En Image: Et c’est Parti pour la Fête de la Musique Au Liban (vidéo et programme)

La Fête de la Musique commence au Liban, avec notamment son ouverture ce vendredi dans le jardin public de Zouk Mickael, en coopération avec l’Institut Français de Jounieh. Au programme, un duo prometteur, un peu pop et oldies, Romy et Elsy, puis du trio de jazz Scarlett &Co, en premières parties des talentueux The Habibees.

Pour vous inciter à y participer ce samedi et ce dimanche, en voila un petit aperçu en photo et en vidéo!

Et les vidéos de Habibees

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=Lz5qhIA8Iok]

Creep reprise par Habibees 

https://www.youtube-nocookie.com/embed/wwv_CT7ou_g

I ll be with you again de U2, reprise par le même groupe

Il s’agit de fêter la 15ème édition de la Fête de la Musique, organisée par l’Institut Français au Liban. Le concept, créé à l’initiative de l’ancien ministre de l’Education Nationale Français, Jack Lang, le 21 Juin 1983, s’est depuis exporté dans une centaine de Pays dont le Liban.

Elle se poursuivra ce samedi 20 juin 2015 à Zahlé avec le concert de François & The Atlas Mountains à Beit el Kroum.

Puis ce dimanche à Beyrouth, le gros morceau, avec des concerts organisés un peu partout au centre-ville et ailleurs.

Au programme (chargé):

Place des Martyrs du Rock ,

  • de 20h00 à 20h30, Shadowall, groupe de Rock progressif
  • de 20h40 à 21h10, Runaway Jacks,
  • de 21h20 à 21h50, Bandage
  • de 22h00 à 22h30, Epic
  • de 22h40 à 23h10, In Sanity Q
  • de 23h20 à 23h50, Chained Reaction
  • de 00h00 à 00h40, IV Dimensions

Place Samir Kassir, du Rock, du Folk, du Jazz et du Blue

  • de 18h00 à 18h30 Generation Gap
  • de 18h40 à 19h10 Megatherium
  • de 19h20 à 19h50 Homesick
  • de 20h00 à 20h30 Jazzmine Bey Trio
  • de 20h40 à 21h10 Funky Blues Brothers
  • de 21h20 à 21h50 Ali Sleeq Blues Band
  • de 22h00 à 22h30 Lara Eidi Band
  • de 22h40 à 23h10 Tim Hassall
  • de 23h20 à 23h50 Silverage
  • de 00h00 à 00h30 The Jigers
  • de 00h40 à 01h30 Dirty Enzyme

Les Thermes Romains accueilleront de la musique française et de la World Music avec notamment

  • de 19H00 à 19H50 Champlain
  • de 20h00 à 20h15 Karum Khneisser
  • de 20h15 à 20h30 Drunken goats
  • de 20h40 à 21h10 Safar
  • de 21h20 à 22h20 Francois and the Atlas Mountains (qu’on aura déjà vu à Zahlé)
  • de 22h30 à 23h00 Alan Abi Sleiman
  • de 23h10 à 23h40 Ruby Road
  • de 23h50 à 00h30 Wondergaap

Aux Souks de Beyrouth dits Ajami, un mix de blues, pop, rock, house, jazz, avec

  • de 18h30 à 19h50 Académie la demeure des muses
  • de 20h00 à 20h30 Feret Al Nota
  • de 20h40 à 21h10 Nachaz Achaz
  • de 21h20 à 21h50 Rand
  • de 22h00 à 22h30 Rachelle Kiame
  • de 22h40 à 23h00 Danveri
  • de 23h10 à 23h40 Gravity
  • de 23h50 à 01h00 Over Two

Aux Souks de Beirut dits Souks el Tawile, du Hip Hop, du Rock et de la Techno au programme avec

  • de 20h00 à 20h20 One Voice
  • de 20h25 à 20h45 7 Ta2at
  • de 20h50 à 21h10 Mn el Ekher
  • de 21h15 à 21h35 Rocketeers
  • de 21h45 à 22h05 Latlateh
  • de 22h15 à 22h25 Samer Kanaan
  • de 22h35 à 22h55 Saad Michael Aoun
  • de 23h05 à 23h25 The Storm
  • de 23h35 à 00h00 George Martinos
  • de 00h10 à 00h30 Annabel

et enfin aux escaliers St Nicolas de Gemmayzeh,

  • de 20h00 à 20h30 Oud ya Nai
  • de 20h40 à 21h20 The Abou Chacra
  • de 21h30 à 22h20 Syncope
  • de 22h30 à 23h00 Diana Bejjani Boutros
  • de 23h10 à 00h00 Kifah Al Masri’s Band

François el Bacha

Un animateur de télévision s’attaque à la Vierge de Fatima au Liban

nadim koteich twitter

C’est sur Twitter qu’un animateur de télévision, Nadim Koteich, s’est attaqué à la présence de la Vierge de Fatima à Beyrouth, notamment au sein du Parlement libanais, interrogeant directement la communauté chrétienne, comme on peut le voir sur cette copie d’écran.

Il convient de séparer sa réaction en deux parties :

Il dénonce la présence de la Statue de la Vierge de Fatima à Beyrouth. Elle a le droit d’être où bon lui semble. Que serait alors la prochaine étape de Nadim Koteich? Dénoncer la présence d’églises à Beyrouth? Cela n’est pas sans rappeler les paroles d’un parlementaire libanais, Khaled Daher qui demandait, quand on a enlevé les drapeaux noirs de Daech d’une des places principales à Tripoli – donc d’un espace public – le démontage de la Statue de la Vierge de Harissa ou du Christ Roi de Nahr el-Kaleb, espaces privés où l’État n’a aucun droit.

 Il a poursuivi en s’attaquant à sa présence au Parlement, peut-être ayant réalisé l’erreur commise concernant l’espace public, accessible à toutes et à tous. Oublie-t-il que c’est à la demande même du Président de la Chambre Nabih Berry que la Vierge y a fait son apparition. Certes, peut-être là effectivement la ferveur populaire a eu une part d’exagération via la présence de la Statue dans un lieu où l’autorité de l’État est normalement souveraine. Mais, il convient également d’analyser les choses autrement. L’État libanais n’est pas laïc, il est religieux, par sa Constitution et par les fameux accords de Taëf ayant consacré la religiosité des institutions publiques. Dans un tel cas, la présence de la Vierge ne devrait pas choquer sauf si certains individus y trouvent quelque chose à redire officiellement au nom d’une laïcité mais avec un agenda religieux sous-jacent. Il s’agit là d’une manière hypocrite d’agir alors que les minorités libanaises et notamment chrétiennes, vont prochainement faire face au danger qui s’annonce à nos frontières.

Non pas personnellement que je sois opposé à la laïcisation des institutions politiques libanaises, mais même au contraire favorable à une « déconfessionalisation » de l’État, il y va là de la survie même des minorités religieuses d’Orient. Nul aujourd’hui ne peut assumer seul le pouvoir à moins de dénier les concepts démocratiques de bases, c’est-à-dire l’acceptation des pensées différentes majoritaires ou minoritaires et du débat au lieu du pugilat.
Hors ici, Nadim Koteich a une nouvelle fois démontré le peu de cas qu’il fait de la démocratie à la libanaise et du déni de l’autre. Il aurait convenu de lui rappeler que la communauté chrétienne est une des pierres essentielles aujourd’hui à l’identité libanaise. Dénier cette part, revient à assassiner le Liban et revient simplement à transformer le pays des cèdres à l’image des autres pays arabes sans aucune caractéristique spéciale. 

François El Bacha

En Image: Sur les chemins de randonnée entre Jounieh et Harissa

Ce samedi 13 juin, c’est au travers d’un chemin de randonnée bien connu du public que nous vous amenons. Cette randonnée peut débuter au niveau de la localité de Sahel Alma, pour ensuite emprunter les escaliers de ce village, bordés des quelques vergers restants de la région et actuellement en danger en raison de la poussée immobilière qui a ravagé son panorama. Ensuite, on traverse à proprement parler de véritables sentiers.

Au fil du chemin, les randonneurs peuvent découvrir le couvent St-Georges, aujourd’hui restauré, et fondé en 1718, puis les maisons traditionnelles de Sahel Alma aux fameuses arcades et entourées de jardin, pour arriver au cours du trajet au couvent de Baklouche. Il s’agit d’un couvent fondé en 1783 par la famille Khazen. Après quelques haltes aménagées en chemin, on atteindra le Sanctuaire de la Vierge de Harissa que nous avons déjà pu voir en hiver sous la neige.

Ce sanctuaire est né de l’idée en 1904 de la célébration du 50ème anniversaire de l’Immaculée Conception, proclamée par Pie IX, le 8 décembre 1854, sur proposition du Patriarche Maronite Elias Hoyek (1899-1931) et du délégué apostolique au Liban de l’époque, Carlos Duval,et sera achevé en mai 1908.

Le chemin emprunté, de difficulté moyenne et d’une longueur totale de 3,2 km seulement, est usuellement utilisé par les pèlerins durant les mois de Marie, notamment au mois de Mai et d’Aout.

Sur le net: Le monastère de Baklouche,

Photographies prises durant la saison d’automne dernier. Crédit Photo: François el Bacha

En Image: la localité de Deir el Qamar

Située à 38 km au Sud de Beyrouth et à 900 mètres d’altitude, Deir el Qamar ou le couvent de la Lune fut la capitale du Mont Liban lors du règne de l’Emir druze Fakhr el Dine au début du XVIIème siècle. A l’origine, le lieu d’un temple romain dont l’emplacement se trouverait sous l’église actuelle de Saidet el Talle, la localité, classée comme zone protégée depuis 1945, est une des rares au Liban à avoir conservé un aspect typique local, avec des ruelles et des maisons typiques en pierre.

Comptant 5000 habitants, elle héberge également 2 universités et 7 établissements scolaires, ainsi qu’une filiale locale de l’Institut Français dont les locaux sont installés dans l’ancien marché à soie et à Bijoux. Elle est également une des rares localités assez cosmopolites, principalement habitée par des chrétiens, Deir el Qamar est située dans une région avec une forte présence druze. Elle possède également une mosquée sunnite située à proximité de la place principale ainsi qu’une synagogue construite en 1609, aujourd’hui désaffectée et qui a cessé son activité en 1860 suite au départ des derniers israélites libanais de la cité. Un lieu ou la coexistence au Liban prend une signification réelle.

Crédit photo: François el Bacha, tous droits réservés.