Archive for décembre, 2006

 

Casse tête majoritairement opposé

déc 13, 2006 in Actualité

Cassetetelabyrinthe_1
Semble que l’initiative de la Ligue Arabe se soit soldé par un échec:

La majorité veut:

  1. Une élection présidentielle
  2. Un gouvernement d’union national
  3. De nouvelles élections législatives basées sur une nouvelle loi électorale

L’opposition veut:

  1. Un gouvernement d’union national
  2. De nouvelles élections législatives basées sur une nouvelle loi électorale
  3. Une élection présidentielle.

Il s’agit donc non pas d’un problème d’objectifs mais de manière de procéder et à noter que la séquence de l’opposition me parait quant même plus logique par rapport à la loi électorale de 2000 qui nous cause un problème de légitimité en raison du traitement inégal des citoyens libanais entre Mohafaza et Caza:
Pour relégitimiser la fonction présidentielle, il faut avant tout relégitimiser le parlement.
Si la majorité avait procédé ainsi l’année dernière au lieu de s’allier au cours des élections législatives avec le Hezbollah pendant les élections et au sein du gouvernement et de relégitimiser Lahoud en formant avec lui un cabinet gouvernemental, on en serait pas la comme je le prévoyais déjà. Maintenant, ils doivent apprendre à limiter les dégâts et payer le prix de leurs erreurs.

 

Vers un nouveau pacte national?

déc 12, 2006 in Histoire

 

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Il y a quelque chose de passionnant en ce moment
qui pourrait aboutir à une remise en cause de l ancien pacte national (datant
de 43 entre chrétiens et sunnites principalement et les figures de Bécharra Khoury et de Riad el Solh)

Cette remise en cause de l’ancien pacte de 43 a été mise à l’écart par
les accords de Taëf et par l’occupation syrienne qui a anesthésié politiquement
le pays. La réalité actuelle est que la fin de l’occupation syrienne a entrainé
un retour de roue vers la réalité nouvelle et le nouveau poids démographique
des chiites.

Est-ce qu’on assiste comme en 43 avec la fin du mandat français et
la naissance du pacte national, à la constitution d’un nouveau pacte national en 2006
avec la fin de la présence armée syrienne en 2005, les chrétiens affirmant leur
rôle de communauté charnière dans l’élaboration des pactes nationaux
historiquement parlant du 19ème siècle à aujourd’hui. C’est la question à
poser.

 

Je ne suis pas sectaire mais on est un dans système sectaire et donc
on prendre en considération le système dans lequel on est.

Est-ce que le gouvernement actuel et le mouvement du 14 mars comptent
des représentants chrétiens de premier ordre au sein du parlement et au sein du
gouvernement? Non, les FL sont un mouvement qui fait beaucoup de bruit mais
rejetés par le Kesrouan, le Metn et même Batroun où les députés Harb et Zahra n’ont
pas été élus par des voix locales etc… Ils sont bien implantés dans le Chouf
et dans Bécharré qui elles n’étaient pas durant la guerre sous occupation FL. Autre
remarque à ce niveau la c’est que les déçus du aounisme ne vont pas chez les FL,
et les déçus des FL ne vont pas chez les aounistes, les 2 vont chez les Kataeb.
Les Kataeb en eux même n’ont pas d’envergure nationale du moins pour le moment.
Kornet Shewan a été laminé. Les seuls représentants au sens large pour les
chrétiens sont les représentants du CPL qui joue aujourd’hui le jeu d’un
nouveau pacte national à mon avis en raison de la faillite des pactes
précédents, celui de 43 entre sunnites et chrétiens mort en 75, ceux entre
druzes et chrétiens au 19ème siècle et les guerres ethniques qui en
ont suivi.

 

Au niveau chiite, comme disait un journaliste israélien il y a 2 jours
sur RFI, c’est une erreur de considérer le Hezbollah comme une entité uni, on
ne connait pas le Hezbollah, il est difficilement infiltrable et la dernière guerre l’a prouvé. Cependant ce
journaliste, comme je le faisais remarquer personnellement il y a plus d’un an
sur mon ancien blog qu’au sein du Hezbollah on devrait voir une aile pro
iranienne, une aile pro syrienne qui ont mené la politique du mouvement chiite,
une aile pro chiite irakienne en ce moment en constitution qui fera pencher la
balance et une aile pro libanaise qui a gagné du poids avec le dernier conflit
à mon avis et qui est plus aujourd’hui à la recherche d’un rôle plus important
et notamment qui est à l origine de l’entente avec le CPL d’un coté contre à l’époque
l’avis de Téhéran d’ailleurs.

 

Ce nouveau pacte national peut-être en constitution entre chiites et
chrétiens est le résultat de la mise en place de nouvelles équations politiques
et notamment le poids démographique aujourd’hui indéniable des chiites au Liban,
le poids du passé avec l’antagoniste historique chiite/sunnite, de la situation
peut-être en Irak et la crainte qui s’en suit et la remise en cause du
leadership sunnite après le retrait syrien et après la remise du leadership
maronite en 75, les tensions actuelles confessionnelles reflétant plutôt la non acceptation par
le futur principalement sunnite de cette nouvelle réalité et ces nouvelles
équations politiques.

Il est à noter ici une remarque qu’a faite l’année dernière Alexandre
Adler qui déclarait que Rafic Hariri aurait cherché à échanger le poste de
premier ministre sunnite avec le poste de président de la chambre chiite, si
cela était vrai, on constate que l ancien premier ministre était de fait déjà
au courant des changements en cours alors que son fils à l heure actuelle s’accroche
à une réalité passée.

 

Là ou les médias et les analystes politiques ou même hommes
politiques (en majorité ceux du 14 mars qu’on peut quant même qualifier de
mouvement sunnite) ne peuvent comprendre qu’on est à la veille de grands
changements d’équations politiques intra libanaises et s’accrochent à décrire
voir à agir avec des équations qui ne sont plus valables.

 

Les choses sont donc beaucoup plus compliquées que décrites en
prenant en considération le phénomène d’affrontement d’axes saoudien,
américano-israélien, iranien, la Syrie étant agonisante depuis le retrait de
ses troupes du Liban et son isolement géographique même si aujourd’hui elle a
de nouveau une certaines importance avec le rapport Baker et que n’aborderait
pas ici vu que pour mes anciens lecteurs, je l’ai abordé dans le billet la
guerre des axes publié sur mon ancien blog, qui semble être toujours d’actualité
et qui a pour conséquence encore plus d’accentuer la pression chiite vers la
constitution possible de ce nouveau pacte national. Je dirais donc simplement que ce pacte rentre bien sur en conflit avec certains intérêts
étrangers.

L’Iran pourrait perdre la main sur la communauté chiite en
raison de l importance grandissante de l’aile pro libanaise au sein du Hezbollah,
accord avec le CPL l’ayant en premier lieu irrité

L’Arabie saoudite pourrait voir son projet d’utiliser une
Syrie pro sunnite comme rempart à un état chiite irakien remis en question
parce que celui ci nécessite en fait une sécurisation de la future Syrie
sunnite par le Liban et ses alliés du futur. Déjà souvenons nous de Joumblatt qui déclarait il y a quelques mois que l’influence saoudienne était bénéfique pour le Liban ou la déclaration de Saad Hariri qui disait que le Liban est un pays arabe avant tout alors qu’il soutient activement au Liban Dar el Fatwa. Et l’autre coté on voit bien le jeu d’utilisation par l’Arabie Saoudite de Khaddam et des frères musulmans, Khaddam qui était il y a moins d’un mois
interviewé et par al arabya et par la chaine futur. A noter ici que peut-être l’attitude de Nabih Berry avec le Hezbollah est due au fait qu’il ressent une menace de mainmise saoudienne et sunnite en tant que chiite lui-même vu que les phénomènes sectaires au MO avec l’Irak, notamment semblent s’amplifier. D’où également une convergence d’intérêt entre chrétiens et chiites contre l’hyper puissance régionale sunnite que pourrait essayer d’imposer l’Arabie Saoudite par "Futur" interposé sur le Liban. L’année dernière la convergence chrétienne était contre la mainmise syrienne et cette année elle est différente. On est à nouveau dans un nouveau jeu dont les équations sont différentes.

Les américains et leur nouveau MO, mais la il reste encore
à préciser quel est le projet américain en question. On a bien vu des cartes
circuler à un moment avec un démembrement de l’Irak puis de l’iran puis de l’Arabie
Saoudite, des pertes territoriales syriennes au profit du Liban, Jordaniennes
au profit de l’Arabie Saoudite, la création de nouveaux états donc un état
kurde (contraire aux intérêts turcs), un état chiite arabe en Irak etc… Quelle
est la place du Liban dans tout cela. Il reste encore à voir et à comprendre

 

Sur le régime syrien, la question tient plus à son
remplacement. Kenaan a été éliminé, Tlass ne veut pas y être mêlé et Khaddam,
l’ancien vice roi du Liban n’a pas les appuis sur place nécessaires bien qu’il
puisse avoir le soutien interne des frères musulmans et externes du mouvement
du futur au Liban et de l’Arabie Saoudite.

 

On ne peut que commencer à comprendre le raisonnement du jeu en
cours qu’avec une vision globale du MO, du passé mais aussi des scénarios à
venir et malheureusement le public ne peut le comprendre.

Les évènements actuels ne sont que la poursuite de la révolution des cèdres, une révolution étant la mise en cause de systèmes précédents hors, il n’y avait pas de remise en cause du système précédent avant les évènements actuels, 2005 n’étant pas une révolution mais une libération des cèdres avec la sortie des troupes syriennes hors du Liban

La réalité pourrait être bien différente et paraître
incompréhensible faute de comprendre que les règles du jeu ont changé entre 1975,
2005 et aujourd’hui 2006 et ce qui est passionnant c’est la remise en cause et
la construction d’un nouveau modèle politique malgré les risques que cela
implique.

(photo des manifestations de 1943, source lmashriq.hiof.no)

Voulez vous coucher avec moi … ce soir

déc 11, 2006 in Uncategorized

Pendant que certains s’amusaient à manifester et
contre-manifester, des amoureux se faisaient la cours en pleine baie de Jounieh.
Ce couple libano-allemand semble-t-il se fixa un rendez-vous tout près de
Mamelle-tein déjà bien renommée pour ses garçonnières, sur un air de "voulez vous coucher avec moi ce soir".

 

Le premier acte : l’amoureux se présente à sa dulcinée

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Deuxième acte, la dulcinée ne voulant pas trop montrer sa
joie face aux assauts amoureux ne semble guère lui répondre (manières amoureuses
libanaises)

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Mais tout au tard, elle finit par succomber à ce charme d’un
bel étranger

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Ils finissent donc par se rapprocher et par … s’accoupler
pour passer toute une nuit torride en plein milieu de la baie de Jounieh.

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Le jour arrivant, ils se séparèrent et se donnent peut-être
un rendez vous pour un prochain jour.

Mon sermon du dimanche: Le temps de 2 messes publiées

déc 10, 2006 in Uncategorized

juste une petite parenthèse pour signaler que le temps de 2 messes a été publié aujourd’hui dans L’Orient Le Jour

en voici le texte

Deux messes ont été célébrées, l’une à la cathédrale Saint-Georges à la demande du CPL, l’autre au Grand Sérail. Des messes, mais séparées, car on estime, contrairement à Henry IV, que le Liban ne vaut pas une messe unique. Chacun appelle Dieu à le soutenir, mêlant donc la religion à la politique, ce qui est courant au pays du Cèdre, chacun semble vouloir lancer une croisade contre les autres, entre protestants réformateurs et catholiques orthodoxes de la pensée politique.
La continuité de ce chemin de Croix par la division est synonyme de danger. Nous nous devons d’arrêter cette Inquisition: «Si tu n’es pas avec nous, tu es contre nous»; soyons constructifs, personne n’est seul prophète dans son pays, on ne détient pas la vérité absolue, celle qui nous absout de toute faute, mais charité ordonnée commence avant tout par soi-même. Que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre, mais de première pierre il n’y en aurait pas, parce que nous sommes tous des pécheurs, nous avons tous commis des fautes.
Soyons donc chrétiens, tendons la joue au lieu d’appeler au sacrifice, tendons la main en signe de paix. Les valeurs chrétiennes veulent la réconciliation et non la division, et si les deux camps se retrouvaient le temps d’une messe, réunis dans la même ferveur, ce serait la plus belle des cérémonies en ces temps actuels.

Sortir au centre-ville

déc 09, 2006 in Uncategorized

Downtown_1

A défaut d’un Carpaccio de
mafiosos au District du Down-Town de Beyrouth servi à La Posta et sans avoir besoin d’une boule de Crystal,
on peut dire que le Duo Aoun-Nasrallah a
décidément été rejoint par Nabih Berry. Il n’y a décidément plus de Taboo et ensemble, du jamais vu de Mémoire de Chine, ils ont décidé de presser comme un Citrus le gouvernement assiégé au Grand Sérail.

Ensemble, ils ont choisi de dénoncer l’argent Liquid qui corrompt l’Executive
Health Club
espérant qu’on pourra un jour tous officier au Boudha
Bar du cabinet gouvernemental.

Les Escroc d’Ashrafieh d’un
côté, les Tycoon financiers de l’autre ne
pouvant être réunis dans the Lobby Lounge ensemble, opposition et majorité, ces Starlet, sans former un Club
Social
se déchirent, ne peuvent accorder leurs voix, voir leur Tempo de leur partisans pour un Concerto en catastrophe majeure, véritablement tel un ancien Circus romain où des fauves seraient lachés.

Tous les Element sont là
pour que la situation dégénère comme en 1975
et ses narghilés en forme d’obus.

En attendant, les libanais encore plus désespérés ne peuvent
que penser au Titanic pour espérer que la situation
sera Piano Piano
et éviter le coup de Bar.

Article intéressant … à méditer

déc 08, 2006 in Uncategorized

Je tiens à souligner un article interessant qui va un peu dans la perspective du billet précédent. Cet article a été trouvé à ce lien Al Jazeera et en voici le contenu:

(more…)

A force de jouer avec le feu

déc 08, 2006 in Down

Caseroldauphindind
Nos politiciens libanais sont quand même des experts en
pyromanie. Nous avions déjà eu connaissance de leurs talents en 1958, en 1975
et cela s’est soldé par des feux d’artifices durant du 13 avril 1975 au 13
octobre 1990 et aujourd’hui nous continuons d’une certaines manière par
communautarisme exacerbé d’en payer le prix.

Pourquoi je reviens sur ces périodes, 1958, 1975 … ce n’est
pas pour raviver les mémoires et les plaies toujours ouvertes mais pour
démontrer qu’effectivement, nous population, nous n’avons rien appris.

 

1958, le Liban, Camille Chamoun voulant prolonger son mandat présidentiel provoque une soi-disante
mini-guerre civile. Une autre vision des faits ou plutôt d’autres conséquences apparaitront
par la suite.

Le Liban se considérait avant cet épisode comme un pays ni
occidental, ni arabe. Le Liban après cet épisode plongea petit à petit dans le
monde arabe et aujourd’hui n’a-t-on pas constitutionnalisé par accord de Taëf
interposé l’appartenance arabe du Liban ?

Cet incident dans le parcours démocratique du Liban a
également eu d’autres implications au niveau notamment de la loi électorale,
remanié après 58. Précédemment basée sur la notion d’une circonscription pour
un député, les lois électorales qui ont suivi ont remis en cause cette notion de
démocratie élémentaire et de représentation stricte de la population en cuisine
électorale à base de caza d’abord puis aujourd’hui de mélange plutôt indigeste
de caza et de mohafaza à la sauce damascaine que l’on connaît tous plus ou
moins.

Je rajouterais à cela qu’il fut un certain temps ou je fus
choqué par les accusations de certains qui considéraient ma préférence pour une
circonscription unique par député comme une incitation au repli communautaire. Si
aujourd’hui nous avons effectivement un communautarisme exacerbé c’est qu’on en
souffre depuis la remise en cause de la loi électorale en 1958.

 

1975. Je ne considère néanmoins pas cette date comme le
début de la démission de l’état libanais. Je trouve juste de revenir aux
accords du Caire de 1969 comme de l’année où le gouvernement libanais a remis
en cause sa propre souveraineté en acceptant d’héberger une présence armée
autre que la sienne. Il se faisait qu’avant cette date, un simple gendarme
libanais dans un camp palestinien, armé d’une matraque seulement été capable de
maintenir l’ordre. A partir du moment où d’autres personnes se trouvaient armés
à l’intérieur des camps comme à l’extérieur, il était prévisible que cette
situation allait dégénérée. Les politiciens libanais en 1973 ont subis une
première menace. Cependant n’ayant pas compris la dangerosité de la situation,
alors qu’il était encore possible de procéder à une remise à l’ordre des choses
et à l’affirmation de l’autorité de l’état, cela ne fut effectué, l’état a
plié, l’état a signé une reddition en pure et simple forme alors qu’il était
possible d’agir. 1975 n’est que le résultat de ces erreurs.

 

Je ne reviendrais pas à 1982 avec le changement de
configuration politique et la fin de la présence armée palestinienne à Beyrouth
due à l’intervention israélienne, à 1984 avec la création d’un émirat islamique
à Tripoli ou à 1988 avec l’implosion de la notion même de l’état et encore
moins à 1990 avec la mise sous tutelle étrangère pour ne pas dire syrienne.

 

Mais revenant aux évènements actuels, je remarque que nos politiciens
pyromanes et non pompiers répètent les erreurs passées. Lahoud a été reconduit,
la loi électorale basée sur les caza pour certains et mohafaza pour d’autres a
amené à un problème de légitimité au niveau du parlement et du gouvernement comme je le prévoyais depuis 2005, la légitimité de Lahoud a été implicitement reconnu par la majorité actuelle en raison de la formation du cabinet actuel avec celui-ci. La
présence armée de certains pose problème mais avant désarmer des « miliciens
libanais » procédons donc par ordre en désarmant les milices
palestiniennes qui furent la cause de la faiblesse de l’état pour procédé par
séquence logique.

Tout le monde souhaite un état fort mais en faire les frais,
tout le monde souhaite un état juste sauf les criminels de guerre, tout le
monde enfin espére un état libanais et non un état sous influence étrangère
comme ce fut le cas après 58 avec la mise sous tutelle arabe du Liban, mise
sous tutelle qui aboutit aux accords du Caire et même aux accords de Taëf en
1990. Tout le monde nous veut du mal en déclarant vouloir nous faire du bien
alors que nous ne sommes pas capables de nous assumer tout seul comme une
nation.

Voila le problème, une nation, somme nous une nation ou des
nations ?

En 1958, le Liban a une première fois éclaté, et comme
disait Alfred Naccache déjà dans les années 20, une nation ne peut se
construire avec 2 négations, nous aurions du à l’époque choisir notre camps et
le Liban appartenait naturellement aux pays démocratiques et non à une cuisine
indigeste étrangère. Mais à force de jouer avec le feu tout en voulant faire leur propre cuisine, nos politiciens libanais ont brulé tout le pays.

Définition du Fatfatisme

déc 07, 2006 in Grognon

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Très officiellement, le fatfatisme a désormais comme me l’a signalée Ishtar, une définition sur Wikipedia:

"Fatfatism (in Arabic, ????????) refers to the parodic ideology tied to the person of the Minister of the Interior in Lebanon, Ahmad Fatfat. This ideology, which has come to refer to a certain "Moderate" breed of political behavior in the Middle East, can be explained, according to Dr. As’ad Abu Khalil, the intellectual who coined the term, as such:

"…it requires no commitment to principles; it merely adjusts to the interests of the political status of Ahmad Fatfat. The ideology contains contradictions: it speaks of democracy and ‘liberalism’ and yet cultivates support among Bin Laden supporters in North Lebanon and serves as a client for Saudi Wahhabism; it speaks in favor of ’sovereignty’ and ‘independence’ while it faithfully represented the interests of the tyrannical Syrian regime, and now represents the external patrons of Sanyurah. The ideology of Fatfatism believes that the most effective way for fighting foreign occupation is serving tea to the occupation soldiers. While it is widely believed that Fatfatism is a Lebanese phenomenon, it is now noticed that Fatfatism is spreading in countries in the Middle East and well beyond the Middle East."

The December protests in Beirut, Lebanon in 2006 included chants which echoed a wide-spread understanding of Fatfatism. The chant went, according to primary sources: "???? ???? ?? ????? ???? ???? ?????? ???" (Ahmad Fatfat, you tough guy; one coffee and two tea). This reaction to Fatfatism can be understood in the wider framework of discontent in the Middle East with politicians like Hosni Mubarak, Abu Mazen, Iyad Allawi, and Fouad Sanyurah who are perceived by the general Arab public to be no more than tools of Western imperial powers."

Mieux vaut encore en rire … qu’en pleurer.

Je vous ressers une tasse de thé?

Quand ma chienne se prend pour le navigateur Firefox …

déc 07, 2006 in Uncategorized

En remerçiant Ishtar d’avoir prise cette photo, quand ma chère chienne se prend pour le navigateur Firefox, voila ce que cela donne:

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Sarkozy, Royal, même combat

déc 06, 2006 in Actualité

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Ayant été déconnecté depuis 1997 de la politique intérieure française avec mon retour - si on peut dire retour au Liban - je m’étais abstenu de parler de mes opinions à cette question.

Depuis il semble que la politique française m’ait rattrapé au Liban, avec d’un côté souvenons-nous les propos de Sarkozy déclarant que les ripostes israéliennes étaient justes et mesurées, (1300 victimes dont 40% d’enfants ….) le soir de mon évacuation pour cause de neveu de 5 ans et nièce des 3 ans venu au pays des cèdres sans leur parents, et de l’autre coté la venue « Royal » récente d’une Ségolène disant que les survols israéliens étaient une violation de l’espace aérien libanais pour ensuite se rétracter lors de son escale israélienne.

Je m’étais donc déconnecté en 1997 de cette basse politique sans honneur vis-à-vis des populations, sans honneur vis-à-vis de soi-même, sans respect vis-à-vis des victimes si ce n’est pas vis-à-vis des 30 000 français qui étaient au Liban durant le conflit dont les 17 000 inscrits à l’ambassade de France, sans respect vis-à-vis de ses propres paroles données.

Mes convictions de la politique françaises, elles, n’ont guère changées. En France, je me considère néogaulliste, demandant aux politiciens d’être pragmatiques et d’adapter les modalités de leur actions selon les circonstances, mais gardant des buts et des principes intangibles.

Parmi les buts, la grandeur de la France.

Parmi les méthodes, la France doit être unie par des institutions politiques, économiques et sociales efficaces.

Parmi les principes du gaullisme et le Liban, je vous conseille cet article du Monde Diplomatique qui a publié dans son édition d’août 2006, le communiqué du Conseil des Ministres français du 8 janvier 1969 qui dénonçait avec force déjà l’injustice dont fut coupable Israël pour son attaque des installations civiles libanaises et la destructions de 13 avions de ligne à l’aéroport de Beyrouth.

Je cite : « On a fait la comparaison entre l’attentat d’Athènes contre un avion israélien et l’opération contre l’aéroport de Beyrouth : en fait, ces deux opérations n’étaient pas comparables. A Athènes, il s’agissait d’un coup de main organisé par des hommes appartenant à une organisation clandestine. A Beyrouth, l’opération a été montée par un Etat avec son matériel militaire, en particulier des Super-Frelon et des Alouettes de fabrication française contre des installations civiles d’un autre Etat. »

Oh je ne dirais pas qu’en juillet dernier, le gouvernement libanais ne fut pas coupable, il l’était à mon avis avec les ministres du Hezbollah en son sein et pour être conséquent par rapport à moi-même, je juge que celui-ci se doit de partir aujourd’hui parce qu’il a commis à l’époque l’erreur d’être constitué avec ceux-ci.

Mais sans toutefois vouloir rentrer dans la polémique actuelle sur le départ ou non du cabinet, j’estime également que le peuple libanais, non le gouvernement, et l’état libanais et non le gouvernement encore une fois hérité d’une loi électorale scélérate datant de l’occupation syrienne, ne devait pas payer aussi cher par ses vies et par les destructions d’infrastructures par les forces israéliennes qui aujourd’hui risquent de nous plonger dans une crise encore plus atroce. L’action de l’Etat hébreu en juillet/août n’a fait que fortifier les risques de guerre civile au Liban.

J’en veux à Sarkozy pour avoir tenté de légitimer ces ripostes disproportionnées, je lui en veux pour l’avoir vu faire ses déclarations sur le bateau qui m’emmenait loin du Liban pendant les 2 mois d’exil et d’angoisse pour mes proches et mes amis eux n’ayant pas eu d’autres choix que de rester au Liban, comme j’en veux aujourd’hui à Ségolène Royal pour s’être rétractée de ses paroles quasi-gaullistes de gauche de son séjour au Liban suite à son escale israélienne.

Les politiciens français ont-ils donc moins de principes que nos politiciens libanais, bien corrompus pourtant, ou girouettes pour d’autres mais au moins dont on sait ce qu’ils valent en réalité.

Pour qui je voterais, j’ai toujours voté à droite jusqu’à présent suivant mes convictions personnelles que la France a besoin plus d’ouverture au monde actuel, étant par moi-même déjà un acteur de la globalisation, mais cette fois-ci, ma voix ne sera ni Royal ni Sarkoziste.

Pour conclure justement par une phrase de l’auteur de la Voie Royal tiré de ses Antimémoires et dont je suis un fan, je dirais, « La France n’est grande que lorsqu’elle parle pour autres nations, c’est quand elle ne dit un mot que son silence est assourdissant ! »

(Photo de l’aéroport de Beyrouth attaqué par les forces israéliennes en 1968 à gauche et en 2006 à droite) d’AP et de Cedarland.org)