Archive for février, 2007

 

Enquête en cours

fév 04, 2007 in Uncategorized

Un sondage d’opinion est actuellement en cours sur le site d’un "grand journal" libanais:
Vote
Votre cher Frencheagle, encore pétrie de ses connaissances en matière statistiques, à la vue des résultats sur 4102 votes s’est demandé comment il est possible que personne n’ait pu répondre:
Partioning/Civil war.
En terme statistique, il y a toujours une part d’erreur qui fait que sur un échantillonage si important, la marge d’erreur est réduite, certes mais le fait qu’il n’y a aucun vote sur une catégorie fait qu’on peut avoir un doute sur la réalité du sondage en lui-même.
J’ai donc décidé de tester et voir si effectivement les résultats sont tronqués, j’ai décidé de voter Partitioning/Civil war, non pas par conviction mais par esprit scientifique.

Résultat:
Result

Effectivement les résultats sont tronqués, on peut dire que le Naharnet manipule ceux-ci dans l’optique de la ligne politique de leur dirigeant-député appartenant à la majorité gouvernementale, ce qui prouve encore une fois qu’ils ont un problème de crédibilité par rapport à l’information et surtout par rapport aux analyses qu’ils prétendent faire.

Youpi, c’est la récré politicienne

fév 01, 2007 in Actualité

Kleber Ainsi, une trêve politique est déclarée. Notre classe maternelle de la politique peut de la sorte profiter de vacances, après s’être acharnée à s’affronter plus de 3 mois durant.

Le pion, autre surnom du surveillant de la cour de récré, va revenir au Liban le huit février prochain, après les vacances bien méritées à résoudre les casse-tête de la Ligue Arabe, loin d’être aussi compliqués que le casse-tête libanais au sens propre, la situation quasi insurrectionnelle de la semaine dernière le prouvant amplement.

Les pays adultes, surveillant leurs rejetons libanais, avec d’un côté le grand frère syrien, son cousin iranien, dont les gamins s’acharnent à se combattre avec les dignes rejetons de l’Arabie Saoudite et des Américains, rappelant leurs chamailleries ancestrales, déjà du temps de l’an 680, comme le rappelle si bien le roi Abdallah d’Arabie Saoudite avec les propos qui, au lieu de calmer la situation, ajoutent non de l’huile mais du pétrole sur le feu, par derricks et oléoducs interposés. Dernier invité de la communauté internationale à se joindre à la cour internationale de maternelle appliquée, la Turquie qui a joué la nounou pendant des années, cinq siècles plus exactement, punissant durant ces années par-ci par-là les crises d’adolescence d’indépendance du Liban, de Fahkrine à l’époque de nos grand-pères.

Devant cette assemblée présente, nos bambins de classes maternelles politiques ont ensemble annoncé leur bonne résolution de la nouvelle année, non ils ne se battraient pas, non ils ne se combattraient pas, non ils ne joueraient pas à la guerre civile…. Du moins pour quelques semaines.

Entre le prince de Moukhtara croyant combattre les forces du mal à l’exemple du prince d’Euphore de Goldorak, la belle d’Aoun et la bête du Hezbollah, couple que les médias pro gouvernementaux s’acharnent à maudire, l’éternelle triste pour ne pas dire Saad, croyant figurer dans la série de sans famille, rôle que veut  partager notre ancien ministre de l’intérieur, l’autre fou de Zghorta dont le seul mérite est d’être honnête même dans ses bêtises, notre premier ministre a doré jouant aux cités d’or, le fou de Dieu des Cèdres figurant dans Heidi où tout paraît beau et belle. Tous confondent le peuple libanais avec Candide ou plutôt Candi au pays des merveilles, à défaut d’être aussi transparent qu’Alice des publicités françaises.

Juré, craché, aux visages de nos concitoyens leur insolente promesses liées au destin de toutes précédentes, c’est-à-dire, de rester lettre morte.

Mais nos simples concitoyens ne sont pas dupes et de plus en plus de personnes quittent le pays, embarquant leur matière grise, à l’image de l’odyssée de Noé face au futur déluge, par dépit à rapport à nos politiciens bambins pompier pyromane et saltimbanques charlatans de notre classe politique qui nous entend habitués à leurs promesses de gamins jamais tenues. A force d’entendre des gamineries, les véritables adultes-citoyens se sentent blasés par rapport à une situation qui dégénère en une bagarre de cour de maternelle où chacun accuse l’autre d’avoir commencé à se donner des coups de pierre la semaine dernière à défaut de se lancer le premier une pierre blanche de culpabilité.