son fils Michel el Khoury qui deviendra plusieurs fois Ministre et qu’on évoque régulièrement comme possible prétendant à la Présidence de la République

Ces demoiselles et damoiseaux qui se cachent pour mourir

Etrange, ces véhicules qui circulent toutes vitres teintées dehors en dépit de l’interdiction de cette pratique par les autorités publiques, à se demander quels secrets se cachent derrière cette obscurité.

Dans un pays connu pour ce qu’on appelle communément le Show-Off, il est coutume de se montrer, à tort et surtout de travers, montrer sa fortune, souvent mal acquise, montrer son pouvoir, souvent mal acquis également en cas d’élection ou encore ses relations avec la plaque d’immatriculation adéquate, s’il-le-lui-plait évidemment. Faire étalage au Liban, ici, de tout et de rien, revient fort malheureusement à une tradition où il s’agit de rabaisser l’autre.

Chose étrange, cela n’est pas le cas pour certains véhicules qui passent tout de même devant de nombreuses forces, police, armée, etc… sans même voir sourciller une moustache à défaut d’un sourcil pour demander à ce que ces vitres soient ouvertes et à procéder à un contrôle d’identité. Il serait aisé pour un criminel notoire de circuler en fin de compte à la barbe de nos forces de l’ordre. Peut-être qu’en retirant ce voile de vos véhicules, nous autres, sentirions-nous plus en sécurité?

Etrange idée également,  pour un VIP, que celle de vouloir se cacher, alors que dans ce pays, on se montre quand on a étrangement un « certain statut social ». C’est en fin de compte jeter un voile sur une vérité, celle qu’en fin de compte, au final, on se prend être pour plus que ce qu’on est en réalité. Il serait donc plus judicieux de dire « une quelconque importance ». Il serait plutôt tendance de s’afficher au volant de bolides pas vraiment rapides puisque dans les embouteillages, toute fenêtre ouverte afin de respirer l’air nauséeux des fameuses Zbeleh traditionnelles, et de partager un peu de vie quotidienne des autres mortels.

Messieurs, Mesdames, erreurs de la Nature souvent refaites au bistouri qui n’a de nom, la vraie beauté ou l’importance réelle, au Liban, cela s’affiche, voyons! Il ne suffit pas de parader au volant de votre véhicule ou de le garer en face d’un quelconque restaurant en recherche de notoriété. La loi reste la même pour tout le Monde et la seule réelle excuse serait au contraire de nous éviter l’image d’une abomination, d’une horreur. Mais peut-être est-ce en fin de compte, la triste réalité. Merci alors …

L’image du Mercredi: la ville de Tyr

Chef lieu du Caza portant le même nom, localisée au Sud Liban, Tyr fait partie des plus vielles villes fondées par l’Homme, les premières traces de la civilisation faisant remonter son histoire à plus de 2700 ans avant JC.

Tyr jouera un rôle crucial dans l’épopée phénicienne, tant au niveau commercial avec la fameuse production du pourpre à partir du Murex, qu’au niveau politique, puisqu’elle fondera de nombreuses colonies le long de la Méditerranée et notamment Carthage. Elle s’illustrera par sa résistance face à Nabuchodonosor II et tombera après un siège de 13 années puis face à Alexandre le Grand qui construira une digue jusqu’à l’île pour l’occuper.

Elle connaitra alors une période moins troublée au sein de l’Empire Séleucides, puis Romain et Byzantin avant l’occupation arabe, croisée, mamelouke et ottomane.

Tyr est aussi une ville connue pour son rôle dans la construction du temple de Salomon à Jérusalem. Salomon. En effet, Hiram 1er, roi du Xème siècle avant Jc envoya du bois, des architectes, notamment le talentueux architecte Hiram et des maçons à Salomon pour l’aider à la construction de ce temple en l’honneur de Yahvé.

L’image du Mercredi: Un beau début d’été

Revoilà l’été et ses chaleurs estivales encore supportables comme on en a eu ce weekend, l’occasion pour nous de nous rendre à la plage. Galet ou sable fin, même si généralement l’eau n’est pas de bonne qualité, il existe au Liban, quelques paradis préservés ou il fait bon se baigner.

Du Sud depuis Naqoura, de Batroun ou encore à Enfeh, ces quelques endroits sont comme des secrets bien gardés connus des initiés. Parfois, ici ou là, l’ambiance chauffe, avec les fameuses Beach Parties, pour aussi célébrer l’anniversaire de charmantes jeunes filles.

Les photographies de ce mercredi en image ont été prises ce samedi 14 mai à Batroun.

De la naissance du Liban à travers les accords de Sykes Picot

Il y a 100 ans exactement, la France et la Grande Bretagne signaient les accords de Sykes Picot, qu’on entend largement aujourd’hui être critiqués à tord ou à raison. Mais l’essentiel est que ces accords ont permis à l’état du Grand Liban de naitre, sinon on n’aurait été qu’une province d’un Royaume Arabe.

De nombreuses infractions ont eu lieu à l’encontre du Liban dans le cadre de ses accords. Les frontières libanaises avec la Palestine telles que dessinées en 1916 nous donnait accès au Lac de Tibériade jusqu’à la ville de Haifa. En 1922, les frontières libanaises avec la Palestine remonteront vers le haut via l’accord Poncet Newcombe. En 1932 enfin, la plaine de Houla sera accordée aux britanniques sans l’accord des autorités libanaises de l’époque.

Les gens parlent, critiquent, causent, souvent sans en connaitre l’essentiel qui est l’aspect historique de la chose et les conséquences actuelles de conflit ont des causes évidemment plus profondes que ce qu’on peut lire ici ou là.

On peut multiplier l’analyse des conséquences des accords de Sykes Picot mais concernant le Liban, l’erreur a été probablement commise après souvent par les libanais eux-même. On peut citer le manque d’homogénéité de la population en terme communautaire, la mise en place d’un système communautaire parce que le système séculier pourtant proposé par les autorités du mandat était refusé sous le prétexte fallacieux d’un refus de l’athéisme comme si l’athéisme a grand chose à voir avec la notion d’état. Il fallait au contraire ne pas mélanger la religion avec l’état.

On peut citer le fait que peut être comme le soulignaient les experts français de l’époque, un petit Liban plus homogène en terme de population, d’origine etc… aurait été préférable à un Grand Liban, mettant déjà en garde contre un conflit civil comme ceux qu’on aura en 1958 ou à partir de 1975 à 1990. On a encore à nouveau entendu ce genre d’arguments durant la guerre civile d’ailleurs de 1975 avec de nombreuses versions de ce « petit Liban » allant parfois de Naqoura à Amchit, de Beyrouth à Halate etc… Il ne convient pas ici de les détailler.

Il nous faut faire une lecture critique de notre Histoire contemporaine, sans empreinte d’un quelconque intérêt, faire violence à nos opinions personnelles et voir que peut-être effectivement, les libanais portent une grande responsabilité dans les évènements qui ont suivi.
Il est également temps de faire son autocritique et de cesser d’encenser ceux qui nous ont conduit ici, à savoir les autorités religieuses dont le patriarche d’alors, le Mufti etc… et les hommes politiques, ces Zaims dont on a toujours les héritiers aujourd’hui qui pensent nous dirigé par le bout du nez. Il ont fait passer leur intérêts déjà à l’époque avant celui de l’intérêt général et d’une vision d’avenir assurée à toutes et à tous au lieu de leur propre vision personnelle. 

Un Weekend à Beyrouth, une vidéo virale amateure qui fait la promotion du Liban

Une vidéo produite par Dubaï Frenchies et intitulée « 48 heures à Beyrouth top chrono »  faisant la promotion du Liban circule actuellement sur les réseaux sociaux.

Largement partagée par 1464 personnes à l’heure où l’on écrit ces lignes et vue par plus de 100 000 personnes, les Dubai Frenchies, se sont rendus dans différentes localités touristiques libanaises, évidemment le centre-ville de Beyrouth, Zouk Mickaël, Harissa, Byblos et son légendaire Fishing Club durant 3 jours. Ils notent cependant que ce même programme ne nécessiterait que 48h. On souhaiterait leur dire que de nombreuses régions libanaises restent à découvrir, un Liban plus authentique hors de Zeitouna Bay, comme la Békaa et Baalbeek ou la région d’Aamiq, des marécages et des vignes aux alentours, le Sud et le Nord Liban, ils seraient notamment fort agréablement surpris par Tyr et sa région.

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Au Royaume des Barbares, le Citoyen survit

On pensait les avoir vu disparaître en faveur des réconciliations, inter-chrétiennes, inter-musulmanes, inter-libanaises ; mais les revoilà, ces hordes de barbares…

Ils crient à nouveau, ils s’insultent, ils s’époumonent, parfois même se tirent dessus. « Ils », ce sont les partisans souvent beta de ces partis politiques qui réapparaissent à chaque élection. Ils posent de jolies banderoles qui insultent notre intelligence. Ils n’arrêtent pas le progrès aussi… sur les réseaux sociaux, ils commencent à pulluler. Ils ne prennent même pas la peine de regarder le programme de leur adversaire : selon eux, il ne peut être que mauvais. Ce serait Haram, ce serait une perte de temps… si encore ils savaient analyser et comprendre, à défaut même de lire et pour organiser la visite du grand Zaim dans leur modeste quartier, parfois à coup de poignards dans les gorges d’agneaux qui sont pourtant les êtres les plus innocents et dont les préoccupations sont les plus éloignées de nos affaires, pour une fois qu’il se déplace sur un tapis de sang hors de ses palais légendaires situés parfois dans des contrées lointaines.
Ils tentent de vous convaincre de la seule Haqiqa selon eux, et refusent de la voir crue lorsqu’elle dérange, au nom de leur Houriyeh tout en dénonçant celle des esprits libres et critiques. A les entendre, on ne serait être que des Kafer d’une vérité politicienne quasi religieuse. Ils veulent se donner bonne conscience avec des pseudo arguments de pseudo intellectuels pour justifier l’injustifiable, celui de soutenir le corrompu ou le criminel, il peut même souvent être les deux à la fois, et en parlant de foi, souvent au premier rang des offices religieux.
Évoquons également les esprits qui se pensent critiques mais qui sont négativistes à vau l’eau. D’ailleurs, ils ne savent que faire et pensent en plus avoir toujours raisons. Ils pourraient déjà commencer à balayer devant leur porte et à s’auto-critiquer.
La critique est chose saine, elle permet de faire avancer les choses, le négativisme à tout va est négatif et constitue un arrêt du progrès social, économique, politique, etc… Ils pensent critiquer, ils ne font que détruire, qu’ils se présentent sinon et qu’ils présentent surtout des solutions, le truc magique qu’ils n’osent ou ne savent faire –  un programme – ou qu’ils se taisent.
Tout chose à un aspect positif et négatif, le bien et le mal, le Yin et le Yang. Les élections municipales, législatives ou autres ne vont pas refaire le Monde mais faire avancer le Monde. Il faut convaincre de manière intelligente et on perçoit ici mais surtout là bas des déceptions sincères par rapport à des personnalités ou à des projets malmenés. De nombreuses localités libanaises ont perdu leur identité. Cela est indéniable. Pour autant, se transformer en personne aigrie ne fait que rabaisser cette personne et les idées qu’elle souhaite véhiculer si encore… elle avait des idées, ce qui est souvent loin d’être le cas en réalité.
Voila où on en est avec la présence de ces sympathisants pas très sympathiques…
Élevons-nous en dépit de leur présence. On ne va tout de même pas regretter l’organisation d’élections municipales au Liban en raison de leur simple présence. Durant des années, les élections de ce pays nous étaient volées par divers moyens : par l’argent comme les mafieux qui achetaient des services et des voix, par les déplacements démographiques comme durant certaines élections législatives précédentes, par l’ingérence étrangère flagrante parfois, tel le veto d’un ambassadeur à l’appui dans le cas des présidentielles. On imagine la figure « paternelle » de ce parrain, agiter son doigt en prétendant dire, tu ne pourras être Président de la République.
Tout cela change durant les élections municipales. L’enjeu des élections municipales au Liban est que contrairement aux élections législatives ou présidentielles, les Libanais ici élisent leurs représentants réels et non des représentants nommés par le pouvoir de l’argent ou par des puissances étrangères qui s’ingèrent dans nos affaires.
Alors votons en dépit de leur présence, le secret des urnes est une chose sacrée. Ces personnes auront compris qu’en dépit de toutes leurs gesticulations, menaces, amalgames, insultes, leurs chefs peuvent perdre et perdre gros. Il convient de remettre ces personnes dans le droit chemin et de former au final des citoyens soucieux du dialogue et du débat réel et non de la mauvaise foi.
Par François El Bacha 

Scandale des Télécoms, des partisans du directeur d’Ogero menacent de couper les télécommunications

Un groupe de hauts fonctionnaires de la société publique OGERO lié à son directeur général, Abdoul Menhem Youssef, aurait menacé de couper les réseaux de télécommunications sur l’ensemble du territoire libanais.

Ces menaces auraient été transmises au Ministre de tutelle, Boutros Harb au cas ou celui-ci permettrait à la justice libanaise de mettre en examen ces cadres ainsi que leur directeur général, a indiqué la chaine de télévision Al Jadeed.

Un désaccord portant sur la répartition des bénéfices engendré par les réseaux de distribution de l’internet illégal entre employés de la société publique OGERO serait à l’origine des révélations du scandale et la découverte de différentes antennes acheminant un trafic internet depuis la Turquie et Chypre et des cables le distribuant à un prix inférieur de ceux pratiqués par l’entreprise publique pourtant en position de monopole. Les fonctionnaires auraient notamment été en conflit sur la division des bénéfices. Parmi les personnes impliquées, le directeur général de l’institution, Abdel Moneim Youssef et certains de ses proches qui font déjà l’objet d’une enquête judiciaire.

L’image du Mercredi: la Vallée de Nahr Brahim ou Vallée d’Adonis

La vallée de Nahr Brahim, autrefois appelée vallée d’Adonis est un de ces lieux exceptionnels au Liban avec une histoire chargée. Adonis, dieu de l’amour et de la beauté, aurait été tué par un sanglier envoyé par Arès, dieu de la guerre près d’une rivière. Le sang d’Adonis coula dans l’eau de la rivière, et pris une couleur rougeâtre.

La Vallée elle même était parcourue durant l’Antiquité de différents temples qui marquaient autant d’étapes lors des fêtes d’Adonis. On peut notamment citer le temple de Mechnaqa, de Yanouh et celui d’Ishtar situé au sources même du fleuve, à Afqa.