Ripe up
sept 29, 2008 in Actualité, Citoyen
Une petite série de réflexions:
Comme vous le savez déjà, ce matin a eu lieu un attentat à Tripoli et hier un attentat à Damas en Syrie.
Celui de Damas tout d’abord par ordre chronologique:
La Syrie accuse aujourd’hui un courant islamique originaire d’un pays voisin d’être à l’origine de cet attentat.
Pour rappel, cela fait un certain temps que la Syrie est aujourd’hui victimes d’une sorte de destabilisation latente. Déjà, il y a quelques mois de cela, de source certaine, on me faisait part que trois tentatives d’attentats ont lieu en Syrie. Autant qu’on peut détester le régime Assad, son remplacement reste problématique comme le démontre le cas irakien. Un régime islamique, seule possibilité actuelle, en Syrie serait une catastrophe à la fois pour un Irak compte c’est de reconstruire, pour un Liban assez mal en point et pour l’État hébreu.
D’ailleurs, il semblerait que cet attentat ait visé, à nouveau, un général de l’armée syrienne, chrétien de surcroît, il s’agirait d’un certain Georges, ainsi que son fils. Cela n’est pas sans rappeler l’assassinat il y a un mois et demi d’un autre général, un certain Mohamed Sleiman, bras droit du président syrien et responsable, semble-t-il, ou de l’armement du Hezbollah ou du programme nucléaire syrien. Cependant, Damas n’accuse pas Tel-Aviv mais accuse les islamistes, et cela contrairement à d’accoutumé, et alors que ce se déroulent les négociations indirectes entre les deux états dans le cas du processus de paix. Israël n’aurait pas intéret a provoqué des attentats, et la Syrie n’aurait également un intérêt a accusé Israël d’ailleurs. Cependant il n’y a pas de fumée sans feu et l’hypothèse la plus probable est celui d’un attentat islamiste.
Certains feront part de la théorie du complot et prétendront que cet attentat a été préparé pour permettre l’entrée des troupes syriennes au Liban à nouveau avec notamment un 10 000 soldats massés à proximité du nord Liban. Cependant, nous ne sommes plus en 1975 ont encore en 1990 et une telle politique nécessiterait un accord international comme le soulignent certains analystes, ce qui est actuellement bien entendu exclu.
L’attentat de Tripoli qui a eu lieu aujourd’hui à une nouvelle fois visé l’armée libanaise dans une région déjà forte éprouvée entre combat sectaire et communautaire. Une nouvelle fois, cet attentat qui fait suite à un autre il y a deux mois avec à peu près le même motus operandis. il s’agit une nouvelle fois un message livré à l’armée libanaise, à son nouveau commandant, et au nouveau président de république. Il reste cependant trop tôt pour connaître les tenants de cet attentat et remarquons au passage que la bombe a été disposée sous la voiture d’un militaire.
Sur la loi électorale maintenant, je suis choqué de voir qu’on accorde pas le droit de vote aux militaires qui se font assassiner. Il est inadmissible qu’une personne qui est prêt à donner à la nation ne puisse pas s’exprimer démocratique. L’armée libanaise est une muette, elle ne s’exprime que très peu en matière de politique même si le commandement peut avoir des ambitions présidentielles. Cependant, les soldats de l’armée libanaise sont victimes jours après jour d’une situation politique aggravée par un staff politique justement qu’on ne mérite pas. La moindre des choses alors que le sang de ces militaires est versé, et qu’ils puissent au moins montrer leur désaccord ou leur accords.
Deuxième point, sur la polémique des 2 ans ou des six mois par rapport aux chefs des municipalités. Je n’ai aucun inconvénient à ce que des députés maires puissent exister au Liban. Au contraire, cela est même préférable pour que les députés puissent continuer à garder un contact avec la scène locale contrairement à ce qui se passe d’habitude ou ils sont complètement détachés de cette réalité. Il en est même préférable. Cependant, en parlant de cumul des mandats, je suis absolument contre qu’un ministre puisse également être député. Par le passé, j’étais déjà choqué de voir certains ministres comme Michel Murr voir comme premier ministre Rafic Hariri, quitter leur siège ministériel pour aller à leur siège de député voter alors que parfois il s’agissait de leur propres lois et de leurs propres propositions de loi. On ne peut pas être à la fois juge et arbitre. Le rôle d’un député était un arbitre, de dire si une loi est juge ou injuste alors que le rôle d’un ministre est d’être juge c’est-à-dire de présenter les propositions allant dans un sens ou dans un autre.
Cependant, ceci n’existe pas au Liban ce qui démontre une nouvelle fois que le Liban justement n’est pas une démocratie.
Pour conclure cette petite série de réflexions, je ferai part de mon étonnement à voir certains hommes politiques ne plus parler du tribunal international en charge jugement des suspects de l’assassinat de Rafic Hariri, que certaines rumeurs lient au report du rapport de Daniel Bellemare. je suis également étonné aujourd’hui, alors qu’il a eu cet attentat à Tripoli, aucun homme politique n’est fait mention de ce tribunal, alors que par le passé on nous disait qu’il arrangerait le tout. Un mensonge en plus.
La situation libanaise ne pourra être arrangée après une stabilisation du Liban mais également une stabilisation régionale c’est-à-dire une stabilisation de la Syrie, l’Irak et paradoxalement d’Israël. Tout le monde, tous les acteurs donc, doivent chercher à stabiliser que ce soit localement ou régionalement. Les discours de haine se doivent d’être désormais révolus








