Mais ces Lumières n’exigent rien d’autre que la liberté

Bougie

Les lumières, c’est pour l’homme sortir d’une minorité qui n’est imputable qu’à lui. La minorité, c’est l’incapacité de se servir de son entendement sans la tutelle d’un autre.

C’est à lui seul qu’est imputable cette minorité dès lors qu’elle ne procède pas du manque d’entendement, mais du manque de résolution et de courage nécessaires pour se servir de son entendement sans la tutelle d’autrui. Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement : telle est donc la devise des Lumières.

La paresse et la lâcheté sont causes qu’une si grande partie des hommes affranchis depuis longtemps par la nature de toute tutelle étrangère, se plaisent cependant à rester leur vie durant des mineurs ; et c’est pour cette raison qu’il est si aisé à d’autre de s’instituer leurs tuteurs. Il est si commode d’être mineur. Si j’ai un livre qui a de l’entendement pour moi , un directeur spirituel qui a de la conscience pour moi, un médecin qui pour moi décide de mon régime etc., je n’ai pas besoin de faire des efforts moi-même. Je ne suis point obligé de réfléchir, si payer suffit ; et d’autres se chargeront pour moi l’ennuyeuse besogne. […]

Il est donc difficile pour tout homme pris individuellement de se dégager de cette minorité devenue comme une seconde nature. Il s’y est même attaché et il est alors réellement incapable de se servir de son entendement parce qu’on ne le laissa jamais en fait l’essai. Préceptes et formules, ces instruments mécaniques destinés à l’usage raisonnable ou plutôt au mauvais usage de ses dons naturels, sont les entraves de cet état de minorité qui se perpétue.

Mais qui les rejetterait ne ferait cependant qu’un saut mal assuré au-dessus du fossé même plus étroit, car il n’a pas l’habitude d’une telle liberté de mouvement. Aussi sont-ils peu nombreux ceux qui ont réussi, en exerçant eux-mêmes leur esprit, à se dégager de cette minorité tout en ayant cependant une démarche assurée.

Qu’un public en revanche s’éclaire lui-même est davantage possible ; c’est même, si seulement on lui en laisse la liberté, pratiquement inévitable. Car, alors, il se trouvera toujours quelques hommes pensant par eux-mêmes, y compris parmi les tuteurs officiels du plus grand nombre, qui, après voir rejeté eux-mêmes le joug de la minorité, rependront l’esprit d’une estimation raisonnable de sa propre valeur et de la vocation de chaque homme a penser par lui-même. […]

Mais ces Lumières n’exigent rien d’autre que la liberté ; et même la plus inoffensive de toutes les libertés, c’est-à-dire celle de faire un usage public de sa raison dans tous les domaines.

Emmanuel Kant, Qu’est ce que les lumières ? , 1784

Finale en toute beauté de Beirut Chants 2015 avec Cinzia Forte et Mauricio Agostini

Crédit photo: François el Bacha, tous droits réservés.

Crédit photo: François el Bacha, tous droits réservés.

Le dernier concert pour l’année 2015 de Beirut Chants clôture en toute beauté la 8ème saison de ce festival musical en l’Eglise Saint Maroun de Gemmayzeh. Au programme, la présence de la Soprano Cinzia Forte et du Pianiste Maurizio Agostini avec la collaboration du Teatro di San Carlo de Naples.

Crédit photo: François el Bacha, tous droits réservés.

Crédit photo: François el Bacha, tous droits réservés.

Cinzia Forte, Soprano de son état, est une des personnalités exceptionnelles de la scène italienne, avec une présence occasionnelle dans les grandes institutions comme la Scala de Milan ou encore les Opéras des grandes villes italiennes telles que Naples, Rome, ou ailleurs, européennes voir internationales, comme à l’occasion de son concert à Tokyo.

Maurizio Agostini, chef d’Orchestre auprès du Teatro di San Carlo de Naples mais aussi jeune pianiste et compositeur florentin âgé de 37 ans. Formé au Conservatoire de la Musique de Florence, sous les auspices de Maitre Cardini, il participera également aux plus grands festivals tels que l’Opéra de Rome ou le Festival de Ravenne.

Silence dans la nef, le spectacle commence. Pour entamer avec le charme de la – Vaga Luna –  de Bellini. S’enchaineront ensuite – Vedrai Carino – de Don Giovanni, évidemment composée par Mozart, puis des oeuvres de Donizetti, Tosti, à nouveau Bellini pour finir la première partie avec le morceau non moins célèbre de Carmen de Bizet – Je dis que rien m’épouvante – le spectateur est charmé.

Interlude au piano de Maurizio Agostini, avec le morceau choisi – Parafrasi Da Concerto su Italiana in Algeria -.

Extase ensuite, enchainement de Cilia – Io Son l’umile Ancella – suivi de 3 morceaux de Puccini, extraits de Madame Butterly, Gianni Schicchi puis de la fameuse Tosco, avec – Vissi d’Arte -.

Nouvel interlude au piano avec Intermezzo Notturno qui sera suivi d’un final qui nous fera tomber amoureux de cet art, si l’on ne l’est pas déjà, – Je veux vivre – extrait de Roméo et Juliette composé par Gounod.

Les artistes étaient subjugués tout comme les présents et refusaient de quitter la scène. Premier rappel, deuxième rappel ensuite pour fêter un bon anniversaire au prêtre de la paroisse présent dans l’audience.

Au plaisir d’assister à la 9ème saison de Beirut Chants en 2016, je vous souhaite de Joyeuses Fêtes.

François el Bacha

L’image du Mercredi: Le Souk de Byblos

Notre Image du Mercredi nous emmène à l’antique cité de Byblos au Liban, l’une des plus vielles villes du Monde ou la présence de l’Humanité est continue depuis plus de 7000 ans. Connue dès l’Antiquité, d’abord Phénicienne, Byblos connaitra ensuite les influences des différents envahisseurs des côtes libanaises, égyptiens, babyloniens, perses, grecs, romains, byzantins, arabes ou encore croisés comme en témoigne le fameux château qu’on peut découvrir sur ce cliché pris à partir de l’entrée des Souks.

Ville de Culture, Byblos nous a laissé le témoignage de la premières inscription phénicienne découverte, celle du tombeau de son Roi Ahiram, aujourd’hui l’un des trésors du Musée National de Beyrouth et l’origine de notre alphabet contemporain. C’est d’ailleurs du nom même de Byblos que dérive le nom de la Bible en raison de la présence de commerçants phéniciens qui importaient le fameux papyrus d’Egypte nécessaire à la confection de l’ouvrage religieux. La ville fait aujourd’hui partie de la Liste du Patrimoine Mondial de l’Humanité de l’UNESCO.

Entourée de murailles d’époque médiévale comportant des fûts de colonnes antiques inclus dans les murs, la vielle ville de Byblos ou plutôt ses souks demeurent aujourd’hui une escapade touristique de choix, où il fait bon découvrir le véritable message du Liban, celui de la coexistence à la vielle des fêtes de la Naissance du Prophète et de Noël, à l’image de ces Mosquée et Eglises aujourd’hui réunies dans la célébration de ces fêtes respectives.

Crédit photo: François el Bacha, tous droits réservés.

Crédit photo: François el Bacha, tous droits réservés.

Beyrouth – Les Martyrs avant les Martyrs

Beyrouth, Liban – Vestige de l’ancienne place des Martyrs de Beyrouth, érigée en 1930 pour commémorer l’exécution par les autorités ottomanes de nationalistes libanais à cette même place durant la Première Guerre Mondiale, cette statue précède la statue actuelle des Martyrs. Elle représente deux mères, une Chrétienne et une Musulmane, unies dans la douleur du décès de leur fils, représenté par une urne cinéraire symbolique. Vandalisée le 9 septembre 1948 par Salim Slim, journaliste à Saout el Arab, qui la jugeait « hideuse », elle a été défigurée au niveau des visages des deux femmes. Oeuvre du sculpteur Youssef Hoyek, elle se trouve actuellement dans les Jardins du Musée Sursock. 

 

La BERD s’installe au Liban

Soleil couchant sur Beyrouth. Crédit Photo: François el Bacha, tous droits réservés

Soleil couchant sur Beyrouth. Crédit Photo: François el Bacha, tous droits réservés

Les actionnaires de la Banque Européenne Pour la Reconstruction et le Développement (BERD) ont accepté l’ouverture du capital de l’Institution au Liban avec pour objectif de devenir l’objet des investissements de l’Institution Financière dans les années à venir. Le Pays des Cèdres avait soumis sa candidature en juillet 2015, acceptée ce mardi 15 décembre, selon le communiqué, par les 66 actionnaires actuels dont 64 Pays, ainsi que l’Union Européenne et la Banque Européenne d’Investissement.

Cette adhésion lui permettra d’encourager sa croissance en soutenant des secteurs clefs de l’économie et en encourageant les réformes nécessaires. Il est attendu que la BERD puisse ainsi financer des projets de remises à niveau de ses infrastructures et notamment des secteurs de la production électrique ou des télécommunications en souffrance depuis la fin de la Guerre Civile de 1990. Cette aide sera cependant conditionnée à un certain nombre de réformes indispensables notamment économiques ou administratives, en particulier pour une lutte accrue contre la corruption et politiques.

L’état de l’économie libanaise s’est considérablement dégradée depuis la guerre civile syrienne en raison de la présence de plus de 1.5 millions de réfugiés pour une population libanaise de 4 millions de personnes. Cette présence pèse actuellement sur le marché de l’emploi ainsi que sur les infrastructures libanaises.

Le Liban devient ainsi le 67ème actionnaires de la Banque Institutionnelle en même temps que la Chine.

Créée à Paris le 29 mai 1990, à la suite d’une idée de François Mitterrand, elle a été inaugurée le 15 avril 1991. La BERD avait pour mission de faciliter le passage à une économie de marché dans les pays d’Europe centrale et orientale. Elle a depuis étendu son domaine d’action, notamment depuis 2012 avec son entrée en lEgypte, en la Jordanie, au Maroc et en Tunisie, au Sud et à l’Est de la zone méditerranéenne. Son siège est situé à Londres.

Selon le communiqué publié, la BERD aurait actuellement investi puis de 3 milliards d’EURO dans différents projets de la Méditerranée, notamment dans les institutions financières et dans les domaines agricoles, infrastructures ou encore industriels.

François el Bacha

Spam List

spam

Voila qu’on n’a pas encore célébré Noël qu’on nous sollicite pour le Nouvel an. Voyons, les SMS c’est fini, cela coute de l’argent, soyons plus cheap, cela passe désormais par WhatsApp ou autre application du genre. Heureusement qu’on a TrueCaller pour un peu bloquer les indésirables. La Fête Chrétienne est désormais devenue celle des marchands du Temple Argent.

Spam aujourd’hui en quantité industrielle, mot non péjoratif pour désigner harcèlement commercial en tout genre, pourrait-on bientôt lire dans le dictionnaire. Ils envahissent tout notre quotidien numérique, du téléphone jusqu’aux réseaux sociaux en passant par nos chères boites vocales, courrielles. etc…

Cette pratique incontrôlée, on se demande parfois d’ou ils ont obtenu nos précieuses adresses, tente de nous allécher. Cadeaux de Noël d’entreprise, vins ou foies gras pas chers, discounts de fin d’année sur des appartements invendus, en passant même par nous promettre l’amour ou même une femme russe ou ukrainienne. Oui, oui, même les agences matrimoniales s’y mettent pour cette fin d’année. Un viol en autre terme de notre sphère privée à tous les coups, on est perdant. Des escroqueries, en d’autres termes.

Une pratique ou la pollution n’est que visuelle peut-être pour nos écrans, contrairement à la pollution qu’on voit quotidiennement dans les rues. On a donc déjà fort à faire dans notre environnement réel, il suffit de se déplacer sur l’autoroute, on ne peut y échapper en raison des embouteillages. Peut-être que la fille ukrainienne commandée pourra se contenter de la lingerie présentée par la charmante demoiselle genre Mère Noël Sexy. Oups, accident de voiture garantie, c’est plutôt rentre dedans, les conducteurs n’ont d’yeux que pour cette gente dame peu vêtue.

Parfois même, généreux, nos spammeurs préférés nous appellent même. Si cela n’est pas pour une pseudo-association de bienfaisance, une encyclopédie peut-être pourra égayer notre ennuyeux réveillons, fâchés par l’inculture régnante généralement? Ils sont là, répondant à nos moindres désiratas et même les précédant, créant de nouveaux besoins … comme si nous n’avions pas déjà assez de dépenses à faire pour ces fêtes.

Comme dans les autres domaines, l’Etat lui est bien absent au Liban. Nos fonctionnaires sont déjà bien impuissants sur de nombreux autres domaines. Il ne s’agit pas de trop leur demander. Les ministères et leurs hautes éminences de la Fonction Publique, là pour toucher un salaire sans rien faire, évoquent même parfois la liberté du commerce pour ne pas sévir. Il s’agit d’une excuse pour ne pas évoquer leur incompétence à ne pouvoir réguler ce secteur d’activité comme dans bien d’autres pays à l’économie pourtant plus libérale que la notre.

François el Bacha

Liban/Grève des camionneurs: entre considérations sociales et écologiques

Les camionneurs bloquant l'autoroute au niveau de Nahr Kalb. Crédit photo: François el Bacha, tous droits réservés.

Les camionneurs bloquant l’autoroute au niveau de Nahr Kalb. Crédit photo: François el Bacha, tous droits réservés.

De nombreux conducteurs ont été bloqués ses derniers jours par les embouteillages notamment au niveau du rétrécissement de l’axe stratégique de l’autoroute à Nahr Kalb, et provoqués par les propriétaires et conducteurs de camion qui mettent en cause les autorités dans l’inégalité de l’attribution des permis d’exploitation des carrières et des gravières entre les différentes régions libanaises. Alors que le Gouverneur du Mont Liban a promis un réexamen de leurs dossiers, les manifestants ont pour l’heure suspendu leur mouvement. Ils indiquent cependant être prêts à des mesures de représailles en cas d’échec à leur accorder les autorisations demandées.

Alors que le Ministère de l’Intérieur réfute toute base légale aux exigences des camionneurs, ces derniers demandent à ce que soient ouvertes les sablières du Haut Kesrouan, plus particulièrement de la région de Mayrouba et de Hrajel, déjà exploitées par le passé. Ils estiment ainsi être victimes de discriminations légales, indiquant que leurs collèges du Nord et du Sud Liban ainsi que de la Békaa obtiendraient de tels permis en raison de soutiens politiques, alors que seule la région du Kesrouan respecterait la loi.

Ces manifestations interviennent en concomitances avec celles des conducteurs de bus qui ont rejoint ce mouvement pour protester contre la concurrence des conducteurs d’origine syrienne.

Carrières du Kesrouan au niveau de Hrajel en arrière de Chabrouh. Crédit Photo: François el Bacha, tous droits réservés.

Carrières du Kesrouan au niveau de Hrajel en arrière de Chabrouh. Crédit Photo: François el Bacha, tous droits réservés.

Carrières du Kesrouan au niveau de Hrajel en arrière de Chabrouh. Crédit Photo: François el Bacha, tous droits réservés.

Carrières du Kesrouan au niveau de Hrajel en arrière de Chabrouh. Crédit Photo: François el Bacha, tous droits réservés.

Pour rappel, la problématique des carrières est un dossier épineux depuis de nombreuses années, entre considérations sociales, avec un nombre estimé de plus de 2000 personnes dépendantes de leurs exploitations dans la région du Kesrouan et considérations écologiques, cette région connaissant ainsi une forte érosion de ses montagnes et déjà largement défigurées depuis son littoral jusqu’à ses hauteurs au mépris des normes pourtant existantes en la matière.

François el Bacha

L’ancien Ambassadeur de France au Liban, Denis Pietton s’est éteint

L'ancien Ambassadeur de France au Liban de 2009 à 2012, Denis Pietton, lors d'une conférence donnée le 20 mai 2012. Crédit photo: François el Bacha, tous droits réservés.

L’ancien Ambassadeur de France au Liban de 2009 à 2012, Denis Pietton, lors d’une conférence donnée le 20 mai 2012. Crédit photo: François el Bacha, tous droits réservés.

L’ancien Ambassadeur de France au Liban, Denis Pietton, s’est éteint hier des suites d’une longue maladie. Représentant de la France au Liban de 2009 à 2012, fortement apprécié des libanais pour sa franchise, il a partagé ses peines, avec le décès de son épouse Marla, américaine d’origine cubaine, lors du crash du vol 409 d’Ethiopian Airways à son départ de Beyrouth, le 25 janvier 2010 et ses joies, notamment avec son mariage avec notre compatriote Najwa Bassil.

L’émotion est grande face à cette perte pour les Libanais. Plus qu’un représentant de la France au Liban, Denis Pietton était devenu un ami du Pays des Cèdres, comme en témoignent les nombreux commentaires déposés en hommage sur sa page personnelle du réseau social Facebook. Un lien particulier, exceptionnel et rare, s’était créé avec lui, une personnalité d’une générosité sans pareille.

Né le 11 juin 1956 et diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) de Paris et de l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales, Denis Pietton s’était fait connaitre dans la région en devenant le directeur-adjoint du cabinet du ministre des Affaires étrangères de 1997 à 1999 avant d’être nommé Consul Général à Jérusalem, en Israël, en 1999 peu de temps avant le début de la seconde Intifada. Il était alors chargé de la représentation auprès des Palestiniens. Sa grande franchise et ses prises de positions lui ont valu une grande amitié au Moyen-Orient quitte à bousculer les positions traditionnelles de la France dans cette région.

Après sa mission au Liban, il fut le directeur de cabinet du nouveau ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, en mai 2012 avant de devenir en juillet 2013 Ambassadeur de France au Brésil, puis de prendre la tête de l’Institut Français depuis juillet 2015 à l’issue de son élection par le conseil d’administration de cette institution phare de la culture Française dans le Monde.

François el Bacha

La Roumanie célèbre sa fête Nationale avec l’Orchestre Philharmonique du liban

L’ambassade de Roumanie a célébré ce vendredi 4 décembre sa fête nationale en l’Eglise Saint-Joseph d’Ashrafieh, avec l’Orchestre Philharmonique du Liban sous la direction de Lubnan Baalbaki, accompagné à cette occasion par le violoncelle Razvan Suma.

L'Ambassadeur de Roumanie au Liban, son Excellence, Victor MIRCEA. Sous la direction de Lubnan Baalbacki, accompagné par le violoncelle Razvan Suma. Crédit photo: François el Bacha, tous droits réservés.

L’Ambassadeur de Roumanie au Liban, son Excellence, Victor MIRCEA. Sous la direction de Lubnan Baalbacki, accompagné par le violoncelle Razvan Suma. Crédit photo: François el Bacha, tous droits réservés.

A cette occasion, l’ambassadeur de Roumanie au Liban, Victor MIRCEA a prononcé un petit mot rappelant et soulignant l’importance des relations entre le Liban et son pays.

Nul besoin de présenter encore Lubnan Baalbaki, si ce n’est pour souligner le talent exceptionnel d’un des plus jeunes chefs d’orchestre de la région. Son lien particulier avec la Roumanie, pays dans lequel il a obtenu un Master en Art sous la direction du chef d’orchestre de renommée mondiale, Horia Andreescu, et de la poursuite de ces études à l’université de Musique de Bucarest en vue de l’obtention d’un PHD sur les liens psychologiques qui lient un orchestre avec son chef.
Depuis 2012, chef d’orchestre permanent de l’ensemble philharmonique du Liban, Lubnan Baalbaki a accompagné le violoncelle Razvan Suma, un des plus grands dans sa catégorie en Roumanie. D’envergure mondiale, Razwan Suma a obtenu les premiers prix de nombreux concours notamment en Europe.

4 morceaux choisis à cette occasion, Rhapsodie Roumaine Numéro II en D Majeure Opus 11, de G Unescu (1881 – 1955) jouée d’abord lentement puis se dévoilant petit à petit au long des différents instruments de l’Orchestre pour s’achever sur un solo de violon.

Puis accompagné par le Violoncelle Prodige, Razvan Suma, le Concerto pour violoncelle et Orchestre en A Mineur de R. Schumann (1810-1856) réalisé en plusieurs mouvements (1: Nicht zu schnell, 2: Langsam, 3 Sehr Lebhaft) a poursuivi notre émerveillement et notre découverte unissant l’Orchestre au violoncelle.  Une émotion sans pareille.

Razvan nous a ensuite quitté pour laisser l’ensemble libanais poursuivre sa démonstration avec la Première Symphonie Classique de S. Prokofiev (1891-1953), une des premières compositions néoclassiques du genre.

Le concert s’est ensuite achevé avec la Première Rhapsodie Roumaine en A Majeure Opus 11, de G. Enescu, rappelant notre première découverte, ainsi qu’avec un solo des violons.

Les secrets de Madame Badiyaa sur les planches du Théâtre Métro Al Madina

Le Théâtre Métro Al Madina nous transporte en compagnie de Nada Farhat dans le passé glorieux de Beyrouth avec, sur ses planches, « Les secrets de Madame Badiyaa »Â .

Badiyaa attend l’Ange de la Mort à l’occasion du Nouvel an. Celui-ci tarde ; elle ne supporte plus les affres que le temps lui a affligé, et nous raconte son histoire…

Mise en scène par son auteur, Gerard Avedissian, la pièce jouée par Nada Abou Farhat, au travers d’un monologue, n’est pas sans interpeller les spectateurs dont la plupart n’a pas connu ces époques dans lesquelles ils sont transportés, sauf via les histoires de leurs parents.

L’actrice démontre de véritables talents de transformiste au travers de son personnage Badiyaa, femme symbolisant Beyrouth à travers ces différents âges : du temps flamboyant de sa jeunesse, de son amour Ghostine à ses multiples amants (anciens de la CIA, installés à quelques encablures de Hamra, voire mêmes d’anciens Présidents de la République). Elle nous fait également revivre les lieux mythiques de la capitale libanaise, du quartier de Zeitouni avec le Chat Noir et les autres établissements aujourd’hui disparus, à la fameuse piscine transparente de l’hôtel Phoenicia.

A voir et à découvrir…

Rendez vous donc en Décembre aux dates suivantes:

Lundi 7, 14, 21 et 28, Mardi 1, 8, 15, 22 et 29, Mercredi 2 , Jeudi 3 , Vendredi 4 et 25 à partir de 22 heures 

et enfin dimanche 27 décembre pour un spectacle ininterrompu de 14 heures à 21 heures. 

Réservations au numéro 76 30 93 63