Archive for août, 2007

 

Interrogations et réponses

août 16, 2007 in Citoyen

Les remarques du commandant en chef de l’armée libanaises représentent un double coup de couteau d’un coté à la mémoire d’un Rafic Hariri et donc de ses successeurs et de l’autre au président actuel de la république.

Il se place ici au centre de l’échiquier politique, faisant la promotion sans le dire d’une 3ème voie, celle du salut national.

Je m’interrogeais dernièrement sur les raisons de la lenteur des opérations militaires contre le groupuscule terroriste du Fatah Islam à Nahr Bared, faisant même part de la remarque d’un officier des SR de l’armée selon laquelle l’institution militaire craignait quelque chose de pire à la fin des opérations.

Outre ce fait là, la découverte d’un réseau dormant de cette organisation à Saïda et les menaces d’un dirigeant djihadiste syrien le prouvant, on doit également ajouter le manque cruel d’armes et de munitions malgré les promesses des amis de notre cher gouvernement. Le Général Michel Souleimane a ainsi, sans le dire, admis que notre armée est faible en fin ce compte.

Regardons les choses en face, on en demande beaucoup à notre armée, elle doit se déployer sur l’ensemble du territoire, surveiller les frontières, désarmer, faire la police en fin de compte, ou est d’ailleurs la gendarmerie et la police, quelles sont leur fonction si ce n’est que de régler la circulation à des quelconques carrefours, s’évertuant à faire des gestes, inutiles d’ailleurs. L’équipement vieillissant de notre armée ne vaut guère plus en terme de puissance de feu que les polices de certaines citées comme celle de Moscou. On a des hélicoptères datant de la guerre du Vietnam, des gazelles désarmées de leur plateformes de tirs de missiles, des chars des années 50, et de la chair à canon en abondance, nos martyrs qui se font tués.

Note armée est forte par son engagement aux cotés de la population, elle a rendu possible la révolution des cèdres au lieu de la réprimer dans le sang, elle a pris des coups que cela soit durant le conflit de juillet 2006, que ce soit durant les émeutes de janvier 2007 jusqu`à ces combats. Notre grande muette a plus que le droit désormais de se faire respecter par la population, ses dirigeants ont le devoir de dire aux hommes politiques ce qui cloche, de leur faire la leçon de leur incapacité notoire à respecter ou à faire respecter leurs engagements. Notre armée se doit également d’accomplir sa mission, celle de protéger le Liban, son unité et sa population et pour cela, elle a le droit et même le devoir de s’exprimer et de dire ce qu’il cloche et de demander des comptes pour la mort de ses soldats.

Travail de mémoire

août 14, 2007 in Histoire

Oradour sur glaneOn apprend aujourd’hui la mort de Heinz Barth, l’un des responsables du massacre de 642 personnes, femmes, enfants et hommes d’Oradour sur Glane village martyr, le 10 juin 1944 au bel âge entre guillemet de 86 ans. Seul un enfant avait réussi à échapper à l’incendie, aux balles, aux grenades et au gaz utilisé par les SS dirigés par ce triste personnage.

Le travail de mémoire ne s’était pas achevé par sa condamnation à la peine capitale en 56, par la non reconstruction de ce village décidé par le Général De Gaulle, laissé en l’état, monument à la mémoire des victimes et à l’acte atroce de ses bourreaux, monument pour que ne soit oublié l’acte atroce, celui du meurtre gratuit d’innocents.

Le bourreau Heinz Barth, retrouvé sous une fausse identité fut jugé en 1983 pour ses crimes en ex RDA. Il ne sorti qu’en 1997, en raison de l’excuse d’une maladie et en provoquant un malaise au sein de la société allemande.

La leçon de l’Histoire pourrait servir au Liban. La leçon de cette histoire pourrait servir à juger les auteurs des crimes de la guerre civile, petite frappe ou encore responsables. Il n’existe aux yeux du droit international aucune amnistie ou plutôt d’amnésie même votée localement à ces crimes éthniques tels que ceux que le Liban a connu durant les jours sombres de la guerre civile. Des Heinz Barth, on en a toujours en liberté ici, on en a même au pouvoir. On ne peut d’être sure que des Heinz Bart libanais ne sont qu’encore plus nuisibles, ils continuent à exercer, à exacerber les tensions communautaires et religieuses sous des prétextes fallacieux. De Damour, de Sabra et de Chatila, de la montagne libanaise, et de tous les charniers, les victimes de la guerre civile et leur famille, les 17 000 disparus, les 200 000 morts, les victimes des syriens, des israéliens et des milices libanaises réclament toujours aujourd’hui que soit rendu la justice, malgré l’oubli dont les politiciens coupables se font les hérauts , alors qu’au Liban, on tente d’effacer les massacres en rasant les ruines et en reconstruisant pourtant sans aider à reconstruire les vies.

Pour qu’à l’image d’Oradour sur Glane et de ses victimes à jamais éternelles, que justice soit faite au Liban.

Billet du jour, bonjour

août 13, 2007 in Grognon

La situation politique bien libanaise semblant être simplement bloquée, rien ne changeant, j’ai voulu au moins aborder un autre sujet.

Je me suis alors tourné les méninges, vais-je parler cuisine, je repense à la cuisine bien indigeste dont nous gratifient nos politiciens.

Mode peut-être… retournement de veste semblant être une spécialité.

Plage?

outre le fait du malaise à voir passer les hélicos transportant les blessés de l’armée libanaise tombés à Nahr Bared, coup de chaleur, insolation, même en descendant à la plage, on ne peut qu’être surpris des sujets bien libanais, d’un coté les mégères parlant justement cuisine ou mode voir des derniers potins, les messieurs … à nouveau de politique.

Voiture? oops au sujet de la couleur, à l’image des couleurs politiciennes, cela bloque.

Que dire, faute de neuf? Ben rien à défaut même de pas grand chose.

Ahhh si Karl Rove a démissionné …

Attention danger: petite annonce dangeureuse.

août 11, 2007 in Citoyen, Grognon

Annonce sous le manteau pour guerre civile qui se prépare:

Ainsi, dans un grand établissement beyrouthin, les partisans d’un certain parti ayant déjà trempé dans les crimes de la guerre n’hésitent plus à faire annonce sous le manteau de vente d’arme, fusil d’assaut américain, calibre Otan, visée laser… pour 2500 USD.

De 2 choses l’une, où cherchent-ils à se défaire d’armes qu’ils disent ne pourtant pas posséder, ou est-ce un moyen pour financer l’achat encore plus massif de ces outils de mort?

Le jeu de devinette pour le meilleur et surtout pour le pire est lancé, et comme dans les casinos,  situation politique instable oblige, je devrais conclure que “rien ne va plus”.

Constitutionnellement branlant

août 09, 2007 in Citoyen

Notre chère constitution nous présente une nouvelle fois ses grands défauts. On pouvait déjà mettre sur son compte une sectarisation des institutions politiques, un manque de cohésion de la politique menée à l’échelle du pays, son manque d’explication quant aux rôles attribués à chacun ouvrant à des crises réciproques, la paralysie politique que chaque crise justement peut provoquer, notre chère constitution nous achemine également vers un chaos bien ordonné par les partis extérieurs opposés au Liban, élection présidentielle oblige.

Le désintérêt du peuple semble être si évident en regard des dernières élections législatives partielles, on ne peut se prévaloir d’une majorité réelle ou relative, la majorité des votants ayant choisi de rester chez eux tout simplement, que cela soit au Metn avec 43% de taux de participation ou encore pire à Beyrouth-tous les jeux sont faits avec 18.9 %. 

Outre le fait d’avoir un parlement à mon avis illégitime en regard de la constitution libanaise et de son préambule estimant que chacun doit être égal en droit et en devoir, ce qui n’a pas été le cas en raison d’une loi électorale, la constitution libanaise, il est vrai, ne dit rien à propos d’un quorum des 2/3 mais de la majorité des 2/3. Cependant, la jurisprudence existante à ce niveau a fait que tous les présidents précédemment élus, l’ont justement été avec ce quorum. Cette règle implicite existe donc et faute de Conseil Constitutionnel très vite sacrifié par notre gouvernement, cette épée de Damoclès semble désormais trancher au vif la classe politique.

Cette situation bien anormale pourrait déboucher crescendo sur une deuxième crise, celle du chaos dans le cas où cette élection présidentielle ne pourrait avoir lieu. Une nouvelle fois, notre chère constitution n’est guère à la hauteur. Il s’agit là d’une situation d’urgence pour laquelle nulle disposition particulière à l’image de l’article 16 de la constitution de la 5ème république française, ne semble être prévue, si ce n’est le vide politique.  

La crise politique qui perdure devrait amener une nouvelle fois le peuple libanais aux urnes mais non pour élire de nouveaux hommes politiques qui tomberont dans les mêmes erreurs que leur prédécesseurs si encore ceux-là même sont exclus mais pour une assemblée constituante ou réformatrice de notre constitution, la mettant à jour tout simplement en rapport avec les nouvelles vicissitudes des équations régionales actuelles et des défis auxquels fait face le Liban. 

Parenthèse fermée

août 07, 2007 in Citoyen

Je ferme la parenthèse (a)politique et je m’y remets.

J’attendais de voir les réactions de chacun avant de me décider à exprimer quelques idées, m’attendant déjà à ce que le climat politique continue à se dégrader même après ces élections.

Tout d’abord, cette notion de victoire m’échappe quelque peu. Chacun des partis réclame être victorieux alors que les vrais perdants dans toute cette bataille reste le peuple libanais, déchiré:

On aurait dû avoir un consensus à raison d’un peu de bonne volonté de part et d’autres , les tensions politiques étant déjà que trop extrêmes et au lieu de cela elles augmentent encore crescendo.

La coalition majoritaire a décidé de présenter une personne d’envergure, un de ses piliers à ces élections, un ancien locataire du Palais de Baabda. Le CPL a de son coté présenté un illustre inconnu, dont le seul fait de gloire a été d’avoir été le locataire des caves du Palais Noura de sinistre réputation. La bataille électorale s’est déroulée et le sort en a été jeté.

Quand on observe les résultats des votes de manière plus précise, les 2 candidats qui ont eu plus de 39000 ont été départagés par moins de 400 voix.

Continuons cette dichotomie, tout d’abord avec celles de Camille Khroury.

39 000 voix dont 13 000 attribuées à Murr, 8500 aux arméniens, 2000 au parti populaire syrien, ce qui laisse grosso modo un socle électoral au CPL de 15 500 voix environ, un peu plus si on considère que quelques voix de chez Murr se sont égarées et que beaucoup d’Aounistes ont voté pour Amine Gemayel en raison de l’affection qu’ils avaient pour son fils. La réédition d’un tel vote sera plus difficile à réaliser une nouvelle fois.

Du coté de l’ancien président Amine Gemayel, on a assisté à un rassemblement des voix des Kataëb, moins de 10 000 adhérents, on peut dire dans les 13 000 avec un certain pourcentage d’erreur en comptant les familles, 5 à 7 000 FL, ainsi que l’apport des voix de personnalités diverses, Gabriel Murr, Nassib Lahoud etc… 2 000 voix chacun par moyenne environ. Il reste un solde de 14000 voix environ, donc ce qui explique l’augmentation principale des 20 000 voix par rapport à 2005 et qu’on peut attribuer pour une certaine partie à l’effet “affectif”, on vote pour le père dont le fils a été assassiné, une rose blanche à la main et à l’érosion du parti aouniste.

Je ne veux pas m’engager sur la polémique au sujet des votes en eux-mêmes. Le Metn est pour moi une région libanaise dont les habitants quelque soient leurs religions sont libanais. Cependant, la dichotomie du vote et de manière dont les votes ont été portés prouve un certain équilibre, si on met à part bien sur le vote arménien. Du coté orthodoxe par exemple, il y eu l’apport Murr mais à remarquer que le vote Moughreibeir n’a pas porté en faveur du CPL, au contraire. Idem pour les maronites. Il est faux donc de parler de vote maronite, comme de vote orthodoxe vis à vis de l’un ou de l’autre, les différences étant réduites.

Sur Beyrouth maintenant. Le taux de participation de 18.9% est à mon avis un désaveux en lui-même par rapport à la classe politique comme ce que me disaient mes amis habitant la bas et alors que se multipliaient les appels à la participation, même si le résultat était connu d’avance.

Maintenant que ce sujet est clos, la prochaine étape qui s’annonce est celle d’une élection présidentielle …

et à ce sujet, on dit dans certains milieux que le candidat désigné par Saad Hariri serait Nassib Lahoud, en raison notamment de son alliance familiale avec la famille royale saoudienne. Ainsi, un autre Lahoud succèderait à un Lahoud…

Parenthèse politique

août 05, 2007 in Citoyen, Grognon

Parenthèse politique pour cause d’élection. On ne parle pas d’une élection qui se déroule pour ne pas influencer les électeurs dans toute démocratie véritable.

J’aborderais donc un autre sujet, celui de l’économie.

Il y a 2 visions différentes pour résoudre le dilemme de la dette publique libanaise. L’une conservatrice qui consiste à ponctionner les rentrées pour financer l’intérêt de la dette, l’autre plus dynamique qui consiste à créer une croissance pour augmenter les rentrées fiscales de l’état. Je me considère de la deuxième école.

Tout d’abord la dette publique libanaise n’a pas été réellement estimée. je me souviens par exemple d’une conférence à laquelle j’assistais et notamment de l’intervention de l’ancien ministre des finances Georges Corm qui nous révélait que dans le cadre de sa fonction publique, il n’a même pas eu le droit de aurifères l’identité des principaux créanciers de l’état.

La taille de la dette, on dirait une arlésienne, on ne sait pas qu’elle est la taille réelle de la dette avec les jeux d’écritures qui se sont multipliés.

Dernièrement encore, la taille a diminué parce que la BDL a mis au crédit de l’état la valorisation à la hausse des réserves aurifères par exemple. Mais il ne faut pas oublié que l’état ne prend en compte dans le calcul de ses dettes, celles d’institutions publiques comme la MEA, l’EDL par exemple, que l’état refuse d’honorer certaines de ses dettes comme par exemple les créances de l’armée libanaise vis-à-vis d’hôpitaux comme celles qui remontent aux années 80 et 90 sous des prétextes fallacieux et ainsi de suite. On peut donc raisonnablement penser que la dette publique est bien plus supérieure dans la réalité que celle publiée.

Mais le problème n’est pas la, le problème est de résoudre.

Ces 2 conceptions qui se heurtent, l’une préconise en gros l’augmentation des prélèvements, l’autre la création de la croissance.

Cela se reflète notamment sur le ministère des PTT. Grosso modo, l’introduction tardive de liaisons haut débit au Liban a été expliqué par les craintes de voir s’effondrer notamment les revenus des communications internationales. Les télécommunications ont donc été considérées comme une vache à cash de l’état et aujourd’hui, un tiers des revenus de l’état dépendent de la fiscalité de ce secteur.

Cependant, dans notre économie moderne, les télécommunications sont un instrument de croissance, un moyen d’attirer les industries high-tech ou simplement celles qui réclament des outils de communication. Il ne faut pas mettre sur le compte de la mauvaise situation politique les difficultés économiques, elles y contribuent certes mais elles ne sont qu’un paramètre de plus. Le principal paramètre reste une mauvaise gestion des outils monétaires, fiscaux et plus généralement de nos infrastructures économiques.

ex: Dar el Handassa a choisi de quitter il y a quelques mois le Liban. Motifs évoqués par la firme: “pas de haut débit suffisant pour les cabinets d’étude comme nous.”

Cela est également vrai pour notre politique monétaire, notre économie ne crée pas d’emploi parce que nos taux d’intérêts sont trop hauts. Essayez de créer une entreprise sans collatéraux, on vous demandera 37% d’intérêt, les kafalat ne suffisent pas. Notre politique de bunkérisation de la livre libanaise nous crée également un problème de pouvoir d’achat et donc de croissance. Outre le gap entre taux d’intérêt réels et nominaux, notre parité entre livre libanaise et dollars alors que nos principaux importateurs sont des pays arabes et européens dont la monnaie s’apprécie par rapport au dollar, diminue notre pouvoir d’achat actuellement et donc notre  potentiel de croissance économique.

La nécessité de changer de politique économique est tellement évidente également au niveau du placement économique d’un Liban touristique exsangue au premier incident sécuritaire. Des compagnies industrielles libanaises ont réussi à augmenter par 26% leur profit, donnons leur plus de possibilités, faisons un Liban industriel, construisons des richesses au lieu de se baser sur une richesse culturelle plus sensible aux tourments régionaux.

Malheureusement, remettre en cause des dogmes politiques n’est pas de bon ton. La politique économique libanaise n’est pas réformable par manque de volonté à le faire. On continue même par le plan Paris III à refaire les mêmes erreurs, celles qui nous ont amené à plus de 41 milliards de dettes, on touche à notre taux de croissance, au lieu de l’augmenter, on ira en l’affectant négativement.

La question qui demeure est “pourquoi ne pas alors changer de politique économique”, à moins que certains y voient des avantages personnels.

Remise en route

août 04, 2007 in Citoyen

Tout d’abord, je prie mes lecteurs de bien vouloir m’excuser de la non accessibilité de ce blog hier en raison de problèmes techniques qui, j’espère, ont été aujourd’hui réglés,  chose  qui n’est pas perdu, cela nous a permis MJ et moi-même de passer un après midi en toute quiétude avant demain.

Sur le sujet brûlant:

Alors que demain se dérouleront les élections du Metn, je me tairais, non pas que je vote dans le Metn, je vote dans la région de Batroun et plus précisément à Douma. Cela n’est pas l’explication.

L’explication est la suivante:

Il y a quelques années, un parent nous avait appelé pour demander pour qui voter, mon père étant devenu “le patriarche” de notre famille. Mon père lui a répondu de voter selon ses propres convictions, nous sommes contre cette vision clanique et nous pensons que la démocratie impose à chacun de voter en âme et conscience, selon ses propres opinions et pensées.

En effet, notre génération principalement et les démocrates encore restés au Liban en dépit des malheureuses circonstances sommes suffisamment battus, démenés depuis de nombreuses années pour ce simple droit et encore on peut penser que celui-ci n’est pas encore actuellement total, alors que l’occupation officielle du Liban soit aujourd’hui une page devant faire partie des manuels d’histoire. L’exercice de la démocratie est de voter selon des idées, et les idées que personnifient les candidats. La démocratie, c’est de pouvoir sanctionner le cas échéant les sortants si tel est le cas et si ceux-ci ont échoué dans leur tâche. La démocratie n’est pas de se voir imposer des personnes, la démocratie, c’est tout simplement le choix.

Nous avons désormais la chance de pouvoir procéder à un choix, profitons en pour construire une société meilleure, juste, démocratique, progressiste, celle de construire un Liban qui nous appartient, une identité libanaise et non pas une identité éclatée. Il s’agit donc d’un choix et c’est à partir de ce choix que beaucoup de choses se joueront non pas pour nous, nous avons connu la guerre, nous avons souffert de ces guerres, nous avons réussi par des méthodes pacifiques à obtenir ce que le sang de nos aïeux n’a pas réussi à obtenir par les fusils et les armes. Allons-nous poursuivre par des méthodes pacifiques pour nos enfants ce Liban ou allons-nous choisir et refaire les erreurs de nos aïeux d’un Liban divisé, d’un Liban sectaire, d’un Liban communautaire.

J’aimerais conclure en souhaitant que demain soit une remise en route d’un système démocratique.

Mon hommage à l’Armée Libanaise

août 03, 2007 in Citoyen

Alors que continuent les combats opposant Armée Libanaise à ce groupuscule du Fatah Islam dont une grande partie des combattants sont saoudiens et que s’accumulent les pertes de notre institution militaire, même si la fête de l’armée se trouve être passée, j’ai voulu leur offrir un hommage à ma manière.

Notre armée est faible, faible en matière d’équipement, faible parce que sa force de frappe est moins importante que celle par exemple de la police moscovite, elle est faible parce qu’elle ne peut se prévaloir d’un soutien politique. Ce ne sont pas les malheureux 9 hélicoptères de combat qui permettent à changer un équilibre militaire sur un terrain tel qu’un environnement urbain, ce ne sont pas les obus de 240 envoyés par l’Egypte qui peuvent transpercer des abris faits pour résister à des bombardements aériens comme ceux qui se trouvent à Nahr Bared et qui avaient été construits par l’OLP dans les années 70 et 80.

Mais notre armée est forte, par sa bonté, par son courage et par le courage des hommes et des femmes qui la composent, par leur sacrifice à la patrie. Nos militaires se doivent d’aller sur le terrain combattre, avec armes et baïonnettes, l’environnement urbain qui compose le théâtre des opérations le nécessite. Elle n’a pas eu l’entraînement pour le faire et elle y va quant même.

La question de continuation maintenant des combats de Nahr Bared pose bien sur plusieurs questions:

Pourquoi depuis tout ce temps n’a-t-on pas fini avec ce groupuscule?

Il y avait tout d’abord la question des accords du Caire, cette question a été écartée depuis que publiquement on a rappelé que ces accords ont été abrogés par le parlement libanais en 1987.

Ensuite alors que des politiciens locaux voulaient ramener les cuivres pour faire leur cuisine de mauvaise augure en recherchant une issue politique à ce conflit qui est une guerre en fin de compte, l’Armée consciente, fière a écarté cette solution, préférant que tout terroriste se rende pour être jugé.

Pour ma part, je pense qu’il y a une ligne rouge puisqu’il y a la mode rhétorique actuelle des lignes rouges, donc une ligne rouge que l’armée n’ose pas franchir. Un officier des Sr de l’armée nous a dit alors que les combats ne faisaient que commencer que l’institution militaire craignait que d’autres évènements puissent se produire à la fin des combats, des évènements graves et notamment un soulèvement des camps palestiniens. Une information passée pratiquement inaperçue et désolé la de ne plus trouver l’article, je lis énormément et je ne prends la peine de sauvegarder les liens, mettait en évidence quelques problèmes avec la force d’interposition à Ein Helwé et Osbat el Islam qu’on disait quelque peu lié au Fatah Islam et notamment le déploiement de cette force à l’intérieur mais aussi à l’extérieur du camp.

A en croire aujourd’hui que c’est volontairement que l’armée libanaise ne souhaite pas en terminer, préférant la peste de la perte de ses soldats martyrs à celle du danger plus grave auquel fait face le Liban et cela rend leur mort d’autant plus précieuse parce qu’on ne sent rend même pas compte.