Dès le début des évènements, j’avais compris que cette
fois-ci, le conflit n’aurait pas de limites à la barbarie, vu que dès le premier
jour, des convois de civils quittant leurs villages déclarés par les troupes
israéliennes zone de guerre, ces convois fussent bombardés.
Dès le premier jour du conflit, j’avais estimé que cette
fois-ci on aurait une course à la reconstruction mais étant donné que le
gouvernement n’a plus de moyens de financer celle-ci, le Hezbollah entrera dans
ce jeu et proposera de financer les habitations détruites.
Dès le début du conflit,que malgré l’ampleur de son offensive, j’avais estimé que les forces
israéliennes n’arriveront pas à obtenir une victoire franche, on ne peut
combattre une guérilla qui jouie du soutien d’une large frange de la population
dans une zone de guerre donnée, comme c’est toujours le cas que cela soit en
Irak, au Vietnam, dans les pays africains en guerre civile etc…
L’Histoire aujourd’hui que sur ces différents points, au-delà
de l’aspect politique, j’avais raison.
J’ajouterais encore cela :
Dès le début du dernier conflit, j’avais indiqué sur mon
ancien blog que le gouvernement devait démissionner en raison de la présence de
ministres Hezbollah en son sein, fait qui a permis aux israéliens de blâmer
cette fois-ci tout le Liban et de bombarder toutes ses régions sans
distinction.
Ceci a été depuis repris par le dirigeant de l’opposition au
gouvernement, le Général Michel Aoun, devrais-je alors me dédire et dire non à
la démission du gouvernement ? Non, c’est une question de principe:
Je dis non, je reste conséquent avec moi-même, le
gouvernement doit en effet démissionner pour laisser place à une équipe plus
sereine. Un gouvernement hétérogène, faible, ne peut prendre des décisions qui
doivent être parfois dures. On ne discute que dans le parlement et on exécute
dans un gouvernement, le dialogue doit être celui des parlementaires et non pas
des ministres.
Et dieu sait qu’aujourd’hui plus que jamais, dans la
situation actuelle que traverse le Liban, des mesures parfois impopulaires
doivent être prises, qu’elles soient politiques ou économiques.
J’aborderais ces questions petit à petit.