Back from outerspace
avr 18, 2007 in Actualité
avr 18, 2007 in Actualité
avr 16, 2007 in Actualité
Décidement la vérité sort … de la bouche des guignols.
Ce jeudi (au cours d’une émission retransmise ce dimanche) à propos d’un attentat en plein coeur du parlement irakien:
"Ca prouve que les américains ont réussi à imposer la démocratie en Irak, la preuve, même Al Qaïda peut rentrer dans le parlement"
Bon après cet écart, on peut revenir à notre crise bien libanaise.
avr 10, 2007 in Actualité
Le Sieur de la montagne a répondu au religieux. Je ne traiterais pas ici du discours de Nasrallah, beaucoup l’ont déjà fait mais j’aimerais plutôt revenir sur la petite phrase très assassine de Joumblatt rejetant la proposition
d’organisation d’un référendum pour discuter de la solution à la crise politique
actuelle au Liban en décrivant ce référendum comme « contre la
démocratie du consensus qui prévaut au Liban », tout en ajoutant ici que la notion même de référendum n’existe pas dans la constitution libanaise et que donc pour pouvoir organiser un référendum, il faudrait déjà pouvoir réorganiser cette constitution d’un âge certain et ne reflétant plus les équilibres actuels du Liban
Ce qu’a déclaré Joumblatt, Walid, est une constance de la politique
druze qui renie l’aspect démocratique au Liban, sous des prétextes
fallacieux, aujourd’hui le chiisme en oubliant que les rouages de
l’état sont au contrôle effectifs des sunnites, hier le maronitisme
qu’il fallait combattre, consensus et ainsi de suite, depuis 1958 et
les élections législatives de l’époque.
La constance de la politique druze s’article sous 2 phénomènes:
Le rejet de la démocratie et la sauvegarde de l’aspect féodal et de la mainmise-Joumblatt sur la communauté druze.
Avant
1958, les élections législatives étaient basées sur des
circonscriptions uninominales, c’est à dire, un député par
circonscription donc totalement démocratique, sur des bases homogènes.
On n’avait pas institutionalisé le confessionalisme. Le gouvernement de
Rashid Karamé comprenant Pierre Gemayel, Kamal Joumblatt et d’autres
qui ont introduit les premières modifications de la loi électorale amenant à
une confessionalisation de la scène politique libanaise.
Cette
constante s’est également révélée en 2000 quand Marwan Hamadé a eu plus
de voix que Walid Joumblatt, Marwan Hamadé alors ministre de la Santé
ayant grandement financé un hopital du Chouf "ou tout était gratuit".
Période de disgrace de Marwan Hamadé, qui en fut plus ministre dans le
gouvernement Rafic Hariri qui suivit mais simple député.
Quand on
prend cette perspective historique, la stratégie de Joumblatt est
d’empêcher l’émergence d’un Liban fort pour un Liban faible, diviser
pour régner.
Sa stratégie, c’est de ne pas avoir de circonscription
trop grande ni trop petite pour garder sa mainmise féodale sur sa
communauté, et on voit que cela fait vibrer le cordon sensible des druzes. Trop grande, sa communauté n’aura aucun rôle à jouer, elle n’a
déjà aucun rôle au premier plan à jouer, si ce n’est celui de parasite.
Des circonscriptions trop petites et plus démocratiques permetteraient
l’expression des chrétiens de sa région mais également l’émergence
d’hommes politiques qui à court terme seront capables de menacer le
rôle des joumblatts et donc le rôle anti démocratique d’héritier que
sera amené à jouer son fils.
Les chrétiens ont réussi à s’affranchir
de leur féodalité pour des raisons historiques, les chiites se sont
débarassés de leur Housseini et Assaad, les sunnites aussi avec Rafic
Hariri mais aujourd’hui force est de constater qu’avec Saad Hariri, ils
retombent dans des schémas féodaux donc de lige, mais les druzes pas du
tout et jamais, ils sont démocratiquement sous-développés, parce qu’on
ne permet pas l’émergence d’adversaires politiques.
Alors bon dieu,
un référendum, n’y pensons même pas. Pour l’illuminé de la montagne,
c’est démocratiquement hors de question, il n’aurait plus rien à dire:
La démocratie pour Joumblatt, c’est de faire les désirata du Sieur de
Moukhtara.
PS: un remerciement pour tous les commentateurs et lecteurs du billet précédent qui m’ont incité à revenir.
Je tiens à m’excuser d’avoir un peu laissé tomber ce blog politique pour des raisons de manque de temps mais aussi par fatigue par rapport à la situation au Liban, qui est une situation stable mais critique. On ne bouge pas et parfois j’ai l’impression qu’il n’y a rien à ajouter ou dire de nouveau.