Nahr Bared, quelques scoops

Alors que l’armée libanaise refuse l’évacuation des combattants blessés, quelques scoops obtenus auprès d’un officier libanais.

Tout d’abord des choses qu’on savait déjà :

Au début des combats, les combattants du Fatah al Islam se sont livrés à un véritable jeu de minage du camp. Ainsi, ils ont laissé traînés des TV et radios allumés, qui explosaient quand on les éteignait, des enregistrements d’enfants en pleurs dans des immeubles qui explosaient quand les militaires libanais pénétraient dans ceux-ci. Les militants islamiques tiraient sur les soldats libanais passant au dessus d’égouts avant de déguerpir par voie souterraine.

Le scoop qui a déjà été publié sur Libnanews …

Le Fatah al Islam se serait livré à une véritable guerre psychologique, jusqu’à aller à envoyer les photos horribles de militaires libanais égorgés, les yeux crevés et plus encore. Ces photos ne sont pas reproduisibles ici pour les familles des victimes surtout.

Mais l’armée libanaise râle également au sujet des femmes des militants islamiques qu’on aurait laissé passer. Certaines d’entre elles auraient combattu avec leur mari, tuant nos soldats. Certains militaires libanais estiment que les enfants auraient dû être évacués mais que les femmes auraient dû être jugées pour complicité et meurtre ou choisir de mourir avec leur mari. Aujourd’hui, alors que quelques unes avaient été gardées pour interrogatoire, elles sont libres.

Autre scoop quelque peu bizarroïde mais d’une source peu sûre, la Syrie pourrait avoir fourni à l’armée libanaise des munitions pour ses antiques T54 … affaire à suivre.

La bombe Malbrunot

Le journaliste ex otage Georges Malbrunot, grand reporter du Figaro, a dernièrement écrit un article au sujet du changement de politique du Quai d’Orsay.

Ainsi apprend on certaines choses non dites par la presse libanaise pro gouvernementale généralement:

“Avant de quitter son poste cet été, Bernard Emié, ambassadeur de France au Liban, est allé saluer « par courtoisie » le président prosyrien Émile Lahoud, que Paris boudait depuis 2004. De son côté, l’émissaire Jean-Claude Cousseran, chargé d’une mission de bons offices pour une reprise du dialogue interlibanais, a brisé un autre tabou, en se rendant à Damas, première visite d’un officiel français en Syrie, depuis au moins trois ans.”

D’autres informations transpirent de cet article, informations qui confirment d’une certaine manière ma vision de la chose actuelle:

“Le retour de balancier autour d’une approche – sans émotion, ni exclusive – s’imposait. « Ne se serait-on pas fait manipuler par le 14 mars ? » s’interroge-t-on au Quai d’Orsay. Les dérives de l’entourage de l’héritier Saad Hariri pour soudoyer un faux témoin que la France récupéra complaisamment en 2005 risquent d’apparaître au grand jour, lorsque le juge Brammertz, en charge de l’enquête onusienne sur l’assassinat d’Hariri père, remettra son rapport. Or ce jour approche. On parle de la fin de l’année. Paris pourrait être alors embarrassé. “

On remarquera en ce moment l’offensive politique sarkosienne et la remise en cause de la politique de Chirac avec outre le Liban, le cas du juge Borel, la mise sous accusation de personnages officiels djiboutiens.

Enfin sur Nahr Bared, on observera que Georges Malbrunot a également la même approche que la mienne:

Dans la même veine, l’affaire de Nar el-Bared, ce camp de réfugiés palestiniens du Liban-Nord, où des dizaines de combattants, venus de Syrie, affrontent l’armée depuis trois mois, est loin d’être aussi claire que la majorité pro-occidentale à Beyrouth le prétend. Si pour Paris, « Nar el-Bared a été, à l’origine, la réponse syrienne à la Finul » (la force des Nations unies au Liban-Sud, renforcée après la guerre, à l’été 2006, entre Israël et le Hezbollah). Aujourd’hui, les terroristes – anciens agents prosyriens, djihadistes salafistes et quelques brigands – n’obéissent pas qu’à Damas. Pour certains, les ramifications conduiraient plutôt à la direction sunnite libanaise, pas mécontente d’avoir des « gros bras » à sa disposition, si un jour la fracture sunnite-chiite virait à la guerre civile. Un spectre que la diplomatie française ne craint plus de brandir devant les responsables libanais.

« Regardez comment cette affaire a commencé, note un haut gradé de retour de mission à Nar el-Bared. Par une attaque de la banque de la Méditerranée à Tripoli, qui appartient à la famille Hariri, les activistes voulaient se venger de ne pas avoir été payés depuis un certain temps. » Un an auparavant, après la liquidation par Israël d’un agitateur du camp d’Ein Héloué près de Saïda, Baya Hariri, la soeur du défunt premier ministre élue de la région, convainquit alors – moyennant finance – des radicaux sunnites, en colère, de migrer plus au nord vers Nar el-Bared.”

Bien sur les opposants à ces analyses répondront que Georges Malbrunot, otage en Irak, a été libéré avec l’aide syrienne, qu’il paye sa dette, mais je pense assez bien connaitre le personnage, lui qui n’a pas épargné justement le régime syrien notamment après la révolution des cèdres pour pouvoir penser que cet article ne peut souffrir d’une quelconque partialité.

Il s’agit tout simplement d’une vérité crue, de la ou notre classe politique, et en premier lieu, la majorité actuelle, responsable parce qu’au pouvoir conduit le Liban.

Billet déconnecté

Ce qui a de bien en ce moment, c’est qu’on est dans un status quo, peu de choses nouvelles à dire et donc je ne vais pas répéter ou encore rabacher.

Donc je vais vous faire part d’une ancienne passion qui fait un peu son come-back.

J’avais découverts la photographie avec mon beau frère en fait, il est en effet un amateur éclairé qui est allé jusqu’à être l’auteur des photos du monument des Invalides pour l’armée française, photos effectuées durant son service militaire. Il m’avait quelque peu contaminé, et donc d’un certain point m’avait amené à dilapider une partie de ma fortune de tout juste adolescent à l’époque dans un appareil reflex minolta. C’était vers la fin des années 80. J’avais fais des photos d’un Liban en guerre, d’un Liban d’espoir… très vite déçu. Cet appareil est allé sur les lignes de démarcations, dans les manifestations etc…Cet appareil, mon premier reflex est mort il y a maintenant 3 ans. Je dois dire qu’il m’a été longtemps fidèle de part mes voyages, Amériques, la plupart des pays Européens, de la France jusqu’en Pologne au nord, en Grèce au Sud, etc…

J’ai longtemps été fidèle à l’argentique, trouvant que les numériques n’étaient pas de facture assez satisfaisante, jusqu’au jour où je me suis équipé à la fois d’un Canon EOS argentique et d’un Sony 5 még donc numérique. La facilité d’utilisation du numérique est quant même extraordinaire. Le Canon a fait la révolution des cèdres, j’ai même d’ailleurs toujours dedans un film du 14 mars 2005 qui doit être, vu le temps en piteux état, les photos se promettaient cependant d’être extraordinaires, mais à l’image de ce qu’il s’est depuis assez, politiquement parlant, elles ont du prendre un coup … de vieux. Sur le reste, plus besoin de scanner pour les numériques etc… La qualité commence à devenir suffisante voir avec les 10 még supérieure. Je pense donc aujourd’hui passer au reflex numérique. C’est pour sa facilité d’utilisation surtout que j’ai de moins en moins utilisé l’argentique. A moins de s’équiper carrèment en labo photo, cela ne vaut plus le coup. Il reste cependant vrai que le numérique n’a pas le charme de l’argentique, le charme d’attendre les résultats de la photo prise, le charme du papier le plus souvent.

Pour cela, pour relancer ce hobby, je préfèrerais peut-être attendre l’avènement des nouveaux numériques haut de gamme reflex 21 még à défaut d’un Leica totalement mécanique et bobine 24-36 comme le MP. Ainsi, un canon EOS 1 mark III est attendu pour septembre- novembre donc très prochainement et un leica R10 en septembre 2008. Vu le prix aujourd’hui de ces engins qui coûtent juste le prix d’une petite voiture avec les objectifs qui vont avec, ce n’est pas un achat à faire à la légère.

Polémique

Je ne sais si vous l’avez remarqué, mais dès qu’une lueur d’espoir apparaît dans la crise politique que traverse ce pays des cèdres, tout de suite nos leaders politiques se mettent à s’invectiver.

Un indicateur de taille reste la venue de médiateurs internationaux, comme Jean-Claude Cousseran, essayant de paver la voie à une possible élection présidentielle dans les règles de l’art constitutionnel.

Premier à ouvrir les tirs, notre sieur de la Montagne, saigneur de Moukhtara, le duc de Joumboulat qui s’en est pris à notre cher sénéchal des parlements, le gentilhomme Nabbé de Berry, l’accusant d’être le porte-bannière de ses anciens alliés de circonstances dans les fiefs d’Aley et de Baabda, je veux bien sur parler de la secte chiite des adorateurs d’épices d’Ispahan. Ces déclarations scellés de son sceau ancestral appelaient aussi à l’élection d’un nouveau vizir selon sa majorité et ses désirs, faisant fie également des désirs des autres.

A ces traits meurtriers pour nous simples vilains payant le prix de leur guerre (comme d’habitude sur un air bien connu) on devrait également ajouter la polémique déjà bien commencée sur la place de nos religieux dans la communauté chrétienne d’Orient. Ainsi, le sieur de Bzoummar qui a élu ses quartiers à Maarab désormais, entouré de ses vassaux, avait déclaré à ce même sujet royal à défaut d’être présidentiel seront sans compromis, ni blocage, ni amendement, faisant aussi fie de tout compromis.

A ces 2 personnages, réponse fut faite par les adversaires, en la personne de l’aspirant au poste de vizir Iznogoud en place au calife marionnette actuelle et des lieutenants du sénéchal des parlements fermés. Le premier, aspirant Iznogoud a ainsi accusé les sieurs de Maarab et de Moukhtara d’oeuvrer comme par le passé à la constitution de fiefs séparés du royaume par un conflit meurtrier. Il en appelé ensuite à leur trésorier. Le sénéchal des parlements et ses amis ont également répondu aux traits rhétoriques de nos 2 seigneurs, réfutant de n’être qu’un simple porte courrier.

Nous, pauvres quidams, remarquerons donc notre absence de ce débat. Nos saigneurs (jeu de mot gratuit) entrent en guerre rhétorique, nous poussent vers un conflit pouvant déboucher sur un vrai, celui du sang, de la vendetta dans lequel nous serions les véritables victimes. Nous avions l’espoir à chaque venu de médiateurs étrangers qu’une accalmie pourrait se produire pour nous laisser souffler. Il y eu la médiation arabe, la première médiation Cousseran à l’aube de la nomination parlementaire de Metn et de Beyrouth, aujourd’hui, il semblerait que nos dirigeants politique, au lieu donc de s’acheminer vers une paix, aient décidé de nous mettre à nouveau à mal.

Que ceux qui s’enfoncent dans cette rhétorique de plus en plus guerrière se souviennent que le seul prix à payer et celui de la souffrance. Celui qui saura sortir de ce cycle sera alors aux yeux de tous le véritable gagnant, responsable qui pourra réellement avoir un soutien populaire.

Leçon de courage

Une leçon de courage, c’est celle de mon grand-père maternel décédé en 1971 et que je n’ai donc malheureusement pas connu.

Il s’agit d’un homme ayant eu le courage de ses convictions, quitte à en payer le prix.

Etant né en Allemagne dans les années 20, mon grand-père s’est vu proposé par un officier de la Gestapo la nationalité allemande. Il est vrai qu’à l’époque, la chair à canon gratuite se faisait rare. Il a simplement répondu qu’on ne pouvait faire chanter un moineau comme un canari et donc refusa. il fut envoyé dans les camps pour cette raison, séparé de sa femme tout juste enceinte de ma mère, mais étant un talent, celui d’ouvrier spécialisé dans la construction de mines, il fut envoyé dans une usine de fabrication souterraine de missiles, invention tout juste trouvée au lieu des camps de concentrations dans lesquels l’innommable avait déjà court.

A ma mère depuis née, il arrivait à lui faire parvenir des jouets en bois fabriqués par des prisonniers russes, trop contents qu’il se prive d’un peu de nourriture, eux n’en n’avaient presque pas et voulant lui faire un geste. Ces jouets parvenaient via les fameux colis de la Croix Rouge.

De son séjour “souterrain”, il n’en parlait peu, seul des moment par exemple où avec ses camarades d’infortunes, ils devaient nettoyer les ruines des immeubles tout juste bombardés avec du Phosphore Blanc, voulant peut-être oublié la séparation, alors que dans la famille, des cousins eux entraient dans la résistance, d’autres rejoignaient les allemands.

Il racontait plutôt son retour, comment avec 3 camarades, ils ont traversé à pied l’Allemagne ravagée avec une brouette, se faisant passer pour des travailleurs du coin à chaque recoin, sans nourriture.

Ainsi, une fois, ils se rendirent dans une ferme pour demander de la nourriture, ce que les fermiers refusèrent. Mon grand-père remarquant une ombre eut le culot de les menacer d’aller à la police pour dénoncer la présence de ce qu’il supposait comme étant un déserteur, le fils de ces fermiers. Ils ont pu ainsi se restaurer et continuer sans faim pour quelque temps les centaines de kilomètres qui les séparaient encore de la France.

Ils rencontrèrent bien entendu ces américains venus “en libérateur”, jetant dans la boue, les miches de pains rendus ainsi impropre à la consommation. Mon grand-père ne portait pas dans son coeur les allemands mais ayant vu cela encore moins les américains. Des morceaux de pain dans la boue, face à une population civile allemande qui crevait de faim.

Il fut ainsi envoyé dans un camp sous contrôle américain et où s’entassaient les prisonniers tout juste libérés des allemands. 3 jours sans manger mais cigarette à gogo.

Crevant de faim, il dû une nouvelle fois s’enfuir avec ses compagnons, il était question pour les américains simplement de les donner aux russes, parce que d’origine polonaise. Pour sa chance, mon grand-père rencontra les forces françaises, leur expliquant sa situation avec sa famille en France pour enfin être rapatrié aux cotés des siens.

C’est ainsi que ma mère fut présentée à Blaye les Mines dans le sud de la France à un grand bonhomme, de haillon vêtu, et on lui expliqua simplement que c’était son père.

De cette histoire, j’aime à croire que j’ai de qui tenir, j’ai le courage de dire NON, le courage de mes propres opinions, de dire ce que je pense au mépris des menaces.

Ne pas être d’accord sur tout, c’est la démocratie, ceux qui prétendent qu’il faut être uni sont les chantres de la dictature. Ceux qui accusent sous couvert de mots parfois qui les dépassent sont des suppôts de ce qui reste le plus détestable.

J’ai l’impression que je devrais en dire plus de ce grand bonhomme qui pouvait porter une personne assise sur une chaise d’une seule main, qui traversa l’Allemagne à pied, sans pratiquement pouvoir manger. Cependant, je n’ai pas eu la chance de le connaitre, je ne le connais que par les récits familiaux mais discrets. J’aimerais cependant dire que je suis fier de lui pour son courage.

« Mon Amour, j’ai vu tout l’univers dans ton regard »

Un trou noir qui aspire tout et qui dégage

Une lumière qui a cent mille ans d’âge

Rond comme un puits désaltérant et mystérieux

Perspicace, vif, cristallin, pur, sérieux

Des profondeurs, surgit un marron passionné

Chaud, rassurant comme la terre surannée

Solide comme du bois précieux mordoré

Généreux comme les esprits de la forêt

Succède au chocolat une auréole ambrée

Comme un anneau de l’astre diurne cuivré

Une lueur au-delà des couleurs obscures

Une pléiade d’étoiles de bonne augure

De la lumière jaillit la vie, les nuances

Le vert emblème d’énergie par excellence

Un eldorado verdoyant bien étendu

Un songe agrémenté de jardins suspendus

Le rêve se poursuit et s’élève sans trêve

Vers une grandeur azurée qui ne s’achève

Couronnant une immensité enchanteresse

Où l’on navigue vers un havre d’allégresse

En plus du vert et du bleu émerge le gris

Un indéfinissable et curieux coloris

Ferme et serein comme les rochers qu’il pigmente

Ardent comme sur des cendres incandescentes

Le tout s’associe et atterrit sur du blanc

Les couleurs, les pensées et les quatre éléments

Formant ainsi deux joyaux transcendants et rares

Déployant tout l’univers dans ton doux regard

Tous droits réservés Marie-Josée ©2007.