Archive for novembre, 2007

 

Putain, 6 mois déjà et Sarkontinue.

nov 10, 2007 in Actualité, Citoyen, Down, Grognon

Au bout de 6 mois de présidence Sarko, il m’a semble être le moment de revenir sur le bilan en matière de politique étrangères.

La France est aujoud’hui plus que jamais alignée sur la politique du pire, celle de Bush notamment au Moyen-Orient. On peut le constater presque quotidiennement, avec les déclarations de Sarkozy au sujet de l’Iran, déclarations presque sans espoir, Bush a décidé, à la rigueur il ne déclare pas encore qu’il participera aux opérations de guerre contre l’Iran mais on peut penser qu’il ne restera pas les mains croisés. Un autre président, je pense à de Gaulle avec son envergure, donneur de leçon justement par rapport à la guerre du Vietnam, n’aurait pas eu de mots assez fort pour déclarer que l’option de la guerre est avant tout un échec pour la paix.

Ingérence dans les affaires internes de pays étrangers et là je n’aborderais pas la question du Liban mais bien celle du Tchad. Comment justifier l’enlèvement de 103 enfants Tchadiens, 3 seulements étant soudanais, comment justifier la soustraction des kidnappeurs à la justice locale. Imaginons qu’on retrouve le kidnappeur d’Estelle, qu’il soit étranger, chinois ou népalais et que le président chinois vienne à Paris pour faire justice à la place de notre justice. Adopter les enfants des autres … mais que pouvait-on attendre un mec qui a, selon Le Figaro, voulu adopter les enfants de sa femme alors que leur père (Jacques) n’était pas encore décédé.

Et j’en passe …

A force de ne pas avoir su donc gérer son mariage, on peut se demander une nouvelle fois s’il est à même de gérer un pays

Leçons de démocratie

nov 06, 2007 in Actualité, Citoyen, Grognon, Histoire, international

La démocratie du Moyen-Orient semble être plutôt celle de la loi du plus fort, la démocratie n’est pas un droit pour tous, la démocratie n’est qu’un droit pour certains.

Que dire par exemple du Pakistan, l’ami de Hariri semble avoir suspendu la constitution du pays pour pouvoir garder sa place et a emprisonné le président du Conseil Constitutionnel qui devait se prononcer sur la validité de son élection. La situation comporte quelques points de similitudes avec le Liban. Notre Conseil Constitutionnel n’est plus qu’à l’état de chimère et ainsi toutes les lois et décrets depuis adoptés n’ont pu faire l’objet d’un examen. Comment donc pouvoir se prononcer sur la validité des décrets ayant permis par exemple la tenue d’élections législatives partielles, comment se prononcer sur la validité des décrets ayant permis l’adoption par le gouvernement libanais du tribunal international alors que constitutionnellement parlant il revient au président de la république de les ratifier. Comment également sortir de la polémique au sujet du quorum? Devons nous comme le sous-entend la majorité, recourir à la majorité simple pour ce vote, ou comme le déclare l’opposition, recourir au quorum des 2/3 pour que le premier scrutin soit déjà valable.

Ceux qui critiquent aujourd’hui le manque d’arbitrage possible dans la crise politique ont tout à fait raison de le faire. On n’en serait pas arrivé à une crise aussi grave si le conseil constitutionnel avait pu faire la part des choses dans les différentes polémiques qui ont opposé majorité et opposition. La responsabilité première de la crise, selon cette optique, revient donc au pouvoir exécutif.

Cependant, cette faute n’est pas du seul ressort des libanais. Bien sur que les conflits larvés entre les axes syriens et iraniens d’un coté et américano-israéliens de l’autre coté impactent comme au bon vieux temps, celui de la guerre civile la situation libanaise. Le Liban agit comme le sifflet d’une cocotte minute, empêchant la région en entier d’exploser mais ce sont comme d’habitude les libanais qui en payent le prix. La destruction du Conseil Constitutionnel a été le premier pas vers le retour de l’instrumentalisation étrangère des libanais, le retour des quasi-milices.

Mais cela suffira-t-il ? La logique de la région est à l’affrontement. Le plan américain de partition du Moyen-Orient pour redessiner cette région en état plus « ethniquement homogènes », comme le décrivait Condoleezza Rice en 2006, avec les connotations quasi-racistes que cela comporte, alors l’heure est plutôt à la diversité, est en échec et pas encore mat, notamment en raison de l’opposition de la Turquie à la constitution d’un état kurde. Ce même plan signifie la mort du Liban tel que nous le connaissons, sa partition en entités ethnico-communautaires distinctes et on ne peut qu’en souhaiter l’échec au profit d’un Liban souverain et réellement indépendant de toute ingérence externe quelle soit proche ou plus éloignée.

Aus Deutschland

nov 02, 2007 in Actualité, Citoyen, Grognon, Histoire

Alors qu’hier je me trouvais en Moselle pour me recueillir sur la tombe de mes grands-parents français et aujourd’hui en Allemagne, à Stuttgart, capitale des Mercedes et pourtant on en voit moins (des grosses) qu’au Liban, je n’ai pu retenir quelques pensées.

Notre famille a été déchirée en l’Allemagne avec certains cousins, au sens propre germains, et d’autres cousins qui se sont eux engagés dans la résistance française. Un conflit non pas fraternel mais indirectement familial qui puisait.

Il n’empêche que la famille est demeurée unie jusqu’à très récemment et même si je n’ai pas eu la chance de connaitre mes cousins assez éloigné, je vivais après tout sur un autre continent, cela n’a pas empêché d’avoir leur nouvelles … des nouvelles d’inconnus.

J’évoque cette situation parce qu’après tout le sang qui a coulé et les différents conflits entre la France et l’Allemagne, ces 2 pays ont réussi à dépasser leurs différents pour se construire une paix véritable. Le Liban est ainsi, nous sommes tous des frères qu’on le veuille ou pas, quelque soit nos religieux que je dis avec un lapsus évocateur, nos communautés respectives, il faut dépasser nos différents pour vivre non pas cote à cote mais ensembles.

Aujourd’hui l’Allemagne vit avec la France, économiquement très liée et on a vu avec le couple Chirac-Schroeder une politique étrangère commune se dessiner malheureusement sans lendemain, pour le moment du moins.

Malheureusement au Liban, la guerre civile du Liban a amoindri les espaces d’échanges et la mes amis Ibrahim Tyan notamment avec son dernier billet, Araadon et Kheireddine ne me contrediront pas en disant que l’un des espaces d’échange et de coexistence commune était Beyrouth et plus précisément son Centre-Ville. Peu de régions libanaises sont à proprement parlées mixtes aujourd’hui. Peu de régions libanaises connaissent le dialogue inter communautaire, non pas que j’aime cette dichotomie, je préfère parler de citoyens libanais que de chrétiens de druzes ou de musulmans au sens large, mais cette dichotomie est une réalité. La réconciliation libanaise, elle ne s’est jamais faite en réalité, les personnes déplacées ne sont véritablement jamais revenues vivre dans leur régions, au mieux elles sont revenues estivés les beaux jours, au pire vendre leur bien. Des déséquilibres sont apparus également. Tandis que la France et l’Allemagne ont su se reconstruire ensemble et de manière équilibrée, les libanais se sont reconstruits chacun chez eux.

A qui la faute en fin de compte? Au peuple, je ne le pense guère. La faute incombe plus à ceux qui n’ont pas su gérer la période post conflit et la encore malheureusement, les tensions actuelles ne faisant que refléter en fin de compte leur erreur, le peuple une fois encore en paye le prix.

Explication de rencontre

nov 01, 2007 in Citoyen, Grognon

Nous avons pu lire dans différents médias que Walid Joumblatt avait expliqué que les USA s’acheminent vers la reconnaissance d’un président à la majorité + 1 au Liban.

Ce que ne dit pas le sieur de Moukhtara, c’est que cette reconnaissance, est et demeure synonyme de partition entre dans un cadre plus large, notamment en cas de conflit israélo/US vs la Syrie et l’Iran, avec un débordement de ce conflit sur le Liban et la création d’entités éthniques et communautaires distinctes.

Ainsi, Washington aurait promis à Joumblatt un rôle de premier plan, toujours selon certaines sources, dans la constitution d’une entité druzo-chrétienne, grosso-modo le Mont-Liban, alors que se constituerait de facto un état chiite et que Tripoli serait un émirat sunnite. Ainsi pourrait-on également expliquer les dernières positions de Joumblatt et Geagea qui sont quant même non pas des nationalistes libanais mais des séparatistes historiques, ayant chacun constitués durant la guerre civile un véritable état dans l’état, des cantons ethniquement homogènes qui est un objectif d’ailleurs de ce plan du Nouveau MO dont les Américains et Condoleezza Rice s’en sont faits des chantres durant le conflit de 2006.

Le refus de Samir Geagea de rencontrer Aoun le refus d’Aoun de rencontrer Joumblatt, pivot central de ce scénario en fin de compte, la rencontre Hariri-Aoun, qualifiée de rencontre de la dernière chance, pourraient confirmer ces informations ou rumeurs, Hariri estimant ainsi son rôle diminué en cas d’application de ce scénario, Beyrouth et Saïda n’étant plus assez importantes pour lui offrir une couverture politique suffisante. Cette rencontre Aoun-Hariri pourrait ainsi vue comme une manière de prévenir ses partenaires de son opposition à ce jeu mortel pour le Liban tel que nous le connaissons. Dans un tel cas, les chances du général Aoun de devenir président se trouvent être renforcées, une alliance CPL-Futur ayant été toujours plus logique qu’une alliance FL-PSP-Futur ou encore CPL-Hezbollah (même si tous les 2 sont en faits des partis nationalistes, l’un contre la Syrie et l’autre contre Israël)-AMAL.

Bref les jeux sont faits et comme dans une roulette de casino, rien ne va plus…