La France actuelle ou l’insagesse du plus vieux allié des USA

Après avoir décrié la France en 2003, voila que les américains louent « la sagesse de ses dirigeants » selon eux ou plutôt le contraire selon la majorité de l’opinion publique locale et internationale. De Gaulle doit bien se retourner dans sa tombe en constatant ce suivisme atlantiste.
Cependant la phrase de John Kerry, francophile connu au sein de l’actuelle administration américaine, décrivant la France comme étant la plus ancienne alliée des USA, chose vrai en soit, on ne peut le nier, n’est pas sans rappeler le discours tenu par l’ancien premier ministre français, Dominique de Villepin lors de la réunion du Conseil de Sécurité des Nations Unis, répondant aux accusations de lacheté d’alors des USA parce que la France refusait de s’engager en Irak, estimant à juste titre qu’il y avait absence de preuves d’existance des armes de destructions massives.

Dominique de Villepin avait alors accepté la notion de France, vielle nation, les USA ayant décrit les pays frileux au conflit de « vielles europes ». Mais il a poursuivi: « Et c’est un vieux pays, la France, d’un vieux continent comme le mien, l’Europe, qui vous le dit aujourd’hui, qui a connu les guerres, l’occupation, la barbarie. Un pays qui n’oublie pas et qui sait tout ce qu’il doit aux combattants de la liberté venus d’Amérique et d’ailleurs. Et qui pourtant n’a cessé de se tenir debout face à l’Histoire et devant les hommes. Fidèle à ses valeurs, il veut agir résolument avec tous les membres de la communauté internationale. Il croit en notre capacité à construire ensemble un monde meilleur. »
On en est bien loin aujourd’hui face aux conséquences incalculables d’une internalisation supplémentaire du conflit syrien et des risques qu’elles représentent pour les autres pays de la région.

A lire:
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/08/30/la-france-nouvelle-plus-ancienne-alliee-des-etats-unis_3469218_3218.html
http://www.lefigaro.fr/international/2013/08/30/01003-20130830ARTFIG00542-syrie-hollande-seul-allie-europeen-d-obama.php

Opinion: De l’unilatéralité des actions américaines au Moyen Orient ou une leçon jamais apprise

President-Obama-in-the-White-HouseObama considère une possible action unilatérale contre la Syrie, Obama semble être sur les traces de Nixon puisqu’en août 1969, ce dernier a indiqué à Henry Kissinger avoir donné l’ordre de bombarder Damas suite au détournement d’un vol Los Angeles-Tel Aviv en transit à Rome et appartenant à la TWA 840 par le Front Populaire de Libération de la Palestine. Ce dernier avait été alors contraint à se poser dans la capitale syrienne.
Les USA nous ont habitué à une unilatéralité depuis fort longtemps, notamment en Irak en 2003 ou une guerre a été engagée sans mandat international, avec une coalition internationale. On en connait aujourd’hui le prix payé, notamment avec une région moyen-orientale plus instable que jamais, en proie aux actions d’islamistes qui ne cherchent qu’à instaurer le chaos.
Aujourd’hui, les USA envisagent donc d’intervenir même sans la constitution d’une coalition internationale, grossière erreur mais on ne peut que douter qu’ils aient appris des erreurs passées et cela constitue une nouvelle déception par rapport à l’administration Obama qui prétendait en avoir fini avec la politique moyen-orientale qui prévalait avec celle de Georges Bush. Mais comme d’habitude, ils resteront irresponsables, partant une fois l’acte irréparable commis, la queue entre les jambes, comme en Irak, comme en Afghanistan…