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un autre qana

déc 31, 1969 in Uncategorized

un autre cana dans le village de qaa
 
depeche de libnanews … www.libnanews.com
 
 
j espere que le connard du soit disant 1er blog francophone du liban va faire son mea culpa maintenant vis a vis de la population libanaise

interview de aoun dans le figaro

déc 31, 1969 in Uncategorized

en fait on a la meme analyse dans le court terme , on ne peut desarmer le hezbollah qu au moyen voir long terme pour eviter une guerre civile
 
Michel Aoun : «Les soldats français ne seraient pas les bienvenus»
Recueillis à Beyrouth par Georges Malbrunot .
 Publié le 04 août 2006
Actualisé le 04 août 2006 : 08h12
Dans une interview au Figaro, le chef du Courant patriotique libre dénonce l’idée d’une force d’interposition au Liban.
 
Ancien commandant en chef de l’armée, revenu d’exil l’an dernier, le général Michel Aoun a surpris les Libanais en concluant au printemps une alliance électorale avec le Hezbollah. À la tête du Courant patriotique libre, il a fait de la déconfessionnalisation du système politique et de la lutte anticorruption ses principaux chevaux de bataille. Le général Aoun jouit du soutien de nombreux chrétiens libanais.
 
 
Le FIGARO. – Soutenez-vous le déploiement d’une force multinationale pour mettre un terme aux violences entre le Liban et Israël?
 
Michel AOUN. – J’y suis totalement opposé. Cette force ne stabilisera rien du tout, elle va au contraire déclencher une nouvelle guerre. Ce sera une force d’occupation pour faire la guerre au Hezbollah et pour assurer la sécurité d’Israël. Mais le Hezbollah ne se laissera pas faire. C’est pourquoi les Français ne veulent pas en faire partie (sans accord politique préalable, NDLR). Ils se souviennent de l’attentat meurtrier contre leurs troupes en 1983 à Beyrouth. Je ne veux pas de forces étrangères au Liban. Des soldats français sont les bienvenus en tant qu’observateurs dans la Finul (la Force intérimaire des Nations unies au Liban). Ils font du tourisme, c’est bon pour l’économie. Mais nous n’en voulons pas en tant que force de dissuasion. Pourquoi voulez-vous remplacer Israël dans sa guerre contre le Hezbollah ?
 
Quelles seraient les conséquences d’une force multinationale sur l’unité libanaise ?
 
Cela accroîtrait les risques de guerre civile. Le Hezbollah va se défendre contre une telle force. Que feront alors les Libanais ? Les uns prendront position pour, les autres contre. Essayons le droit plutôt que la violence. Depuis cinquante ans, Israël, en cas de problème avec un de ses voisins, recourt à la même logique, celle de la force. Il n’y a pas d’issue militaire dans un conflit entre une guérilla et une armée. Le Hezbollah ne peut pas éliminer l’armée israélienne, qui ne peut pas éradiquer le Hezbollah. Résultat : ce sont les civils qui sont frappés. C’est pourquoi je demande la création d’un tribunal international qui jugera les responsables israéliens des crimes de guerre commis contre ces centaines de Libanais morts sous leurs bombes.
 
Sans force multinationale, qui apporterait les garanties de sécurité réclamées par Israël ?
 
Un cessez-le-feu suffit. Nous pouvons garantir son respect. Il faut que les Israéliens acceptent un processus de négociation. Le Hezbollah l’a réclamé deux heures après avoir capturé les deux soldats israéliens. Pourquoi la communauté internationale est-elle contre le droit ? Quel est encore le prestige du Conseil de sécurité de l’ONU quand, pour un acte militaire – deux prisonniers israéliens capturés – que pratiquement tout le monde a dénoncé au Liban, la riposte israélienne tue mille Libanais ? Que dit l’ONU face à cette riposte disproportionnée ? Elle exprime sa peine et des regrets.
 
Certains chrétiens vous reprochent votre alliance avec le Hezbollah, qui a une part de responsabilité dans ce conflit.
 
Nous n’avons pas d’élection demain, mais dans trois ans. Les Libanais comprendront, avec le temps, ce que j’ai fait. Je ne vis ni avec les Français ni avec les Américains, mais avec une communauté chiite d’un million de personnes. Elle est une composante importante de la population libanaise, avec laquelle on doit vivre en paix. Ma priorité, depuis que je suis rentré au Liban, est de déconfessionnaliser les conflits pour que les Libanais se retrouvent sur un même pied d’égalité en cas de crise. J’aurais pu choisir de régler mes différends idéologiques avec le Hezbollah par la confrontation, j’ai choisi le dialogue. C’est par ce dialogue qu’on peut aboutir à l’intégration de sa branche militaire, sous la responsabilité de l’État, dans l’armée, une fois que le Liban aura récupéré ses territoires et ses prisonniers détenus en Israël.

dialogue bientot publiée

déc 31, 1969 in Uncategorized

un journal anglophone va peut etre publier un dialogue entre votre serviteur et des pacifistes israéliens via interposé
 
il semble que la propagande israélienne mente a leur opinion publique
 
certaines personnes refusent egalement d etre mobilisé dans le cadre de ce conflit
 
 
il semblent que ceux ci soient beaucoup plus conscient de la realité de la guerre qu un connard francophone qui se croit etre un acteur du seigneur des anneaux
 ou plutot des saigneurs des anneaux
 

article sur l evacutation publé dans le figaro

déc 31, 1969 in Uncategorized

j ai pensé qu il serait interessant que les gens sachent comment en realité on evacue les francais mais surtout de montrer la mauvaise fois israelienne
 
Comment les Français sont évacués du Liban Georges Malbrunot . Publié le 05 août 2006Actualisé le 05 août 2006 : 23h09               Plus de 9 000 Français et Franco-Libanais ont déjà été évacués gratuitement.
(AFP / E. Feferberg)   
 
QU’IL S’AGISSE de l’hélicoptère du premier ministre, Dominique de Villepin, ou d’un navire de guerre débarquant pour secourir des réfugiés, les Français doivent passer sous les fourches caudines des Israéliens, qui imposent un blocus maritime et aérien du Liban. «Tsahal contrôle tout», lâche un diplomate. L’État hébreu fixe les horaires de passage des convois humanitaires à l’intérieur du pays, leur nombre de véhicules, et même la vitesse maximale autorisée (pas plus de 30 km/heure). «Tsahal n’apporte pas la garantie que nous serons épargnés en cas d’affrontements avec le Hezbollah, ajoute cette source. Les Israéliens nous informent simplement qu’ils ont signalé la présence des véhicules à leurs troupes.»
 
Ces précautions donnent lieu à de bizarres contacts. Ainsi, lors d’une évacuation de Français de la région de Nabatiyeh au Liban-Sud, il y a dix jours, leur convoi a dû subitement faire demi-tour, après un accident de la route. «Que font les Français ?», s’est interrogée l’armée israélienne, grâce au drone qui, depuis le ciel, surveillait le secteur. Aussitôt, l’alerte a été transmise à l’état-major à Paris, qui l’a relayée aux policiers qui encadraient cette évacuation à hauts risques. Des négociations en direct se sont alors ouvertes pour dissiper tout malentendu.
 
Depuis un mois, les militaires israéliens ont le moindre détail dans leur ligne de mire. Les convois, qui vont récupérer des Français isolés dans les zones de combat, ne doivent pas trop s’attarder. En signe d’avertissement, Tsahal a bombardé l’autre jour une maison vide à 300 mètres d’un groupe de véhicules qui progressait lentement. Même si la coordination fonctionne plutôt bien entre Paris et Tel-Aviv, des couacs surviennent.
 
En milieu de semaine dernière, les Israéliens n’ont pas respecté leur promesse, bombardant la route que devaient emprunter quelques minutes auparavant plusieurs 4 X 4 français près de Nabatiyeh. Par chance, leurs voitures avaient été arrêtées par des combattants du Hezbollah. «Les Israéliens sont parfois nerveux», s’inquiète un policier. La semaine dernière toujours, des avions de Tsahal se sont approchés un peu trop près du bâtiment Jean-de-Vienne, à quai à Beyrouth pour embarquer un millier de Français. Excédé, le commandant du navire a déclenché les radars de poursuite de missiles. «Il a illuminé les appareils israéliens qui se sont aussitôt éloignés», raconte un témoin.
 
«Ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas»
 
À 65 milles nautiques du port, les bateaux s’approchent de Beyrouth dans un passage obligé, défini par les Israéliens. «Ils vérifient qu’on rentre et qu’on sort, électroniquement ou en montant à bord, mais uniquement des navires civils», indique un militaire. À chaque rotation, une frégate en ordre de combat accompagne le navire, avant son entrée dans le port.
 
Pour éviter les bavures, la France a dû livrer à l’armée israélienne les coordonnées GPS de la zone portuaire des évacuations à Beyrouth. Les emplacements de l’ambassade de France, de la résidence de l’ambassadeur et du lycée français ont également été notifiés à Israël. «En cas d’erreur, ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas», remarque un diplomate.
 
Depuis le début du conflit, neuf mille Français et Franco-Libanais ont été évacués gratuitement. Une huitième rotation est prévue demain sur le Mistral. Cependant, après les derniers bombardements israéliens sur les zones chrétiennes au nord de la capitale, le nombre de candidats au départ pourrait à nouveau augmenter.
 

“l absence d un état mais l existance d’une nation” interview antoine sfeir dans le figaro

déc 31, 1969 in Uncategorized

Liban, la guerre qui lève les tabous Antoine Sfeir, Directeur de la rédaction des Cahiers de l’Orient. Va publier en septembre avec Nicole Bacharan, Américains-Arabes : l’affrontement (Seuil), et en octobre, Vers l’Orient compliqué (Grasset).. Publié le 05 août 2006Actualisé le 05 août 2006 : 22h33              
(AP)   
 
Certes, Israël ne pouvait accepter le développement à ses frontières d’une force milicienne disposant d’armes stratégiques dont peu d’armées arabes sont pourvues ; c’est ce qui explique la riposte apparemment disproportionnée à l’enlèvement de deux militaires israéliens, prétexte trop rapidement exploité.
 
Certes, le Hezbollah, qui voyait d’un mauvais oeil la montée en puissance d’un État libanais incarné par le gouvernement de Fouad Siniora, avait tout intérêt, malgré la présence de certains de ses dirigeants au sein du gouvernement, à reprendre l’initiative. Mais sont-ils les deux seuls acteurs du conflit ?
 
Depuis avril 2003 et la chute du régime de Saddam Hussein à Bagdad, les forces de la coalition occidentale menée par les Américains ont, dans une méconnaissance totale de la sociologie politique de la région, accordé tous les pouvoirs en Irak à la communauté chiite, réduisant ainsi la démocratie au seul suffrage universel.
 
Cela a permis au pouvoir iranien de développer ses liens avec cette communauté qui pourtant, en 1980, au moment de la guerre Irak-Iran, est restée farouchement nationaliste. Cela a surtout servi l’ambition de Téhéran – celle de devenir une puissance régionale, en créant le panchiisme, une géopolitique étendue aux pays du Levant : l’Irak, la Syrie (où les alaouites forment une dissidence chiite) et le Hezbollah libanais.
 
Ce dernier ne représente en aucun cas toute la communauté chiite du Liban, et ce, même si, grâce aux événements intelligemment exploités depuis 1996, les dirigeants du Hezbollah ont su sacraliser leur formation aux yeux de la population libanaise. C’est vite oublier le terrorisme exercé dès les années 1980 auprès des intellectuels chiites eux-mêmes et de la bourgeoisie ; c’est vite oublier, aussi, l’instrumentalisation d’organisations caritatives visant à prendre en otage toute une communauté…
 
Dans le même temps, Téhéran est engagé dans de difficiles négociations sur le dossier nucléaire avec les Occidentaux, en général, et les Européens en particulier. Ce dossier n’est pas notre propos, mais il faut savoir que l’Iran possédera tôt ou tard son nucléaire ; la véritable question est de savoir s’il l’aura avec nous ou contre nous.
 
Mais l’Iran dispose également, dans son approche chiite, d’autres cartes maîtresses : 10% de la population saoudienne est chiite, concentrée dans la région pétrolière du royaume ; ainsi que 30% de la population koweïtienne, 27% de la population des Emirats arabes unis et surtout 70% de la population de Bahreïn. Cela veut dire que l’Iran peut également jouer les trouble-fête dans la péninsule arabique, avec d’autres enjeux, pétroliers cette fois.
 
L’Iran est donc l’acteur principal aujourd’hui en cours, et c’est bien pour cela qu’il fallait parler avec Téhéran. Parler avec quelqu’un ne suppose pas être d’accord avec lui, cela signifie tout simplement le reconnaître. Mahmoud Ahmadinejad, président iranien haut en couleur – populiste et démagogue – ne représente pas le seul pouvoir iranien. Ses imprécations antisémites et exclusives ne reflètent pas la position des dirigeants de Téhéran. Bien plus, comme Perses et ennemis jurés et séculaires des Arabes, les Iraniens ont, dans cette région du monde, les mêmes intérêts stratégiques qu’Israël et les Etats-Unis : la logique voudrait que, dans les quelques années qui viennent, l’Iran, avec la Turquie et Israël, soient l’un des principaux alliés des Etats-Unis, non seulement dans le Proche et le Moyen-Orient, mais également en Asie centrale et dans le Caucase. Vu sous ce prisme, le conflit qui revêt, hélas, depuis le tournant de Cana, un caractère israélo-libanais, contient en lui-même les germes de la résolution de tabous dont on ose enfin parler :
 
– La partition du Liban en quatre grandes communautés : chrétiens, sunnites, druzes et chiites, à l’instar de ce qui se passe en Irak, est désormais une éventualité que l’on ne peut plus écarter ;
 
– Le Hezbollah, hier encore protégé de toute critique, est aujourd’hui interpellé sur son aventurisme. Pouvait-il enlever les deux soldats israéliens à l’intérieur du territoire d’Israël, sans en avertir ses partenaires du gouvernement libanais ? Avait-il le droit de servir à Israël un prétexte tant recherché ? Que les Libanais veuillent aujourd’hui, en priorité, un cessez-le-feu est fort compréhensible ; cela n’empêche pas des personnalités issues de la communauté chiite de demander au Hezbollah d’arrêter les surenchères, et de rappeler que l’imam Khomeiny, en 1988, avait accepté un cessez-le-feu avec l’Irak, contre son propre gré, pour le bien de la nation.
 
– Le dernier tabou est le risque d’une guerre fratricide entre les sunnites et les chiites, là aussi à l’instar de ce qui se déroule en Irak. Un tel cauchemar sonnerait le glas de la nation libanaise. Car c’est bien de la nation libanaise dont il s’agit. Ce qui est surprenant, au bout de trois semaines de guerre, c’est sans aucun doute la formidable manifestation d’une nation libanaise dans toute sa diversité, soudée dans l’adversité ; en revanche, ce qui est pitoyable, c’est la certitude émanant de ces trois semaines de combats de l’absence totale d’un Etat libanais. Absence d’autant plus déplorable et dangereuse que pointent dans la région les prémisses d’extrémismes, avec le spectre d’al-Qaïda, prétendant tous s’emparer de Dieu et s’autoproclamant ses porte-parole exclusifs ! Il est des constantes au Proche-Orient aussi têtues que l’histoire mouvementée de cette région : le droit sans la force a toujours été impuissant, le Liban devrait s’en souvenir ; mais la force sans le droit n’a jamais été juste, les Israéliens ne doivent pas l’oublier.

question idiote pour londres

déc 31, 1969 in Uncategorized

question idiote …
 
 
pourquoi fermer Hearthrow si le complot avait échoué?

Le Hezbollah incontournable meme pour les ONG américaines… article du NY time

déc 31, 1969 in Uncategorized

Relief Agencies Find Hezbollah Hard to Avoid 
 
By ROBERT F. WORTH and HASSAN M. FATTAH
Published: August 23, 2006
KHIAM, Lebanon, Aug. 22 — When Mercy Corps and other Western aid agencies reached this devastated village on the front line of the battle between Israel and Hezbollah with food and medicine, they quickly discovered they had a big problem: the United States.
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Lynsey Addario for The New York Times
In Jibbain, the Israelis left graffiti on a door: “For Sale: $5,000. Call Hassan Nasrallah,” Hezbollah’s leader.
Like all other international relief agencies here that receive financing from the American government, Mercy Corps is barred from giving out money or aid through Hezbollah, the Shiite militant group that is considered a terrorist organization by the United States. But as with all the most demolished areas in southern Lebanon, where whole villages have been flattened by Israeli bombs and there is no food, water or electricity, this village is the domain of Hezbollah — and little seems to bypass the group.
That fact is nettlesome for the United States, not merely because it does not want Hezbollah to be strengthened even further after its war with Israel, but because it is eager to find and support a viable alternative to the militant group.
That will not be easy. Hezbollah has been the fastest and, without a doubt, most effective organization doling out aid to the shattered towns and villages of southern Lebanon. Aid groups like Mercy Corps — which generally work through local intermediaries — have sometimes struggled to find other ways of helping, and even then, they cannot be sure their aid is not going through Hezbollah.
“You can make a separation between what we do and Hezbollah,” said Khiam’s deputy mayor, Muhammed Abdullah, 45, who is organizing the local efforts, including donations of food and water from Mercy. “But of course there is coordination.”
On Mr. Abdullah’s desk is a paperweight with the logo of “Construction Jihad,” Hezbollah’s building company, and in his anteroom are two posters of Sheik Hassan Nasrallah, the Hezbollah leader.
Some villagers here say Hezbollah’s involvement is even less subtle.
“Unicef has been here, and Mercy Corps and other groups,” said Ahmad Zogby, 39, whose house was destroyed, along with that of his parents. “But everything coming in, Hezbollah puts an eye on it, makes sure it is all given out in the proper way. It is all in the hands of Hezbollah.”
Though Hezbollah is only one of many groups providing social services in Lebanon, its reputation for delivering those services honestly is unmatched, making it that much harder to circumvent. In nearby Nabatiye, for instance, Mercy Corps has begun working through the Jabbar Foundation, a nonprofit group run by Yaseen Jabbar, a wealthy member of Parliament.
But the mayor of Nabatiye, Mustapha Badreddine, 55, says he considers the foundation ineffective. For his own part, Mr. Badreddine says he does not belong to Hezbollah, but that he works with it because it is trustworthy, far more so than any other group in the area.
“You can’t say this money or aid is going to Hezbollah or not going to Hezbollah,” he said. “It is a matter of normal human contact.”
David Holdridge, Mercy Corps’s emergency coordinator for Lebanon, said he believed that the Jabbar Foundation has done excellent work, and noted that it has received money from Unicef, the State Department and other groups.
Mr. Holdridge also said the power of Hezbollah in Lebanese communities puts outside aid groups in a difficult position. The American government has not yet clarified its rules on giving aid and money in Lebanon, though more guidance is expected soon, he said.
At a briefing on Tuesday, William J. Garvelink, an official at the United States Agency for International Development, said the agency was waiting on proposals from aid groups involved in the area. He did not directly address the issue of conflicts in distributing aid.
For now, aid groups are forced to make difficult choices about how to work here, and with whom.
“We clearly cannot and would not have any contact with Hezbollah’s military wing, or its social services arm,” Mr. Holdridge said. “But can we work with people elected under its political banner? That is a gray area.”
Other international nonprofit groups receiving American government money are in a similar situation. “I think there are enough organizations and enough need here that it shouldn’t be a problem,” said Dr. Jeffrey Goodman, a medical adviser to the International Medical Corps, which gets some financing from A.I.D. “But there’s no question it’s a tricky situation.”
Aid groups have faced similar issues before — most notably in Gaza, where they are still awaiting a full definition of what “no contact” with terrorist organizations means, Mr. Holdridge said. The issue also arose in Darfur, where the Sudanese government is accused of helping to carry out the mass killings and displacement of civilians.
As an example of Hezbollah’s hold on everyday life in southern Lebanon, Ali Bazzi, the mayor of Bint Jbail, outlined his big dreams for his half-demolished town as workmen raced past and tractors rumbled.
“We are going to turn this city into a model city,” Mr. Bazzi said, his arm clutching a trademark Hezbollah two-way radio. “There will be streets organized in grids, parks in every neighborhood and apartment blocks.”
Bint Jbail, the main Hezbollah stronghold in southern Lebanon, saw some of the worst bombing and fighting during the monthlong war, in which Hezbollah, which is integrated with the general population, was Israel’s target. But Mr. Bazzi intends to complete the reconstruction without using a single cent from the Lebanese government, much less the United States or the West.
Instead, Mr. Bazzi is counting on Construction Jihad. Just a day after the fighting stopped, Construction Jihad enlisted the volunteer services of 1,700 engineers, electricians, plumbers, architects and geologists who have cleared streets, dug ditches and built temporary bridges.
While the government of Prime Minister Fouad Siniora has just begun organizing committees to study the reconstruction of the country, Construction Jihad has all but completed surveys of southern Lebanese towns.
“We were victorious over Israel,” said Mr. Bazzi. “Now we have to rise to the occasion that follows.”
Teams of volunteers wearing Construction Jihad baseball caps have crisscrossed Bint Jbail and other southern cities. On Monday, the organization began signing up families for grants of between $10,000 and $15,000 to help cover rent and furnishings until new homes are built, and began helping small businesses reopen. They have worked to help restore electricity in many towns and to get water flowing again.
“We consider this work to be like prayer and fasting,” said Fouad Noureldine, director of projects in southern Lebanon for Construction Jihad.
Some of the organization’s volunteers in Bint Jbail said Construction Jihad was in control of billions of dollars for the reconstruction, but Mr. Noureldine would not give a figure. He did say that much of the organization’s money has come from wealthy Lebanese donors in Africa, Latin America and the United States, though Iran is widely believed to have contributed a significant amount.
“We will not wait for the government to do anything down here; we will do it all ourselves while they are still just talking,” Mr. Noureldine said. “In fact, we’re happy the government is late to do anything. They are trying to divide the resistance and the people. The longer they wait to deliver any services, the more they will fail.”
Mr. Noureldine also dismissed the Bush administration’s pledge of $230 million in reconstruction aid. “If they were to give us all the money in the world, we would not take it,” Mr. Noureldine said. “They will not be able to buy our hearts. We are receiving billions now through our traditional channels. We don’t need American money.”
Robert F. Worth reported from Khiam for this article, and Hassan M. Fattah from Bint Jbail.
 

ne pas recommencer les erreurs du passé

déc 31, 1969 in Uncategorized

 


"La reconstruction du Liban exige de ne pas répéter les erreurs du passé"

Par La Tribune

Spécialiste du Proche-Orient, ancien ministre des finances du Liban (1998-2000), Georges Corm (auteur du Liban contemporain. Histoire et société, La Découverte, 2005) vient de rédiger une charte de reconstruction durable au Liban.

latribune.fr - Quel bilan financier et économique peut-on faire de la guerre au Liban ?

Georges Corm - Le Conseil du développement et de la reconstruction évalue les dégâts à environ 3,5 milliards de dollars. La destruction des infrastructures s’élève à environ 1,5 milliard de dollars, tandis que les bombardements sur la banlieue de Beyrouth et les villages du Sud du pays ont entraîné probablement environ 2 milliards de dollars de dommages du patrimoine immobilier. Ces chiffres s’entendent évidemment sans l’impact de la corruption qui pourrait démultiplier les frais de reconstruction, comme cela avait été le cas depuis 1992. Alors qu’elle devait être de 4% à 4,5% la croissance sera négative cette année. Elle avait atteint 5,5% en 2004, avant la mort de Rafiq Hariri et a dû se situer entre 1% à 2% en 2005.

Quels sont les secteurs les plus touchés ?

Outre le tourisme, qui représente environ 10% des revenus du pays, le secteur agricole, qui compte pour 10-12% du PIB, a été très affecté; de même, les bombardements israéliens ont visé de nombreuses usines. Seul le secteur bancaire va tirer son épingle du jeu, grâce à l’augmentation probable des taux d’intérêt liée au refinancement de la dette libanaise dans ces circonstances tragiques. De plus, le flot continu de 3 à 4 milliards de dollars par an provenant des communautés libanaises à l’étranger s’amplifie beaucoup en période de crise. Enfin, seuls 2 milliards de dollars ont "fui" durant les hostilités, sur un total de dépôts de 60 milliards de dollars. Après l’assassinat de Rafiq Hariri l’an dernier, la même somme s’était envolée, avant de revenir quelques mois plus tard. Il faut savoir que les banques n’ont jamais fermé, pas plus que pendant les quinze années de conflit entre 1975-1990. Le terme de résilience qualifie parfaitement cette capacité de résistance de l’économie libanaise due à la qualité des ressources humaines, la force de son système bancaire, les envois de fonds des émigrés, mais surtout la force morale de la population dans les grandes crises, comme celle que nous venons de traverser.

Qui vont être les acteurs de la reconstruction ?

Les bonnes volontés ne manquent pas, entre le Fonds arabe pour le développement économique et social, la Banque islamique de développement et les multiples fonds nationaux. L’Arabie Saoudite a ainsi effectué un dépôt d’un milliard de dollars à la banque centrale libanaise et versé 500 millions de dons. De son côté, le Koweït a fait un don de 300 millions de dollars. Pour le Liban, le tout est d’obtenir le maximum de dons par rapport aux prêts, même à long terme, pour ne pas aggraver son déséquilibre financier. De son côté, l’ONU pourrait apporter sa contribution, mais elle sera versée avec la lenteur des bureaucraties internationales, et comme un moyen de pression politique. Enfin, à la stupéfaction du gouvernement, le Hezbollah s’est montré extrêmement actif dans cette reconstruction en aidant les réfugiés, en mobilisant ses propres ingénieurs, le tout avec la rapidité d’une ONG. Le mouvement a annoncé qu’il verserait 10.000 dollars pour chacune des 15.000 habitations détruites.

Quels sont les enjeux de la reconstruction ?

C’est avant tout de ne pas reproduire les erreurs passées. Outre la corruption et la volatilisation des fonds dédiés à la reconstruction, les choix stratégiques ont été désastreux, avec par exemple la démolition de l’ancien aéroport, un bijou architectural, pour y mettre le plus grand et le plus laid de tout le Moyen-Orient, ou la reconstruction de la cité sportive de Beyrouth comme l’une des principales priorités de la reconstruction. Enfin, les efforts se sont concentrés uniquement sur Beyrouth. Pour l’heure, l’armée libanaise a été extrêmement efficace dans le remplacement des ponts et des infrastructures. Mais le pays reste aux mains de ceux qui avaient si mal géré la précédente reconstruction. Il faut donc se garder de tout optimisme.

Où en était l’économie libanaise avant le conflit ?

Le pays souffre de la politique de reconstruction menée depuis 1992 par le Premier ministre Rafiq Hariri. Non seulement le montant de la dette déclarée s’élève actuellement à 40 milliards de dollars, pour des travaux de reconstruction n’ayant pas excédé 7 milliards et une dette publique ne dépassant pas 2 milliards en 1992, soit 33 milliards d’intérêts versés par le Trésor public sur un capital n’ayant pas dépassé 9 milliards, du fait d’une politique monétaire et financière aberrante. De plus, la corruption n’a jamais cessé. L’orientation structurelle de l’économie a également été désastreuse, avec des profits concentrés sur les secteurs foncier et financier ainsi que le tourisme de luxe, au détriment de l’agriculture et de l’industrie ou des services à forte valeur ajoutée et d’une économie plus équilibrée entre toutes les régions du pays. Le vieux rêve de faire du Liban le Monte-Carlo ou la Suisse du Moyen-Orient a été catastrophique. D’autant qu’aujourd’hui, les économies arabes avoisinantes rivalisent largement avec le système financier et l’ouverture internationale du Liban.

Sans la corruption et la mauvaise gestion économique, où en serait le Liban aujourd’hui ?

Le pays pourrait être aussi dynamique que Malte, Chypre ou l’Irlande, si son potentiel était mis en oeuvre et correctement exploité par une bonne politique économique. Longtemps lanterne rouge de l’économie européenne, dominée par la Grande-Bretagne et victime d’une émigration de cerveaux, l’Irlande a su utiliser son niveau d’éducation élevé pour sortir de l’ornière. Et cela malgré l’IRA et les problèmes en Irlande du Nord. Le Liban devrait employer les fonds de reconstruction de la même façon que l’Irlande ceux accordés par l’Union européenne. Le pays du cèdre devrait exploiter l’immense richesse de ses ressources humaines, hydrauliques, agricoles, touristiques et s’orienter vers des secteurs de pointe, comme les technologies ou la recherche médicale. Enfin, le Liban devrait réformer son système monétaire, où coexistent actuellement livre libanaise et dollar, liés par une parité fixe.

explication de kenaan sur les dernieres “explications” entre aoun et saniora

déc 31, 1969 in Uncategorized

Interview - Le député du CPL prône la formation d’un gouvernement homogène, animé d’une vision globale

« Nous assistons à une lutte entre la logique de l’État et la volonté d’accaparer le pouvoir », souligne Ibrahim Kanaan

L’article de Michel HAJJI GEORGIOU

Les dernières flèches du chef du Courant patriotique libre (CPL), le général Michel Aoun, à l’encontre du gouvernement et du président du Conseil, Fouad Siniora, ne sont pas passées inaperçues, c’est le moins qu’on puisse dire. L’ancien Premier ministre s’est attiré jeudi les foudres de la majorité, quelques heures à peine après la publication de ses propos dans la presse. Certains ont même été jusqu’à percevoir dans le discours du général une volonté nette d’opérer rien moins qu’un « coup d’État », allant jusqu’à lui faire assumer la responsabilité morale de ce qui pourrait potentiellement arriver à M. Siniora. Et, pour ceux-là, la détermination avec laquelle Michel Aoun réclame le départ du gouvernement est suspecte, dans la mesure où elle s’inscrit dans la lignée des efforts déployés par les forces (proches de la Syrie) qui complotent contre le projet de l’État pour recréer ce que Damas adule : le vide constitutionnel déstabilisateur au Liban. C’est ainsi que, dans l’optique de la majorité, Michel Aoun et le CPL font désormais partie objectivement du camp syrien, voire syro-iranien.

Pour Ibrahim Kanaan, le plus en verve des députés du CPL, toute cette campagne, dont le parti orange est la cible depuis les dernières législatives, vise évidemment à détourner les regards de l’essentiel, c’est-à-dire de la lutte âpre que se livrent actuellement deux projets. Le premier de ces projets est, affirme M. Kanaan, complètement axé sur le pouvoir et les moyens de le conserver pour permettre à une partie d’asseoir sa domination totale sur le pays, sous le slogan de l’État. Il s’agit là du projet défendu, selon lui, par les forces dites « du 14 Mars ». Le second projet est celui qui vise à sceller une véritable entente nationale, par le dialogue, loin des rapports de domination, et qui est vraiment soucieux de l’État et de sa construction. C’est dans ce cadre, souligne-t-il, que le CPL œuvre actuellement, quelles que soient les médisances.
Ibrahim Kanaan rappelle, au sujet des derniers propos du général Aoun, que la provocation est venue du côté du Premier ministre Fouad Siniora, qui a usé d’un ton bien peu respectueux à l’égard du chef du CPL, ce qui est irrecevable. Le député indique ensuite que ceux qui ont été jusqu’à imaginer des coups d’État et des insurrections populaires sont encore victimes de leurs fantasmes et de leurs propres pratiques – « les intifadas et les contre-intifadas » – héritées du passé, et que c’est un coup frappé en dessous de la ceinture que de taxer le général Aoun de telles intentions. Au contraire, « Michel Aoun a payé le prix, en 1990, de son attachement au projet de l’État, à la souveraineté et à l’unité, loin des logiques insurrectionnelles et des intérêts privés », souligne-t-il.

Le paradoxe
gouvernemental
Ibrahim Kanaan souligne que les appels en faveur de la démission du gouvernement ne sont pas dirigés personnellement contre Fouad Siniora. Ce qui est dans la ligne de mire du CPL, c’est « le tissu de contradictions à partir duquel ce gouvernement a été formé, la paralysie que cette équipe, Hezbollah inclus, a consacrée au plan national ». « Notre but n’est pas de nous en prendre à des personnes, ni même à des partis, mais de dénoncer tout un projet », indique-t-il, rappelant qu’il avait autrefois demandé à Fouad Siniora, dans un discours à la Chambre, sur quelles bases le 14 Mars et le 8 Mars avaient bien pu se retrouver. « Je laisse à l’opinion publique le soin de juger aujourd’hui sur quelles bases. Lorsque nous affirmons que le gouvernement a échoué, c’est de ce point de vue, celui du projet, de la vision, de l’idée même du partenariat. Nous voulons un gouvernement qui ne marginalise personne, surtout pas les chrétiens. Les chrétiens, même ceux qui sont au gouvernement, ne participent pas aujourd’hui au processus de prise de décision. Il est temps que cela prenne fin », dit-il.
Selon Ibrahim Kanaan, la majorité est en train de reproduire aujourd’hui la même erreur qu’après le 14 mars, lors de sa fameuse alliance avec Amal et le Hezbollah pour acquérir le pouvoir. « Le problème réside dans la présence ou non d’une vision globale pour l’ensemble du système politique libanais. La majorité a spolié la décision des Libanais en nous embarquant dans un similisystème sans vision. Une fois de plus, comme lors du 14 mars, la formule libanaise a résisté face à la crise. C’est grâce à cette résistance que Fouad Siniora a pu gérer sa crise. Par ailleurs, il faut reconnaître aux combattants du Hezbollah leur courage face à l’agression, même si le parti assume une responsabilité dans le déclenchement du conflit. Et le CPL a collaboré à cette résistance libanaise à travers les positions du général Aoun, qui a totalement soutenu le gouvernement dès le début de la guerre. Pourquoi voler les sacrifices des Libanais pour créditer une fois de plus un projet de pouvoir ? » affirme-t-il.
En d’autres termes, la stratégie (8 Mars + 14 Mars – CPL = gouvernement) s’est avérée défectueuse, et c’est elle, avec l’ensemble des parties concernées, qui assume la responsabilité du désastre qui s’est abattu sur le pays. D’où la nécessité à présent de songer à une autre formule, « une vision globale cette fois qui soit véritablement à même de générer le projet de l’État » pour éviter la reproduction de cette faillite.

Le projet de l’État
Ibrahim Kanaan rejette d’une seule traite toutes les accusations selon lesquelles le CPL cherche à obtenir un élargissement du gouvernement pour refaire entrer Damas au gouvernement. La théorie doit être renvoyée à ceux qui la colportent, dit-il, dans la mesure où ce sont eux qui ont formé, avec les alliés de la Syrie, le gouvernement actuel.
Quant aux accusations selon lesquelles le CPL souhaite entrer au gouvernement pour renforcer, au côté du Hezbollah, une minorité de blocage qui viendrait faire obstruction aux actes de la majorité, le député refuse tout autant de les créditer. « Nous n’avons cure d’un siège de plus ou de moins au gouvernement. Le cabinet est enkysté dans le paradoxe. Ce que nous voulons, c’est rectifier le tir au niveau du projet mensonger qui nous a conduits droit vers la guerre et qui a incité la communauté internationale à intervenir. Avant de conclure cette alliance législative avec le Hezbollah, (la majorité) devait dialoguer avec lui, œuvrer sur un document préfigurant l’action de la Résistance », dit-il.
Aussi met-il en exergue la disposition du CPL à aller plus loin encore que le gouvernement actuel concernant le soutien au tribunal international – « Nous sommes même en faveur d’un tribunal dont les compétences couvriraient également la période de la guerre civile », dit-il. Tout comme il affiche la volonté du CPL d’inciter le Hezbollah à entrer de plain-pied dans la logique de l’État. Il appuie enfin sans réserves le déploiement de l’armée à la frontière, en affirmant toutefois que l’armée a besoin d’être protégée par une décision politique émanant d’un gouvernement cohérent et homogène. Tout cela prouve, insiste Ibrahim Kanaan, que le CPL ne cherche pas à se buter contre la majorité gratuitement, comme on ferait de l’art pour l’art.
Par ailleurs, explique M. Kanaan, le principe de la minorité de blocage n’existe pas au Liban. Il s’agit « d’une invention du Courant du futur ». Cependant, en temps de crise, il est nécessaire qu’il y ait une coordination minimale en vertu du principe du partenariat et de la participation au système politique, note-t-il, en mettant en exergue les vertus du dialogue.
Or, d’après lui, le jeu de la majorité consiste actuellement « à dire aux Libanais, et tout particulièrement aux chrétiens, qu’il ne faut pas réclamer à l’heure actuelle le partena
riat et la reconquête de la présidence de la République parce que cela conduirait immanquablement à l’érosion de la souveraineté ».
« Notre projet, sans aucune équivoque, est celui de l’État. Mais pour nous, ce n’est pas qu’un discours, c’est une intention réelle, pour construire un État cohérent, respectueux de la Constitution et du peuple, transparent », martèle Ibrahim Kanaan. « Or, en un an et demi, nous n’avons même pas vu l’embryon d’une telle volonté », note-t-il.

Le rejet du partenariat réel
Le député rejette aussi l’idée selon laquelle la « déclaration de principes » entre le CPL et le Hezbollah a obstrué la marche vers l’édification de l’État. « Au contraire, nous avons été les seuls à dialoguer avec le Hezbollah au sujet du concept de l’État. Il suffit de revoir la déclaration commune pour s’en apercevoir. Nous parlons d’édification de l’État sur base d’un partenariat et d’équilibre, de société civile, de démocratie, de souveraineté dans les relations avec Damas. Cela n’a pas été fait pour l’Iran, pour le CPL ou encore le Hezbollah, mais pour l’État libanais. Nous n’avons rien à faire en Iran… Mais trêve de plaisanteries. C’est la première fois que quelqu’un s’entend avec le Hezbollah sur des constantes nationales. Toutefois, la majorité s’est déchaînée contre nous. La raison ? La nécessité de continuer à privilégier l’accaparement du pouvoir au détriment de la logique de l’État, en nous écartant du chemin. Pourquoi ? Parce que Michel Aoun et le CPL dénoncent une mainmise sur le pouvoir et proposent un partenariat réel. Mais ils n’en veulent pas », insiste-t-il.
« Le 8 Mars et le 14 Mars ont tous les deux commis des erreurs, ils sont tous les deux responsables. Ce qui serait formidable, toutefois, c’est que tous les deux échappent à leurs responsabilités et que ce soit nous qui payons les pots cassés ! » ajoute Ibrahim Kanaan. D’autant, note-t-il, que ceux qui s’en prennent au Hezbollah sont ceux qui l’ont ultralégitimé et lui ont ouvert la voie pour entrer au gouvernement.

Un Liban neutre
Ibrahim Kanaan souligne qu’il est pour que l’arsenal du Hezbollah soit aux mains de l’État, conformément à certaines conditions en rapport avec l’édification de l’État, et le respect du partenariat national et de l’accord de Taëf. « Le Hezbollah peut avoir certaines angoisses. Comment les dissiper ? En augmentant ses craintes ? En le coinçant au mur ? Non, par le dialogue. Notre stratégie est fondée sur la neutralisation du Liban et de toutes les communautés pour empêcher les parties internationales qui pourraient vouloir nous utiliser à leurs fins de le faire », dit-il en mettant l’accent sur le fait qu’il ne faut pas du tout négliger les paramètres régionaux, et plus précisément le conflit sunnito-chiite latent au Moyen-Orient. Il précise également que le CPL est d’accord avec le Hezbollah seulement sur les points spécifiés dans la déclaration commune de principes.
Ibrahim Kanaan ne craint pas un retour de la Syrie sur la scène libanaise par le biais de ses alliés au Liban. Mais il craint que Damas puisse se faufiler à l’intérieur en raison de l’avidité de pouvoir manifesté par certaines parties. « Et qu’adviendra-t-il s’il y a un changement de régime en Syrie ? Garderons-nous la même distance dans les rapports, ou ce sera de nouveau la fraternité et la coopération ? » dit-il.
Et de conclure : « La seule manière de se protéger, c’est pour les Libanais de s’entendre ensemble sur un projet global. Ce sont les mêmes qui ont gouverné par le biais de la Syrie durant quinze ans qui gouvernent aujourd’hui grâce à d’autres appuis. Nous voulons gouverner par le biais d’un projet libanais, grâce au seul Liban et avec tous les Libanais. C’est là le projet du CPL. Nous sommes les seuls à ne suivre ni le Courant du futur, ni le Hezbollah, ni personne. Nous sommes les seuls à ne pas avoir adhéré à un axe. Nous tentons d’élargir la plate-forme libanaise pour qu’il y ait de la place pour tous. »

Michel HAJJI GEORGIOU

 
 
l orient le jour du samedi 2 septembre