Retour en grâce pour la Syrie
Publié par frenchy | Classé dans Liban, Syrie, guerre civile, justice, élection | Publié le 21-12-2009
Mots clefs :Armée Libanaise, Assad, attentat, Bachar el Assad, Courant du Futur, CPL, Hezbollah, Islamistes, Liban, Rafic Hariri, Saad Hariri, Syrie, Walid Joumblatt
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Bachar et Saad à Damas, Photo Dalati et Nohra
la visite officielle du premier ministre Saad Hariri à Damas constitue la dernière étape d’un retour en grâce pour le régime syrien, ne manquant pas de mécontenter un certain nombre de personnes plus extrémistes les unes que les autres au Liban. En effet, l’attaque contre un autobus syrien dans la province libanaise du Akkar, ne peut être interprétéque comme un baroud d’honneur de la part des islamistes bien connus sur place acquitte pourtant on avait promis le pouvoir en Syrie à l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri.
Pourtant, la messe était dite depuis bien longtemps, alors qu’on s’achemine vers une remise en cause de plus en plus évidente par la justice libanaise des mouvements islamistes sunnites dans la déstabilisation du pays des cèdres depuis 2007, le Fatah al Islam, lié à Al Qaida comme prouvé par les services de renseignement de l’armée libanaise étant impliqué dans un certain nombre d’attentats dont ceux de l’ancien député Eido, du caporal de l’armée libanaise Wassim Eid, du Général Francois Hajj, du double attentat visant des bus dans le village chrétien d’Ein Alak et d’un certain nombre d’attentats visant des bus de l’armée libanaise.
Le revirement de certains membres de la majorité à l’issue des élections, dont bien entendu celui de Walid Joumblatt démontre également la réalité géostratégique en place au Liban, on ne peut pas déménager le Liban vers l’Europe ou les États-Unis, Il doit se placer dans son environnement qui est celui du Moyen-Orient et donc à proximité immédiate de la Syrie.
Aujourd’hui,la Syrie entre en grâce et par la porte haute au sein de la communauté internationale, comme en témoigne l’article publié quelques temps dans le Newsweek, ou encore la visite de la ministre de l’économie française Lagarde, accompagnée par une délégation de chefs d’entreprise vers ce qui est décrit comme un nouvel eldorado économique. La Syrie n’est guère plus isolée sur un plan international, comme en témoigne le rapprochement avec la Turquie. la Syrie est apparaît désormais comme bénéficiant de son retrait du Liban, un pays qui n’apparaît que plus que comme un pays raté, un boulet incontrôlable, inhospitalier et source permanente de conflit. La Syrie la grande gagnante sur un plan géostratégique comme s’il n’avait jamais profité du Liban.
Quelque temps après l’assassinat de Rafic Hariri le 14 février 2005, certains se voyaient déjà au pouvoir en Syrie, comme Khaddam, absous de tous les péchés au Liban, présenté au roi d’Arabie Saoudite par Saad Hariri, alliés de circonstance à la Jamaa Islamiya, comme un possible successeur à Bachar Assad. Entre le choléra et la peste, entre une république islamiste et un régime dictatorial actuel, les pays occidentaux ont choisi le moins dangereux, la continuation du régime Assad, le moins dangereux aussi bien pour le Liban et pour ses équilibres confessionnels que pour Israël qui serait alors mal placé et à proximité d’un conflit permanent.
Cette réalité ne voulait pas être acceptée par certains au Liban, provoquant alors une surenchère politique et sectaire contre d’un côté ceux qui ont réussi à faire la Paix des Braves, et de l’autre côté ceux qui sont restés fidèles à Damas.il s’agit de ceux aujourd’hui même si aujourd’hui rampent pour accéder à la sublime porte damasquène, ne gardant guère leur honneur. Ils sont le principal déshonneur du Liban.
Ils ont tout sacrifié non pas pour le Liban mais pour eux-même, ils ont sacrifié les aspirations d’un peuple, réuni le 14 Mars 2005, pour la Paix après des années de conflits, pour un Liban uni par leur sectarisme et leur confessionnalisme à jamais autant exacerbé, ils ont détruit l’aspiration à un état de droit, ils ont mystifié une partie de la population les suivant aveuglément par des slogans haineux, ils ont collaboré avec les pires ennemis pour leurs propres intérêts et la liste peut continuer.
Eux qui ne promettaient que mont et merveille, à croire que le Tribunal International protégeait même des démons de l’enfer, eux-même n’en parlent pratiquement plus aujourd’hui.
Et aujourd’hui, ils lâchent eux-mêmes leurs propres alliés qui se sont trop avancés dans leur lutte. Il ne s’agit que pour eux de chair à canon peut sacrifier librement, tels que ces islamistes qui ne peuvent être que les auteurs de cet attentat contre un bus syrien aujourd’hui, anciens alliés du courant du futur et qui expriment leur désarroi ne pas avoir obtenu le pouvoir à Damas et être humilié encore plus par la visite de leur allié du courant du futur, celui qui accusait encore la Syrie de l’assassinat de son propre père.
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hello frenchy,
Il ne faudra plus se faire des illusions. La Syrie aura toujours une influence politique au Liban qu’on devra tous accepter une bonne fois pour toute comme une realité historique aussi bien que geographique comme vous le decrivez si bien dans votre bllet. Le fait que finalement Hariri a pris le chemin de Damas,(et bientot les autres de ses alliés qui vont suivre), démontre a quel point cette coalition du 14 Mars, fondée uniquement sur une opposition colérique a l’egard de Damas a échoué. Il faudra que l’on apprenne encore une fois que les interets des grandes nations se font toujours aux depends des plus petits bien que l’on veut croire au contraire au Liban.
Il a les moutons a qui ils ont menti durant 4 ans et les personnes qui étaient et qui sont réalistes.
Il fallait faire les meilleures concessions pdt que les circonstances régionales le permettaient au lieu de faire ce qu’ils ont fait.
Maintenant ils vont s’aplatir devant la Syrie.
Tout était une histoire de timing.
La paix des braves c’est fini, maintenant ca va être les concessions sans limites et inacceptables