Réalisme, deuxième partie

L’excellente analyse publiée sur Libnanews et écrite par Nicolas Dot Pouillard (cliquer sur le lien) confirme ce que je disais justement sur le Liban.

Cette guerre est déjà décidée, elle a déjà un calendrier, en témoigne par exemple le fait que les gros porteurs Antonov ne sont plus disponibles avant la fin de l’année trop occupés à acheminer armes et munitions vers des avants postes américains dans la région. De même, le bombardement israélien de quelque chose dont toujours pas de quoi exactement en Syrie pourrait être une phase de préparation à un contournement des défenses russes de type S 300 tous justes installées vers Damas et couvrant jusqu’à Lataquieh. D’autres informations transpirent tel que le déploiement de 2000 agents israéliens dans le Kurdistan irakien. Vous aurez donc compris que les jeux sont faits et que l’attaque serait déjà en voie de préparation, témoignages d’officiers américains sur une mégabombe non nucléaire, changement de politique sur l’utilisation des armes nucléaires de théatre, démission de Karl Rove, pourtant l’un des principaux tenants du conflit contre l’Irak qui serait aujourd’hui opposé à un conflit avec l’Iran.

On peut y ajouter le témoignage du président français qui voit déjà la guerre se profiler à l’horizon et qui effectue une tentative de dernière chance, le nucléaire civil contre l’abandon du nucléaire militaire.

Je n’aborderais pas la question du nucléaire militaire en lui-même, je dirais juste que le désarmement nucléaire du Moyen-Orient devrait être total et donc concerner en premier ceux qui possèdent justement déjà cette arme, Israël poussant ses ennemis à s’en doter. La guerre préventive américaine contre l’Irak est de même considérée comme la première cause de l’accélération du programme iranien en raison de la présence ressentie comme une menace de troupes aux portes de la Perse.

Le rapport Baker-Hamilton appelait au dialogue pour trouver des solutions d’existence communes, existence ne veut pas dire entente mais du moins “je reste chez moi et je te fous la paix”.

On paye le prix d’une guerre déjà décidée des USA contre la Syrie et l’Iran qui englobera le Liban également.

Face à cette menace, comme je le prévoyais, l’opposition et même le Hezbollah dont une aile reste pro iranienne font et fairont encore plus de concessions pour se prémunir d’un possible conflit et face à elle, la branche pro américaine de la majorité comme Joumblatt y restera opposée, sachant peut être que le conflit régional est inéluctable et voulant peut être y inclure le Liban. En effet, certains membres de la majorité gouvernementale, notamment Geagea et Joumblatt prennent le pari de cette guerre et se mettent en embuscade pour empêcher tout compromis pouvant arriver à une présidence de consensus qui protègerait le pays, ce qui correspond quelque peu à leur vision de toujours de mainmise sur le communauté respective, de cantons éthniquement plus pures au détriment d’un Liban uni et solidaire. Coincés entre eux, les modérés comme Hariri du coté de cette majorité qui essayent tant bien que mal que de sauver leur cartes en main, ils seront en effet également les premiers perdants d’un démembrement des pays arabes avec la perte d’une grande partie de leur influence.

La compréhension en particulier de Joumblatt du fameux Nouveau Moyen Orient décrit comme un redécoupage géographique des pays de la région en entités éthniquement plus pures, plus homogènes, plus petites, moins menaçantes a dû être le point de déclenchement du processus de blocage à tout va des processus politiques qui nous sauvegarderaient du pire du conflit.

Aurait il oublié que nous serions tous les perdants d’un tel conflit, que les premières victimes seraient des civils même parmi sa propre communauté?

Conscient de cela et disant non à cette politique du pire, non à ce destin considéré comme inéluctable, non à la guerre, non aux meurtres, non tout simplement à l’utilisation d’un Liban instrumentalisé, n’ayant pas en main sa propre destinée, conscient depuis longtemps de qu’il se joue en dessous du théatre politique dont nous sommes tous les témoins sans pour autant en voir les conséquences, je suis arrivé à la conclusion qu’il faille procéder de la manière dont je suis aujourd’hui l’avocat.

Mais aujourd’hui, j’ai envi de dire, les jeux sont faits et rien ne va plus, la guerre arrive et les premiers responsables de son arrivée sont ceux qui bloquent désormais la situation.

Ah cette transparence

qui nous fait tant défaut…

Nouveau classement justement de Transparency International dans lequel le Liban se classe justement 99ème des pays les moins corrompus sur 180 pays avec une note de 3 points. Certains attribuent déjà ce recul parce que le nouveau classement prend en compte 180 pays au lieu de 160 en 2006, quand le Liban se classait 63ème pays le moins corrompu, oubliant au passage, propagande oblige qui sait, que le Liban de l’année dernière obtenait une note de 3.7 points.

D’autres y voient une chose positive, constatant que l’Iran ou la Syrie sont encore moins bien classés. Mais comme dans toute classe, on ne se compare pas aux cancres pour progresser mais aux premiers de la classe comme L’Islande, le Danemark, la Finlande ou la Nouvelle Zélande qui ont plus de 9 points chacun. Il s’agit donc d’une mauvaise fois bien manifeste.

Ce glissement de 0.7 point constitue donc un dérapage, prouvant que la situation ne s’est guère arrangée, bien au contraire, nous faisant rejoindre le lot des pays tels que la Mongolie, l’Arménie, ou encore la république bananière par excellence, la république Dominicaine, qui devrait devenir le modèle libanais à la place de Dubaï ou des autres pays du Golfe.

Mais cela n’est guère étonnant.

En effet, si on feuillette quelques magasines économiques, la majorité des entreprises actuellement crées sont en fait des sociétés offshores et non des sociétés libanaises productives. On n’investie plus au Liban pour investir mais tout comme n’importe république bananière, on investie pour des raisons fiscales.

Au cours d’une enquête effectuée par le magazine “le Commerce du Levant”, était estimé qu’ouvrir justement une entreprise coûtait en moyenne USD 4000 “en frais annexe”, nouveau terme pour se voiler la face pour désigner cette corruption latente de l’état.

Mais ce qui est vrai à cette échelle, l’est également à celle d’une autre échelle, celle des donations internationales qui ont suivi les conflits de juillet 2006 et de Nahr Bared. Alors que l’Arabie Saoudite par exemple accordait la modique somme de 500 millions de dollars pour reconstruire, pour aider le Liban à disposition du gouvernement, d’autres pays comme le Qatar justement, mettant en cause la corruption de l’état libanais préféraient envoyer leur propre comptable pour accorder directement les aides aux victimes. Il se fait ainsi, toujours d’après ce même magazine que seul 30% de la somme saoudienne a été effectivement versée aux souffrants, on ne sait où est le solde, alors que de l’autre coté, les fonds ont été acheminés d’une manière plus efficace. Ce scénario se répète aujourd’hui pour la reconstruction du camp de Nahr Bared où le Qatar a refusé d’accorder des fonds faute de mécanismes sûrs pour l’utilisation de ceux-ci.

La corruption nuit donc aux affaires, la corruption nuit à la création de richesses, d’entreprises nouvelles et d’emplois et la corruption est la maladie chronique dont souffrent les libanais et cette corruption s’est une nouvelle fois aggravée mettant en relief le manque de volontarisme de l’état à lutter contre elle, et si ce n’est pas un manque de volontarisme, il s’agit alors d’une complicité.

3 ptits tours et …

Ainsi font les parlementaires libanais…

Aujourd’hui, comme prévu, l’élection présidentielle tant attendue n’a pas eu lieu, nouvelle preuve de l’incapacité de notre classe politique de gérer une crise mais également, plus grave encore, l’incapacité de notre système politique et en premier lieu de notre constitution d’appréhender le genre de difficultés pourtant normales dans une démocratie.

Regardons nos voisins, en cas de blocage des institutions politiques, on a recours au suffrage du peuple, que cela soit dernièrement en Turquie ou, il suffit de regarder plus près de chez nous, en Israël.

La constitution libanaise et le fameux accord de Taëf nous montrent aujourd’hui leur limite : dès que la situation devient exceptionnelle, le système bloqué ne peut se réformé lui-même. Pire encore, les protagonistes de la crise essayent d’instrumentaliser tout deux la constitution vers leur intérêt propre et cela alors que les mécanismes d’arbitrages ne sont plus existants ou toujours tenus au secret, notamment avec le Conseil Constitutionnel dissous mais également les procès verbaux explicatifs de la constitution libanaise ou ceux de Taëf détenus par Hussein Husseini.

La présidence est donc la seule fonction qui fait de nous un pays réel, uni, la présidence, bien que dépourvue aujourd’hui de tout pouvoir depuis les accords de Taëf est la magistrature qui devrait avoir l’autorité morale de diriger le pays, dans l’intérêt de tous et non de certains, la présidence n’appartient à aucun si ce n’est au peuple en premier lieu.

Nous devons donc par nous même nous référer au passé. L’un des principaux rédacteurs de la constitution, Chiha avait expliqué dans ses mémoires que cette dernière avait été écrite pour qu’aucune communauté ne soit réellement lésée. Selon Chiha, le quorum des 2/3 pour que puisse se tenir un scrutin était nécessaire pour la présidence, parce que le président n’est pas seulement le représentant d’une communauté mais tous les libanais, contrairement aux autres postes de responsabilité qui eux, constitution obligent sont devenus des enjeux communautaristes.

L’article de la constitution libanaise indique que les scrutins suivants peuvent se faire selon la majorité simple mais pour que le premier scrutin ait lieu et qu’il soit reconnu, de facto, il le quorum des 2/3 devient nécessaire si on ôte toute interprétation politique aux textes.

Ainsi, nos occupants successifs, nos « amis » de circonstances ont tous été tenus de respecter ce quorum lors de l’échéance présidentielle quitte à utiliser la l’usage de la force ou celle de corruption. Il suffit d’entendre le témoigne à ce sujet d’anciens députés toujours vivants ou ceux décédés, notamment lors de l’élection de Bachir Gemayel en 1982.

Un des témoins de l’époque raconte même que le député orthodoxe du Metn Albert Moukheiber a eu comme menace de voir sa maison incendiée s’il n’allait pas être présent :

« Tu viens avec nous, même si tu ne votes », lui avait-on dit. Fort heureusement, espérons le, ces pratiques sont aujourd’hui disparues.

On pourrait ainsi bien s’imaginer que jouer avec cette notion même de quorum d’un autre coté laisse la porte ouverte à d’autres aventures malheureuses.

Jouer avec ce quorum nécessaire permettrait, par exemple, à de nouveaux occupants de s’arroger plus facilement la présidence à l’avenir. Il reste donc nécessaire pour une certaine stabilité du socle politique, à moins de réformer le système.

Au nom des mêmes principes qui nous amenés à dénoncer le prolongement du mandat de la présidence actuelle et par la même enclenchés un processus ayant abouti à la libération du pays des cèdres, parce que notre constitution a été tant de fois violée, parce qu’elle n’a pas les moyens de se défendre, pour une fois quelque soit nos opinions défendons là tout d’abord par une unité et en la réformant et en lui donnant toute la clarté, tous les moyens de faire face aux situations exceptionnelles qui deviennent aujourd’hui d’une certaine banalité parce qu’il s’agit là de notre avenir.

Admomentum: Si je devais prendre des paris sur les prochains gestes politiques, je dirais que l’opposition fera plus de concessions en ce qui concerne la présidentielle en raison des menaces régionales notamment d’un conflit prochain plausible entre la Syrie et Israël qui pourrait englober le Hezbollah. Je rappelle ici que comme le dernier conflit, si un tel conflit se produisait, les israéliens ne feront aucune concessions et viseront aveuglement tout le monde. Nous serions, comme dans le conflit précédent, tous les victimes d’actes barbares. Les dernières accusations d’entrainements de factions de l’opposition par le gouvernement rentrent dans le jeu d’augmenter les tensions pour pouvoir peut être arriver à la réalisation de ce plan. Certes ces entraînements existent pour certains, comme le Hezbollah, d’autres ont été depuis démenties par Msg Raï pour Jbeil mais même si elles existent, le timing, à la veille de l’élection présidentielle, était mal choisi pour arriver à un consensus. Il s’agissait peut être d’une manoeuvre pour le faire échouer à l’avance.

Ces concessions pourraient être à ce niveau là également bloquées par les faucons actuellement pro américains Geagea et Joumblatt (je n’aurais jamais penser dire cela après ses paroles concernant Wolfwovitz) mais toujours est-il que si nous voulons éviter le pire, la voix de la modération et du consensus devrait plus que jamais remporter la véritable partie de poker menteur en cours.

Un conflit n’est que la pire des solutions envisageables pour un Liban qui se veut être un message de coexistence.

Les mémoires d’un enfant des années de guerre

Marie Josée a écrit une nouvelle note sur la situation actuelle au Liban …

Il s’agit des questions innocentes qu’un enfant se pose, alors que nous adultes sommes impuissant à faire quoi que ce soit.

Notre révolution d’adulte tourne au massacre alors que nous avions commencé pacifiquement notre lutte là où nos parents avaient échoué et cela depuis que des politiciens anciens seigneurs de guerre ont repris les rennes du pouvoir pour se l’accaparer alors que le pouvoir doit être du peuple.

“Rentrez chez vous, on s’occupe de tout”

L’un d’entre eux disait, et 2 ans après le Liban est à nouveau au bord d’une guerre fratricide issue d’une époque qu’on pensait résolu… à croire que certains veulent la partition du Liban pour s’arroger leur propre canton comme ce fut le cas par le passé ou encore en ce présent de plus en plus obscure.

Les politiciens se font massacrés, certes mais ces massacres préparent ceux de la population civile. L’attentat contre Antoine Ghanem, 6 morts, 92 blessés, des civils pour la plupart, nous rapprochent des voitures piégées de la guerre civile justement, attentats qui eux faisaient des centaines de morts innocents, je me souviens de celui du supermarché Akiki de Jal el Dib et des corps grillés que j’ai vu défilé dans un hôpital alors que je rendais visite à mon père, chirurgien … des corps grillés comme du poisson en stick mais avec un odeur collante, une odeur putride de chair carbonisée.

J’étais un enfant à cette époque, comme cet enfant innocent mais pour qui, à force de voir cette violence, elle est devenue d’une banalité, d’une normalité que cette violence était un mal non nécessaire. Je me souviens que petit, les jeux tournaient autour de la guerre, je me souviens que parmi les objets montrés en cours de récré, sous les fameux uniformes d’élèves du primaire, on ramenait des balles de révolvers et des éclats d’obus, comme si ces objets de morts étaient des objets de jeu malgré tout. Nous n’étions pas innocent mais nous avons appris avec l’éveil de la conscience le vrai bien et le vrai mal.

Et c’est ainsi que nous nous sommes construits des principes humains, le rejet de la guerre que cette nouvelle génération ne semble pas connaître et que l’ancienne génération des seigneurs de guerre semble à nouveau faire revenir. Ma génération semble être parmi, j’ai l’impression d’être un de ses derniers dinosaure toujours dans ce pays pour continuer une lutte vaine pour la paix. Les paroles de cet enfant écrites par Marie Josée me donne cependant l’espoir d’un réveil collectif de ceux qui se battront à l’avenir pour que le même combat puisse continuer, celle de la liberté de tous, celui du rejet de la violence, celui de l’humanité.

Dernière ligne droite vers la violence

J’avais écris ce texte hier pour le site, depuis les déclarations de Joumblatt enterrent l’initiative Berri … comme le souhaitaient ce qui ont assassiné Antoine Ghanem, c’est-à-dire pousser le Liban dans la guerre civile.

Voici le texte en question écrit hier :

L’assassinat du député Antoine Ghanem sonne un peu comme le coup de départ morbide de la course à la présidentielle du 25 septembre, un certain espoir s’étant instauré auparavent quand le président de la chambre avait lancé l’initiative dite de la dernière chance.

Comment se fait il qu’un député venu à peine il y a 2 jours puisse se faire assassiner. Qui pouvait donc prévoir ses déplacements, ou placer la bombe ? Dans ce cas, surveiller les alentours, le voisinage de ce dernier aurait dû empêcher que cet acte terroriste ne soit perpétré. Une nouvelle fois, les lacunes d’un service sécuritaire déficient sont à être relevés.

Toujours les mêmes régions, les personnalités ayant le même profil sont visées, sans que les agresseurs ne soient arrêtés et jugés par la justice libanaise.

La solution passe par la question de la présidentielle, certes, mais n’avait on pas également dit la même chose lors de l’adoption de la résolution créant la commission d’enquête internationale, lors de la fin du conflit de juillet 2006 ou encore lors de l’adoption de la résolution instituant le tribunal international. Chaque étape qui nous amène vers une soit disante solution, nous amène paradoxalement vers un nouveau cortège de victimes, certains célèbres mais une immense majorité d’inconnus tombés dans l’espoir d’un Liban meilleur, d’un Liban libre, d’un Liban démocratique où l’opinion ne se cache pas mais où elle puisse s’exprimer.

Doit on, à ce moment là toujours crier au loup for diplomatiquement ou agir sur le terrain finalement de manière concrète contre les agresseurs quel qu’ils soient.

Agir … La responsabilité d’un état réellement souverain est de protéger ses citoyens illustres et moins illustres et non d’être impuissant.

L’état libanais a pris ses responsabilités lors des évènements de Nahr Bared au Nord Liban, l’armée libanaise a franchi une ligne rouge instituée dès 1969 par les accords du Caire, d’autres lignes rouges se doivent aujourd’hui de tomber, notamment celle de la césure politique entre majorité et opposition, celle de l’extrémisme qui déborde sur la population, celles des sécurités-chasse gardées respectives, celle du communautarisme.

Ce n’est pas seulement un député de la majorité qui est mort, c’est le Liban, un modèle de coexistence entre communautés qu’on essaye d’assassiner. Voila le mobile des assassins et des commanditaires de cet acte.

Pour les contrer, que faire de mieux, si ce n’est d’arriver au résultat contraire à cet objectif, l’unité nationale se doit d’être restaurée à n’importe quelle prix pour la paix civile.

Parce que, cet assassinat nous rappelle que plus que jamais, la stabilisation du pays des cèdres est nécessaire, la population étant devenue lasse des conflits politiques devenus conflits personnels et d’intérêts :

La mère d’une victime de l’attentat ayant visé Antoine Ghanem, hospitalisée dans un grand hôpital beyrouthin avait déclaré à toutes les personnes présentes que dès demain elle quittera le Liban avec son fils.

Va-t-on attendre que comme cette mère et son fils, ceux sur lesquels le Liban compte pour l’avenir quittent et finissent par se désintéresser de notre Liban pour agir ?

Agissons donc aujourd’hui pour que demain, nos enfants soient épargnés de ces massacres et puissent vivre à nouveau dans un Liban de paix et de sécurité pour lequel nous nous battons tous quotidiennement au-delà de nos divergences bien démocratiques.