Le retour du père Fouga
Publié par frenchy | Classé dans Armée, Liban, guerre civile | Publié le 22-06-2009
Mots clefs :Armée Libanaise, guerre civile, Liban, Rafic Hariri
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Un des Fouga Magistère stockés dans la base de Riyak
Nous avons rencontré hier soir un vieil ami à Ishtar qui prépare son retour au Liban. Mais quel retour, il ramène dans ses bagages, une équipe d’une association française pour réparer les 4 Fouga Magistères que possède le Liban sur les 6 originels.
L’objectif de la restauration de ces avions est bien sur de les faire revoler, eux cloués par les évènements depuis 1975. Il aurait ainsi obtenu de l’Armée Libanaise un hangar de restauration à Riyak dans la Békaa et un pilote à disposition, histoire de ne pas se faire tirer dessus en passant, la saison de chasse étant ouverte tout au long de l’année pour certaines espèces volantes.
Un petit retour historique s’impose pour expliquer la mission de ces avions livrés, donnés plus exactement par la France pour former les aviateurs libanais sur Mirage III, depuis vendu à l’état de ferraille au Pakistan en 2000, décision controversée prise par Rafic Hariri, eux qui n’ont volé que 50 heures et qui se trouvaient en parfait état, Islamabad ayant choisi de remplacer les siens avec ces derniers.
Ils avaient donc été mis en réserves alors les Hawker Hunters, Mirage III, et autres Bulldogs écossais dans la base de Riyak qui se destinait à héberger le musée de l’armée de l’air, institution justement paralysée par la guerre civile de 1975 à 1990 avant d’être décapitée par une politique
Les Fouga libanais tout comme leurs homologues israéliens pouvaient être armés. Biplaces, ils serviront également à un autre objectif plus ambitieux, reconstituer une école d’entrainement pour les pilotes de l’Armée Libanaise.
L’une des personnes de l’équipe qui s’attèlera à la restauration de ces engins fut, d’ailleurs, le formateur des 11 pilotes libanais d’ailleurs, 11 pilotes qui se destinaient ensuite aux Mirages, un retour aux sources en quelque sorte, pour la renaissance de l’armée de l’air au Liban, pour que la souveraineté libanaise s’exerce également dans le ciel.
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Au point où nous en sommes, il est évident que le père Fouga, et même le grand-père Blériot qui est centenaire, peuvent apporter du positif.
Tout simplement affirmer que l’espace aérien national fait partie intégrante du territoir national. Ce qu’on avait pris l’habitude d’oublier…