Hommage …

Lundi, avril 30th, 2007 @ 22:47 | Uncategorized

Gp1
Il se fait un peu de temps que je n’ai pas posté de billets
sur ce blog, la raison en est simple, je ne savais pas quoi dire.

Il se fait cependant que j’avais quelque chose de personnel
à dire.

Dimanche, a eu lieu la deuxième commémoration annuelle du
décès de mon grand-père.

L’année dernière déjà, je n’en avais pas parlé, estimant
devoir se séparer cette vitrine personnelle mais qui ne l’est pas et ma vie
réellement privée.

Peut-être que j’ai changé d’avis, ou plutôt que j’aimerais
coucher quelques pensées.

Mon grand-père, nous sommes grand-père que j’ai connu
d’ailleurs, n’a pas souffert de sa mort. Il est mort brusquement un mercredi
dans la matinée. Cette matinée la, ce mercredi-là, je devais me rendre à son
domicile. Malheureusement, un empêchement de dernière minute a eu lieu. Ma
tante française était au Liban. Je me suis rendu dans un de nos domiciles, pour
téléphoner à un autre domicile et c’est ainsi que ma tante française m’a dit
qu’il se pouvait que mon grand-père soit mort. J’en avais averti ma soeur
alors.

J’éprouve toujours un certain regret de ne pas être allé lui
dire un dernier adieu.

Des histoires de mon grand-père, je pouvais en raconter des
tonnes. Quelques jours avant sa mort, d’une crise cardiaque fulgurante, il
avait rêvé qu’un cavalier blanc très beau dit-il venue le chercher. Il avait
répondu alors que ce n’était pas encore le moment. Peut-être, un rêve
prémonitoire…

Mais c’est avant tout un hommage mon grand-père que
j’aimerais pour une fois écrire.

Mon grand-père aurait pu vivre une enfance est riche et
heureuse, mais à l’âge de trois ans la diphtérie a emporté ses deux parents.
C’était durant la première guerre mondiale, vers 1915, 1916. Enfants riches de
personnes immigrées au Brésil et revenus au pays, sa soeur et lui fut recueilli
par des oncles qui les dépouillèrent petit à petit, sous le prétexte de leur
payer des habits ou de les nourrir.

C’est à l’âge de 13 ans que mon grand-père conclut ce
premier à faire. À cet âge-là, il eut une sorte de contrat dans la
charpenterie. Il eut alors une livre or.

De sa vie, il eut de cesse que de reconstituer le patrimoine
de ses parents. C’est ainsi, sur acheteur petit à petit les terrains familiaux,
et les boutiques familiales.

Par un mariage, il eut également une maison, celle dont le
terrain nous appartient aujourd’hui depuis plus de 300 ans.

Conseiller municipal de la ville de Douma, et fut parmi les
prédécesseurs. Ainsi, avec l’argent récolté des immigrés de Douma, il fut de
ceux tirs amenèrent l’électricité dès les années

50. L

‘action numéro un de
l’hôtel nous appartenait également.

Mais cela est bien matériel. Orphelin, il voulait offrir la
meilleure éducation à ses enfants. De son patrimoine reconstitué, il n’hésita
pas, une partie s’en séparer pour payer des études à ses enfants. Ainsi, mon
père fut envoyé dans les meilleures écoles des années 50 et 60 au Liban,
collège patriarcal, études à l’étranger pour devenir médecin et médecin reconnu
il le fut et l’est.

Mes oncles eurent cette chance également.

C’est ainsi, que mon père a également eu la chance de faire
devenir ce que je suis aujourd’hui.

Mais, je ne devrais pas parler de moi-même.

Beaucoup de personnes connaissaient mon grand-père, pour ses
conseils commerciaux ou dans la vie, pourrait devenu le sage du village, pour
ces histoires anciennes, mais ne parlant pas tellement arabe, je n’ai pas pu
profiter de cette sagesse.

Nous avons eu cependant quelques intérêts communs, notre
attrait de l’histoire en est, notre intérêt est pour l’histoire familiale en
est un autre.

Je me souviens que n’avait offert par exemple mes premières
pièces de monnaie ancienne, il s’agissait de pièces ottomanes qu’il avait
lui-même déjà collectionné. Je me souviens de la manière avec laquelle, quand
j’étais gamin, ont joué. Mon regret aujourd’hui c’est d’avoir cette impression
de ne pas bien le connaître ou d’avoir le temps de penser mieux le connaître.
Malheureusement de temps, on n’en a jamais assez.

Et donc, je conclus simplement ce billet en vous demandant
de passer plus de temps avec aux aînés, vous apprendre à les connaître et ainsi
peut-être aller admirer pour ce qui furent. En tout cas, on ne peut vivre dans
l’ignorance de son propre passé.

Pour ma part, je peux juste conclure que je suis fier de mon
grand-père qui a su dans sa vie faire face au pire pour donner le meilleur à
ses enfants et qui a su en fin de compte devenir quelqu’un par lui-même dont on
peut justement être fier

 

Recently

  • Changements?
  • Ripe up
  • La preuve par l’image
  • vacances forcées
  • Hommage à Françoise de Mulder
  • One Year Later
  • Le chemin de la lumière
  • On vous invite
  • Ah ces zones de non-droit …
  • Help the Ni’lin video whistleblower
  •  

    7 Responses to “Hommage …”

    1. Ishtar Says:

      Paix a son ame … C’etait un grand homme.
      Le probleme du Liban actuel, c’est qu’il a perdu les hommes comme ton grand-pere et comme le mien, ces hommes qui etaient fiers d’etre Libanais, et qui faisaient tout pour le bien de leur pays. Le grand-pere de ma mere, qui allaient souvent dans le temps au Bresil, avait refuse dans le temps la nationalite bresilienne, parce qu’il etait fier d’etre Libanais … Alors que maintenant, les Libanais mendient des visas par-ci par-la pour fuire le pays…
      Peu sont les gens qui ont recu une bonne education de leurs aieuls, et c’est le mal du pays. Tu as eu la chance d’avoir un tel grand pere. L’essentiel c’est que sa vie te serve de modele, et que tu puisses poursuivre dans cette meme voie.

    2. frenchy Says:

      Dans les années 50, on avait proposé à mon grand pere une green card, il avait aussi refusé.

      Mon père n’a accepté la nationalité francaise que forcé par ma mère, avec l’aide de l’ambassadeur de france, dans les années 80, il était fier du cèdre sur son passport … alors qu’on traitait les libanais de terroristes à cette époque. Dans les années 50, 60, 70, le passeport du cèdre ouvrait toutes les portes, aujourd’hui grace à nos politiciens, il en ferme de plus nombreuses…

    3. Ishtar Says:

      Mais n’empeche qu’on est toujours fiers de notre cedre et de notre pays, et ce n’est pas parce que nous passons par une epoque de decadence politique ou des nouveaux parvenus et des moins que rien nous gouvernent et font la pluie et le beau temps qu’on va cesser de l’aimer a ce Liban, chante depuis des millenaires pour sa beaute et ses cedres. Ces nullites ne vont pas nous retirer notre amour pour notre partie, et nous ne leur donnerons pas cette satisfaction

    4. Kheireddine Says:

      J’ai beaucoup d’admiration pour les pionniers libanais comme votre grand-père, qui avaient quitté le Liban à la fin du XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle et qui avaient gardé le contact avec la mère patrie.
      Souvent,ils sont revenus pour batir un maison de leur village natal et ont financé de nouvelles routes, écoles bibliothèques etc…Durant la première guerre mondiale, mon grand-père a été contraint d’interrompre ses études à la Sorbonne pour travailler comme conducteur de locomtive sur la ligne de Beyrouth Rayak afin d’éviter l’enrollement dans l’armée Ottomane. Ça lui a permis de rencontrer ma grand-mère à Zahleh. Chose toujours inhabituelle au Liban, lui, le musulman beyrouthin d’origine tripolitaine, petit- fils d’une imporante personnalité religieuse et littéraire du XIXe siècle, a épousé une chrétienne catholique mélkite dont la mère maronite avait comme grand oncle le Patriarche Paul Massaad. Ultérieurement, mon grand père deviendra le premier musulman sunnite à accéder au poste de premier ministre en 1937. Je suis fier de mon héritage et de mon pays, cependant je souffre des catastrophes que se sont abattues sur le Liban, surtout depuis 1975, date fatidique quand tout a basculé. Pour éviter une nouvelle catastrophe, nous devons apprendre à nous aimer, à ne plus remettre en question la coexistance islamo-chrétienne. Nous devons nous libérer des démons que nous habitent. À ce sujet, je vous invite à visionner le vidéo de Pierre Dawalibi, ”It is about time”

      http://video.google.com/videoplay?docid=8326734789464462895&q=it+is+about+time+lebanon

    5. frenchy Says:

      bonjour,
      Je connaissais déjà cette vidéo.
      Puisque vous abordez la notion de coexistence, je crois à la coexistence des religions et des peuples entre eux. Nous avons le cas du fameux melting-pot américain, le cas de la société brésilienne, et ainsi de suite. La coexistence des peuples est possible.
      cependant, je ne crois pas à la notion de coexistence politique, on a eu déjà le premier l’échec de 1958 mais surtout l’échec de 1975. Quand on parle de coexistence au niveau politique, on souligne ainsi les différences, différences qui ont toutes les chances d’aboutir à l’extrémisation de la société et donc au déni de la démocratie. Comme le souligne le film, nous ne devons pas avoir de divergences politique mais plutot la recherche de nos intérêts commun, notre seule religion politique doit être celle de l’intérêt du Liban.
      Outre l’exemple libanais, on peut voir que dès qu’on a une notion de différence politique en raison de différences religieuses ou ethniques, cela le plus souvent a abouti au pire comme en ex-Yougoslavie, dont de nombreux pays africains, et le Liban.
      j’aimerais ici vous raconter une histoire dans mon père a été non pas seulement témoin mais acteur. En 1958, mon père se retrouva coincé à Beyrouth-Ouest durant les événements. Étant donné qui avaient des fusillades, il ne pouvait pas retourner au collège patriarcal et donc a choisi de se rendre au domicile d’un ami à mon grand-père, juge l’une des grandes familles Beyrouthine.il frappa à la porte mais entendit à ce moment-làdes personnes déclarerqu’il fallait tuer tous les chrétiens. Il voulut alors s’enfuir. C’est alors que le maître de ces lieux demanda à ce qu’on le rattrape, chose faite,et c’est alors que mon père entra dans cette demeure que l’on voit toujours à proximité de l’ancienne chancellerie française pour y voir réunis entre autre Salam futur premier ministre, un éditeur connu pour ses positions antichrétiennes, et d’autres personnalités sunnites.l’hôte demanda à Salam de laisser sa chaise de mon père âgé alors de 17 ans et c’est ainsi qu’ils s’exprima:
      vous ne connaissez pas ce jeune homme, c’est le fils d’un tel (mon grand-père) grand ami, mais ce que vous ne savez pas ce que son prénom est Antoine.
      Certaines personnes étaient alors gênés et le maitre de ces lieux continuera:
      le Liban est ainsi, et de coexistence entre chrétiens et musulmans, nous devons tout faire pour qui le reste, sans quoi le Liban ne sera plus le Liban.
      Et, il se tournait vers mon père en lui disant d’aller jouer avec sa fille au premier étage, non pas avec ses fils, dans l’esprit peut-être de montrer à ses invités que le Liban est justement un pays de coexistence entre les peuples quelle que soit leur origine, d’acceptation et de confiance vis à vis de l autre.
      Quelqu’ont été les événements, de ceux de 75 à aujourd’hui, nous avons toujours gardé des contacts étroits avec cette famille beyrouthine, en témoigne surtout leur présence lors des funérailles et des condoléances de mon grand-père.
      Aujourd’hui, le confessionnalisme exacerbé est principalement dû non pas à la population mais en raison de nos dirigeants politiques et des médias. Nous devons apprendre à notre passé pour promouvoir une coexistence entre les peuples à l’échelle de la société mais le refus à ce que cette coexistence débouche sur des tensions politiques sectaires et confessionnelles, le Liban se doit d’être démocratique et la démocratie ne signifie pas que l’existence mais un rassemblement autour d’un projet de société.
      Je tiens ici à remercier votre grand-père pour son courage d’avoir transcendé les différences et ainsi d’avoir voulu créer un Liban qui toujours n’existe pas aujourd’hui. C’est ainsi que son combat peut-être continu aujourd’hui.

    6. Kheireddine Says:

      Frenchy, vous devez être plus jeune que moi. Quand je pense que ceux qui sont nés en 1975 on déjà 32 ans, et que pour se rapeller d’une époque il faut avoir au moins 6 ou 7 ans; donc, les libanais qui ont moins de 38 n’ont pas connu le Liban d’avant guerre. Ça fait beaucoup de monde!
      J’avais neuf ans quand la guerre a commencé, elle s’est terminée officiellement en 1990, quand j’avais eu 24 ans. Cette maudite guerre, plutôt ce chaos, m’a volé ma jeunesse comme celle de beaucoup de Libanais. Nous avons émigré au Canada en 1991 avec la ferme détermination de ne plus remettre les pieds au Liban, surtout dans un Liban occupé par les Syriens. Revenons au Liban d’avant guerre; certes, ce n’étais pas un pays parfait, loin de là. Mais le minimun existait, les gens arrêtaient aux feux rouges, le pays était relativement prospère, et c’était le seul pays arabe libre.Puis il y avait cette chaleur humaine, qui faisait que tout le monde connaissait tout le monde faisant de Beyrouth un gros village, plutôt comme l’écrivait feu Georges Naccache, fondateur de L’orient: ” Liban, ce village à l’échelle planétaire…douce injustice”
      J’ai toujours rêvé de remonter le temps, de revenir en 1975 afin d’avertir tous les politciens du désastre à venir, de dire aux Gemayel que Bashir, Maya & Pierre seront assassinés, d’avertir Kamal Joumblatt, Rachid Karamé, Dany Chamoun, Georges Haoui, William Haoui, Tony Franjieh et l’imam Moussa Sadr de leur sort. D’alerter Yasser Arafat à quel désastre pour les réfugiés palestiniens mènera l’armement et le comportement des factions palestiniennes. J’aurais tellement voulu réunir toutes ces personalités autour d’une table afin de régler leurs différents…mais ce n’est qu’un rêve.

    7. frenchy Says:

      cher ami,
      Je n’ai rien a ajouter, si ce n’est qu un amen à vos espérance

      Oui, effectivement je n’ai pas connu le Liban avant guerre, mais j’ai connu le Liban de la guerre, mais surtout ses crimes. Mon père est en chirurgien, un des seulsà être rester dans une des régions du Liban, de nombreux des événements de cette funeste période.nous disposons ici dans notre demeure la de clichés radiologiques que mon père a gardé en raison du travail effectué sur ses personnes, travail admirable reconstructionde membres, mais que je considère avant tout comme preuve de la barbarie de certains libanais. Il s’agit d’actes de torture, de personnes ayant été par exemple accrochés par crochet de boucher par la clavicule.
      j’ai du mal pouvoir concevoir qu’une société aussi évoluée que le Liban que vous décrivez a pu être à l’origine de tels crimes.
      nous nous devons d’apprendre nos fautes, et les lois d’amnésie collective d’arriver un tel processus. Il faut repenser la société libanaise également et c’est cela avant le tribunal international ou tout autre question qui devait le sujet principal les discussions. Préparons l’avenir, souvenons-nous du passé pour ne pas recommencer les erreurs du futur.
      Comme j’aime répéter, il faut connaître son passé dans le présentpour préparer son avenir

    Leave a Reply

    XHTML: You can use these tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>