En Image: une communion avec la Nature entre Haret Jandal et Moukhtara

Ce samedi, c’est à la découverte des paysages du Chouf, au détour d’un sentier de muletiers et du cours d’un fleuve, menant de Haret Jandal à Moukhtara, une randonnée très appréciable au printemps et avec la découverte de la faune et de la flore locale dans un environnement plus sauvegardé qu’ailleurs, bioréserve du Chouf oblige.

Au long de ce sentier, on passe successivement par une sorte d’oasis ou l’on se met à rêver de Robinson Crusoé écologique, des pentes escapées avec des refuges pour les bergers, des moulins anciens aujourd’hui abandonnés, et enfin le Palais de Moukhtara, en date du XVIIème siècle et lieu de résidence d’un dirigeant politique libanais, Walid Joumblatt. Ces lieux seraient plus anciens encore, puisque ses fondations ne seraient autres que celles d’une citadelle romaine.

En Image: une communion avec la Nature entre Haret Jandal et Moukhtara

Ce samedi, c’est à la découverte des paysages du Chouf, au détour d’un sentier de muletiers et du cours d’un fleuve, menant de Haret Jandal à Moukhtara, une randonnée très appréciable au printemps et avec la découverte de la faune et de la flore locale dans un environnement plus sauvegardé qu’ailleurs, bioréserve du Chouf oblige.

Au long de ce sentier, on passe successivement par une sorte d’oasis ou l’on se met à rêver de Robinson Crusoé écologique, des pentes escapées avec des refuges pour les bergers, des moulins anciens aujourd’hui abandonnés, et enfin le Palais de Moukhtara, en date du XVIIème siècle et lieu de résidence d’un dirigeant politique libanais, Walid Joumblatt. Ces lieux seraient plus anciens encore, puisque ses fondations ne seraient autres que celles d’une citadelle romaine.

Constat Sévère du FMI vis à vis du Liban, un plaidoyer en faveur de réformes structurelles rapides.

Crédit photo: François el Bacha, tous droits réservés. Visitez mon blog http://larabio.com

Crédit photo: François el Bacha, tous droits réservés. Visitez mon blog http://larabio.com

Dans un communiqué concluant sa mission qui s’est déroulée au Liban entre le 29 avril et le 12 mai, le Fond Monétaire International (FMI) a estimé que l’inertie politique et la présence continue de réfugiés sur son sol ainsi que les nouveaux défis menacent la résilience économique libanaise. Selon l’organisation internationale, les autorités locales doivent aller delà de l’attente de la baisse des coûts des matières premières et entreprendre une véritable politique économique et une baisse de la dette publique via des réformes structurelles notamment dans le secteur de production d’électrique permettant à moyen et à long terme la création d’emplois.

Un constat alarmiste

Selon le FMI, en dépit d’une stabilisation du nombre de réfugiés syriens au Liban qui représente désormais 25% de la population totale du Pays des Cèdres, l’impact de ces derniers continue à peser lourd sur les finances publiques, notamment avec un impact négatif sur l’emplois et la hausse de pauvreté. Le FMI recommence le recours à une aide internationale, constatant que la communauté internationale n’a jusqu’à présent pas respecté ses promesses.

Le FMI constate également l’absence de perspective de croissance économique qui n’a atteint que 2% en 2014. Les projections de croissance font état de perspective similaire pour 2015, et cela en dépit de la baisse du prix du pétrole. L’institution internationale estime que la situation aurait été dégradée en l’absence de cette baisse, les secteurs clés de l’économie libanaise, comme le secteur touristique et de l’immobilier étant fortement en recul pour 2015.

Constat également négatif au niveau des rentrées financières au Liban, avec le recul des dépôts effectués par la diaspora libanaise en 2014 et 2015. Le FMI appelle donc à la mise en place d’une politique économique permettant la restauration de la confiance des investisseurs et cela avec le soutien de la communauté internationale.

Des recommandations pour relancer la croissance économique

La stratégie proposée par le FMI consiste déjà à surmonter la paralysie politique actuelle, afin de préserver le modèle économique, la stabilité macroéconomique et la cohésion sociale. Cette stratégie repose également par la mise en place immédiate d’ajustements fiscaux afin de favoriser le retour de la croissance et l’appel à la communauté internationale pour financer les besoins des réfugiés syriens présents en territoire libanais.
Selon le rapport, le report de la mise en place d »un ajustement fiscal serait risqué en raison de la baisse des dépôts de la diaspora, couteux en raison de la hausse attendue des taux d’intérêts et injuste en raison d’un certain favoritisme pour les détenteurs de la dette publique.
Le FMI appelle donc à une augmentation progressive des taxes afin de mieux partager le cout de la dette. Ainsi, de nouvelles taxes devraient être crées notamment sur les transactions immobilières ou les gains des sociétés. L’organisation appelle également à l’annulation de l’exemption de la TVA sur le diesel et une augmentation générale de 1% de la TVA
Concernant une hausse des salaires des fonctionnaires, le FMI appelle à une rémunération basée sur la productivité.
Constatant l’absence de tout budget public depuis 10 ans, le Fond Monétaire International appelle à l’approbation du budget 2015 comme signe fort de volonté politique et transparence avant de saluer le rôle de la Banque du Liban et d’appeler à la normalisation de son action au niveau économique entre les banques et l’état et l’arrêt des opérations « quasi-fiscales » en faveur de l’état.

Plaidoyer pour des réformes

L’objectif de ces réformes est de favoriser la croissance économique permettant de stabiliser la situation sociale à long terme. Avec ses réformes structurelles, l’état devrait également appliquer une politique favorisant la production électrique. Constatant les lourdes pertes de l’Electricité du Liban et son impact négatif tant sur les finances publiques que sur la distribution au public, le FMI appelle à une augmentation des capacités de production, au recours au gaz naturel, à l’amélioration de la distribution et à l’augmentation des tarifs sans attendre.

Cette croissance économique devrait également permettre le retour d’une main d’oeuvre qualifiée au Liban qui part actuellement à l’étranger à la recherche d’opportunités économique. Ainsi, le Pays des Cèdres devrait permettre le développement de nouveaux secteurs économique à haut rendement ainsi qu’une compétitivité accrue du secteur publique.

Enfin, de meilleures études statistique devraient également être mises en place afin de facilité la prise de décisions économiques, de mettre en place une meilleure transparence financière et de mesurer l’impact des politiques mises en place. Le FMI dénonce le retard dans la publication des statistiques publiques et le manque de coopération et de coordination entre les différentes institutions publiques.

François el Bacha

 

Liban: Des difficultés économiques structurelles, selon les conférenciers des Journées Européennes

Crédit photo: François el Bacha, tous droits réservés. Visitez mon blog http://larabio.com

Crédit photo: François el Bacha, tous droits réservés. Visitez mon blog http://larabio.com

Au cours de la 2ème journée des journées Européennes qui ont actuellement lieu au BIEL dans le cadre de la Coopération entre l’Union Européenne et le Liban, les participants ont constaté l’inefficacité de l’économie libanaise dans la création de nouveaux emplois.

Selon Kamal Hamdan, cette inefficacité n’est pas liée à la crise syrienne, indiquant qu’en dépit d’une croissance importante de 9% entre 2007 et 2009, la création d’emplois au Liban a été insuffisante à satisfaire l’entrée sur le marché du travail des jeunes libanais. Cet échec serait du au fait que la plupart des entreprises libanaises sont de taille insuffisantes avec des capacités limitées de création d’emplois. Seul l’état libanais est actuellement capable de créer de telles opportunités, notant l’exemple de la création de 50 000 à 60 000 nouvelles positions notamment au sein de l’armée libanaise.

Toujours selon Kamal Hamdan, l’impact de la guerre civile syrienne a provoqué une hausse du chômage de plus de 400 000 personnes au Liban. Parmi les solutions proposées, l’augmentation des investissements publics qui se montent seulement à 7% des investissements globaux soit à 2% du PIB notamment dans les infrastructures afin de provoquer une hausse du PIB.

Pollution en baisse de 80% à Zouk selon le Ministère de l’Energie

Crédit photo: François el Bacha, tous droits réservés. Visitez mon blog http://larabio.com

Crédit photo: François el Bacha, tous droits réservés. Visitez mon blog http://larabio.com

Le ministère de l’Energie et des Ressources Hydrauliques a indiqué, au cours d’une conférence de presse, que la pollution engendrée par la centrale électrique de Zouk Mosbeh est en baisse de 80% depuis l’installation d’un système de filtrage en 2012.

S’exprimant en compagnie du directeur général de l’EDL Kamel Hayek, le ministre de l’Energie, Arthur Nazarian, a tenu à rassurer les habitants de la région du Kesrouan suite à de nombreuses plaintes, ces derniers demandant notamment la fermeture de cette centrale électrique ou son transfert dans une autre région. Les autorités libanais ont également indiqué vouloir mettre en oeuvre un plan de réduction des pollutions engendrées par les autres unités de production au travers le territoire libanais. Ainsi, la centrale de Zouk et de Jiyeh pourraient être dotées de nouvelles unités de production mixtes pouvant fonctionner au gaz naturel, et de rappeler que la centrale de Zouk se situe dans une zone industrielle en 1956 et a déjà été réhabilitée en 1983.

Le directeur général de l’EDL, Kamel Hayek s’est interrogé sur l’extension des zones résidentielles au sein de cette zone industrielle avant d’indiquer que ses services surveillent deux fois par semaine les taux de pollution. Il a conclu en s’interrogeant sur le timing de cette campagne contre l’établissement public.

En Image: Le Château de Beaufort au Sud Liban

Situé au Sud Liban, le château de Beaufort s’élève sur un éperon rocheux Nord Sud à une attitude de 710 mètres surplombant les gorges du Litani. De forme triangulaire, le château mesure 90 m de base et 170 à sa hauteur. Il se développe sur 2 niveaux, Le château haut à l’ouest qui épouse les courtours de l’éperon et le château bas à l’est. Par sa situation géostratégique, il sera toujours une position âprement disputée, notamment avec la présence palestinienne puis d’unités israéliennes lors de l’occupation du Sud Liban.

Le château haut est défendu par une enceinte datant probablement des débuts de l’installation franque du 12ème siècle et fut remanié au 13ème  siècle: 2 imposantes tours circulaires ont renforcé son flanc sud, tandis que 2 tours maitresses, l’une carrée et l’autre hexagonale défendent la courtine ouest et sa pointe nord. A l’intérieur de l’enceinte du château, se trouvent une salle gothique et des installations résidentielles et artisanales d’époque médiévale puis ottomane. Du coté est, un glacis protège le château haut et permet de contrôler le château bas. Le château bas est de forme allongée et fut éditifée aux époques ayyoubide et mamelouke. Protégé par une enceinte et par 4 tours circulaires, le château bas comporte une entrée, des étables, des chambres de tir et de stockage, des casemates et un arsenal. A son extrémité Nord, se trouve une tour résidence.

Le château de Beaufort a été construit avec des pierres calcaires provenant des proches carrières. Au Sud du Château, un plateau s’est ainsi constitué suite à l’extraction des pierres dans cette zone. D’autres carrières sont toujours présentes à proximité. D’autres pierres ont également été extraites du château même et directement utilisées sur les murs formés par la taille même du rochers. Il s’agit là de la raison pour laquelle, l’édifice porte le nom de Chqif, nom syriaque vouant dire en arabe grotte taillée dans le rocher. Les pierres du château portent jusqu’à nos jours les traces des outils et des différentes techniques de taille. Ainsi, on peut y déceler des traces de pics et de coins des carriers, celles des broches et des ciseaux etc… et surtout celles de la Shahouta, outil typiquement oriental.

Certaines parties comportent des tailles très raffinées avec des moutures et des motifs sophistiqués comme la tour maitresse ayyoubide et pour la salle gothique franque. De nombreuses marques de tailleurs sont également visibles sur les murs du château, il s’agit de marques de carriers, de tailleurs de pierre et parfois d’inscriptions qui permettent de reconnaitre la position d’un bloc dans la construction.